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	<title>Politicoblogue &#187; Livres</title>
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		<title>Renouveau éthique de l&#8217;âge postmoral</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Chabot-Bertrand</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans Le crépuscule du devoir, G. Lipovetsky pose les conséquences d’un renouveau éthique alimenté par l’érosion des repères moraux de la civilisation moderne. Il développe son argumentaire autour de l’idée de la technologie sans limites et la difficulté d’ériger quelque rempart pour baliser ses excès démiurgiques.<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5781" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-5781" href="http://www.politicoblogue.com/renouveau-ethique-de-lage-postmoral.html/guernica"><img class="size-medium wp-image-5781" title="Guernica" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2010/05/guernica-300x173.jpg" alt="" width="300" height="173" /></a><p class="wp-caption-text">Guernica</p></div>
<p>Dans <em>Le crépuscule du devoir</em> (1992), G. Lipovetsky pose les conséquences d’un renouveau éthique alimenté par l’érosion des repères moraux de la civilisation moderne. Il développe son argumentaire autour de l’idée de la technologie sans limites et la difficulté d’ériger quelques remparts pour baliser ses excès démiurgiques. Pour Lipovetsky, la pierre angulaire du glissement vers le renouveau éthique de l’âge postmoral suit le Code Nuremberg de 1947 (230-231).</p>
<p><span id="more-5778"></span></p>
<p>Ce code fut développé en réaction aux technologies de l’Allemagne nazie de purification du génome humaine rendue effective par l’avènement d’une techno-science au service de cette finalité. Essentiellement, il vise à modérer la médecine moderne et trois articles sont particulièrement importants à cet effet, selon Lipovetsky (228-237). Le premier se réfère à la notion de consentement; le second oriente la visée expérimentale par l’obligation d’avoir des résultats pratiques pour le bien de la société; le dernier oblige les expérimentations à envisager l’interruption de ses activités à tout moment, s’il y a une raison de croire que sa continuation est une menace pour le ou les sujets expérimentaux.</p>
<p>Plus tard, la Déclaration d’Helsinki de 1964 viendra parachever le code Nuremberg en introduisant la possibilité d’expérimenter sur des sujets inaptes psychologiquement ou physiquement, avec toutefois consentement des autorités tutrices. Ces deux caractéristiques fondamentales à l’âge postmoral illustrent clairement cette volonté de limiter le danger de la perte des repères moraux en fixant des normes humanistes pour baliser les dérives scientifiques (228-229). Lipovetsky met alors en lumière deux notions particulièrement importantes à l’égard de cette nouvelle vocation politique qui cherche à encadrer le vivant pour préserver la vie en contrôlant la mort.</p>
<p>Premièrement, les clauses de consentement du Code Nuremberg et de la Déclaration d’Helsinki abandonnent l’idée du paternalisme éthique en vertu du principe d’équilibre entre « respect de la personne et exigence de la recherche » (230). Ces principes déontiques ont le mérite de traduire la sagesse des Lumières afin d’établir les limites de l’acceptable lorsqu’il est question de dignité humaine. Ainsi, ces clauses sont véritablement issues de cette volonté éthique postmoraliste du respect des normes humanistes en érigeant des barrières aux risques par l’introduction d’un double impératif qui « refuse de transformer l’homme en pur cobaye mais tout autant de se priver d’un moyen nécessaire au développement du savoir et à l’utilité collective » (232). Par conséquent, c’est en se remettant à une sorte de calcul effectif des coûts et bénéfices que ce postmoralisme bioéthique cherche cet équilibre parfait entre les exigences déontiques et scientifiques.</p>
<p>Ensuite, Lipovetsky aborde l’avancement de la démocratisation de l’éthique par l’avènement des comités dont la décision est souveraine du conseil médical. Cet aspect dénote « un pas supplémentaire dans le processus de sécularisation de la morale » (235). La démocratisation ouverte réduit considérablement l’autorité morale traditionnelle et permet l’avènement d’une éthique discursive entre le corps médical, la classe politique, l’éthicien et le citoyen (233-237). L’aspect positif de cette sécularisation permet ainsi la mise en place d’une morale qui tend de plus en plus à faire consensus dans un contexte éthique où les sujets moraux sont individualisés (86). Nous aurions ainsi tort de se tourner vers l’idée d’un éclatement totale des possibilités de consensus moraux dans une société néo-individualiste, car « partout des limites et des règles sont exigées, partout les grands référentiels autrefois véhiculés par la morale personnelle, le travail, l’hygiène, le respect et le développement de soi rebondissent d’une autre manière, mobilisent les passions et préoccupations subjectives » (57). Par conséquent, la société moderne n’est pas totalement dépourvue de repères moraux. Il y a encore consensus autour de certaines valeurs communes.</p>
<p>Pour résumer, le renouveau éthique de l’âge postmoral nous démontre à quel point « la culture individualiste contemporaine n’est pas synonyme de barbarie » (95). Au contraire, elle représente un véritable progrès social en ce qui a trait aux droits humains (98). Il n’en demeure pas moins que pour Lipovetsky ce glissement éthique vers une morale émotiviste des droits subjectifs individuels implique de nouveaux défis qui peuvent susciter un sentiment de nostalgie pour l’ancienne morale.
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		<title>Renouer avec l&#8217;Amérique</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 22:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Casimir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Américanité]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique française]]></category>
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		<description><![CDATA[De nombreux Québécois francophones ont un problème avec l’Amérique. Comme si nous ne pouvions appartenir pleinement à ce continent, comme si adossés à l’élément anglo-saxon nous ne pouvions que tourner les yeux vers la France.
Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : la [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4113" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4113" title="amerique_nord2_small" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/10/amerique_nord2_small-300x225.jpg" alt="source: lettres-histoire.ac-rouen.fr" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">source: lettres-histoire.ac-rouen.fr</p></div>
<p>De nombreux Québécois francophones ont un problème avec l’Amérique. Comme si nous ne pouvions appartenir pleinement à ce continent, comme si adossés à l’élément anglo-saxon nous ne pouvions que tourner les yeux vers la France.</p>
<p>Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : la lecture de certains ouvrages de Gérard Bouchard dont <a href="http://www.hst.ulaval.ca/revuemens/BouchardSeguin.html">Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde</a>. Le concept d’américanité proposé par Bouchard m’ouvrait à l’Amérique. Je découvrais, ce qui paraîtra une évidence pour plusieurs, que je suis un Américain (ne pas lire Étasunien) parlant français et non un Français d’Amérique.</p>
<p><span id="more-4073"></span></p>
<p>La redécouverte de la Franco-Amérique, cette Amérique à peine aperçue lors d’un travail de baccalauréat portant sur la rébellion des Métis de la rivière Rouge, fut la deuxième étape de ma décolonisation. Je dus faire un détour par les États-Unis. La lecture d’<a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=325">America</a> (Denis Vaugeois) et de <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=94">Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre</a> (Yves Roby) me permit de découvrir la participation de mes ancêtres, les Canadiens puis les Canadiens français, à la construction des États-Unis. Avec le recul, ce détour me paraît inévitable. Ma québécitude me rendait l’exploration de la francophonie canadienne excessivement pénible en raison du rappel constant de l’identité canadienne-française. Il faut dire que cette dernière nous est régulièrement servie pour nous rappeler notre statut ethnique à l’intérieur du Canada.</p>
<p>Mais se sont les travaux d’Éric Waddell et de Dean Louder qui me firent pleinement découvrir l’expérience franco-américaine. Je fis mes devoirs avec méthode et m’attaquai à la lecture de <a href="http://books.google.ca/books?id=0YiGS6xtjKMC&amp;dq=%22vision+et+visages+de+la+franco-am%C3%A9rique%22&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=z2UPhCLX7u&amp;sig=ce6MaHHvLTDjXGx8OWXP8uYk5f0&amp;hl=fr&amp;ei=qi3WSpaBEcGSlAfp082cCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=3&amp;ved=0CA0Q6AEwAg#v=onepage&amp;q=&amp;f=false">Vision et visages de la Franco-Amérique</a>, <a href="http://books.google.ca/books?id=-qC0jwU7JP8C&amp;dq=Du+continent+perdu+%C3%A0+l%E2%80%99archipel+retrouv%C3%A9&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=FQACUUZsE7&amp;sig=Sj7AOHlP-QY2NVwrdnHLH8htshQ&amp;hl=fr&amp;ei=-y3WSsvTNMqTlAe1wrCcCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=2&amp;ved=0CAoQ6AEwAQ#v=onepage&amp;q=&amp;f=false">Du continent perdu à l’archipel retrouvé</a> et <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=2292">Franco-Amérique</a>. Je vous invite à lire ces trois ouvrages qui offrent le panorama le plus précis à ce jour de la francophonie nord-américaine. Vous découvrirez l’expérience acadienne, louisianaise, mais aussi comment nos ancêtres se sont appropriés l’Amérique dans ses moindres recoins.</p>
<p>Lire l’Amérique racontée en français, découvrir le rôle des Canadiens français dans l’exploration de l’Ouest américain, la fondation de Chicago ou la politique municipale de San Francisco, m’a été grandement bénéfique.</p>
<p>Il ne manque plus que notre indépendance politique afin que la nation québécoise participe pleinement à ce continent au même titre que le Canada, les États-Unis, le Mexique ou le Brésil.</p>
<p>Pour plus de détails, voir <a href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">le carnet web de Dean Louder</a> qui contient plusieurs billets sur ses voyages en Franco-Amérique à la recherche de communautés peu connues et parfois même inconnues.</p>
<p>Je suis d’Amérique !</p>
<p>Bonne lecture&#8230;
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		<title>Un pas vers l&#8217;idéal du dirigeant politique</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 03:55:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Chabot-Bertrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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Dans La République de Platon, au livre VI, l’auteur cherche à déterminer quel est le meilleur moyen et fonder la meilleure des cités. À travers cette recherche, la question sur celui qui sera le plus apte à diriger cette cité vient se confronter au protagoniste de l’œuvre. À travers une longue discussion entre le personnage [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<div id="attachment_2440" class="wp-caption alignleft" style="width: 291px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/06/platon-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-2440" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/06/platon-1-281x300.jpg" alt="Platon" width="281" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Platon</p></div>
<p>Dans <em>La République</em> de Platon, au livre VI, l’auteur cherche à déterminer quel est le meilleur moyen et fonder la meilleure des cités. À travers cette recherche, la question sur celui qui sera le plus apte à diriger cette cité vient se confronter au protagoniste de l’œuvre. À travers une longue discussion entre le personnage principal, Socrate, et ses interlocuteurs, Platon en vient à la réponse que celui qui sera le mieux disposé à gouverner est certainement celui qui sera le plus vertueux de tous et qui aura la plus grande connaissance de la réalité. Or, une nouvelle question se pose, comment l’humain peut-il connaître les choses? Comment accèdera-t-il à la connaissance? Avant tout, Platon affirme que la condition nécessaire à l’apprentissage, donc à la connaissance, passe par la faculté que l’humain a de sentir le monde qui l’entoure. C’est à partir de ces sensations que nous serons capables d’accéder à un niveau supérieur de la connaissance, soit la connaissance d’un monde invisible aux sens physiques, celle d’un monde intelligible. <span id="more-2432"></span>Ce monde est la connaissance ultime puisqu’il comporte la Vérité et l’Être, en d’autres termes, la connaissance de ce monde intelligible est le chemin d’accès vers le Bien suprême. Cette idée de Bien dépasse toute ontologie, car elle se trouve au-delà de l’être, ce pourquoi seulement une infime partie des humains peuvent accéder à la connaissance du Bien. Platon dresse ainsi les cinq niveaux de connaissance et son cheminement sous cinq étapes pour pouvoir accéder à la connaissance du Bien.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Dans un premier temps, Platon se sert d’une analogie avec une ligne que nous coupons, à quatre reprises, et toujours de manière à ce qu’il y ait un bout de la ligne que nous coupons qui soit plus important que l’autre, de sorte qu’à chaque coupure, la ligne est beaucoup plus petite que la précédente. La longueur de la ligne coupée représente l’accessibilité et le nombre d’êtres humains qui ont le potentiel d’accéder à ce niveau de la connaissance. Bref, plus la ligne est grande, plus il est facile d’y accéder et plus le nombre de personnes qui se trouve à ce niveau est important. Du groupe le plus facile et grand au groupe le plus petit, voici les cinq degrés de la connaissance et les états mentaux qui accompagnent chacun de ces degrés : la connaissance des images par l’imagination, la connaissance des réalités sensibles par les croyances, la connaissance des hypothèses mathématiques par le raisonnement discursif, la connaissance des Idées par la contemplation et la connaissance du Bien suprême par le principe et la vérité. Ces cinq groupes se divisent aussi en trois catégories. La première catégorie est celle du visible. Elle regroupe la connaissance des images et des réalités sensibles et elle a pour modalité l’opinion. La deuxième catégorie est celle de l’intelligible. Elle regroupe la connaissance des hypothèses mathématique et des Idées et elle a pour modalité la science. La catégorie suprême est celle du Bien, dont la modalité est, tel que susdit, le principe et la vérité. En résumé, plus nous nous élevons dans l’échelon de la connaissance, plus la connaissance est abstraite, mais elle demeure tout de moins plus stable. En effet, l’imagination produit ce qui est à la saveur du jour, mais rare sont les créatures de l’imaginaire qui sont vérités absolues, encore si c’est possible, alors que la science peut se donner le crédit d’établir des principes beaucoup stable, donc bien plus près d’un principe véritable.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Deuxièmement, voyons les cinq étapes qui mènent à la connaissance. Pour expliquer la première étape, Platon fait une analogie à l’œil, l’organe qui permet de voir les choses du monde sensible, le visible. Il en conclut que l’humain possède aussi un moyen pour voir le monde des Idées et des formes, le monde intelligible. Ce moyen est ce qu’il a appelé « l’œil de l’âme ». La première étape est donc la capacité comprendre ce que le corps reçoit à l’aide de la pensée, de la raison, et c’est au moyen de l’âme que nous pouvons y arriver. La seconde étape repose sur le fait que, pour être capable de contempler l’intelligible, il faut que l’œil de l’âme soit ouvert, c’est-à-dire qu’il faut que l’humain réfléchisse, pense. Troisièmement, il faut que l’objet que nous observons en pensant avec notre intelligence soit éclairé. Cette lumière est l’image qu’utilise le philosophe pour exprimer l’endroit dans lequel la réflexion doit se faire et ce lieu de réflexion est celui de la vérité et de l’être. Ensuite, il faut qu’il y ait un objet à contempler. Dans le monde intelligible, l’objet à regarder est aussi intelligible. Les objets sont des Idées et des Formes. La dernière étape, est la source de la lumière; c’est le soleil. Ce soleil qui éclaire est l’image sensible de ce qui, dans l’intelligible, est le Bien. En résumé, pour accéder à la connaissance il faut que l’âme (œil de l’âme) pense intelligemment (ouvre l’œil)<span> </span>à un objet vrai et réel (lieu éclairé – vérité et être), dont il est possible d’apprendre l’Idée ou la Forme (objet intelligible) et qui a pour source le Bien (Soleil).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">En conclusion, la connaissance est un champ très large duquel nous pouvons théoriser les différents degrés qui la composent. L’évolution à travers ce vaste domaine peut aussi être observée à travers les différentes étapes indispensables à l’avènement de la connaissance jusqu’à son niveau le plus élevé, soit celui qui dépasse toute connaissance de l’être, c’est-à-dire ce qui se trouve au-delà de l’être, et c’est le souverain Bien. Ainsi dit, Platon continuera son analyse de la meilleure cité en considérant que le dirigeant le plus apte à construire et à entretenir la meilleure des cités est celui qui aura la connaissance du Bien suprême. Considérant les dirigeants politiques qui nous gouvernent aujourd’hui, Platon s’indignerait démesurément de voir à quel point sa pensée n’a pas fait long feu. Il serait même incroyablement déçu de constater à quel point les dirigeants d’aujourd’hui sont inéluctablement à ceux contre qui il s’est battu toute sa vie, les sophistes, pour faire régner justice et bonheur.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: underline"><strong>Sources :</strong></span><br />
<em>Platon, La république, trad. de Georges LEROUX, GF Flammarion, 2000, 801 p.</em></span>
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		<title>Tu veux danser la politique avec moi ?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 00:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mohdza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Blattberg]]></category>
		<category><![CDATA[Et si nous dansions?]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut avoir une politique de conversation et non de négociation, car celle-ci amène à des concessions. Il faut comprendre notre prochain et établir des ponts de communication, voila la solution. Selon moi ( et d'autres personnes) la constitution devrait être revue, et corrigée. 
Lisez et sentez vous libre de laisser des commentaire, car l'échange récompense autant le plus faible que le plus fort.
Texte écrit par Mohamed Newfel Boudehane.<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<p>Nous savons que tout commence avec la réflexion, cette réflexion est nécessaire pour aborder les incompréhensions de la réalité qui nous entoure, sans quoi l’homme aurait disparu il y a fort longtemps. L’idée créatrice fait de l’homme « un animal politique ». La pratique façe à la théorie, voila ce que la politique tente d’appliquer, car « le but de la politique est, non pas la connaissance pure, mais la pratique ». Le philosophe est celui qui « admire le spectacle de la vérité », il est celui qui s’est déchaîné, il est celui qui est sorti de la caverne à la recherche de la sagesse. À son retour le philosophe comprit la complexité de la transmission du savoir façe à des hommes qui n’ont jamais contemplé la vérité, car « (…) un homme sensé se rappellera que les yeux peuvent être troublés de deux manières et par deux causes opposées : par le passage de la lumière à l’obscurité, et par celui de l’obscurité à la lumière (…) ». Presque 2350 ans plus tard les tensions et les contradictions sont toujours présentes et le politicien s’efforce de comprendre « (…) les processus de décisions individuelles et collectives qui touchent la distribution des ressources dans une société ».<span id="more-704"></span></p>
<p>L’ouvrage que j’ai choisi est un livre de philosophie politique qui a pour titre  « Et si nous dansions ? ». Cet opuscule de 200 pages propose de répondre à une question précise qui est : « Pourquoi un si grand nombre de Canadiens ne se sentent pas chez eux dans leur propres pays? »  Son auteur, Charles Blattberg nous propose moult solutions, solutions qui seront traitées plus loin dans ce compte rendu. Son auteur est un professeur adjoint de philosophie politique au Département de science politique de l’Université de Montréal, j’ai eu aussi la chance de l’avoir comme professeur dans mon cours de pensée politique. Pour monsieur Blattberg il est impossible d’avoir une théorie de la justice unifiée, car celle-ci ne peut avoir d’arbitre (cour suprême) qui théoriquement est objectif. Selon lui, la meilleure solution réside dans la conversation pour régler les conflits et amener à une compréhension unifiée. L’auteur se qualifie de philosophe pratique qui serait comparable à Protagoras ou Charles Taylor. Sa philosophie est interprétative. Mon compte-rendu sera structuré de manière à inclure d’une part un résumé et une partie explicative et une critique personnelle.</p>
<p>Avant de commencer, il est impératif de comprendre certains termes qui seront évoqués au cours du compte-rendu. Dans la pratique politique, il existe plusieurs courants de pensée : les monarchistes, les polyarchistes. Chez les monarchistes, il existe quatre formes de monarchie : le roi, l’esprit d’unité démocratique (élection ou le peuple ne forme qu’un ), la constitution unifiée théorique (la Charte de Pierre Elliot Trudeau ). Chez les Polyarchistes, il y a l’acceptation de la pluralité qui est représentée par des groupes qui, quand se heurtent, utilise la négociation de bonne foi pour résoudre les conflits, il y a aussi les adeptes de la <em>realpolitik</em> pour qui le dialogue est un rêve et que la réalité entre les parties se définie exclusivement par la force.</p>
<p>Premièrement, l’une des principales objectives de cet ouvrage est de « montrer que les approches qui ont exercé jusqu’ici la plus grande influence sur notre constitution et nos politiques n’ont eu pour effet, en bonne partie, que d’accentuer des dilemmes tel que celui-là ». Au tout début, l’auteur porte sa réflexion sur la nature de la Constitution canadienne qui selon lui est un recueil de règles. L’auteur propose aussi que les règles doivent être préréflexives, c’est-à-dire des règles qui sont profondément ancrées dans le citoyen et que celui-ci les applique sans y réfléchir. Comme le dit le philosophe Ludwig Wittgenstein a propos des règles qui les comparent à des poteaux indicateurs : « Indique-t-il la direction à prendre une fois que je l’ai dépassé (…) et si au lieu d’un seul poteau indicateur se trouvait toute une chaîne  ininterrompue d’écriteaux(…) n’y a-t-il pour eux qu’une interprétation ? » Charles Blattberg explique que les règles doivent être l’expression de notre « moi » qui relève de notre identité. Nous pouvons carrément dire que pour les autochtones et les Canadiens-français la constitution n’a jamais été l’expression de leur identité il a fallu plusieurs rébellions pour avoir une certaine satisfaction, mais insuffisante qui est celle du gouvernement responsable. Nous pouvons aussi faire le lien avec les accord du Lac meech qui était à la base de la négociation et non de l’ouverture.</p>
<p>Deuxièmement, l’écrivain stipule que l’approche monarchiste de la politique qui représente une « autorité souveraine unique, devant laquelle tous les acteurs des principaux conflits politiques doivent plaider leur cause. » . Le simple fait de plaider sa cause le politicien doit contester ce qui selon l’auteur se résume à faire des concessions et de ce fait détériore l’évolution des idées. Monsieur Blattberg invite le lecteur à voir le plaidoyer comme une mauvaise manière de dialoguer, car elle ne permet « aucun échange d’idées (…) aucune évolution ou transformation de l’idée ». L’auteur affirme que la plupart d’entre nous (Canadiens ) ont opté pour une vision polyarchiste qui consiste à adopter la pluralité. Cela peut s’expliquer qu’en voyant « nos voisins du sud vouer un véritable culte à leur constitution comme s’il s’agissait d’une sorte de religion politique révélée. Il nous est difficile de ne pas céder à l’ironie » . Aux États-Unis durant les élections le peuple se réunit et en se regroupant ils sont comme un monarque, nous pouvons aussi clairement le voir avec « E Pluribus Unum ». Ce pluralisme ne possède pas de vérité unique, cohérente à la totalité de la population. Un peu plus loin, l’auteur explique que l’outil par excellence du pluralisme pour résoudre les collisions des différents monarques qui voudraient arriver au pouvoir (la Couronne, l’économie divine, le peuple, la justice théorique) serait la négociation. L’auteur définit le pluralisme canadien à celui de polyarchiste. Dans les deux cas il y aura soit des concessions ou au consentement ce qui amène directement à des règles imposées et qui n’admet aucun échange ou évolution. Bref, « Donc, que l’on adhère au monarchisme ou aux polyarchisme le résultat immédiat serait une constitution qui, aux yeux des citoyens, ferait figure de « logement » plutôt que de « foyer » une constitution construite à coups de règlements. », car nous devons comprendre que la constitution doit justement refléter l’expression du citoyen, en d’autres termes elle doit se composer de règle expressive et non de poteau indicateur qui ne faire que fragmenté, divisé l’unité.</p>
<p>Troisièmement, monsieur Blattberg affirme qu’il existe une solution, celle qui « (…) part de l’idée suivant laquelle la meilleure façon de composer avec les conflits politiques consiste à dialoguer et non à s’en remettre à une autorité souveraine, et qui , comme celle des monarchistes, vise à nous mener plus loin que simplement nous accommoder de nos divisions ». Cette approche que l’on peut qualifier de patriotique consiste à voir l’État et ses institutions comme des outils indépendant des citoyens « (…) mais comme le siège de la citoyenneté prise comme un tout, c’est-à-dire l’expression du bien commun ( …) ». L’expression du bien commun est une notion importante qui réunit la pluralité, car que nous soyons Chrétien, Musulman ou Juif, nous Canadiens nous voulons la paix et la prospérité économique. Cette approche unificatrice doit cependant se faire sous la tutelle de la conversation. Comme le dit si bien Aristote : « le bien certes est désirable quand il intéresse un individu pris à part; mais son caractère est plus beau et plus divin quand il s’applique à un peuple et à des États entiers. ».</p>
<p>Quatrièmement, la valeur et la portée de ces concepts peuvent facilement s’expliquer dans l’histoire politique du Canada. Ce qui est important c’est que nous vivions dans un pays où il existe une pluralité dans les groupes ethniques, religieux. Certes pour l’auteur on peut, par la pluralité, arriver a une cohésion, une unification, mais il existe plusieurs obstacles comme la constitution qui est faite de règles et par l’existence<br />
de la cour suprême qui justement est choisie par le gouvernement ou encore de notre système parlementaire qui prône un combat rhétorique qui résulte d’une dégradation des échanges. Il faut savoir que nous avons tous le même bien commun et il faut aussi reconnaître l’existence de communauté typique comme les autochtones ou les Québécois sans quoi la discussion, la conversation ne peut avoir lieu. Évidemment, il peut exister des conflits, ceux-ci doivent se résoudre par l’échange et nous savons très bien qu’un arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit qu’une forêt qui pousse.</p>
<p>En conclusion, selon moi il serait pertinent de se voir comme partenaires et non comme opposants, car l’union fait la force, le partage enrichi le plus faible comme le plus fort. Avec la décentralisation, les provinces ont plus d’autonomie et une marche de manœuvre plus grande. Je crois qu&#8217;en tant que citoyen qui cherche la prospérité il est important que nous nous concentrions sur ce qui nous rapproche et non se qui nous sépare. En effet, je suis conscient que la conversation est une approche très fragile dans la mesure où les partenaires doivent être prêts à s’écouter mutuellement pour arriver à des solutions. Mais qui ne risque rien n’a rien!
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		<title>Et si le PQ regardait d&#8217;où il vient?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 19:51:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maxime</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;assiste présentement, à l&#8217;Université de Montréal, à un cours sur les systèmes politiques canadien et québécois. J&#8217;ai eu à lire, pour ce cours, un livre très intéressant dans le cadre d&#8217;un travail. Celui que j&#8217;ai lu est Le parti de René Lévesque : un retour aux sources, d&#8217;André Larocque, un membre fondateur du Parti Québécois, [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<p>Sans me cacher, j&#8217;avouerai dès le départ que je crois fortement en l&#8217;idée de la souveraineté-association et que j&#8217;ai de plus en plus de mal à m&#8217;identifier au Parti Québécois. Non, je ne suis pas un indépendantiste, ni un séparatiste, ni complètement un souverainiste. J&#8217;ai l&#8217;impression trop souvent que les gens s&#8217;y perdent entre ces termes. Mais tout le monde est dans le même bateau&#8230;celui du Parti Québécois qui semble détenir l&#8217;exclusivité de tous ces termes. Et le Parti Québécois, dans le temps, n&#8217;a pas toujours prôné uniquement la souveraineté.</p>
<p><span id="more-216"></span></p>
<p>Au moment d&#8217;emprunter le livre d&#8217;André Larocque, j&#8217;ai également pris sur la tablette de la bibliothèque <em>Option Québec</em>, écrit par René Lévesque dans les années 1960. Je n&#8217;ai pas complété la lecture de ce dernier, mais lu suffisament pour comprendre l&#8217;idée essentielle qui s&#8217;en dégageait versus celle véhiculée par le livre de M. Larocque.</p>
<p>Sans faire un résumé ni une critique du livre, André Larocque appelle les partisans du Parti québécois à faire un examen de conscience, à se regarder le nombril, en revenant aux sources du parti que René Lévesque a fondé avec d&#8217;autres personnes en 1968. Un parti dont le but était que les Québécois puissent devenir des maîtres chez eux, où l&#8217;un des moyens pour y arriver (et non une fin, comme c&#8217;est le cas aujourd&#8217;hui) était la souveraineté, ou bien quelqu&#8217;autres réformes faisant en sorte que le peuple puisse avoir plus de pouvoir dans notre système démocratique et dans le territoire qu&#8217;il occupe. Au contraire, à l&#8217;avis de M. Larocque, le Parti Québécois était en 2007 complètement à l&#8217;opposé de cette idée fondatrice du parti et je crois qu&#8217;il l&#8217;est encore aujourd&#8217;hui. Et je crois qu&#8217;il le sera encore pour longtemps.</p>
<p>Il ne faut pas passer sous silence les réalisations de Lévesque (qui a aussi été ministre libéral) et du gouvernement dont il avait la charge de 1976 à 1985 : la nationalisation de l&#8217;électricité, le mode de financement des partis politiques, la loi 101 sur la langue française, tout ce qui touchait les référendums et j&#8217;en passe. Tout ça s&#8217;inscrivait dans l&#8217;ultime but que le peuple québécois soit maître chez soi.</p>
<p>En lisant ce livre, j&#8217;ai compris beaucoup de choses concernant le grand homme qu&#8217;était René Lévesque, très apprécié de la population, respecté, grand communicateur, qui a réussi à ralier un peuple derrière lui dans un Québec en plein changement. Mais j&#8217;ai aussi compris d&#8217;où venait le Parti Québécois.</p>
<p>Mon seul problème, c&#8217;est de comprendre ce qui a pu se passer entre l&#8217;époque où René Lévesque a été le plus grand Premier ministre que le Québec a connu, et aujourd&#8217;hui, où l&#8217;on semble être très éloigné de ce qu&#8217;il préconnisait. Après ma lecture, j&#8217;avais du mal à comprendre (et je donne en quelque sorte raison à André Larocque sur ce point) pourquoi d&#8217;autres politiciens, d&#8217;autres chefs du Parti Québécois, ont décidé de ne pas aller dans la même direction que Lévesque. Pourquoi le parti a privilégié remettre à plus tard les réformes démocratiques, de prendre la souveraineté et de la considérée comme une fin en soi, de la réaliser le plus tôt possible et de prendre tous les moyens pour y arriver?</p>
<p>Pour reprendre une phrase du livre d&#8217;André Larocque :</p>
<blockquote><p> Pour moi, le parti de René Lévesque est mort avec la venue à sa direction de Jacques Parizeau. Mort d&#8217;élitisme ou de rupture avec le peuple. Le parti est mort de nouveau quand Lucien Bouchard en est devenu le chef. Mort, cette fois, de la priorité donnée au nationalisme sur le pouvoir populaire. [...] Bernard Landry n&#8217;a pas fait beaucoup plus que de flirter avec l&#8217;agenda démocratique du fondateur du parti. Aujourd&#8217;hui, André Boisclair renvoie les réformes démocratiques au lendemain d&#8217;un référendum gagné. La souveraineté d&#8217;abord, la démocratie après!  (p. 31-32)</p></blockquote>
<p>Et qu&#8217;est-ce que ça sera sous la gouverne de Pauline Marois?</p>
<p>Mais si le parti de René Lévesque est mort, pourquoi le Parti Québécois est-il toujours en vie? Est-ce là la véritable raison pourquoi ce parti politique a connu une baisse de popularité au cours des dernières années (malgré une certaine remontée au détriment de l&#8217;ADQ à l&#8217;élection de 2008)?</p>
<p>Néanmoins, je trouve que le Parti Québécois a évolué d&#8217;une drôle de façon et a su profiter du bipartisme, jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de l&#8217;ADQ comme parti politique d&#8217;importance. Le PQ que mes parents ont connu n&#8217;est pas le même que j&#8217;ai connu.</p>
<p>En lisant le livre de Larocque, on comprend un peu mieux certains événements historiques. Entre autres, d&#8217;où viennent les radicaux du parti&#8230; Pierre Bourgault, président du Rassemblement pour l&#8217;Indépendance Nationale, a procédé à sa dissolution et a recommandé à ses membres de joindre le Parti Québécois, alors que le RIN était composé d&#8217;indépendantistes et que le PQ prônait la souveraineté-association, donc beaucoup plus modérée. Est-ce là l&#8217;origine des purs et durs du PQ? Probablement. Est-ce eux qui ont fait une différence dans le parti pour qu&#8217;il change de ligne directrice après Lévesque? Peut-être. Mais est-ce que la situation où il y a la présence d&#8217;autant de personnes aux convictions différentes au sein d&#8217;un même parti subsiste également au sein des autres partis politiques? Si la réponse est oui, alors les médias aiment donc s&#8217;acharner sur le PQ pour quelques fois relever la situation qui règne entre ses membres tantôt modérés ou radicaux, souverainistes, séparatistes, indépendantistes&#8230;</p>
<p>Au moment actuel où le Parti Québécois a réussi à ravoir un peu plus de succès à la dernière élection, par rapport à celles de 2007, je crois qu&#8217;il serait temps que plusieurs replongent dans l&#8217;histoire et (re)consultent les livres d&#8217;André Larocque et de René Lévesque. J&#8217;ose croise encore à la souveraineté du Québec, mais pour qu&#8217;elle se produise, je suis convaincu qu&#8217;un retour aux sources est nécessaire. Nécessaire pour comprendre. Si ce n&#8217;est pas le PQ qui fera la souveraineté, un jour (et surtout pour de mauvaises raisons), ce sera un autre parti, présent ou nouveau, qui y arrivera tout en respectant la conviction qu&#8217;avait René Lévesque lorsqu&#8217;il a fondé le Mouvement souveraineté-association et le Parti Québécois. Mais au fond, aussi, est-ce que les gens veulent vraiment un pays ou un Québec où l&#8217;on sera plus libre d&#8217;agir comme on veut, en tant que société, tout en gardant une association avec le Canada? Le Manifeste pour la souveraineté du PQ donne la réponse pour son propre parti, et les personnes qui peuvent davantage croire à la souveraineté-association se retrouvent donc sans trop savoir où aller, pour qui voter.</p>
<p>Finalement, il manque cette étincelle, l&#8217;étincelle qui fera ouvrir les yeux à tout le monde et qui leur donnera le goût d&#8217;être derrière une cause aussi noble que celle de rendre à un peuple plus de pouvoir dans notre démocratie. Une étincelle qui ferait que les désintéressés de la politique ne pourraient pas rester là, sans rien dire, sans voter à un référendum, ni à des élections. Il manque aussi l&#8217;orateur hors-pairs, à la Lévesque ou à la Claude Charron, qui ferait qu&#8217;on voudrait écouter et suivre celui qui nous ferait rêver d&#8217;un Québec meilleur. Et qui sait, un jour j&#8217;espère, les Québécois iront plus loin qu&#8217;une séparation du Canada ou d&#8217;une association avec ce pays, et ce ne sera peut-être pas le Parti Québécois qui y arrivera.
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