Publié le 29 août, 2009 à 16:00 par Françoise David

Bonne rentrée!

source: couleurgeek.com

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Les petits et grands sont à l’école et pourtant le soleil brille maintenant de tous ses feux. Cherchez l’erreur!

L’école… sujet inépuisable de débats dans nos maisons et dans les journaux. La rentrée s’effectue dans des classes encore surchargées. Les directions d’écoles exigent beaucoup de matériel scolaire et des familles n’arrivent pas à tout payer. Le privé récolte toujours une large part des subventions ministérielles et poursuit sa sélection des meilleurs élèves. Pendant ce temps, une société d’État, Hydro-Québec, verse des montants d’argent substantiels à des collèges privés au grand dam de la population.

On a réfléchi, à Québec solidaire, à la situation de l’éducation, au Québec. Depuis 2007, nous proposons l’abolition graduelle des subventions aux écoles privées. Pourquoi? Pas tant pour « faire de l’argent » puisqu’il faudra alors scolariser des milliers d’enfants dans le système public. Ce que nous voulons, en fait, c’est imaginer une école avec des enfants de milieux diversifiés, qui ont des forces différentes, qui vont apprendre à s’entraider pour que chaque enfant ait une place. Sa place, tenant compte de ses capacités. Nous voulons des familles tout aussi diversifiées, s’intéressant à l’école publique car leurs enfants y étudieront. Cela se passe ainsi en Ontario, auquel nos dirigeants aiment bien nous comparer (quand ça fait leur affaire). Pourquoi pas au Québec?

Nous proposons aussi une réelle diminution du nombre d’élèves dans les classes et un meilleur soutien aux enseignantes et enseignants. Et la gratuité des études post secondaires y compris à l’université.

Où trouverons-nous l’argent? Avec les milliards de dollars récupérés de l’évasion fiscale, avec une augmentation des impôts des plus riches, avec des taxes sur des produits polluants, nous pouvons y arriver. Si la Finlande offre une éducation gratuite et des repas chauds le midi à tous ses élèves, pourquoi pas le Québec?

Qu’en pensez-vous? Avez-vous des enfants? Au public, au privé? L’éducation est-elle importante à vos yeux?

Je vous souhaite une belle rentrée, au travail, avec vos enfants. À Québec solidaire, nous préparons la nôtre. Vous nous verrez et entendrez très bientôt!

A Propos de l'Auteur

Françoise David à publié 13 articles sur ce site.

Françoise David est née à Montréal et est titulaire d'un baccalauréat en service social de l'Université de Montréal en organisation communautaire. De 1972 à 1977, elle travaille pour l'agence de service social du quartier centre-sud de Montréal et participe à la fondation du Centre de rencontre et d'information Centre-Sud. De 1977 à 1980, elle est personne-ressource au Carrefour des familles monoparentales du Québec (CSSMM). Elle contribuera activement à la restructuration de cette association. De 1982 à 1987, elle devient agente d'information pour le CSSMM en même temps qu'elle occupe la fonction de présidente de son syndicat. En 1987, elle devient coordonnatrice du Regroupement des Centres des femmes où elle découvre toute l'ampleur du mouvement féministe. En 1994, elle devient présidente de la Fédération des femmes du Québec. Ses plus grandes réalisations sont la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» de même que la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence, à l'automne 2000. À travers ces actions sociales, elle milite pour l'augmentation du salaire minimum, une amélioration de la loi sur les pensions alimentaires, la rétroactivité de la réduction du temps de parrainage pour les immigrantes et une meilleure accessibilité pour les femmes à de la formation professionnelle et à des logements sociaux avec soutien communautaire. En 2004, elle devient porte-parole du mouvement féministe et altermondialiste Option citoyenne. Elle devient porte parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006 et brigue les suffrages pour la première fois le 26 mars 2007. Elle termine en 2ème place avec 7910 voix soit plus de 26 % du vote exprimé dans la circonscription de Gouin. Aux élections de décembre 2008, elle termine bonne deuxième à nouveau et améliore ses résultats en remportant cette-fois-ci près de 32 % des suffrages exprimées. Nous sommes confiants que la prochaine fois sera la bonne !



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Commentaires (2)

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  1. Elie Presseault dit :

    Prôner pour l’abolition graduelle des subventions au privé en éducation ne serait pas si sorcier. Mais par contre, une diminution considérable de ces ressources pourrait faire en sorte de rétablir un certain état précaire du réseau public d’éducation. En d’autres mots, abolir n’est pas tant une obligation que le principe même de s’entendre sur la nécessité de réinvestir nos ressources en éducation publique.

    La Finlande, la gratuité scolaire et la gouvernance des universités : voilà des données capitales sur lesquelles il faudra se pencher. Ce n’est plus aux étudiant-e-s de payer : c’est au tour de l’État de faire sa part et de rendre des comptes à sa population. Au grand jamais nous n’admettrons un certain glissement, un double-discours en faveur du privé. Le dégel des frais de scolarité ne doit désormais pas se faire à sens unique. Les frais de l’État ont à y concourir dans le renouvellement de nos travailleuses, travailleurs, et des défis qui nous attendent à travers les prochaines générations.

    Choisir est une option, disons le, plutôt indispensable. Ce choix peut s’exercer dans la mesure où un réseau public d’éducation de qualité est à notre portée, de même qu’avec un éventail de possibilités. Ceci n’est sûrement pas à confondre entre public et privé. C’est cette mentalité que nous devrons poursuivre et ainsi révolutionner l’avenir de l’éducation au Québec et même à travers le monde.

  2. Un grand ménage est à faire au sein de l’État même autant dans Hydro-Québec que dans le ministère de l’éducation. Québec solidaire doit se faire plus visible dans les CÉGEP et universités pour que les étudiants comprennent bien que ce parti va dans le sens de leurs intérêts et non a l’inverse comme les libéraux. Il y a même des élèves de l’UQÀM qui veulent établir un système démocratique pour le personnel parce que l’école leur appartient.

    Les subventions au privé doivent être abolie pour sûr, l’État doit prendre ses responsabilités et redistribuer les richesses au plus démunis et non à ceux et celles qui envoient leurs enfants dans des écoles privés. Car ces écoles sont déjà subventionner par les parents eux même, et c’est une des raisons qui fait que le privé coûte plus cher les contribuables paient pour entretenir le porte-feuille de certains bourgeois. C’est ça le libéralisme économique, insérer le privé dans le publique pour la recherche du profits à tout prix.

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