Publié le 18 janvier, 2010 à 18:19 par Jimmy St-Gelais
À propos d’Haïti et de sa crise humanitaire
Quelle tragédie ce tremblement de terre en Haïti . Je compatie. Ce pays semble insatiablement et injustement la victime de tous les maux de l’Humanité.
Autrefois une colonie française s’étant révoltée contre l’esclavagisme au prix de massacres et du paiement de compensations financières aux propriétaires fonciers français ayant perdu leurs terres, Haïti a dû aussi subir à l’époque l’indifférence des États-Unis qui craignaient que la révolte des esclaves haïtiens servent d’exemple et d’inspiration aux esclaves sur le sol américain.
Déjà, à cette période, les fondements de la création de cet État-Nation étaient vacillants et incertains et les problèmes n’ont cessé de survenir en ce pauvre pays en quête d’affirmation et de prospérité. Depuis, dictateurs, troubles sociaux et insurrections se sont succédés avec parfois l’aval de ressortissants étrangers empêchant ainsi le pays de se développer.
Et, maintenant, voici cette catastrophe humanitaire d’une envergure de rare amplitude, comme si ce pays déjà dévasté par la pauvreté, les maladies et le sous-développement en avait besoin.
L’aide humanitaire est désormais en route de tous les coins du monde pour soulager le peuple haïtien de son désarroi et de sa misère nouvellement exacerbée. Partout, le mouvement d’empathie fuse de bonnes volontés et de gestes de solidarité se concrétisant par des dons monétaires et l’envoi de personnels civils et militaires d’appuis à la détresse haïtienne.
Un triste événement qui fait néanmoins ressortir ce qui est le plus noble et bon dans la nature humaine face à l’adversité.
Cependant, nous pouvons nous demander si cet grand élan de générosité et de compassion ne s’étiolera pas à l’épreuve du temps et du délestage médiatique de ce drame. En effet, durant une quinzaine du jour, ce sera la première nouvelle à être diffusée sur les fils de presse mondiaux et dans les grands réseaux télévisuels. Le phénomène est bien connu en communication : les catastrophes se « vendent » bien et attirent les lecteurs et les téléspectateurs. Mais, une fois le « gros » de la nouvelle passé, l’intérêt diminuera et les médias occidentaux retourneront aux bons vieux sujets d’actualité comme la crise économique, le terrorisme, l’occupation de l’Irak, de l’Afghanistan ou les aspirations nucléaires de l’Iran.
De plus, l’afflux de l’aide humanitaire sera sans aucun doute imposant dans les premières semaines ou les prochains mois, mais aura surement tendance à se raréfier progressivement. Dans un contexte de crise économique mondiale ébranlant les bases mêmes du capitalisme, il ne faut pas s’attendre à des programmes d’assistance permanents à hauts coûts de la part des pays développés. Ces derniers, surtout les États-Unis, ont des problématiques économiques énormes à résoudre et ne s’attarderont pas trop longuement sur un petit pays sans importance stratégique ou économique.
Finalement, il faut souligner un fait capital : l’aide humanitaire dans l’Histoire n’a jamais enrayé l’indigence ou le dénuement chronique. Son rôle s’est toujours limité à adoucir les conditions de vie d’une population donnée face à une affliction précise à un certain moment. Elle se borne uniquement à amoindrir les conséquences en surface sans s’attaquer aux causes de fond.
Au bout du compte, Haïti se retrouvera seul, comme il le fut toujours.
Mots clés: aide humanitaire • communication • crise économique • crise humanitaire • esclavagisme • États-Unis • Haïti • international • Médias • monde • pauvreté • tiers-monde • tremblement de terre
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Les jeux olympiques…….et puis rien.
Mais encore Jimmy, tu ne fais que gratter la surface ici. Tu ne questionnes pas l’aide états-unienne? Ou canadienne, qui se résume, majoritairement, à des hommes et des femmes armés quant au plan des individus sur place…, en proportion…
Le Coup d’État orchestré contre Aristide, dans le passé, qui passa pour un passage de pouvoir, est aujourd’hui le véritable soucis des états-uniens et des canadiens. D’ailleurs, c’est le Canada qui avait organisé les milices dans le pays voisin, la République dominicaine. Sa présence armée à Haïti ne surprend pas. Il faut vite rattraper les méchants «syndicalistes» qui se sont échappés de la prison effondrée…
C’est n’importe quoi. Le Canada a envoyé près de 2000 soldats, ceux-ci ne sont pas médecins, encore moins chirurgiens. Oui, on donne généreusement, mais la priorité est au versant militaire, ne vous détrompez-pas.
L’ONU est la dictature en ce pays pauvre, ils ont obligées les lois du FMI et de la Banque mondiale. Ils y ont empêché mince protectionnisme.
Les haïtiens ont besoin d’aide médicale, de chirurgiens, d’hôpitaux de campagne, la gangrène s’installe, des jambes seront à couper, des bras aussi, et les militaires n’y pourront rien, avec leur C7 et leurs grenades….
N’importe quoi. Rafraichissez votre mémoire…
http://www.monde-diplomatique.fr/1994/04/WARGNY/362
tu fais comment sylvain pour distribuer l’aide alimentaire? tu parrachutes des paquest et tu laisses les gens se débrouiller? Non sois sérieux pour distribuer de l’aide humanitaire, cela te prends un minimum de sécurité. N’oublit pas, il n’y a plus d’infrastructures, seul l’armée est à même de secourir ces gens au début. Il faut installer des installation de purification d’eau, des hopitaux de fortune. Cela ne se fait pas non plus sans un minimum de sécurité.
Pas besoin de 10 000 Marines, et d’un autre contingent de 2000 canadiens. Vous rêvez en couleur. Jusqu’ici, la distribution va bon train, il n’y a qu’à Port au Prince qu’il y a des bousculades à la distribution, et encore…, n’est-ce pas normal après trois ou quatre jours de jeûne?
Il y a une multitude de raisons pour expliquer la présence importante des hommes en armes. Et vous n’avez visiblement pas lu le texte que je proposais, cela vous aurait sauté aux yeux.
L’aide alimentaire n’est pas distribuée par les 10 000 Marines mon cher, ceux-ci sont trop occupés à nettoyer leurs armes, pour qu’elles brillent pour monsieur le général.
Les sacs de farine ou de blé, périmés, qui ne passent pas les tests dans leur pays, sont ici une source savoureuse de nutriments…, et quoi encore? Mossanto passe ses sacs de merde à travers le monde, grosse probabilité que l’aide alimentaire s’y résume encore.
Il y a eu divers coups d’État en Haïti, dont celui mené par, justement, les États-Unis, la France et le Canada. Comme par hasard, ce sont les premiers sur les lieux, en armes plutôt qu’en sarrau. Allez donc prêcher la bonne nouvelle otanienne à quelqu’un d’autre, cher pro-OTAN et ses crimes de guerre.
oui sylvain, cela prends des marines, mais libre à toi d’y voir des complots, calvaire 1 millions de personnes crevant de faim ça se contrôle pas avec l’aide du saint esprit. Un peu de bousculade! calvaire ça se varge dessus à coup de machette. Tsé arrête de faire des procès d’intention à tout le monde. Ce qui m’écoeure c’est que tu te serves de cet évènement si triste pour nous déverser ta diatribe anti-américaine. Si les américains étaient restés chez eux tu aurais crié au scandale parce qu’ils seraient restés chez eux parce qu’il n’y a rien à récolter en Haiti. Décidement la haine quand elle nous tiens….
@ Normand
«oui sylvain, cela prends des marines, mais libre à toi d’y voir des complots, calvaire 1 millions de personnes crevant de faim ça se contrôle pas avec l’aide du saint esprit.»
Normand, s’il n’y avait pas eu de Coup d’État auparavant, je vous croirais peut-être. Mais même en Nouvelle-Orléan, jamais l’aide n’est arrivée aussi vite, surtout les soldats! Certes, ce sera le bordel, mais la priorité était tout de même médicale. Et encore, gros hasard, ce sont les putchistes; dont le Canada, qui sont les premiers sur le terrain, avec leurs soldats. Il n’y a jamais rien pour rien, Washington ne fait pas déplacer des avions d’aide pour Cuba par exemple…, lorsqu’elle est touchée par un Ouragan… Washington ne fait pas non plus, des pieds et des mains, pour les africains, où elle a pourtant des concessions minières abondantes…
Je veux bien croire que Haïti a besoin de sécurité mon cher Normand, mais je ne suis pas naïf non plus, et ce n’est pas là, la véritable raison de tout ce boucan.
«Un peu de bousculade! calvaire ça se varge dessus à coup de machette. Tsé arrête de faire des procès d’intention à tout le monde. Ce qui m’écoeure c’est que tu te serves de cet évènement si triste pour nous déverser ta diatribe anti-américaine.»
Pauvre Normand, je ne suis pas anti-américain, l’Amérique est un continent. Cela me ferait beaucoup de gens à détester. De plus, je ne suis ni anti états-unien, sachez que j’ai des camarades dans ce pays, qui tentent, comme moi, de renverser la dictature bourgeoise, que vous défendez hélas. Aussi, la majorité états-unienne est prolétarienne, donc, de potentiels camarades. Vous êtes un peu naïf, et sautez vite aux conclusions concernant mes pensées sur les états-uniens, et me faites ainsi, vous-même un procès d’intention, sinon une accusation puérile, destinée je crois, à me rendre «haineux» envers des humains qui, comme moi, sont exploités par les bourgeois minoritaires et parasitaires dont vous défendez les intérêts.
C’est l’État états-unien qui me désespère, qui commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, qui bref, m’exaspère. Non pas son laborieux prolétariat, soumis à la dictature, et à sa propagande, de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire dont vous défendez les tristes et égoïstes intérêts. Autrement dit mon cher Normand, je me sens plus pro-«américain» que vous ne le sera jamais! C’est vous, l’anti-américain, qui condamnez, par exemple, les peuples d’Amérique latine, à vivre les sauts d’humeur de la bourgeoisie états-unienne! Pas moi! Assumez-vous bordel!
«Si les américains étaient restés chez eux tu aurais crié au scandale parce qu’ils seraient restés chez eux parce qu’il n’y a rien à récolter en Haiti. Décidement la haine quand elle nous tiens….»
Ben voyons Normand, ne venez pas me parler à moi de haine! Vous avez appuyé le massacre d’un million d’êtres humains en Irak, et cela, sachant aujourd’hui, qu’Al-Qeada n’avait aucun lien avec Saddam Hussein. Vous appuyez systématiquement, les crimes contre l’humanité perpétrés par Washington. Quant à Israël, je ne connais pas vraiment votre opinion, mais moi qui ne parie jamais, ne serais pas surpris de vous savoir complice du terrorisme étatique israélien,, à l’endroit des palestiniens occupés.
Bref, vous faites encore de la projection de pacotille mon cher ignare. Regardez-vous le nombril…
Washington devrait d’abord s’occuper de ses 55 millions d’habitants qui n’ont pas accès aux soins de santé, et aux 49 millions d’autres, qui font la file pour la soupe populaire. Bravo pour le geste vis-à-vis Haïti, même si je ne crois pas un instant, que ce soit pour le bien d’Haïti. Certainement que les haïtiens ne cracheront pas sur cette aide, mais pourquoi là? Pourquoi pas avant? Justement, parce que, avant, arrivait le Coup d’État, orchestré par Washington, et que c’est depuis 1994 qu’Haïti s’est accumulé une dette de 895 millions de dollars. On pourrait effacer leur dette, mais non, le FMI propose même de «prêter» 100 millions de plus, aux vifs intérêts, et aux conditions sévères.
Cessez donc de brailler Normand, et assumez les faits. Washington n’est pas là en amie.
Finalement, il faut souligner un fait capital : l’aide humanitaire dans l’Histoire n’a jamais enrayé l’indigence ou le dénuement chronique. Son rôle s’est toujours limité à adoucir les conditions de vie d’une population donnée face à une affliction précise à un certain moment. Elle se borne uniquement à amoindrir les conséquences en surface sans s’attaquer aux causes de fond.
Tout à fait, Jimmy. D’ailleurs, depuis une soixantaine d’années que ça dure, en Afrique, et nous connaissons le résultat.
Cher Richard3, en Afrique, des sociétés états-uniennes et canadiennes font tout pour que jamais ne se règlent certains conflits, par exemple, au Congo, où elles financent à même leurs profits, ou les subventions gouvernementales, des milices destinées à contrôler des territoires, pour les seules prospections, et exploitations de ces terres, compte tenu des diamants, de l’or et du Coltan qui s’y trouve.
Si vous ne savez pas ce qu’est le Coltan, il est primordial à la confection de téléphones cellulaires, et de IPOD. Sans notre marché fort en ce sens en Amérique, il n’y aurait peut-être pas de guerre en Afrique. Tout est relatif, comme le chômage de certains travailleurs, qui n’obtiennent pas de contrat, parce que d’autres travailleurs l’ont obtenu.