Publié le 22 juillet, 2009 à 19:36 par Pierre Morin

Pauline Marois la « jovialiste »

source: radio-canada

source: radio-canada

Juste avant de quitter son poste pour les vacances estivales, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a tenu à proclamer, dans un courriel envoyé fin juin, que les péquistes étaient plus unis que jamais.

Avouez qu’en temps normal, cette petite phrase sibylline serait passée inaperçue; mais elle devient intrigante dans le contexte où le PQ ne réussit pas à se présenter comme l’alternative aux libéraux usés de Jean Charest, malgré la conjoncture politique favorable pour lui, d’après ce que claironnent les ténors.

Démission ou fronde?

De plus, le départ de François Legault a eu l’effet d’une bombe dont les effets n’ont pas encore été évalués à leurs justes valeurs. L’ex-député de Rousseau n’est pas parti discrètement, loin de là. Sa sortie contre l’immobilisme de son parti par rapport aux vaches sacrées du sacro-saint modèle québécois a assurément déstabilisé le leadership déjà faible de la chef séparatiste.

Les efforts de l’équipe de Pauline pour minimiser le départ de François Legault ne trompent pas. Cette démission est une fronde à l’endroit de Marois, un signal clair que tout ne va pas si bien derrière les portes du sérail péquiste.

La crête de l’iceberg

Une autre preuve en a été donnée avec la déconfiture péquiste dans Rivière-du-Loup. Si à l’ADQ, personne ne se faisait d’illusion et qu’au PLQ on cachait mal le malaise de devoir défendre un candidat à la réputation entachée, ça festoyait en grand chez les péquistes après avoir débauché l’ex-député bloquiste du coin, présenté comme une autre de ses vedettes instantanées dont le PQ a le secret. Pauline ne pouvait perdre. Et, pourtant, un ami qui siège au PQ sur un exécutif de comté me confirmait récemment que le « malaise Pauline » devient de plus en plus grand au sein des troupes; il doute même qu’elle puisse se maintenir encore longtemps : « La démission de François affecte tout le monde, il était le vrai chef! »

Le PQ parle au PQ

« Mme Marois signale que le plan qu’elle a proposé pour accéder à la souveraineté a été accepté sans opposition par sa formation politique. Elle cite Le Devoir pour indiquer que les Québécois y sont favorables, un article rédigé à partir d’un sondage réalisé pour le PQ » (source).

Ici, nul besoin de mettre en doute le sondage relaté dans Le Devoir, le seul fait qu’il s’agisse d’un coup de sonde commandé par le parti dit tout. Sur le terrain, à part quelques maniaques de la politique, personne n’en a parlé.

Une autre astuce qui s’ajoute à la liste déjà impressionnante des contorsions péquistes pour faire entrer les Québécois dans la cage à homard.

Encore mal conseillée, Pauline croyait assurément faire un bon coup pour fouetter ses troupes avant les vacances, le résultat est plus que mitigé.

A Propos de l'Auteur

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Commentaires (21)

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  1. Sylvain Guillemette dit :

    «Sa sortie contre l’immobilisme de son parti par rapport aux vaches sacrées du sacro-saint modèle québécois a assurément déstabilisé le leadership déjà faible de la chef séparatiste.»

    N’importe quoi, le sacro-saint-ô-capital, aux États-Unis, lui aussi, a failli. Alors cessons de déblatérer sur le semblant de socialisme qui existe au Québec, et cessons également de fabuler sur les imaginaires perfections du capitalisme qui, soit dit en passant, vient encore, comme à tous les 30-40 ans, de s’auto-détruire Et encore, cela se fait-il au détriment des laborieux prolétaires exploités par cette minorité parasitaire bourgeoise! 4000 pertes de demeure par jour, de 400 000 à 600 000 demandes de chômage par semaine! Sinon, les millions de morts à travers le monde, directement reliés à l’impérialisme du stade suprême du capitalisme des États-Unis.

    Votre attitude, toujours dépourvue d’argument en passant, n’émet que l’évidence, soit votre incapacité d’argumenter vos dires, sinon le simple fait que vous ne soyez qu’un populiste parmi tant d’autres, mais des plus démagogiques qui soient.

    Qu’a-t-il ce système, vis-à-vis celui que vous préconisez comme solution mon cher? Votre modèle privé ne fonctionne pas –il s’est d’ailleurs effondré aux États-Unis-, il laisse dans l’oubli une majorité d’humains, au profit d’une minorité, laquelle vous semblez idolâtrer au point de défendre ses intérêts à travers un parti politique, l’ADQ.

  2. bleuquebec dit :

    Passer d’un simple courriel envoyé par Pauline à ses présidents de comté pour leur dorer la pilule sur les ratés de son leadership en phase terminal aux millions de morts causés, selon le p’tit Lénine, par le capitalisme, faut l’faire.

  3. Sylvain Guillemette dit :

    Euh…, passer de mon argument, de ma critique envers votre grogne démagogiquement étalée, contre les éléments socialistes du Québec -pour balayer finalement ma critique sous le tapis- au courriel de madame Marois, faut le faire!

    Le p’tit Friedman s’énarve.

  4. Sylvain Guillemette dit :

    Je critique votre système capitaliste pauvre incapable de débattre, forcez-vous un peu quoi. Il est nul votre système, puis ne partage pas les richesses, comme promis, ni ne tient compte des autres êtres humains, des travailleurs qui créent la richesse, laquelle est ensuite volée par les bourgeois, incapables, eux, de faire leur juste part ans nos société.

    À défendre la paresse comme vous le faites, il me semble incohérent que vous puissiez de plus, user du terme autonomisme. Les socialistes sont autonomes, en collectivité.

    Puis des accusations que je rend às votre système merdique, vous n’êtes en rien capable de les démentir. Pauvre de vous…

  5. Sylvain Guillemette dit :

    Prise 2:

    Qu’a-t-il ce système, vis-à-vis celui que vous préconisez comme solution mon cher? Votre modèle privé ne fonctionne pas –il s’est d’ailleurs effondré aux États-Unis-, il laisse dans l’oubli une majorité d’humains, au profit d’une minorité, laquelle vous semblez idolâtrer au point de défendre ses intérêts à travers un parti politique, l’ADQ.

  6. lutopium dit :

    Votre texte démontre bien le vide entourant le discours actuel des « adéquistes ». Encore une fois, vous remettez en question le modèle québécois – ce que vous appelez les vaches sacrées – malgré les nombreux bénéfices qui ont été engendrés par la Révolution Tranquille. Les québécois ont maintenant accès à l’école, aux soins médicaux et à de nombreux services et ce, sur la base d’un accès universel, d’une solidarité sociale et de la répartition des coûts selon la capacité de payer des individus (impôts par paliers). Même si notre machine gouvernementale n’est pas parfaite, elle représente – à mon avis – un des plus beaux modèles en Amérique du Nord (demandez aux millions d’américains qui ne peuvent même pas se faire soigner dignement en plus des autres qui se voient refuser l’accès aux soins ou qui doivent débourser des franchises).

    Je me demande parfois si vous n’êtes pas simplement au service de la Fédération des Chambres de Commerce qui ne cherche qu’à privatiser tout ce que le peuple québécois a construit depuis les 40 dernières années. Mais que cherchez-vous? Une école entièrement privée réservée aux plus riches? Des soins de santé à deux vitesses?

    Que proposez-vous en plus d’abolir les commissions scolaires? Je suis blasé de votre discours simpliste et populiste. Arrêtez de poser des constats et proposez des idées concrètes.

  7. bleuquebec dit :

    Par votre discours convenu, vous me prouvez que vous ne connaissez même pas de quoi vous parlez et c’est moi que vous accusez de populisme et de simplisme!

    Je vous mets au défi de me citer une seule ligne du programme de l’ADQ où il est dit que nous voulons privatiser l’école publique. Cessez d’accuser et prouvez vos dires!

    Quant à votre santé à deux vitesses, ne me faites pas croire que vous ne savez pas que le privé en santé existe au Québec depuis des années et que, contrairement à votre affirmation simpliste, ce ne sont pas que les riches qui en profitent. La quasi-totalité des accidentés du travail sont référés par la CSST dans des cliniques privées de physio et de réadaptation. N’importe quel Québécois qui va chez le dentiste, l’optométriste sait que leurs soins se font en cliniques privées. La majorité des examens en résonnance magnétique au Québec se font aussi dans des cliniques privées. Des exemples comme ceux-là, y en a d’autres.

    Au fait, mon billet portait sur le leadership de Pauline, je constate que vous n’aviez rien à dire à ce sujet.

  8. Sylvain Guillemette dit :

    «Je vous mets au défi de me citer une seule ligne du programme de l’ADQ où il est dit que nous voulons privatiser l’école publique. Cessez d’accuser et prouvez vos dires!»

    Toutes les propositions d’abolition de la commission scolaire, sont accompagnées de propos pointant en direction du privé, comme vous le faites d’ailleurs. Ensuite, votre parti populiste crasse ne prêche que par le privé. C’est un parti populiste certes, mais il défend également, surtout, les intérêts de la bourgeoisie.

    «Quant à votre santé à deux vitesses, ne me faites pas croire que vous ne savez pas que le privé en santé existe au Québec depuis des années et que, contrairement à votre affirmation simpliste, ce ne sont pas que les riches qui en profitent.»

    Le privé existe illégalement. Aussi, il draine les professionnels du public, et c’est là un constat on ne peut plus clair! On va dans les hôpitaux, il y a des infirmières d’agences privées, et il y manque du personnel public! Le calcul se fait en moins de deux!

    Qui donc en profite? La bourgeoisie, laquelle voit un nouveau terrain où elle pourra engendrer des profits, sur les malheurs humains, et ce, seulement parce qu’elle a le capital nécessaire pour ce. Bref, les riches en profitent, parce qu’il leur est accordée une nouvelle porte pour profiter du monde.

    Sinon, les gens de la classe moyenne, ce qui ne rassemble pas le Québec tout entier, pourra effectivement prendre du fric, pour le mettre dans les poches d’un profiteur, pour passer plus vite que l’autre classe de citoyens, de laquelle vous vous foutez éperdument.

    «La quasi-totalité des accidentés du travail sont référés par la CSST dans des cliniques privées de physio et de réadaptation. »

    C’est vrai, parce que la CSST a des ententes avec le privé, avec lequel elle assure que ses patients ira les consulter. Je le sais, j’ai goûté à la médecine de la CSST! elle vous oblige alors, à consulter les cliniques qu’elle vous cite! Des cliniques privées!

    C’est d’une entente dont il s’agit mon cher capitaliste fini! Et le privé coûte plus cher! Il n’améliore pas non plus, l’accessibilité! Ni la productivité! Alors bref, le privé existe, illégalement, et n’y change rien quant à l’attente des québécois pour se faire soigner!

    Je le répète, la CSST ne couvre que les cliniques qu’elle cite, la plupart des cliniques privées. C’est arrangé avec le gars des vues! Des crosseurs, aident d’autres crosseurs! Quel hasard! Cré Bleuquebec!

    «N’importe quel Québécois qui va chez le dentiste, l’optométriste sait que leurs soins se font en cliniques privées. »

    À Cuba et au Venezuela, c’est gratuit, donc accessible à toutes et tous, sans distinction de classes! D’ailleurs, on reconnait au Québec les pauvres par leur faible dentition et à leur problèmes de vue! Cré Bleuquebec! Pauvre clown!

    «La majorité des examens en résonnance magnétique au Québec se font aussi dans des cliniques privées. Des exemples comme ceux-là, y en a d’autres.»

    C’est pareil! Le privé n’avait pas le droit d’exister, il existe! Ben coudonc! On dirait bien des crimes! Ensuite, le fait qu’ils soient privés ces examens, les limitent à une population, donc, il crée deux classes de citoyens! Bravo Bleuquebc!

    Marois est une capitaliste, comme vous, et ce que je peux dire à ce sujet, c’est que vous défendez tous les deux des trous de culs, des bourgeois, qui manifestement, exploitent le labeur d’autrui!

    Bravo Bleuquebec pour tous ces efforts de défendre l’indéfendable! Et bravo pour cette suite d’arguments biaisés qui ne font de vous que ce que vous êtes véritablement, un lèche-anus de bourgeois!

    En défendant vos principes tordus divisant et réduisant les êtres humains à des classes, vous n’aidez en rien le Québec et ses habitants. Vous n’aidez qu’une classe de ces habitants, surtout les bourgeois je dois dire!

  9. Sylvain Guillemette dit :

    Allez-y petit frustré, défoulez-vous et continuez de citer les mêmes âneries qui ne fonctionnent pas, continuez à nous parler des mythiques bienfaits du privé… Les états-uniens vous regardent, et la classe états-unienne dont vous vous foutez, c’est-à-dire la classe moyenne ayant perdu son emploi, devenue pauvre, ne peut qu’admettre votre partisannerie crasse envers un modèle qui leur a échoué!

  10. lutopium dit :

    Bon matin Bleu Québec,

    Ne vous en faites pas, je connais assez bien le programme de votre parti. Je l’ai lu en entier lors de la dernière campagne électorale. J’ai lu l’autobiographie de Mario Dumont et je consulte les blogues des sympatisants adéquistes depuis à peu près deux ans. De plus, j’ai eu l’occasion de voir un de vos candidats à l’oeuvre lors des élections de l’an dernier et je crois bien saisir les idées et les ambitions de votre parti.

    Non, je n’ai rien à dire sur le leadership de Mme Marois. Je n’alimente pas le culte du chef. Je trouve fort malsain cette approche qui vise à responsabiliser une personne pour les succès et/ou les insuccès d’un parti. La même règle s’applique pour le prochain chef de l’ADQ. Votre parti, c’est plus que la capacité d’Éric Caire de plaire à la population. Pour moi, un parti politique c’est son programme, ses membres, ses candidats, ses activités publiques, etc…

    Vous avez raison, l’état québécois n’est pas impliqué dans le financement de tous les services de santé et je ne crois pas qu’on puisse ajouter d’autres responsabilités pour l’instant. Cependant, je crois que notre société devrait songer sérieusement à « universaliser » d’autres services importants (dentisterie, optométrie et autres) afin de les rendre accessibles à TOUS les citoyens. Peut-être trouverons-nous le moyen un jour de le faire. Le succès de l’assurance-médicaments prouve que l’état peut faire aussi bien, sinon mieux, que les compagnies d’assurances privées.

    Et, finalement, oui, je crois que la majorité des sympatisants adéquistes désirent la privatisation de certains services publics. Dans votre plate-forme électorale, la privatisation des soins de santé est proposée. Vous avez déjà proposé la privatisation d’Hydro-Québec et de la SAQ.

    Je me demanderai toujours pourquoi les travailleurs endossent la privatisation des institutions publiques alors que ça profitera surtout à la communauté des gens d’affaires et que ça n’apportera presqu’aucun bénéfice pour les citoyens et les travailleurs.

    Je répète: vous faites parfois de bons constats sur les problèmes et les enjeux de la société québécoise. Mais, à mon avis, vous n’avez pas grand chose à proposer. On le voit dans le discours de M. Caire. Un parti politique de droite et progressiste. C’est ça du populisme Monsieur Bleu.

    Bonne journée à vous.

  11. Sylvain Guillemette dit :

    lutopium est bien plus indulgent que moi, car de fait, vos idées de privatisations ne font que refaire surface, ayant été portées entre autres, par l’Union nationale, le crédit social et les bérets blancs.

    Vous vous répétez, c’est le combat éternel pour dépouiller le travailleur de ses pouvoirs.

    En privatisant Hydro-Québec, vous proposez de hausser les tarifs déjà élevés*, et d’en rendre les profits à une classe de «gens d’affaires», comme les nomme lutopium. Ces bourgeois pourront ensuite faire des profits sur les besoins indispensables des moins nantis, eux, incapables de se permettre une action ou deux de l’entreprise devenue privée.

    Quant aux commissions scolaires, en proposant -parce que faible participation électorale- d’en détruire les instances démocratiques, vous pataugez tout à coup dans un concept qui vous dépasse. Par exemple, s’il y a faible participation électorale aux fédérales ou aux provinciales, en demanderez-vous l’abolition? Pourquoi pas dans le fond? Les riches bourgeois pourraient acheter le pouvoir, c’est du pareil au même, et les taxes leur seraient versées…

    Si c’est la structure le problème, pourquoi ne pas proposer un changement de structure, sans pour autant détruire le droit démocratique qui vient avec les commissions scolaires? Parce que là n’est pas votre but final…

    *Vous les dites bas, en les comparant à d’autres provinces. Votre affirmation n’est donc en fait, qu’une comparaison.

  12. Sylvain Guillemette dit :

    Oh! Et cher bleuquebec, au lieu d’attaquer des systèmes idéologiques qui n’ont jamais existé, défendez donc votre propre régime qui lui, existe bel et bien. Ne vous en déplaise, le capitalisme règne, et il tient en misère, une majorité humaine -dont les plus laborieux-, au profit de la minorité parasitaire -également humaine, ou d’une autre espèce, suivant la logique de Darwin…- bourgeoise, de laquelle l’ADQ défend les intérêts.

    Aussi, citer des exemples comme «Che», ou «Lénine», sans souligner le caractère chaotique qui régnait à leur époque respective, c’est malhonnête. Quiconque ici croit qu’un bonne partie des cubains souhait la tenue de la dictature batistienne à Cuba, devrait en fournir les preuves irréfutables, car aujourd’hui, même les putchistes de Washington et de Miami reconnaissent à Fidel Castro, l’appui indéniable d’une majorité populaire cubaine. Mais également, Bleuquebec devrait fournir des preuves que l’époque batistienne était meilleure que celle castriste, ce qui est impossible.

    Quant à la Russie, tout le monde sait que la lutte de pouvoir en son sein faisait état des classes existantes, dont la bourgeoisie et le prolétariat. Alors Bleuquebec nous serait d’un grand secours en nous informant de l’histoire russe, s’il pouvait prouver que seul la clique de Lénine, les travailleurs, possédait des armes et que c’est d’elle, que c’est issue l’histoire sombre d’Octobre. Encore là, je rêve d’explications que ne possèdent pas les idéalistes, ni les capitalistes, du même acabit, ce qui inclue ici Richard et Bleuquebec.

    Bleuquebec a accusé Lénine et le Che, de par le socialisme, d’avoir commis des atrocités. Or, un capitaliste pur et dur, Bush, fut récemment responsable de plus d’un million de morts en Irak, et de plus de victimes qu’il y en a eu à N-Y en 2001, en Afghanistan.

    Ce seul terroriste capitaliste, à lui seul, dépasse certainement les morts qu’ont pu engendrer Che et Lénine, et puisque son règne, comme un tremblement de terre, fut celui engendré depuis l’existence de la bourgeoisie, je n’ai aucune difficulté à dire que le capitalisme, de par ses impacts directs et indirects, a de loin dépasser les morts engendrées par les révolutions socialistes n’ayant malheureusement abouti nulle part, jamais au but escompté en tout cas.

    Aussi, il serait d’augure de dire à Bleuquebec que Cuba, même sans Che, se serait tout de même débarrassé de l’impérialisme états-unien, lequel défendent justement les adéquistes sur les blogues de la toile au Québec.

    Même plus encore, en citant «el Che», Bleuquebec fait fi, lui, de Luis Possada Cariles, un terroriste cubano-miamiain, financé à même la C.I.A., lequel a fait exploser un avion cubain, bourré de civils dans les années ‘70. Ce même individu a également fait exploser des hôtels cubains et des discothèques du même pays. Il fut non seulement financé, mais entraîné, puis fourni en armes. Pour ensuite être bien traité aux États-Unis, par la «justice» de ce pays impérialiste.

    Sinon, que dire des Contras de Ronald Reagan? Des dizaines de milliers de morts en Amérique latine, pour soustraire le socialisme des solutions envisageables. Cré capitalistes!

  13. Elie Presseault dit :

    Je vois que c’est l’été. Je vois aussi du monde qui débat sans vraiment avoir rapport avec le texte écrit. Je me réduirai donc au sujet traité dans l’article.

    Dès le départ, je me suis demandé qui avait écrit l’article. Bleuquebec, un des nombreux adéquistes du site…? Quoi qu’il en soit, il faut en tenir acte dans le traitement du sujet.

    Donc, Pauline Marois, le PQ et son leadership sur la scène québécoise… je ne vous cacherai rien en vous disant que nous tombons dans certaines guéguerres partisanes.

    Pour ma part, je vois tout simplement que le leadership, la tenue de Pauline Marois, sa crédibilité, sont cataloguées dans des sondages. Les mêmes sondages qui attirent mon scepticisme.

    Gilles Duceppe annonçant son intention de se lancer dans une course à la chefferie au PQ… Pauline Marois qui entre en scène, et vlan le sondage… deux fois plus d’appuis à Marois qu’à Duceppe… désistement de Duceppe… les jeux furent faits.

    Maintenant, le Plan Marois… de l’autonomisme provincial sans le nom disent certains, donc je suis… appuyé à une forte majorité par l’ensemble des Québécois-es, mais quel programme? Ah oui, les débats sur la souveraineté, plus tard, 2011, ça ne vous rappelle pas l’ADQ et sa course à la chefferie… les référendums sectoriels, les hauts cris de Charest, et la tenue moyenne de Marois…

    Si le PQ passe aux prochaines élections par les mêmes circonstances et en tenant compte du possible retrait de Jean Charest, ce sera presque par défaut. L’ADQ? QS? Je ne pense pas qu’on puisse évoquer des chances de ministrer tout ce beau monde… coalition? La chose n’est pas impossible… je vous dis, les adéquistes, je vous envie, car l’humeur est à l’accommodemment autonomiste.

    La seule chose qui est certaine, c’est que ça ne me tente pas d’être raisonnable. L’opinion publique a besoin d’un sursaut, d’un électro-choc… Les controverses montréalaises, les complaintes des régions… la tiédeur populaire… moment donné, faut une vision cohérente, qui dépasse tous les clivages. Il faut rassembler, bref.

    J’ai bien hâte de voir où tout cela nous mènera comme société, mais chose sûre, nous n’avons pas encore vu ce qui, à terme, saura nous redonner cette juste perspective du débat québécois. C’est bien humblement que nous devons nous atteler à la tâche.

  14. Sylvain Guillemette dit :

    «L’ADQ? QS? Je ne pense pas qu’on puisse évoquer des chances de ministrer tout ce beau monde… coalition? La chose n’est pas impossible… je vous dis, les adéquistes, je vous envie, car l’humeur est à l’accommodemment autonomiste.»

    Alliance de ces deux partis? J’espère que vous blaguez…

  15. Elie Presseault dit :

    Si le Bloc et l’ADQ se sont joints au PQ en 1995…

    Impossible… référence à Napoléon…

    Accommodemment autonomiste… le même parti d’où l’idée, le pétard des accommodements raisonnables a fusé.

    D’où le terme du refus d’être raisonnable qui surgit au chapitre suivant celui que vous citez, Sylvain Guillemette.

    Alliance à deux partis…? Sans le PQ…? Dans une circonstance qui exonère une avenue d’indépendance nationale…? Je pense que nous n’en sommes toujours pas là.

  16. Sylvain Guillemette dit :

    Vous avez parlé d’une alliance entre Québec-solidaire, un parti progressiste, bourré de socialistes et de communistes comme moi, et l’ADQ, le parti le plus à droite de l’histoire québécoise, après l’Union Nationale et le Crédit social.

    Vous devriez savoir que ses membres, de Q-s, n’accepteront jamais de faire alliance avec des ultra-capitalistes, sinon, c’est que vous ne connaissez rien à ce parti, ou à la politique. Il y a des limites à la conciliation et à la collaboration de classe.

    Et sonnez-moi lorsque ce sera le cas, car je déchirerai ma carte de Q-s sur le champ.

    Napoléon…, franchement…

    Quant au PQ et à l’ADQ, ce sont deux partis capitalistes, qui défendent tous les deux les intérêts de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire. Il était donc tout à fait normal qu’ils fassent une alliance, ils ont les mêmes intérêts de parti, soit ceux de la bourgeoisie.

    Et je persiste, si Q-s veut garder ses membres, jamais le parti ne fera d’alliance avec le plus étroit d’esprit des partis. Je connais d’ailleurs plusieurs dizaines de membres qui sortiraient sur le champ de ce parti, si cela devait arriver.

    Aussi, je me permet de critiquer votre position définitivement conciliante envers la bourgeoisie. Lorsque vous dites: «faut une vision cohérente, qui dépasse tous les clivages. Il faut rassembler, bref.», c’est une invitation à la collaboration de classes, ce qui revient à dire: FERMONS LE DÉBAT ENTRE IDÉOLOGUES, ET CONTINUONS SUR LA MÊME VOIE.

    Mais de fait, en ce faisant, vous passez sous le tapis le débat entre capitalistes et socialistes, un débat qui s’impose, avec ou sans pays du Québec. Le débat entre idéalistes et matérialistes dure depuis déjà plus de deux siècles, sinon depuis plusieurs millénaires. Je ne vois pas pourquoi je passerais sous silence les faits, entre autres, qu’il existe une forme d’exploitation en 2009, qui existait l’an dernier, et l’autre avant, puis le siècle passé. Cela fait assez longtemps que l’on remet le débat et je vois votre invitation comme une invitation à la collaboration de classe.

    Nieriez-vous ce débat? Nieriez-vous qu’il y a exploitation de la majorité par la minorité bourgeoise? Nieriez-vous que les prolétaires méritent autant que leurs exploitants (bourgeoisie), sinon plus, les fruits de leur propre labeur? Nieriez-vous que les prolétaires prennent autant de risques, lorsqu’ils entrent dans une entreprise privée, que leurs exploitants les bourgeois minoritaires et parasitaires?

    Si vous niez un seul de ces faits, accompagnez cela d’un argumentaire à point, je vous prie. Ces adéquistes, ici présents, sont incapables, eux, d’argumenter leurs affirmations capitalistes.

  17. Elie Presseault dit :

    Sylvain Guillemette,

    Première des choses, je suis plus à gauche et bien plus proche des solidaires, plus indépendantiste qu’autonomiste, et tout ce que vous voudrez. Quand même, je crois à la nécessité de l’union des forces. Prenons à témoin ce qui est survenu au sein du RIN au cours des années 1960.

    Prétexter une orientation de droite, de classe divergente, je veux bien, mais quand on se sert de cette raison pour faire blocus, indirectement, sur la question de l’indépendance québécoise, de ce qui en surviendra, et bien, je préfère faire preuve de réalisme et de pragmatisme.

    Agir nécessite de faire abstraction, d’aplanir toute idéologie qui se rend dogmatique par la force des choses. Autant la droite que la gauche en font preuve. Je prends ce blogue à témoin. Bien sûr, je ne prétends pas qu’il nous faille laisser de côté nos idées et nos idéaux. Seulement, je crois que l’unité nécessite une force d’abnégation.

    Je crois que les indépendantistes – contrairement aux autonomistes de bon aloi – et les tenants de la gauche sont plutôt des desideratas dans la conjoncture de la carte des idées et des partis politiques au Québec. En conséquent, j’appuie le principe et le bien fondé de la création de Québec solidaire.

    Où je déroge, c’est au principe de s’aliéner une ouverture possible à une alliance tripartisane, sinon plus, qui comprendrait par la force des choses un parti de droite, sinon plus. Je crois que QS est redevable d’elle-même et de sa position dans les enjeux, notamment sur la question de l’indépendantisme politique.

    Par la réciproque, l’ADQ doit échapper à cette pensée de meute, de think-tank aux idées toutes faites, comme si toute situation de redistribution des richesses était un luxe. La crise économique et la publicité sale des médias contre les droits, notamment d’éducation, de santé publique et de syndicalisation se passe de commentaires. J’ai déjà abordé mes points dans d’autres discussions.

    Théoriser à l’excès, servir de repoussoir, bien peu pour moi. Le bien commun est bien plus important, et je peux épouser certains credos de QS. Je reste toutefois à distance. SPQ-Libre a certains bons points, d’autres moins bons, et je crois à la nécessité de remorderniser un vocabulaire, un paradigme et de faire une révolution ici même au Québec. Par la force des choses, cette révolution aura tendance à recentrer.

  18. Sylvain Guillemette dit :

    Elie Presseault

    Première des choses, l’autonomisme, ce n’est pas un concept adéquiste. On peut être autonomes, sans être égoïste, tout en étant socialiste d’après moi. Prenons à témoin les cubains, qui ne se débrouillent pas si mal que ça pour une île isolée par un blocus illégal et terrorisé par le terrorisme états-unien (Luis Posada Cariles).
    Ensuite, vous sautez d’un sujet, à un autre. Parlions-nous, au début, d’une alliance quant à l’indépendance? Si oui, je voterais certainement OUI à un référendum proposé par le PQ, ou l’ADQ, tant qu’une constituante est formée, par le peuple, et pour le peuple, non pas par un parti de droite. Il ne serait pas question, par exemple, que je vote OUI à un référendum accompagné lui, d’une constitution limitant les avancées sociales, et prônant un capitalisme sauvage, comme le souhaitent ces adéquistes populistes crasses.
    Donc, certes, une alliance quant à l’indépendance, peut-être. Mais une alliance, hors contexte, comme ça, non merci. Et Q-s ne serait pas plus d’accord, que je ne le suis là.

    « Agir nécessite de faire abstraction, d’aplanir toute idéologie qui se rend dogmatique par la force des choses. Autant la droite que la gauche en font preuve. Je prends ce blogue à témoin. Bien sûr, je ne prétends pas qu’il nous faille laisser de côté nos idées et nos idéaux. Seulement, je crois que l’unité nécessite une force d’abnégation. »

    Mais comme vous le dites, des deux côtés, et j’en conviens, ce ne sera pas possible, car nous avons chacun nos idéologies, qui se contredisent carrément. Car l’une crée l’autre, de par la force des choses. Par exemple, l’exploitation des travailleurs, pousse ces derniers à dénoncer cette exploitation, quitte à en faire un parti (communiste), pour prôner le total contraire des idées capitalistes qui permettent cette exploitation. En ce sens, je veux dire qu’il sera impossible pour toutes deux de cesser de défendre ses «dogmes»*, parce que ceux-ci nous tiennent à cœur.

    L’adéquiste, lui, capitaliste pur et dur, tient à défendre les intérêts de la minorité parasitaire qui m’exploite… Moi, je tiens à défendre les travailleurs qui se font exploiter par les élites que l’ADQ défend bec et ongles.

    Ce que vous proposez ici, je le répète, c’est une collaboration de classes, ce qui s’est déjà produit ailleurs, mais cela veut dire que le matérialiste, doit laisser l’ignorance préserver sa place auprès des travailleurs exploités, parce qu’en laissant tomber ces débats que vous dites dogmatiques, on se réfugie dans le statuquo capitaliste, idéologiquement parlant du moins. Donc, de fait, ce n’est pas aux capitalistes à qui vous demandez de mettre de l’eau dans leur vin, mais aux matérialistes, car nous pataugeons déjà dans leur modèle capitaliste, aux adéquistes. Alors il est où, le but? Oubliez-moi pour la collaboration de classes, il y a assez de Québec-solidaire comme ça, et j’ai quitté le Parti communiste du Québec parce que Québec-solidaire était rendu plus radical que ce parti dit des ouvriers, un travesti en réalité.

    Je ne suis pas sur la bloguosphère du Québec, pour répéter les âneries déjà dites maintes fois depuis plus de deux siècles, et encore… Je suis ici pour brasser la cage, pour changer les choses, et cela passe par une révolution, par un changement qualitatif du système économique, non pas par un changement quantitatif de ce système, ce que vous me proposez ici.

    Et déjà, j’appuie Québec-solidaire dans mon exercice électoral, c’est bien assez en ce qui me concerne, quant à mes valeurs. Déjà, je pile sur mes convictions, comme c’est le cas des communistes au Venezuela avec le PSUV d’Hugo Chavez. C’est en masse, elle est là ma concession, il est là mon sacrifice. Ne me demandez pas d’aller accepter les principes capitalistes des adéquistes, c’est impossible quant à moi, et bonne chance pour les autres.

    « Par la force des choses, cette révolution aura tendance à recentrer. »

    Ce n’est donc pas d’une révolution qu’il s’agit, mais d’un simple changement quantitatif, de réformes. Et certes, si vous êtes un appui à Q-s, vous n’en serez pas déçue. Je continue d’appuyer ce parti et comme je vous ai dit, j’appuierais l’indépendance, qu’elle soit présentée par quelconque parti, tant que la constitution québécoise passe d’abord par des instances démocratiques, mais encore…, il ne faut surtout pas sous-estimer la bêtise humaine, ni le pouvoir de la bourgeoisie quant à masser les travailleurs dans un camp d’aliénés majeurs. On l’a déjà vu par le passé et l’histoire, sans se répéter, se ressemble parfois…

    Au plaisir de débattre sereinement.

    Sylvain Guillemette

    *Et je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas un dogme de vouloir la cessation de l’exploitation des travailleurs, par une élite parasitaire et minoritaire.

  19. Elie Presseault dit :

    Ce que l’on ne dira jamais assez, pour reprendre les termes de la polémique que Pauline Marois a soulevée en déclarant « que les péquistes étaient plus unis que jamais », c’est qu’en réalité, « les Québécois-es sont plus uni-folié-s que jamais et par riocochet, les péquistes ». Nous sommes au sein du Canada et indirectement, nous donnons notre consentement à une gouvernance strictement provincialiste et destructrice d’une force d’émancipation nationale.

    Reprenant la réplique que j’adressais au valeureux guerrier socialiste Sylvain Guillemette, je dois d’ores et déjà admettre qu’au contraire d’un concept autonomiste proprement adéquiste, je crois que l’influence péquiste a beaucoup fait de déteindre sur une certaine attitude. Après tout, le PQ a récupéré une clientèle nationaliste, qui a déjà été, entre autres, fidèle à l’Union Nationale. Tôt ou tard, un parti rival tenterait de récupérer cette clientèle politique.

    Dès le moment que le manifeste politique Option Québec fut écrit, la route était tracée dans nos consciences : la souveraineté-association serait le credo défendu par son inspirateur, René Lévesque. Pour cela, il passait par dessus les affirmations et les efforts naissants du mouvement indépendantiste, notamment du RIN qui proclamait la nécessité de rompre avec la gouvernance provincialiste.

    Option citoyenne reprenait le sentier de guerre, relançant l’ambiguïté constitutionnelle et politique défendue par une majorité de Québécois. Pour ma part, avec Option Sourde, j’offre un prolongement à cette réflexion, parallèlement à un sens de l’engagement multiple. Plus que jamais, nous sommes en présence de la nécessité de révolutionner le Québec. Ce que Gil Courtemanche et d’autres dirent n’est en réalité que le pâle reflet de la Révolution tranquille, tentative de réforme larvée.

    Alors quand on me relance sur le sujet, en prétextant que ce qui est proposé entre les lignes de ce que j’écris est quantitatif, alors dites-moi où j’ai chiffré les mesures des propositions que je voudrais faire adopter? Parier et supputer sur le qualitatif d’un changement en profondeur est davantage mon credo, en même temps que de redonner une conception renouvelée de la communauté et de la condition sourde, entre autres composantes de la société québécoise.

    Je ne prêterai pas d’intentions à personne, cela ne dessert pas la cause. Tout ce que je peux observer, c’est que les États-Unis, aux lendemains du 11 septembre et du périple irakien, ont confirmé qu’ils pataugeaient dans le bourbier d’un complexe militaro-industriel, et que ces derniers partenaires coroporatistes avaient tout à gagner d’un éternel engagement guerrier. Nous n’avons qu’à lire les thèses échafaudées par Samuel Huntington dans Le choc des civilisations. Cet universitaire, soi-disant spécialisé en relations internationales, était financé par des partenaires de l’industrie d’armement militaire, d’où le conflit d’intérêt patent et la subjectivité qui démolit la vocation scientifique.

    Pour revenir à ce qui symbolise une certaine classe capitaliste, et ce qui sous-tend les ficelles de ce système économique en vigueur, j’ai de la misère à concevoir qu’il saura survivre aux assauts répétés et combinés des crises endémiques. Tôt ou tard, même si les soi-disant capitalistes proposent des solutions de compromis et d’apaisement, je crois que les effets pervers des crises amèneront la prise de conscience de la nécessité de jeter par-dessus bord les repères de ce qui nous lie à ce système, même si le conditionnement de nos réflexes pourrait nous amener, a priori, à nier l’alternative. Tout simplement, le processus historique est en marche. Au contraire de ces prétentions du capitalisme à situer sa victoire comme fin de l’histoire – Fukuyama.

    Récemment, je lisais l’essai de Robin Philpot sur l’empire Desmarais. Je crois que le seul exemple de la gouvernance de Power Corporation suffit à nous enseigner ce qui ne va pas au sein de l’économie, de la sphère juridique et de la superstructure politique et idéologique du Québec-Canada. Quand nous apprenons que la maison de Claude Blanchet et Pauline Marois est en vente au montant de huit millions, nous sourcillons d’avance. Mais un empire est souvent ce qu’il ne dit pas, et il faut comprendre l’affaire Charest irrésolue.

    Quant à ce qui serait un éventuel appui à Québec solidaire, je n’y suis pas encore arrivé. Ce n’est sûrement pas faute de soupeser mon sens de l’option. Je crois que la richesse collective dépasse de loin le bien-être individuel et l’enrichissement illimité. Je ne peux pas prétendre non plus que je ne suis pas attaché à une certaine idée de richesse. Dois-je me sentir coupable pour autant, me considérer pour autant injuste envers mes pairs? Ce qui est certain, c’est que je ne partage pas cette idée de l’éloge de la…

    En conséquent, pour former une alliance, non, il n’est pas question de dogmes, mais de réalité politique. Il est clair et évident comme de l’eau de roche que la seule possibilité d’alliance entre adéquistes et solidaires toucherait le noeud gordien de l’indépendance d’un Québec… souverain?

  20. Sylvain Guillemette dit :

    « Alors quand on me relance sur le sujet, en prétextant que ce qui est proposé entre les lignes de ce que j’écris est quantitatif, alors dites-moi où j’ai chiffré les mesures des propositions que je voudrais faire adopter? »

    En faisant des alliances, telle ADQ avec Q-s, il n’y aurait que maigres réformes, et vous le savez. Le capitalisme survivrait encore des décennies, puis les appuis de la base de Q-s, plus enthousiastes à faire tomber le système d’exploitation qu’est le capitalisme, n’y survivraient pas psychologiquement.

    Et ces «maigres réformes» définissent ici, mes accusations envers ces dits changement quantitatifs, plutôt que qualitatifs. Il n’y aurait certes pas de révolution sous cette bannière, ni d’idéologie, ni d’économie sociale.

    Alors oui, il s’agit là, de seuls changements quantitatifs, non qualitatifs. Faites votre propre sondage auprès des adéquistes, à savoir jusqu’où ils iraient quant à l’appui aux idées de Q-s maintenant…

    «Tout simplement, le processus historique est en marche.»

    Certes, un processus historique est en marche, mais il l’est depuis le début des temps à vrai dire. Et aujourd’hui, avec les plans de pillage aux États-Unis –et ailleurs dans le monde-, ce que j’appelle un RESET du capitalisme, les états-uniens, sauf peut-être une bonne partie de ses prolétaires, ne sont pas prêts à troquer leur modèle exploitant contre un modèle collectiviste, qui met au rancart la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

    Il y a comme je le dis, longtemps que le processus a lieu, que les idées se combattent, mais il y a également longtemps que le matérialisme remet en question les dogmes des idéalistes, et que ces derniers tentent de balayer sous le tapis les arguments matérialistes.
    Bref, demain n’est peut-être pas l’heure de la révolution, et une alliance entre progressistes et conservateurs n’y changerait pas grand-chose, seulement, les prolétaires plus conscients, seraient en mesure de dénoncer la trahison d’un parti, vis-à-vis ses promesses faites aux prolétaires.

    « En conséquent, pour former une alliance, non, il n’est pas question de dogmes, mais de réalité politique. Il est clair et évident comme de l’eau de roche que la seule possibilité d’alliance entre adéquistes et solidaires toucherait le noeud gordien de l’indépendance d’un Québec… souverain? »

    Vous parlez là, d’une alliance proprement dite? D’une alliance d’idées? D’une alliance stratégique temporaire? Vous n’êtes pas claire. Mais une chose est certaine, pour faire l’indépendance, personne n’est obligé de rejeter ses principes, ni de trahir ses convictions, donc de faire des compromis vis-à-vis son idéologie.

    Une simple alliance stratégique, quant à l’indépendance, saurait faire la différence sur ce, sans pour autant que les progressistes soient obligés de mettre, éternellement, de l’eau dans leur vin. Ma coupe ne goûte actuellement que l’eau…

    Quant à la richesse madame Presseault, nous avons tous une part d’opportunisme en nous, enfin je crois.

  21. Elie Presseault dit :

    Si les États-Unis ne comptaient pas sur la lignée des Lincoln, Kennedy et Obama, je ne donnerais pas cher de leurs voix actuellement. L’économie se RESET dans l’actualité. Les alliances stratégie se font, défont et consacrent de nouveaux acteurs.

    Pour revenir à une certaine notion d’actrice dans l’économie, vous me voyez désolé de renoncer au titre de « madame » dont vous m’avez affublé. La richesse n’est pas toujours une question d’opportunisme, mais également d’inégalité.

    Actuellement, vous tentez un certain jeu d’alliances, de laisser sous-entendre. Ce qui est certain, c’est que je fais abstraction de la chose sociale, d’une option sous cet aspect. L’indépendance du Québec se fera au gré d’un ensemble de circonstances précises. Écarter toute alliance des partis politiques, même si nous aimerions parfois les honnir, est impensable.

    Je bonifierai même ma déclaration précédente à l’effet qu’il serait possible qu’une alliance parlementaire se fasse entre QS et l’ADQ en vue de contraindre une piste de solution d’une sortie de crise. Je ne spécifierai pas la nature de l’objet, puisqu’il n’y en a pas à l’heure actuelle.

    Parler d’eau et d’économie sociale, par exemple, serait suspect d’être subtilisé par la langue de bois libérale. Cette communication politique ne saurait trouver le chemin de ma coupe de vin. Par conséquent, pour jouer avec les mots et les concepts, il faut être plusieurs.

    Nous comptons sur les autres et sur soi-même pour apporter les pistes de solution. Parler de l’ADQ comme d’éternels ennemis de Québec solidaire ne va pas dans le sens d’une concertation populaire. J’avoue que les notions sociales sont divergentes, mais dans la réalité politique, chaque chose en son temps.

    Demain matin ne nous fera pas faire une révolution populaire. Nous pouvons cependant révolutionner des choses au quotidien, et préparer un état d’esprit. Quand les circonstances se présentent de façon propice, l’égalité de statut peut alors prévaloir. C’est une question d’équité et de pragmatisme.

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