Publié le 13 décembre, 2009 à 17:00 par Jonathan Bolduc
Avoir le droit de mourir
Le Parti Libéral du Québec et Jean Charest ont annoncé qu’ils acceptaient de tenir une grande consultation populaire afin de prendre le pouls de la société et des citoyens du Québec en ce qui attrait à la question de l’euthanasie.
La concrétisation de la proposition du Parti québécois aura permis d’apprendre que 84% des médecins spécialistes et 74% des omnipraticiens se sont dits ouverts à un débat sur cette délicate question.
Jusqu’à maintenant, le PLQ ne s’est avancé qu’à créer un comité qui rencontrera principalement des spécialistes du domaine afin d’établir certains paramètres potentiels.
Un ami à moi me laissait entendre que les lobyings pharmaceutiques allaient faire pression afin qu’aucun résultat affirmatif à cette consultation ne découle en la réalisation d’un vaste programme national lié à l’euthanasie.
Apparemment, la souffrance et l’agonie et une denrée rentable et une réelle petite mine d’or.
Mais derrière cette technocratie complexe et cette volonté capitaliste dégueulasse, il y a des êtres humains, qui ne le sont plus réellement parfois.
L’euthanasie ou le suicide assisté est déjà une pratique acceptée et institutionnalisée aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg. Est-ce que le Québec est prêt à cette révolution du milieu hospitalier, laissant peut-être enfin la chance à ceux qui le désirent d’avoir le droit de mourir…
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Mots clés: Belgique • euthanasie • Jean Charest • Luxembourg • medecin • mort • parti libéral du québec • Parti Québécois • Pays-Bas • PLQ • PQ • Québec
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En quoi, un être plus ou moins vivant, est encore assez lucide pour decider de son propre sort.
Dejà, on interdit a une personne en grande perte d’autonomie de gerrer leurs avoirs financiers. Pourquoi ils seraient capable de gerrer leur droit de vie?
D’un autre côté, vous parler avec mépris de la puissance des lobbys pharmaceutique et des milliards qui en découlent.
Cela demeure une industrie au même titre que le cinéma ou la vente de jeans.
L’humain en décripitude est au crochet de la société et coute les yeux de la tête. Pourquoi, cet état larvaire ne serais pas utilisé comme roue économique?
En quoi, le besoin de médicament est-il mal et pas celui de vendre du papier?
Pourtant, la formule est la même: la demande et le besoin…
@Louis Marais –
Votre grand sens de l’analyse et de la réflexion font qu’on ne vous demandera jamais d’écrire des politiques publiques pour l’ensemble d’une société.
Vous pouvez maintenant retourner vaquer à ce que vous faisiez avant d’arriver ici.
Monsieur Marais doit prendre le lectorat pour une bande de con.
Sans même vouloir m’en prendre à votre manque de tact pour un sujet aussi délicat, j’aimerais au moins que vous puissiez être un avocat du Diable crédible.
C’est la logique derrière ce que vous dites qui ne tient pas. Que la pharmacie soit une industrie comme une autre ne l’exclue pas de la critique. Sinon on peut tout aussi bien dire :
-Le M-16 est un outil comme un autre
-L’holocauste est une politique comme une autre
-Mentir est une figure de style comme une autre.
Sur votre question d’un état larvaire utilisé en roue économique… eh bien… je ne sais trop quoi dire… dans un État où une bonne partie des frais est payée par le gouvernement, je considère difficilement qu’on puisse se servir d’un état « larvaire » comme d’une roue économique.
Ps : On dit l’offre et la demande si on veut référer à un quelconque concept plus poussé. La demande et le besoin … c’est la même chose.
Pps : J’ai beau essayer de voir, je ne crois pas qu’on puisse « gérer » un droit. Les personnes en perte d’autonomie ne gèrent plus leurs finances mais je ne trouve aucun lien à la « gestion » de leur droit de vie.
Je ne sais plus où il en sont rendu au ÉU, mais c’est la même chose qui s’y passe (ou s’y passait si le débat a avancé).
Je parle, plus précisément car c’est un peu différent, des lobbies de la santé américains qui s’opposent à l’idée d’un système de santé avec un utilisateur payeur.
La démocratie est en quelque sorte court-circuité, ou piraté, au profit de groupes d’intérêt qui ont de grandes ressources. C’est un phénomène qui vas grandissant depuis les années 80.
Effectivement, c’est dégueulasse, car ils ne recule même plus devant nos propres corps malades et dépendants. Ils vont nous piler dessus pour ramasser la couple de piasse au delà de nos santé.
@Serge Gagnon -
Ils vont nous piler dessus pour ramasser la couple de piasse au delà de nos santés.
Resta à Paul Desmarais de faire l’acquisition d’Urgel Bourgie pour vider nos poches jusque dans la tombe!
@ Jonathan
«N’est-ce pas d’ailleurs pour cela que l’avortement est « socialement » acceptée et non pas l’euthanasie?»
Oui Jonathan, d’ailleurs, rappelez-vous de la clinique «privée» de Morgentaler! Encore du privé, et c’est peut-être plus, ce que les politiciens à l’époque, défendaient.
@ Louis Marais
«D’un autre côté, vous parler avec mépris de la puissance des lobbys pharmaceutique et des milliards qui en découlent.
Cela demeure une industrie au même titre que le cinéma ou la vente de jeans»
Éthiquement, aucunement! Et encore, votre conclusion ne s’impose qu’en cas de totalitarisme profond. Laissez-moi vous éclairer.
Dans une entreprise privée, une personne ou un groupe de personnes, se sert de capitaux qu’il, ou qu’ils détient(nent), pour bâtir leur entreprise. Mais, ce faisant, on occulte le geste, plutôt que d’expliquer la provenance de ces capitaux, et par le fait même, le mérite de ces acteurs qui usent de ces capitaux. Sont-ils méritants plus que d’autres? Font-ils plus de sacrifices? Ont-ils tous travaillé plus fort que le commun ouvrier? Pas vraiment, et rien ne démontre le contraire en fait. C’est un mythe. Vous ne seriez pas capable de me pointer un seul bourgeois ayant travaillé plus fort, que tous les ouvriers. Vous ne seriez pas capable non plus, de me pointer un seul bourgeois ayant fait les sacrifices de ces certains ouvriers, comme par exemple, ceux qui suent, se blessent ou se tuent. Et dès lors que l’entreprise passe en héritage aux générations suivantes, même ces mythes s’autodétruisent.
Donc, les bourgeois sont-ils méritants, ont-ils travaillé plus fort que d’autres, et ont-ils fait plus de sacrifices que d’autres, pour se mériter le droit divin d’exploiter leur labeur? Ben non. Au Québec par exemple, on dénombre en moyenne, 180 morts au travail annuellement. Y a-t-il un seul bourgeois au Québec ayant fait ce sacrifice ultime, pour créer la richesse?
Maintenant que nous y sommes, qui crée la richesse? Le bourgeois qui prend le capital qu’il détient pour transformer la demande en offre grâce au labeur des prolétaires, ou justement, la force de travail de ces prolétaires? Eh bien!
Alors, peut-on, dans ce cas précis, parler de mérite de toute façon? Je ne crois pas, d’autant plus qu’il s’agit là, non pas d’une entreprise comme les autres, qui vends des babioles de luxe, donc inutiles, mais qui vendent le droit à la vie! Or, il est facile d’imaginer un système entièrement public, d’autant plus que cela existe dans des pays du tiers-monde (Cuba)!
Ils ne vendent pas des «Jeans» ou des visionnements de films, mais bien le droit à la vie, et cela, en parfaite incohérence quant au mérite, et cela, que pour s’enrichir. Éthiquement parlant, ce n’est pas très fort, et si vos limites sont telles, c’est que vous ne vous êtes jamais demandé s’ils étaient méritants ces bourgeois, et que vous avez gobé cela comme on boit un verre de lait cul-sec.
Les bourgeois, en fait, ne servent à rien, sauf dans le système capitaliste, car ils fournissent les capitaux nécessaires, mais autrement, ils sont inutiles, même en santé. Ce sont les prolétaires qui produisent toutes richesses, et le bourgeois n’y joue aucun rôle. En Argentine, après la faillite de 2001, beaucoup de compagnies ont du fermer, et les ouvriers s’en sont trouvés sans emploi, donc sans salaire. Ils ont décidé d’occuper les usines, et de les faire tourner, en coopérative. Ça a fonctionné. Ils ont augmenté leur productivité, parce que plus motivés, et ont démontré l’inutilité des bourgeois.
Et de toute façon, si l’on fait l’exercice suivant, on y voit plus clair automatiquement. Si j’enlève les bourgeois, y a-t-il toujours une demande et si oui, qui y répondra? Et dans le cas contraire, s’il n’y a plus de prolétaires pour vendre leur force de travail, à qui les bourgeois demanderont de créer leurs richesses? Eh bien!
«L’humain en décripitude est au crochet de la société et coute les yeux de la tête. Pourquoi, cet état larvaire ne serais pas utilisé comme roue économique?»
Il y a dans ce jugement préconçu, un concept de base, qui vous sert de fond de teint. Je m’explique. Votre conclusion se résume à condamner un système, dans un vaste autre système, qu’est le capitalisme. Mais votre système capitaliste s’est récemment effondré, et a du imprimer des milliers de milliards en billets de banque pour survivre, à nos frais. Et d’ailleurs, aux 30-40 ans, votre système s’écroule, mais vous êtes croyant, donc cette conclusion ne s’imposera jamais quant à vous. Vous croyez au capital, c’est un peu, finalement, comme une secte. Et certes, dans ce système, il sera toujours impossible de ne pas s’endetter pour le bien de notre collectivité, mais encore… Je crois que si les volontés politiques y étaient, ce ne serait plus vrai. Nationaliser une production de médicaments, ou faire payer les impôts à ceux qui s’en évadent, ce serait déjà ça!
Mais peu importe… Rappelons les faits. Le système de santé au privé, per capita, coûte plus cher et donc, plus d’«yeux de la tête» encore! Ensuite, pour tout autre service, ce sera de même! Une fois privatisé, le réseau de santé ne sera plus capable de soigner correctement, et justement, son peuple. Il ne sera plus accessible, et pas plus performant. Toutes les études le démontrent.
Aussi, ce n’.est pas, justement, un état larvaire, mais un effort collectif, de société qui en a fait le choix. Et ça, c’est un sacrifice que ne supporteront jamais les pharmaceutiques, bref, les bourgeois en général.
Mais encore! Dans votre logique tordue, nous devrions, tous les humains sur Terre, ne jamais cesser de nous faire compétition entre nous! Et là, le nationalisme entre en jeu. Mais tous ne peuvent occuper le sommet de la pyramide, et le capitalisme, est une pyramide. Bref, vous courrez après la carotte sur le bâton, et nous incitez à vous suivre.
J’ai une autre idée, balançons ce système capitaliste qui permet à des non-méritants, non-élus et totalement inutiles à notre épanouissement, de nous exploiter dans notre labeur, pour les seuls raisons qu’ils possèdent les capitaux. Changeons de système, le socialisme est une belle alternative, et jamais plus quelqu’un ne profitera de la misère d’autrui pour s’enrichir. Et puis merde, une autre idée comme cela, trouvez un argumentaire pour défendre l’indéfendable exploitation du labeur d’autrui, ça traîne et tous vos copains ici n’ont pas cette faculté. Ça devient ennuyant!
«En quoi, le besoin de médicament est-il mal et pas celui de vendre du papier?»
En fait, pour moi, c’est du pareil au même, parce que vous n’expliquez pas comment le vendeur de papier s’est approprié les moyens de production, qui le font vivre, n’oubliant pas le labeur des prolétaires y travaillant. Mais quand même, le papier sauve rarement des vies, contrairement aux médicaments. Et encore, ces médicaments, nous pourrions les créer nous-mêmes, et entrer en compétition avec les marchands privés. Québec-solidaire propose de créer Pharma-Québec, et la mise en place de cette idée géniale en Nouvelle-Zélande, leur a permis d’abaisser le coût des médicaments de près de 70%. On crée de bons emplois, bien rémunérés, une expertise, on exporte à rabais, et voilà le travail! On y a gagne, et en baisse du coût de notre système de santé, et en indépendance face à la bourgeoisie crasse! Ça vous dérange, c’est sûr! Mais avec ça, et le respect de l’impôt que les paradis fiscaux ne permettent pas, même chez nous, on est gagnant et vous pouvez ensuite vous mettre votre modèle privé où je pense!
«Pourtant, la formule est la même: la demande et le besoin… »
Le besoin est comblé, non pas par l’entrepreneur, mais par la force de travail qu’offrent les prolétaires. Sans les prolétaires, tout votre monde s’écroule. Tout ce qui vous entoure est créé par l’être humain salarié, ou artisan. Les bourgeois sont inutiles dans l’équation, sauf s’il y a lieu d’un besoin en capitaux, et c’est là, la seule utilité du système capitaliste! Permettre à une minorité parasitaire, de vivre sur le labeur d’autrui, comme des larves.
Vous êtes quelque peu ennuyant monsieur Guillemette.
Votre discours, ce plaidoyer insipide, n’est que la retranscription vide des volontés partisanes et un peu maladive des faibles Marxistes.
Encore là, le trouve le terme enveloppant « Marxiste » assez insultant, puisque le penseur original, Karl Marx, quoique un peu dépassé, à créer une oeuvre importante.
Vous parler des Bourgeois comme d’une plait crasse. Je suis moi-même propriétaire d’entreprise. J’ai 12 employés qui travaillent pour moi. Grâce à moi, je leur verse un salaire et il gagnent leurs vies. En quoi suis-je un monstre?
Oui, je sais, j’ai eu les couilles de mettre tout mes avoirs en garantie (maison, auto, hypotheque, REER) afin d’obtenir un prêt me permettant de fonder cette entreprise.
Aujourd’hui, je permet à mes employés d’avoir eu aussi des voitures, des maisons, des REER, des vacances, un niveau de vie, etc. La différence c’est qu’eux, chaque matin, doivent se lever pour venir travailler et empocher leur salaire, tandis que moi, chaque jour, je risque tout ce que j’ai pour leur garantir cette sécurité.
Je suis réellement un monstre? Je ne crois pas. Je pourrais leurs demander, à mes employés, et je crois qu’il diraient volontairement et sans retenu qu’il aiment leur boulot et les conditions de travail.
Je n’exploite pas leur labeur, mais les paient pour leurs compétences propres. Ses compétences ils les ont acquisent au travers des années par l’expérience et les formations et demande un prix en échange. Moi, je n’ai que deux choix: Payer leurs compétence à un prix élevé ou payer moins cher l’incompétence.
Avant d’accuser tous les propriétaire d’entreprise d’être inutile, et scander que les prolétaire sont la tourte de l’humanité, songer un peu aux conséquences de la fermeture en masse d’entreprises comme la mienne? Des pertes d’emploi, du chômage, des problèmes.
Votre exemple de l’Argentine est bien différente de ma situation.