Publié le 24 janvier, 2010 à 00:01 par Pierre Morin

Bon anniversaire monsieur Allaire!

Je ne suis pas un intime de Jean Allaire, le fondateur et premier chef de l’ADQ, je ne vais donc pas en parler comme si je connaissais tous ses petits secrets. Je sais qu’il a travaillé pendant une trentaine d’années au contentieux de la Ville de la Laval qu’il a mis sur pied. Je ne vous parlerai donc pas de sa vie à l’extérieur de la politique.

J’ai eu le plaisir de le croiser à quelques reprises au cours des dernières années, j’ai toujours trouvé intéressantes sa conversation et son analyse politique. À l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire de naissance, il me semblait important d’effectuer un survol de son rôle au cœur du paysage politique.

Arrivée improbable

N’eut été de l’échec de l’Accord du Lac Meech, Jean Allaire serait un nom inconnu pour la plupart des Québécois. Il faut dire qu’être président de la commission juridique et du comité constitutionnel du Parti libéral du Québec vous met rarement sous les feux de la rampe.

C’est donc la tournure d’événements improbables à l’époque de l’histoire politique québécoise et canadienne qui l’a propulsé à l’avant-scène, lui et son fameux rapport.

Quelques dates clefs dans la vie politique de Jean Allaire

1990 : Échec de l’Accord du Lac Meech. Formation de la Commission Bélanger-Campeau. Suite à une longue tournée et de multiples rencontres, le Comité constitutionnel du PLQ, formé de treize membres dirigés par Me Allaire, est unanime pour concocter un nouveau projet de société.

29 janvier 1991 : Lancement public du Rapport du Comité constitutionnel du PLQ à Québec connu sous le vocable de Rapport Allaire.

9 mars 1991, ce rapport est adopté par une majorité écrasante lors du congrès du PLQ.

1992 : Acceptation par le PLQ, lors d’un congrès à Québec, de l’entente de Charlottetown. Affrontement de Jean Allaire avec Robert Bourassa et conférence de presse donnée par Jean Allaire deux jours avant le congrès du 29 août 1992. Création du réseau des Libéraux pour le Non lors de la campagne référendaire sur l’Entente de Charlottetown. Suspension du président de la Commission jeunesse, Mario Dumont, par le PLQ. Démission du PLQ de Mario Dumont, de plusieurs membres de la Commission jeunesse et de Jean Allaire. Création du Groupe Réflexion Québec.

26 octobre 1992 : Lors d’un référendum pancanadien sur l’entente de Charlottetown, la population québécoise vote à 56,7 % en faveur du NON, pour eux l’accord ne donne pas assez de pouvoir à la belle province. Dans le ROC, il a seulement cinq provinces et un territoire qui approuvent l’entente, dont l’Ontario avec 50,1%. Au final à travers tout le Canada, c’est 54,3 % des électeurs qui refusent, et ce, avec un taux de participation de 71,8 %. (Source)

1993 : Publication du Rapport du Groupe Réflexion Québec dans un numéro spécial du magazine l’Agora (oct. 1993) à plus de 60 000 exemplaires. D’octobre à novembre 1993, le Groupe fait une tournée du Québec dont le point culminant sera l’assemblée de Trois-Rivières, en décembre 1993, où il est résolu à former un parti politique.

14 janvier 1994 : Le Directeur général des élections accepte le dépôt de la demande de Me Allaire pour la création d’un nouveau parti qui portera le nom de l’Action démocratique du Québec.

Les 5 et 6 mars 1994, l’ADQ tient son congrès de fondation, Jean Allaire en est élu le chef et les adéquistes adoptent une multitude de résolutions inspirées par le Rapport Allaire et le fruit du travail du groupe Réflexion Québec.

27 avril 1994, Jean Allaire quitte la chefferie pour des raisons de santé. Mario Dumont le remplacera et conservera ce poste jusqu’au 6 mars 2009, 15 ans jour pour jour après la fondation du parti.

30 octobre 1995: Référendum sur la souveraineté. Le NON l’emporte de justesse.

Le fameux Rapport Allaire

« Le rapport Allaire, publié à la fin de janvier 1991, propose un fédéralisme qu’on peut dire “minimal”, où les compétences exclusives du gouvernement central sont réduites à la défense et à la sécurité du territoire, aux douanes et tarifs, à la monnaie et à la dette commune ainsi qu’à la péréquation. L’environnement, la recherche et le développement et bien d’autres secteurs où le gouvernement central est très présent devraient relever, selon le rapport, de la compétence exclusive du Québec, alors que la politique étrangère et huit autres domaines appartiendraient à la catégorie des compétences partagées. Le congrès du Parti libéral, qui se déroule au début de mars 1991, adopte le rapport avec des modifications mineures, mais non sans que le chef du parti, Robert Bourassa, modère les ardeurs souverainistes de ses partisans. » (source)

« Le rapport Allaire – qui fut adopté par le Parti libéral du Québec – rejetait cette approche et était carrément centré sur une nouvelle répartition des pouvoirs qui aurait considérablement accru les compétences du Québec aux dépens du Parlement fédéral. Il recommandait une nouvelle structure politique canadienne qui renforcerait l’union économique canadienne tout en accordant l’autonomie politique à l’État québécois, principalement en établissant l’autorité législative exclusive du Québec dans 22 domaines, allant des affaires sociales, de la culture, de la santé, de la politique familiale et de la politique de la main-d’œuvre aux communications, à l’environnement, à l’agriculture et à la sécurité publique. Le rapport recommandait également la tenue au Québec, avant la fin de l’automne de 1992, d’un référendum portant soit sur une proposition de réforme Québec-Canada, soit sur l’accession du Québec à la souveraineté. » (source)

Un hommage permanent par et pour les adéquistes

Jean Allaire est important dans l’histoire de l’ADQ au point où le parti a senti le besoin de perpétuer son nom. C’est en 2000 qu’est créé le « Prix reconnaissance Jean Allaire » qui a pour but de rendre hommage à une personne ayant contribué de façon remarquable et exemplaire au développement de l’Action démocratique du Québec.

L’avenir

Je laisse parler Jean Allaire qui, dans la préface du rapport du Groupe Avenir Québec publié en décembre 2009, écrivait ce qui suit :

« Il y a quelques mois, devant l’inaction des politiciens, j’ai décidé de relire le rapport de 1993 du Groupe Réflexion Québec. Dans un premier temps, j’ai constaté avec plaisir que ce document était en grande partie toujours d’actualité après16 ans, et qu’il répondait encore aux vœux de la population.

Dans un second temps, j’ai été très déçu d’observer le peu de progrès qu’avait accompli notre société durant toute cette période. Il me semblait que le Québec valait mieux que ce qu’il est et que ce qu’il est devenu. Plus que jamais, je comprenais le scepticisme, la déception et le peu de considération qu’avaient les citoyens envers leurs élus. Le Groupe Réflexion Québec était un regroupement non partisan de citoyens, même si cela a mené à la fondation d’un nouveau parti politique.

Ayant décidé de revoir, de mettre à jour et de compléter ce premier rapport, j’ai mis sur pied un nouveau groupe de réflexion sous le nom de “Groupe Avenir Québec”, également dans un esprit non partisan.

Nous ne dépendons donc de personne ni d’un parti politique : ce “think tank” est composé de citoyens qui sont tous motivés par le désir de voir le Québec sortir de l’ornière dans laquelle il s’est enlisé depuis trente ans. Nous ne voulons pas réinventer ce qui est toujours valable du premier rapport, sauf une partie, suite aux événements de 1995.

Nous reconnaissons et saluons les efforts d’autres citoyens de la société civile qui, eux aussi, ont à cœur le bien-être et l’avenir du Québec. Je fais référence, entre autres, aux groupes de l’honorable Lucien Bouchard, de Claude Castonguay, de Jacques Ménard et de Claude Montmarquette, dont les rapports bien faits méritaient un meilleur sort qu’une tablette. »

L’autonomisme, le vrai

À travers la courte, mais intense, histoire de l’ADQ, le Rapport Allaire aura été une source d’inspiration dans l’élaboration de l’offre politique qu’elle a faite aux Québécois. Après le référendum de 1995, l’ADQ a respecté le verdict d’un électorat divisé, en proposant un moratoire de 10 ans sur le débat constitutionnel.

Par la suite, les adéquistes ont développé leur propre vision de l’autonomie. Visant à améliorer la qualité de vie des citoyens, l’offre de service des institutions publiques, l’essor économique des régions et bien sûr une meilleure distribution des pouvoirs politique entre le Québec et le Canada, l’autonomisme adéquiste est toujours d’actualité.

L’héritage

À n’en pas douter, Jean Allaire aura été un acteur majeur de la politique québécoise des vingt dernières années. La réflexion qu’il a lancée au Québec sur le rôle de l’État, sur la gestion des finances publiques, sur l’avenir du Québec est toujours d’actualité.

La série d’articles publiés dans le Journal de Montréal « Les Québécois dans le rouge », que la nouvelle communauté de blogueurs de droite, ANGLE DROIT, a regroupé pour consultation, de même que des sondages qui complètent ce dossier, démontrent que les Québécois ont soif de changement, que ce changement avait été, dans bien des domaines, proposés par l’ADQ fondé par Me Allaire et Mario Dumont. Qu’il s’agisse de l’abolition des commissions scolaires, de la privatisation de la Société des alcools, de la place du secteur privé au sein du réseau de la santé ou de la fiscalité, tous les thèmes chers à l’ADQ y sont encore.

Les résultats désastreux de l’élection générale de 2008, pour le seul parti de droite à l’Assemblée nationale, démontrent que nos concitoyens ne considèrent plus l’ADQ comme le meilleur facteur de changement, même s’ils continuent de partager les valeurs et les propositions de ce parti.

Que pense Jean Allaire de l’implosion du parti qu’il a brillamment contribué à mettre sur pied? Nous le saurons peut-être à l’occasion de son quatre-vingt-unième anniversaire.


Une entrevue récente de Jean Allaire

Publié initialement sur ÉCRAN RADAR

A Propos de l'Auteur

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Commentaires (30)

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  1. Sylvain Guillemette dit :

    «Création du Groupe Réflexion Québec.»

    Qui s’avéra finalement, n’être qu’un groupe d’irréflexion, n’aboutissant qu’aux extrémités du capitalisme comme saveur finale. Bref, ce groupe, comme les autres de sa trempe, n’est qu’un reflet des caprices bourgeois.

  2. Sylvain Guillemette dit :

    «D’octobre à novembre 1993, le Groupe fait une tournée du Québec dont le point culminant sera l’assemblée de Trois-Rivières, en décembre 1993, où il est résolu à former un parti politique.»

    Parti destiné à mourir, et à vivre ses dernières années avec les plus crasses des populistes du Québec, rappelant à quel point l’argumentaire de ce parti, populiste, oui, est vide, et répétitif des dires des grandes gueules du capital. Malgré les nombreuses chutes du capitalisme, malgré les prévisions justes de Marx sur les monopolisations des richesses, malgré les échecs patents du système à rendre justesse aux sociétés qui l’adoptent, l’ADQ présente toujours, même aujourd’hui, une vision sectaire de l’économie, y mettant de côté l’aspect social, puisqu’idéologie égoïste au préalable.

  3. Sylvain Guillemette dit :

    «Le Directeur général des élections accepte le dépôt de la demande de Me Allaire pour la création d’un nouveau parti qui portera le nom de l’Action démocratique du Québec.»

    Qui n’est finalement pas plus démocratique que les autres partis du Québec, mais les capitalistes extrémistes ont tendance à se revendiquer de la «liberté», et de la «justice», et de la «démocratie», même si leur système équivaut en bout de ligne, au parfait contraire. Les chefs de ce parti mettront de côté, comme dans les autres partis de la même espèce, l’avis changeant des membres. Le chef, c’est le chef.

  4. Sylvain Guillemette dit :

    «Le Groupe Réflexion Québec était un regroupement non partisan de citoyens, même si cela a mené à la fondation d’un nouveau parti politique.»

    À quelqu’un d’autre s’il vous plaît. Non partisan, «come on» Morin!

  5. Sylvain Guillemette dit :

    «Nous ne dépendons donc de personne ni d’un parti politique : ce “think tank” est composé de citoyens qui sont tous motivés par le désir de voir le Québec sortir de l’ornière dans laquelle il s’est enlisé depuis trente ans.»

    Il y a trente ans, nous étions pris dans l’ornière des capitalistes extrémistes, la santé n’était pas un droit, mais un luxe. Je doute fortement que les québécois s’ennuient réellement de cette triste époque, où l’argent faisait le bonheur, et la joie de vivre finalement. Le Québec s’est sorti de l’ornière dont il était prisonnier, revenez-en. Ce n’est pas parce qu’une bande d’égoïstes, rêve du retour aux injustices sociales, que tous les québécois partagent cette stupide idée.

    Les États-Unis se sont aussi enlisés, après avoir suivi la plupart de vos tristes et stupides idées, vouées à créer des injustices sociales, encore plus flagrantes que celles déjà apparentes. Les pays d’Amérique latine, se sont aussi vus imposés de cette dictature bourgeoise, jusqu’à en vomir, et à créer des milices armées pour se débarrasser de celle-ci. Des milliers de morts plus tard, même après avoir élus leurs idées à travers des socialistes, et ce, démocratiquement, Washington n’a de cesse d’attaquer ces jeunes démocraties, elle qui pourtant, vacille dans ce même et triste sort. Les états-uniens, aujourd’hui, sont 55 millions, soit 1/6 de leur population, à n’avoir aucune couverture médicale. Ces mêmes états-uniens sont 49 millions à faire la file pour la soupe populaire. 1% de la population détient 40% des capitaux, et ces riches continuent de se battre, avec des gens comme vous à leur défense, pour obtenir d’avantage de richesses, ce que vous leur concédez, par un soit disant mérite, comme vous leur concédez de toute façon, le droit divin d’exploiter notre labeur, à nous les majoritaires prolétaires.

  6. Sylvain Guillemette dit :

    «Nous reconnaissons et saluons les efforts d’autres citoyens de la société civile qui, eux aussi, ont à cœur le bien-être et l’avenir du Québec. Je fais référence, entre autres, aux groupes de l’honorable Lucien Bouchard, de Claude Castonguay, de Jacques Ménard et de Claude Montmarquette, dont les rapports bien faits méritaient un meilleur sort qu’une tablette. »

    Ben oui! Bouchard qui traite les québécois de paresseux, lui qui pourtant, n’a pas travaillé comme un forçat. Qu’il enlève ses gants blancs, qu’il aille se salir comme les autres à l’usine le bourge.

    Quant à Castonguay, il contredisait toutes les études qui avouaient, malgré vos mensongères prétentions, que le privé en santé, coûtait plus cher per capita que le système public que nous sommes donnés, afin de sortir de l’«ornière» d’une triste époque. D’ailleurs, Castonguay est revenu, l’an dernier, sur ses dires quant à la privatisation des soins de santé au Québec. Les adéquistes s’en sont d’ailleurs mordu les doigts!
    Montmarquette porte des yeux d’analyste capitaliste, il a des œillets, et sa vision, n’est que portée vers ce système qui, pourtant, a échoué de toutes parts, ce, partout dans le monde. Dans l’art de proposer concrètement des ratées, ces trois chevaliers de la bourgeoisie excellent! Montmarquette a d’ailleurs, dernièrement, surpris ma personne en parlant du coût qu’avaient les soins de santé au public, alors que les faits, dont les études surtout, le plus important selon moi, démontrent que le privé coûte extrêmement plus cher au privé, per capita.
    Il est normal qu’on mette sur tablette, des analyses tronquées, truquées, destinées à ne présenter qu’une seule vision, la vision capitaliste. C’est du totalitarisme mon cher Morin! Il n’y a pas d’alternative. Vous êtes de vrais sectaires!

  7. Sylvain Guillemette dit :

    «Par la suite, les adéquistes ont développé leur propre vision de l’autonomie. Visant à améliorer la qualité de vie des citoyens, l’offre de service des institutions publiques, l’essor économique des régions et bien sûr une meilleure distribution des pouvoirs politique entre le Québec et le Canada, l’autonomisme adéquiste est toujours d’actualité.»
    Améliorer quoi? Vous blaguez j’espère!
    «À n’en pas douter, Jean Allaire aura été un acteur majeur de la politique québécoise des vingt dernières années. La réflexion qu’il a lancée au Québec sur le rôle de l’État, sur la gestion des finances publiques, sur l’avenir du Québec est toujours d’actualité.»
    Aucunement, ce sont les médias de droite, privés, qui favorisent cette vision tronquée de la réalité. C’est, si vous voulez, en partie, le conditionnement dont je parlais. Depuis le début de l’année, et même de la fin de la dernière, les médias ne cessent de parler de «choix difficiles» à faire, comme s’il s’agissait d’un fait, inviolable… C’est encore une fois, la preuve que Staline n’était pas le seul totalitaire de ce monde.
    Le rôle de l’État, aux États-Unis, ressemble beaucoup à ce que vous souhaitez. Les gens y meurent par millions d’incapacité de se faire soigner, les gens y meurent de faim, et de soif lorsque des services comme l’eau courante, deviennent privatisés. C’est la misère. La richesse se concentre dans les poches d’une minorité, et comme par hasard, c’est la minorité bourgeoise qui en hérite.
    Que vous le vouliez ou non, votre vision sectaire n’est en fait qu’une supercherie, destinée à endormir les québécois, mais surtout, à enrichir la minorité québécoise bourgeoise, c’est patent. Sinon, les seuls riches capables de se permettre d’aller se faire soigner au privé… Vous créez donc, deux classes de citoyens… Mais encore… Votre système, ailleurs, est un échec total.
    Et dès lors qu’on entre dans le débat de fond, concernant les mérites de vos amis adorés bourgeois, tout s’emballe, et vous n’êtes pas en mesure de prouver qu’ils soient plus méritants que les autres travailleurs du Québec. Encore faudrait-il que vous puissiez prouver également, qu’ils aient pris plus de risque qu’autrui! Ce qui est loin d’être fait mon cher Morin!

  8. Sylvain Guillemette dit :

    «La série d’articles publiés dans le Journal de Montréal « Les Québécois dans le rouge », que la nouvelle communauté de blogueurs de droite, ANGLE DROIT, a regroupé pour consultation, de même que des sondages qui complètent ce dossier, démontrent que les Québécois ont soif de changement, que ce changement avait été, dans bien des domaines, proposés par l’ADQ fondé par Me Allaire et Mario Dumont.»
    Cher monsieur Morin, Québec-solidaire, dans les intentions de vote, vient de dépasser votre parti populiste crasse. Merci quand même… Oh! Mais j’aimerais ajouter. C’est bien beau l’appui populaire, mais l’appui populaire ne donne pas raison. Une majorité souhaitant la Terre plate, sera déçue!

  9. Sylvain Guillemette dit :

    «Qu’il s’agisse de l’abolition des commissions scolaires, de la privatisation de la Société des alcools, de la place du secteur privé au sein du réseau de la santé ou de la fiscalité, tous les thèmes chers à l’ADQ y sont encore.»
    Et tous ces thèmes coûtent plus cher per capita, une fois privatisés. La SAQ nous remplie les poches, elle peut pallier au manque dans d’autres secteurs. Ce serait une énorme perte, et un énorme gain pour ceux dont vous défendez les intérêts, la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, incapable de survivre sans le labeur des prolétaires. Nous vous sommes indispensables, mais le contraire n’est pas une réalité.
    Les soins de santé, la plupart des blogues du Québec ont fait le tour, et rien ici, ne prouve que la privatisation ne pourrait améliorer la productivité, le coût et l’accessibilité, soit les facteurs qui ont pourtant permis à un juge, de déduire que Chaouli avait raison. Quand les juges sont partiaux…, ou qu’ils portent les mêmes œillets que les capitalistes… Tous ces facteurs avaient été démentis, entre autre, par IRIS. La simple constatation de toute façon, du contraire, aurait du suffire. Et nous avions des exemples majeurs, tout juste au sud…
    Il n’y a pas de thème autre pour l’ADQ, que celui de la défense des intérêts de la bourgeoisie.

  10. Pierre Morin dit :

    Une p’tite pilule pis une p’tite granule…

  11. Normand dit :

    Encore une fois Sylvain parle de ce qu’il ne connaît pas ou ne veut pas admettre, la privatisation de la SAQ n’en déplaise à Sylvain selon une étude serait non seulement rentable, mais engrangerais davantage de profit. Je l’inviote à lire l’étude fait par Valeri Petachkin à ce sujet. De plus comment justifier un salaire de 25 dollars de l’heure pour un caissier? Que sont les responsabileté qui justifie ce salaire par rapport à un ingénieur, un professeur, un policier ou encore un pompier? De plus quand Sylvain nous parle de la privatisation de la santé, il faudrait peut-être faire la différence entre éliminer le public pour faire place au privé et mettre les deux services en concurence. Bien des pays l’on fait et les services se sont amélioré. De plus, une étude interressante dernièrement démontre que les temps d’attente dans les urgences sont quasiment revenu au même niveau qu’en 1992. Des études de l’institut Haeyk, de l’institu Molinari et l’IEDM le démontre. Mais Sylvain va encore profiter de l’occasion pour nous faire un discours sur ces instituts formé de chercheur, mais lui il a quoi comme formation?

  12. Sylvain Guillemette dit :

    «Encore une fois Sylvain parle de ce qu’il ne connaît pas ou ne veut pas admettre, la privatisation de la SAQ n’en déplaise à Sylvain selon une étude serait non seulement rentable, mais engrangerais davantage de profit.»

    Normand, la SAQ est payante, c’est une autre de nos entrées d’argent. Il y aura certes du profit émergeant de la SAQ, même privatisée, mais elle ira tout droit dans les poches des parasites qui n’ont pas de mérite, et qui n’ont pas pris de risque plus poussés que les travailleurs autour d’eux.

    «Je l’inviote à lire l’étude fait par Valeri Petachkin à ce sujet.»

    Lisez donc, vous, celle de l’IRIS sur la privatisation de la santé.

  13. Sylvain Guillemette dit :

    «De plus comment justifier un salaire de 25 dollars de l’heure pour un caissier? Que sont les responsabileté qui justifie ce salaire par rapport à un ingénieur, un professeur, un policier ou encore un pompier?»

    Si caissier doit être sous-salarié, pourquoi accomplir la tâche? Autant fermer le poste. Il y a demande. Pourquoi payer un vendeur de produits de luxe, inutiles donc, plus cher que l’agriculteur qui se donne à la terre, pour nourrir des opportunistes et des ingrats comme vous? Votre logique n’a pas de suite…, dommage! Ou c’est encore, de la double-mesure…

    Le même caissier, dans un hôtel pour riches, sera bien rémunéré… Oups!

    De plus, ajoutons que, pendant que certains étudient leurs futures fonctions, nobles pour sûr, d’autres mettent déjà la main à la pâte. Même s’ils n’ont pas d’études, parce que papa et maman ne pouvaient pas se le permettre, ils travaillent, et font leur part dans la création de richesses, ce que ne font même pas, les bourgeois. Votre logique est morte depuis ma première intervention, je viens de l’achever.

    Et là, je n’ai fait que survoler une injustice parmi tant d’autres. Toutes et tous n’ont pas les mêmes contextes d’apprentissage, les mêmes fonds pour étudier, etc.. Les conditions sociales de toutes et tous, ne sont pas les mêmes, puisqu’ils n,ont pas non plus, les mêmes conditions économiques, et les deux sont inséparables.

  14. Sylvain Guillemette dit :

    «De plus quand Sylvain nous parle de la privatisation de la santé, il faudrait peut-être faire la différence entre éliminer le public pour faire place au privé et mettre les deux services en concurence.»

    Peu importe, allez lire l’étude de l’IRIS, si je dois me taper la vôtre. Le privé coûte plus cher per capita. Les français, aujourd’hui, commencent à connaître les maux dont on averti ici les québécois. Le privé drainera, il le fait déjà d’ailleurs, le soutien personnel du public. À Joliette, il y a un manque à gagner de 200 infirmières, pour être parfaitement prêt au labeur qui attend les travailleurs de ce domaine. Il y a, au Québec, 7000 infirmières travaillant au privé. Dans divers hôpitaux, il y a ce manque de quelques centaines d’infirmières, ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre le souci qui s’annonce… D’autant plus que, dans vos doubles discours, vous admettez également qu’il y aura pénurie de travailleurs, à cause de la démographie! Oups! Encore en train de patauger dans l’incohérence mon Normand!

    On peut ajouter des éléments compétitifs entre les hôpitaux, sans pour cela, permettre à une saleté de parasite d’aller profiter de la misère humaine, hasardeuse, ou conditionnée par la pauvreté, encore une fois. Je crois qu’il y a plus de chance d’avoir des problèmes de santé, en bordure d’une autoroute, que dans une deuxième, ou une troisième maison dans les Cantons de l’est!

    Le privé aussi, n’est pas plus productif, l’étude de l’IRIS le démontre. La seule compétitivité organisée, et visibles dans les médias, est coûteuse, sans parler qu’il faudra à nouveau couper des arbres pour afficher les conditions de tells, ou de tells cliniques privées, sur des panneaux de publicité.

    Mais surtout, de quel droit, de quel mérite, l’opportuniste dénoncé par Richard3, aurait-il le droit d’aller profiter de nos maladies, pour faire encore plus de profit non-mérité? Ensuite, qui pourra aller se faire soigner, sauf ceux qui en auront les moyens? Et une fois les professionnels drainés du public, qui assurera le labeur au sein du public, pour que les traitements soient aussi rapides qu’au privé? Partout où on essaie, c’est l’échec, et la constatation suivante. Le privé coûte plus cher, il draine les professionnels du réseau public, il n’est pas plus productif, et rend encore moins accessible le réseau, qu’il ne pourrait le paraître en ce moment. Que Normand fasse avec les faits.

  15. Sylvain Guillemette dit :

    «Bien des pays l’on fait et les services se sont amélioré.»

    Faux, la France, en ce moment même, se plaint justement que le privé ait drainé le personnel de son réseau public. Vous vous trompez. Et aux États-Unis, le même constat s’impose. Vous attendez plus longtemps au public, les coûts reliés au privé sont exorbitants, et l’accessibilité en est réduite. Parce que les États-Unis mon cher, ont un système mixte. Et c’est la plaie.

    En fait, partout dans le monde, on rêve d’avoir le système québécois. Meilleure chance la prochaine fois! Et si Cuba est capable, pourquoi le Québec ne le serait pas?

    Votre mode capitaliste est mort, il meure aux 30-40 ans. Faites donc votre deuil!

  16. Sylvain Guillemette dit :

    «De plus, une étude interressante dernièrement démontre que les temps d’attente dans les urgences sont quasiment revenu au même niveau qu’en 1992.»

    Intéressante? Et la démographie? Elle n’a rien à y voir? À Joliette, comme je dis plus haut, il manque 200 infirmières pour améliorer les performances de l’hôpital. Mais en plus, il y aune augmentation nette de 40% du labeur, que doivent s’imposer les infirmières en moins grand nombre pourtant. Comme pour les cols bleus de Montréal, on augmente la tâche, tout en réduisant le personnel, et en donnant au privé des tâches connexes. N’import quoi, et c’est aux frais des contribuables que cela se fait, même si le privé, dans tous secteurs, coûte plus cher que le public.

    «Des études de l’institut Haeyk, de l’institu Molinari et l’IEDM le démontre. Mais Sylvain va encore profiter de l’occasion pour nous faire un discours sur ces instituts formé de chercheur, mais lui il a quoi comme formation?»

    J’ai d’abord une étude de l’IRIS, jugée neutre ici. L’IRIS, n’est pas constamment à la défense du secteur public. L’IEDM l’est, vis-à-vis le capitalisme, la bourgeoisie quoi. J’ai aussi une logique. Pourquoi payer plus cher, pour quelque chose que je peux m’offrir à meilleur coût? Pourquoi également, donner à des non-méritants, ces parasites bourgeois, le droit de faire des profits sur la maladie d’autrui? Là, qu’a-t-il, ce Normand, comme diplôme, pour contrer cette question? Ensuite, pourquoi je ferais un changement vers un système plus coûteux, tout en donnant des privilèges à ces parasites bourgeois issus d’un opportunisme crasse avoué par Richard3, pour arriver à des fins, où, le tout n’est pas plus accessible et pas plus productif?

    Allez Normand! Patinez!

  17. Sylvain Guillemette dit :

    Normand, vous avez beau patiner, on dirait que vous tournez en rond sur cette grande patinoire. Le privé, que vous soyez d’accord ou non, coûte plus cher per capita, donne le droit à quelqu’un qui ne le mérite guère, de profiter de la maladie d’autrui, et n’augmente en rien, l’efficacité du système de santé, ni l’accessibilité.

    D’autre part, cela démontre encore une fois, votre attachement aux idées égoïstes, et simplistes, qui ne tiennent pas compte de toute la population. en créant ainsi une deuxième classe de citoyens, vous démontrez votre égoïsme crasse. Ce que je peux vous souhaiter, pour l’année 2010, probablement un lourd cancer, et une perte d’emploi. Mais ce serait préférable dans des temps où votre système serait privatisé! Pas vrai?

  18. Sylvain Guillemette dit :

    «Une p’tite pilule pis une p’tite granule… »

    Ça dépend Morin! Au privé, la pilule coûterait plus cher, voyez-vous?

  19. Sylvain Guillemette dit :

    Vous savez que les pilules sont coûteuses aux États-Unis mon cher Morin, non!? La même pilule, vendue 110.00$ aux États-Unis, vaut de 5 à 10 cents à Cuba! Eh bien!

    Oh! Et les cubains, eux, ont tous accès aux soins de santé. la longévité y est comme au Canada. Les dentistes et les optométristes font partie du programme universel.

    Je n’ai donc rien à envier aux systèmes dont vous parlez. Mais pas du tout, et si Cuba peut le faire, je ne vois pas pourquoi le Québec, bien plus riche, ne pourrait pas le faire.

    Plutôt que de faire la promotion de l’égoïsme crasse, comme le font mes deux adversaires idéologiques, je vais faire la promotion de la coopération humaine, à travers toutes les frontières. Puisse le capitalisme mourir, encore une fois je veux dire, et une bonne fois pour toutes!

  20. Normand dit :

    Comme on dit par chez moi, la qualité ça se paie. De plus, ce qui fait que notre système est scéloré, c’est que le secteur de la santé est rongé par un problème de gestion et de convention collective. dans ton hopital américain, la secrétaire de la reception fait aussi du secrétariat médical. L’infirmière qui travaille en trauma, lorsqu’elle a du temps de libre va donner un coup de main dans les autres départements, ce qui n’est pas le cas chez nous. de plus ici, dans notre système socialiste, les médecins passent 25 pourcent plus de temps que leurs homologues américains à remplir de la paperasse pour nourrir la machine bureaucratique si chère aux socialistes. Tu me dis que je suis égoiste, et alors. C’est sur que si mon argent doit servir à soigner quelqu’un, j,aime mieux que ce soit moi que toi. Car après tout il s’agit de mon argent. je l’ai gagné, pas volé.

  21. Sylvain Guillemette dit :

    «Comme on dit par chez moi, la qualité ça se paie.»

    Comme on dit par chez moi, la santé est un droit, pas un luxe. Surtout si, le mérite des bourgeois est imaginaire, qu’ils n’ont pas plus de mérite qu’autrui, et qu’ils n’ont pas pris d’avantage de risques que la majorité laborieuse du prolétariat.

    Mais encore, quand on veut donner à certains des droits monnayables, on commence par s’assurer de la justesse du partage des richesses dans notre société, ce qui n’est visiblement pas le cas des sociétés capitalistes.

  22. Sylvain Guillemette dit :

    «De plus, ce qui fait que notre système est scéloré, c’est que le secteur de la santé est rongé par un problème de gestion et de convention collective.»

    Les bourgeois s’auto-donnent des conventions bien à eux, où ils décident de la part de la valeur ajoutée qu’ils perçoivent sur le labeur d’autrui, cela, sans mérite véritable, autre que le fait qu’ils possèdent les moyens de production. Commençons par faire le ménage au privé, des patrons trop riches, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, et sur ceux qui reçoivent des primes prétendument méritées, bien trop grasses pour prétendre au partage des richesses dans le système capitaliste.

    Le système financier est tellement sclérosé, qu’il en est rendu intouchable. Non pas que je ne sois pas d’accord du tout avec Normand, mais si l’on doit couper dans les avantages des syndicats, il est indispensable de couper dans le gras également, soit dans les avantages que se donnent les profiteurs du labeur d’autrui. On devrait les empêcher de s’acheter des voitures de luxe, des maisons dépassant le 200 000, etc..Ils ne les méritent pas de toute façon, puisque c’est le labeur d’autrui qui leur permet cette situation.

    Les syndicats ne demandent pas plus que l’on donne au privé par exemple. Toutefois, ce qui permet aux gens du privé de demander plus, c’est le coût per capita qu’il en coûte. Si par exemple, la santé coûte plus cher, on peut donner plus aux professionnels de la santé, mais cela rend moins accessible les soins de santé, et au Québec, nous avons fait le choix d’avoir cette accessibilité universelle, n’en déplaise à Normand.

  23. Sylvain Guillemette dit :

    Beaucoup de gens ont chialé contre les travailleurs de GM par exemple, qui coûtaient, selon certains, trop cher à l’entreprise. Mais ces mêmes affirmateurs, n’ont rien eu à dire sur les avantages démesurés du patronat de cette même entreprise, qui rappelons-le, est allée quémander ces milliards à Washington en Jet privé. Les PDG de grandes compagnies sortent de leurs fonctions avec des primes absurdes, qui ne font qu’augmenter la division des humains, des classes. Cela les met en évidence, cela met également, les intérêts de chaque classe en évidence.

    Et sans syndicat, les travailleurs, pourtant créateurs de richesses, n’ont plus aucun mot à dire. Si on doit couper dans les syndicats, on doit nationaliser les moyens de production. Parce que si on enlève le pouvoir aux travailleurs, je ne vois pas pourquoi cette élite parasitaire, non-élue, et totalement inutile, sauf dans le système capitaliste, devrait continuer de nous faire dictat.

  24. Sylvain Guillemette dit :

    «dans ton hopital américain, la secrétaire de la reception fait aussi du secrétariat médical. L’infirmière qui travaille en trauma, lorsqu’elle a du temps de libre va donner un coup de main dans les autres départements, ce qui n’est pas le cas chez nous.»

    La gestion n’a rien à voir avec le financement. Tout ça est changeable, sans pour autant donner à des bourgeois, minoritaires, inutiles et parasitaires, le droit d’exploiter le sort d’autrui. Aussi, cela n’est pas non plus une raison pour permettre à une classe, de se faire soigner avant une autre classe. Ne mêlez pas les choses. Gestion et financement n’ont pas de liens véritables.

    Mettez donc un peu de rigueur dans vos analyses, visiblement erronées.

  25. Sylvain Guillemette dit :

    «de plus ici, dans notre système socialiste, les médecins passent 25 pourcent plus de temps que leurs homologues américains à remplir de la paperasse pour nourrir la machine bureaucratique si chère aux socialistes.»

    Le bureaucratisme n’est pas le problème, c’est l’aplatventrisme des prolétaires qu’il l’est. Par exemple, on paie déjà pour un système de santé universel. Mais nous sommes à même de constater que le gouvernement ne fait rien pour aider le système, et que par en dessous, il fait avancer la cause du privé en santé. Même constat quant aux écoles publiques. Nous savons que le gouvernement ne met pas assez de capitaux, mais qu’en même temps, il finance les écoles privées, puis remet des dons, ou des commandites à des écoles privées.

    Il faudrait d’abord, informatiser le système de santé québécois. Ce qui n’est pas fait à part entière, rappelons-le. Et cela dit, ça n’a rien à voir avec le fait que le financement soit privé. La gestion n’a rien en lien avec le financement.

    Ensuite, le système états-unien n’est surtout pas un exemple de réussite, tout au contraire. Ils ont de bons moyens, technologiques, etc.., mais ce n’est pas accessible, puisque l’on voit 55 millions de personnes qui n’ont pas accès à ces soins que vous vantez. Aussi, c’est le système de santé, le plus coûteux de la planète per capita. Alors…

  26. Sylvain Guillemette dit :

    «Tu me dis que je suis égoiste, et alors. C’est sur que si mon argent doit servir à soigner quelqu’un, j,aime mieux que ce soit moi que toi. Car après tout il s’agit de mon argent. je l’ai gagné, pas volé.»

    Mais toutes et tous ne gagent pas le même argent, et font pourtant leur part dans la société. Je fais de la bouffe pour les animaux, ce qui n’est pas dispensable, tout au contraire. Je gagne un bon salaire, mais est-il comparable à celui du vendeur de voitures de luxe? Non, et pourtant, votre formage, votre crème à café, votre lait, etc.., sont tous des produits directement liés à mon travail. Même le fermier qui fait la traite de vache, n’a pas les moyens du vendeur de voitures de luxe, inutile à la société dans les faits. Mais allons plus loin encore… Le bourgeois. Celui-là n’a même pas plus de mérite que le prolétaire en général, lui, il vole une part des fruits du labeur du prolétaire pourtant. Il ne mérite guère ce capital, amis dans les circonstances actuelles, dans le capitalisme, celui-ci peut prendre une part de la valeur ajoutée, que le travailleur a créé, parce que le bourgeois détient ces moyens de production, indispensables à la production. Mais ces moyens de production sont achetés, ou créés, grâce au capital. Mais pour cela, il faut détenir du capital, mais nous savons que celui-ci est mal partagé, très mal partagé même (aux États-Unis, 1% de la population détient 40% de la richesse!). Donc, il y a pour sûr, une injustice sociale palpable, et un totalitarisme évident, puisqu’il n’y a pas de débat sur la question du mérite ici, ni sur celle des risques pris, par une ou l’autre des classes.

    Normand, on travaille nous aussi, mais on ne gagne pas tous le même salaire. On a choisi, au Québec, de s’imposer, et de se taxer, pour palier aux inégalités sociales, observées et répertoriées, dans ce qu’est ce système capitaliste. Ce système capitaliste crée des énormités, dont le partage inégal des richesses. Il y a par exemple, sur Terre, 10 000 000 de millionnaires. Cela ne représente que 0.15% de la population mondiale. Comment peut-on prétendre ensuite, qu’il y a partage des richesses? Donc, s’il n’y a pas de partage de richesses, comment toutes et tous peuvent, comme vous, se foutre de tout le monde, et se faire soigner avec cette égoïste pensée?

  27. Sylvain Guillemette dit :

    Au moins, vous faites aujourd’hui un pas en avant. Vous avouez votre égoïsme. Moi, au contraire, je propose même qu’on m’impose d’avantage, s’il le faut. Si cela peut permettre à un aussi valeureux travailleur que moi, qui se lève le matin pour aller bosser, je n’y vois pas de problème! Je ne suis peut-être pas croyant comme Durandal, mais je mets en pratique les écrits de la bible quand même, j’aide mon prochain! Et je ne crois sincèrement pas qu’une nation peut se faire aimer à prôner votre approche, et quand je regarde la position de Washington sur Terre, et ce qu’en pensent les terriens, je ne les envie point.

  28. Normand dit :

    Sylvain, justement, le financement est adéquat, c’est la gestion mur à mur du système publique qui pose problème. La convention collectiive, est nécessaire, mais en quoi cela brime un travailleur, lorsqu’il a un moment de libre dans sa journée de l’envoyer dépanner un secteur qui déborde? De plus, un médecin qui passe 25% de son temps de plus que son homologue américain à de la paperasserie, ne soigne pas les gens pendant ce temps-là. Ce n’est pas une question de bourgeoiserie, mais que l’on donne à d’autre cette tâche. Je le répète nous mettons assez de capitaux dans nos système, mais les conventions sont trop lourde. tu te demande pourquoi cela va mal dans l’éducation? Ce n’est pas par manque d’argent, c’est par une organisation trop rigide. J’ai une amie qui est enseignante au secondaire tu peux m’expliquer pourquoi c’est un prof plus ancien qui n’a aucune compétence pour enseigner l’anglais qui a le poste alors qu’il n’est même pas billingue? S’il y a un endroit ou la compétence doit primer c’est bien à l’école1 Non? En quoi cela brimerait l’organisation syndicale que ce soit un diplomer du domaine X de donner le cours au lieu du plus ancien qui n’a pas toute les qualification? Tu voudrais que ce soit le plombier qui fasse l’électricité de ta maison? Sûrement pas… C’est que je veux dire par convention trop lourde et il en va de même dans tout les secteurs.

  29. Sylvain Guillemette dit :

    «Sylvain, justement, le financement est adéquat, c’est la gestion mur à mur du système publique qui pose problème. La convention collectiive, est nécessaire, mais en quoi cela brime un travailleur, lorsqu’il a un moment de libre dans sa journée de l’envoyer dépanner un secteur qui déborde?»

    Normand, ce n’est pas moi que cela dérange, et je suis d’accord avec cette idée, si le dépanneur ne doit pas traverser la ville pour le faire.

    «De plus, un médecin qui passe 25% de son temps de plus que son homologue américain à de la paperasserie, ne soigne pas les gens pendant ce temps-là.»

    Normand, informatiser le réseau public est une urgence. Il baisserait son 25% pour sûr, s’il était équipé d’ordinateurs puissants, comme son collègue états-unien. Cela dit, aux États-Unis, le système coûte plus cher per capita. Donc…, on tourne en rond là.

  30. Sylvain Guillemette dit :

    «Je le répète nous mettons assez de capitaux dans nos système, mais les conventions sont trop lourde. tu te demande pourquoi cela va mal dans l’éducation?»

    Normand, vous avez vu comme moi, que le gouvernement Charest préférait donner aux instances privées, aux écoles juives par exemple, ou aux écoles privées, des profits mêmes de notre société d’État, Hydro-Québec. Cet argent aurait pu aller directement aux bons endroits, mais le capitaine a décidé de saborder le bateau, depuis longtemps. Par exemple, j’ai une amie qui travaille comme infirmière auxiliaire, mais celle-ci peine à avoir un horaire de 40 heures, parce que le réseau partage le temps de labeur avec les agences privées. Automatiquement, on paie tous pour des soins plus chers, et on brime en même temps, madame qui est intéressée à donner son coup de pouce au système public. Ou encore, les dépenses encourues par le gouvernement du Québec au N-B, par rapport au réseau électrique je veux dire, ne nous donneront pas de profits pour les prochaines années, alors que notre réseau à nous, devrait rapporter, puisque l’hypothèque est payée. Et des cas comme ça, avec Charest, on en trouve un tas.

    Certes, j’aimerais également, que quelque fois, les travailleurs mettent de l’eau dans leur vin, mais quand le patronat en fera autant, on s’en reparlera, et ce n’est visiblement pas le cas. Avant de dire des travailleurs qu’ils sont «demandants», regardons comment vivent leurs égaux au privé, ou leurs patrons, même au public.

    «J’ai une amie qui est enseignante au secondaire tu peux m’expliquer pourquoi c’est un prof plus ancien qui n’a aucune compétence pour enseigner l’anglais qui a le poste alors qu’il n’est même pas billingue?»

    Inadmissible, mais je ne remettrai pas en question, pour cela, la gestion faite par le public. On trouve des tas d’inepties semblables au privé. Par exemple, certains promoteurs de Mosanto, ont plusieurs cartes, dont une de la FDA aux États-Unis. Ce sont donc eux, qui sont chargés de dire si leurs propres actions, sont correctes ou non.

    Cela dit, je suis d’accord avec vous sur le fond de votre raisonnement. Dans un conseil populaire, on pourrait révoquer cette personne, et en élire une autre, compétente pour ce. C’est aussi ça, le socialisme.

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