Publié le 15 octobre, 2009 à 19:25 par Jean-Sébastien Vézina-Girard

Congédiment massif chez Pratt & Whitney Canada

Pratt & Whitney Canada

Pratt & Whitney Canada

Sur la rue d’Auvergne à Longueuil c’est la consternation du syndicat chez Pratt & Whitney Canada. L’entreprise supprimera 250 emplois d’ici fin 2009, dont 200 au Québec. En plus de cette triste nouvelle elle annonce aussi la fermeture  d’une des plus importante usine à Longueuil pour 2010 qui mettra au chômage 160 travailleurs de plus dont 120 syndiqués.

Le représentant syndical, M. Camile Larochelle, affirme que cette usine emplois 400 personnes mais qu’elle peu facilement  en employer plus de 800. Il indique aussi que ces mises à pied porteront au total à 1000 le nombre pertes d’emplois cette année seulement, malgré de large subvention (141,9 millions $) de la part du gouvernement du Québec.

Il ajoute aussi que chaque travailleur en moyenne paie environ 170$ par semaine en impôt au gouvernement québécois seulement ce qui donne au bout de l’année 8,9 millions $ en moins dans les coffres de l’État.

«Depuis quelques années, on essayait d’attirer du travail à valeur ajouté pour cette usine, on travaillait fort au niveau de l’organisation du travail, des horaires, de la flexibilité, a affirmé M. Larochelle. Maintenant, on se sert de la situation économique pour restructurer les deux autres usines pour être capables d’englober les activités de l’usine de la rue d’Auvergne et de mettre à pied des employés supplémentaires. C’est enrageant.»

Avec ces pertes d’emplois l’entreprise se tournera vers la sous-traitance tel qu’annoncé par  Nancy German, la vice-présidente aux communications.

Qu’apporte de bon la sous-traitance à une compagnie comme Pratt & Whitney ? Premièrement les salaires des sous-traitants seront bien inférieurs à ceux des employés, de plus aucune négociation avec un syndicat et aucune garantie d’emplois stable. Bref une main d’œuvre tout aussi efficace mais bien plus facilement malléable au niveau des conditions de travail et qui plus est coupe des postes à des permanents qui auront perdu leur emplois.

 

Mme German, affirme que la sous-traitance de la distribution et de l’entreposage des pièces se fera au Québec, mais elle oublie de mentionner dans quelles régions les autres secteurs d’activité se feront. Elle dit aussi que les mises à pied, sont dû à plusieurs facteurs tels que; les entrepôts sont utilisées à 30%, qu’il n’y a  pas de banc d’essai, que l’usine n’est pas à proximité d’un aéroport (quoique Saint-Hubert n’est pas très loin environ 20 min) et que le bâtiment originale date de 1913 et aurait requis des investissements importants. Mais à quoi servent les subventions si ce n’est que pour moderniser les structures? Et une mauvaise gestion de l’entreposage justifie-t-elle  un congédiement massif?

 

Le syndicat entend entamer des poursuites judiciaires pour le congédiement des employés syndiqué  sous prétexte de crise économique brisant ainsi les clauses de la convention collective adopté le 17 décembre 2007 qui prévoyait la protection des travailleurs contre les mises à pied.

 

Sources;

http://www.romandie.com/infos/news2/200909301916042AWP.asp

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/09/20090930-190340.html

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/fabrication/200909/30/01-907012-pratt-whitney-canada-supprime-410-emplois.php

http://www.ruefrontenac.com/affaires/entreprises/11575-paw

http://www.pressegauche.org/spip.php?article1327

Aussi paru sur;

 www.quandlematerialismesenmele.wordpress.com

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Commentaires (4)

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  1. Richard3 dit :

    Il y a un principe simple, en affaires; quand le concurrent produit à meilleur coût que soi, on perd des parts de marché, et tôt ou tard, si l’on ne corrige pas le tir, ce sont tous les employés qui seront remerciés de leurs services.

    Loin de moi l’idée de donner une bénédiction inconditionnelle à Pratt & Whitney Canada; le fait qu’ils aient obtenu une subvention de plus de 140 M$ en font de bons bénéficiaires de ce que certains appellent « le BS des entreprises ». Par contre, la compagnie doit se maintenir dans une position compétitive, face à ses concurrentes, sinon, l’inévitable se produira, et elle ira rejoindre de nombreuses grandes entreprises de ce monde, qui ont fermé boutique, et ce malgré la générosité des contribuables.

    Évidemment, c’est triste pour chaque personne qui perd son job, mais l’important, dans une telle situation, est de s’adapter au changement, afin de dépendre le moins possible d’un job, ou d’un employeur précis.

  2. Normand dit :

    Moi j’ai un problème avec le concept même de subvention…

  3. Sylvain Guillemette dit :

    @ Richard3

    «Il y a un principe simple, en affaires; quand le concurrent produit à meilleur coût que soi, on perd des parts de marché, et tôt ou tard, si l’on ne corrige pas le tir, ce sont tous les employés qui seront remerciés de leurs services.»

    Effectivement, alors pourquoi, pour aider seulement, ne commencerions-nous pas par abolir le droit d’exploitation du bourgeois? Question de cohérence, voyez-vous? Tout ce capital, perdu, qui ne fera qu’engraisser qu’un non-méritant, n’ayant pas pris plus de risque que les travailleurs et n’ayant pas travaillé plus fort ou longtemps qu’eux… J’ai une idée! Abolissons le capitalisme, et du coup, fini ce parasitisme qui ne profite qu’à cette minorité parasitaire, nommée la bourgeoise.

    Dans un système socialiste, voire communiste, nous n’aurions plus jamais cette notion maladive de la dette, telle qu’elle est perçue actuellement à travers les sociétés de par le monde. Dans un système communiste, tout le capital absorbé sans raison par ces égoïstes personnages que sont les bourgeois, serait redirigé vers des productions qui, certes répondraient à une demande –respectant aussi la collectivité-, mais qui ne seraient plus destinées à sauvagement enrichir une minorité, sur les fruits du labeur d’autrui.

    @ Normand

    «Moi j’ai un problème avec le concept même de subvention…»

    Moi aussi, et quand je travaille dans le domaine privé, c’est comme si je subventionnais chaque pas de l’entreprise privée détenue, elle, par un bourgeois non-méritant, non-élu et totalement inutile à l’évolution de l’humanité sur Terre. Il est peut-être temps de faire le ménage et débarrasser les humains de cette plaie béante qui ronge la Terre.

  4. En plus d’être plus rentable pour la population une entreprise étatisé et décentralisé contrôlé par les travailleurs serait bien plus stable au niveau économique. C’est bien plus cela que nous pouvons appeler la prospérité économique et non celle d’une minorité d’individus égoĩstes qui ne pensent qu’au profit et non à son prochain.

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Jean-Sébastien Vézina-Girard
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