Publié le 5 février, 2010 à 09:45 par Michel Laurence
Ce qui manque au mouvement indépendantiste !
Personne, personne dans le mouvement indépendantiste ne peut plus tenir un tel discours.
Et pourtant…
Je vous offre ce moment de réflexion.
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Mots clés: Indépendance • Parti Québécois • Pierre Boourgault • Québec • Souveraineté
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Si … moi au PQ. Et un paquet d’autres militants.
Ah oui ?
Vous faites référence à votre talent d’orateur ou au contenu du discours de Bourgault ?
Les deux. En public je plais beaucoup et je sais tenir un discours rassembleur et positif… quand je le veux. Et bon nombre d’autres militants ont cette capacité. Ne vous fiez pas à ce que j’écris ici. Je ne viens pas là pour les mêmes raisons que je vais à une assemblée d’indépendantistes. Et non, ici je ne milite pas. Je m’exprime, je provoque, comme si on était devant mon comptoir de cuisine, c’est un plaisir. (vu nos deux derniers commentaires, on devrait passer à la trappe avec les nouvelles règles)
De la troisième minute jusqu’à la cinquième minute, nous voyons que le PQ (et le BQ) avait le même problème à l’époque :
- Plutôt que de dire ce que les gens veulent entendre (vous vous reconnaissez) pour dégager l’image rassurante,… restez solidaire à vos positions et assumez-les. Coûte que coûte, et de peur d’être – pour une fois – cohérent, à ne plus dire n’importe quoi que pour plaire à la galerie.
- Ce n’est pas l’image superficielle des prétentions d’une personne ou d’un groupe qui passe à l’histoire et qui a la reconnaissance, mais bien ceux qui agissent pour acquérir cette respectabilité.
Bref, plus ça change, plus c’est pareille.
Or,
Soit, (1) c’est vrai, dans la mesure où certains souverainistes – moi, entre autres – veulent se détacher de cette crédulité que le PQ/BQ domine, dirige ou dicte de force, et qu’on appelle « mouvement indépendantiste ».
Soit, (2) c’est faux, dans la mesure où, en parlant du mouvement indépendantiste, on isole une grosse partie, celle du mouvement que le PQ/BQ domine, pour y voir l’ensemble et réduire le PQ/BQ à une brique dans l’édifice.
Ce deuxième cas cependant est nébuleux, car l’image du mouvement indépendantiste est actuellement monopolisée par ceux qui tentent – et qui réussissent – de dominer, diriger ou dicter la globalité du mouvement, c’est-à-dire celle du PQ/BQ, donc qu’il prétend être l’édifice et non une des briques.
Bref, l’énoncé :
est vraie, n’en déplaise à qui que ce soit, tant que le PQ/BQ monopolisera le mouvement et qu’il continuera à en faire un instrument de sa machine électorale. Tant et aussi longtemps que ça durera, on dira n’importe quoi pour rassurer et plaire à la gallerie (pour acheter les votes), on demeurera incohérent et le mouvement indépendantiste structuré par le PQ/BQ récusera de tel discours.