Publié le 17 octobre, 2009 à 07:44 par Françoise David
« Un accommodement c’est ce qui accommode sans incommoder autrui » dixit un ami

source: libertarian.nl
C’est reparti! Il aura fallu que la SAAQ et la RAMQ prennent des décisions pour le moins discutables et le Québec entier s’énerve. Mais non, je ne suis pas d’accord que l’on exige un-e employé-e du même sexe que le sien dans un service public. Je fais une exception pour les personnes malades ou vieillissantes qui réclament des personnes de leur sexe pour des soins intimes, par exemple. Et je crois que là-dessus tout le monde s’entend.
Le Québec est une société laïque où règne la mixité des sexes, à l’école, à l’hôpital, dans les CPE, dans les services publics. C’est comme cela que nous voulons vivre ici. Et que veulent vivre la quasi-totalité des personnes immigrantes.
Là où je décroche, c’est quand tout le monde se remet à s’énerver. Oui il faut mettre des balises aux accommodements. Non ce ne sont pas tous les immigrants-es qui demandent des accommodements pour des raisons religieuses mais une infime minorité. Donc, il n’y a aucune raison de faire de cette question un drame national.
Il faut dire que le gouvernement Charest manque singulièrement d’audace et de bon sens en refusant un débat public sur l’épineuse question de la laïcité au Québec. Nous n’avons pas élaboré de modèle. Chacun-e y va de sa définition de la laïcité. On s’inspire parfois de la France sans toujours connaître toute la situation. Sait-on qu’en France, par exemple, l’école religieuse privée est largement subventionnée par l’État? Pour un pays où la laïcité a force de loi depuis 1905, c’est étonnant, non?
Respirons par le nez. Il y a eu quelques demandes d’accommodements déraisonnables. Il faut y voir. Mais savez-vous que 0,3% seulement des enfants de la Commission scolaire de Montréal ont demandé des accommodements ces dernières années? Pourtant plus de 50% des élèves sont nés hors Québec.
Ce qu’il faudrait? Un véritable débat sur la laïcité suivi de l’adoption d’un texte, charte ou livre blanc, ou… Quelque chose de clair qui aide à tracer la ligne. Dans le plus grand respect, bien entendu de valeurs fondamentales telles que l’égalité entre les femmes et les hommes.
Il faut l’exiger du gouvernement Charest!
Mots clés: accommodements raisonnables • immigrants • laïcité • Québec • RAMQ • SAAQ
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Je trouve que les Québécois s’enflamment pour des débats futiles parfois. La réalité veut que nous demeurons en majeure partie « des chialeux de salon » par contre lorsque vient le temps de prendre des décisions et de s’exprimer, on ne va pas voter.
Pour ma part, je continue de croire que le gouvernement en place devrait légiférer sur certaines valeurs fondamentales comme l’égalité entre les femmes et les hommes et elle devrait être priorisé devant les autres droits de la charte.
Malheureusement, nous avons un gouvernement qui depuis 2003 n’écoute pas la population, et malgré tout, la majorité des personnes qui votent (à ne pas lire la majorité des québécois) vont réélire Charest.
Faut croire que les Cowboys fringants ont raison de chanter que seules les plaques de chars ont encore un peu de mémoire!
C’est Richard Martineau qui écrivait, jeudi, dans sa colonne du Journal de Montréal, en soulignant quelques passages d’un courriel reçu d’un lecteur, que les solutions aux demandes d’accommodement raisonnables pourraient être fort simples. « Vous ne voulez pas faire affaire avec moi? Pas de problèmes; retournez au bout de la file. »
À la longue, le nombre de demandes diminuera. Les demandeurs en auront ras-le-cul de retourner au bout de la file, ou de changer de bureau, etc., et se contenteront. Les deux ou trois qui y tiennent mordicus devront alors vivre avec les conséquences de leurs choix.
Bref, à mes yeux, les histoires d’accommodement doivent être considérées au cas-par-cas, et non pas en faire des politiques nationales. Car qui dit norme, dit également plainte si l’on sort un tant-soit-peu de la norme, alors qu’au cas-par-cas, chaque occasion où l’on accorde un accommodement doit être perçue comme une exception. Comme un « je vais voir ce que je peux faire », qui peut se solder autant par un « vous êtes chanceux » que par un « c’est impossible, aujourd’hui ».
Bref, que la personne qui demande un accommodement ressente bien qu’elle aurait intérêt à faire comme tout le monde, car sinon, elle risque de ne pas obtenir satisfaction. Face au peu de cas de demandes, je crois qu’il est plus facile d’aider les demandeurs à s’adapter aux conditions normales, sur une base individuelle, que de faire des normes nationales qui brimeront les uns, et déplairont aux autres.
Effectivement, alors pourquoi accommoderions-nous le système de santé déjà moins coûteux qu’ailleurs, pour en prendre un plus coûteux per capita, cela, afin seulement, surtout, d’accommoder le bourgeois plein de capital à faire fructifier sur les maux d’autrui?
Richard3, auriez-vous la réponse?