Publié le 28 novembre, 2009 à 00:01 par Jimmy St-Gelais

Corruption libérale

Qui peut encore en douter? Le gouvernement libéral de Jean Charest est bel et bien corrompu.

Le récent scandale sur les contrats octroyés de façon plus que douteuse dans le domaine municipal nous avait mis la puce à l’oreille et le refus des libéraux au pouvoir de mettre sur pied une commission d’enquête publique sur ce dossier a alimenté l’idée qu’eux-aussi avaient des squelettes dans le placard.

Le rapport du vérificateur général, Renaud Lachance, déposé mercredi dernier vient de confirmer que le gouvernement libéral est loin d’avoir pattes blanches dans l’attribution des contrats de travaux d’infrastructures routières au niveau provincial.

Et l’on peut dire que la situation est encore pire que celle dévoilée dans le monde municipal, car cette fois-ci, le scandale implique un ancien ministre, David Whissell, dont la compagnie (ABC Rive-Nord) dans laquelle il est actionnaire a reçu deux fois plus de contrats gouvernementaux sans appel d’offre pendant sa présence au cabinet exécutif du premier-ministre.

Mais l’évaluation du vérificateur général ne s’arrête pas là : il a noté plus d’anomalies dans le processus d’obtention des contrats du ministère des transports. En fait, un tiers de ces contrats, d’une valeur de 1 milliard$, n’aurait pas été alloué selon une procédure irréprochable car les motifs de situation d’urgence évoqués ne s’appliquaient pas. En somme, dans les 2/3 des cas, les travaux ont pris 6 mois avant de débuter.

Comme si ce n’était pas assez, monsieur Lachance soulève de sérieuses interrogations sur une apparente collusion des entrepreneurs en déneigement qui aurait sciemment fait gonfler les prix des soumissions. Pourtant, dès 2004, de nombreux indices pointaient en cette direction et le Ministère des Transports n’a pas daigné en informer la Sureté du Québec.

Il y a aussi la question des dépassements de coûts en travaux routiers. Dans près de la moitié des 29 contrats étudiés, « l’envergure des dépassements était telle qu’il y a lieu de s’interroger», résume monsieur Lachance. Cela n’est pas sans rappeler les données fournies par un reportage d’Enquête à Radio-Canada traitant de collusion qui relatait que les coûts de construction routière au Québec étaient de 42% plus élevés que la moyenne des provinces canadiennes.

Un autre dossier épineux : celui des partenariats publics-privés dans la construction des centres hospitaliers universitaires comme le CHUM. Le vérificateur général conclut que le gouvernement libéral a opté pour les PPP avec un fort préjugé idéologique favorable en réfutant des études qui démontraient les nombreux désavantages financiers et logistiques de cette formule. Le gouvernement libéral avait peut-être quelques amis à gratifier en mettant sur pied la construction des CHU avec des partenaires privés… même si cela s’était avéré plus dispendieux pour les contribuables québécois.

L’équipe libérale est depuis trop longtemps au pouvoir. Les graines de la corruption commencent à germer et la puanteur de la décomposition éthique remonte jusqu’aux nez des citoyens.

Le trafic d’influence a maintenant atteint un niveau digne de l’époque duplessiste : une collusion entre entrepreneurs pour faire hausser les prix côtoie une infiltration des gens d’affaires dans le cabinet du premier-ministre et cela sans que le gouvernement y voit un problème ou déclenche des enquêtes publiques pour laver la réputation de l’État.

Tout ce parfum de scandale nous remémore les beaux jours du règne des conservateurs de Brian Mulroney au fédéral dont monsieur Charest faisait partie en tant que ministre. Périodiquement, les médias déterraient des affaires louches dont les plus célèbres furent le scandale Oerlikon et les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair.

Une vérité demeure en politique : la droite au pouvoir (conservateurs ou libéraux) est toujours plus encline à générer des scandales de corruption car son financement politique et ses membres sont issus presque uniquement des classes d’affaires ou des milieux élitistes.

Avec un tel mélange explosif entremêlant intérêts politiques et commerciaux, il n’est pas surprenant que les gouvernements de droite se fassent autant « pogner les culotes à terre »… comme notre présent gouvernement libéral (source).

À lire:

Collusion dans la construction et mœurs politiques

La machine à magouille des libéraux

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Commentaires (66)

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  1. Sylvain Guillemette dit :

    @ Dujardin

    «Reste à definir ce qu’on appelle un parti politique, pour ne pas avoir une bande de parasites qui vendent assez de cartes de membre pour atteindre le quota et ainsi toucher des sous et vivre de la politique comme certains vivent du BS !»

    En fait, les petits partis qui récoltent, un tant soit peu de sous des élections, n’en n’ont pas assez pour octroyer des salaires à quiconque dans leur parti. Je l’ai vécu, et personne n’avait donc droit à un salaire, et donc, personne n’en vit, au contraire…

    @ Richard3 qui persiste et signe…

    «Par contre, si vous lui interdisez de le faire, mais qu’il attend le moment où vous avez le dos tourné, ou qu’il se cache derrière des voitures stationnées, pour le faire, vous ne pouvez évidemment pas avoir des yeux tout le tour de la tête.»

    Ben voyons Richard3! Dans le fond, l’exemple de monsieur Bolduc n’était peut-être si exagéré! Bref, toute interdiction devrait disparaître…, parce que, elles peuvent toutes être violées! Eh bien!

    «Contre un entrepreneur trop complaisant, nous n’avons pas à nous garder cette petite gêne; on peut le punir de façon à ce qu’il y pense à deux fois, avant de recommencer, d’une part, et d’autre part, de façon à ce que son cas serve d’exemple à tous ceux qui seraient tentés de suivre la même voie.»

    Et cela ne change rien aux faits que je rapportais. Un parti politique défendant les intérêts des riches, aura beaucoup plus de facilité à s’autofinancer que le parti des pauvres, qui n’aura bref, jamais de financement… Ce que nous proposent donc, Elgrably et Richard3, c’est la loi de la jungle, la loi du plus fort, du plus riche, du capital au fond. Et ainsi va la démocratie selon les capitalistes…

    «Or, l’histoire nous démontre que tout ce qu’elle a fait, c’est de faire en sorte que certains entrepreneurs véreux se soient remplis les poches à grands coups de millions avant que l’on ait vu quoi que ce soit.»

    Sans qu’on ait vu quoique ce soit? Reprenez-vous… Une corruption, ça ne se fait pas tout seul, et donc, quelqu’un a vu… Le problème, c’est surtout l’existence du gain, l’existence ensuite, de l’appât du gain facile, etc.. Le problème, il est beaucoup plus creux que cela, et capitaliste.

    «Si l’on ajoute une autre couche de réglementation par-dessus la loi actuelle, on ne fera que pelleter le problème par en avant; les « bandits » trouveront une façon de la contourner, et se rempliront les poches à nouveau pendant plus longtemps encore, avant que l’on ait le moindre soupçon.»

    Donc, Bolduc disait juste plus haut… à quoi bon mettre des règles, puisqu’elles seront bafouées?!? Cré Richard3!

    «Beau système, en effet. Mais qui va payer? Moi, encore?
    Il est là, le problème, avec les solutions « gouvernementales »; elles se traduisent toujours par des hausses d’impôts. En plus, rien ne garantira qu’un politicien ne prendra pas le risque d’essayer d’aider ses amis. Rien ne garantira non plus qu’un politicien ne recevra pas d’enveloppes brunes plus généreuses. Après tout, plus le risque est grand, plus le prix est élevé, pas vrai?»

    Quel comique celui-là! Il est pourtant là, le problème avec les capitalistes. Ils sont toujours prêts à payer d’avantage pour leurs services personnalisés, mais quand c’est le temps de payer, par impôt par exemple, c’est l’insurge totale, et des Richard3 sortent du placard pour pleurer… Les solutions capitalistes se traduisent, elles, toutes par le «chacun pour soi», et c’est ce qui fait grandement défaut aux sociétés qui adoptent cette voie.

    Rien, jamais, ne nous garantira que les politiciens ne feront plus plaisir aux riches, à leurs amis, ou aux leurs. Rien ne garantira jamais non plus, que les enveloppes brunes disparaîtront. Et tout ce que vous proposez, en fait, c’est que ces enveloppes brunes, deviennent blanches, et légales. C’est du pareil au même, et dans l’intérêt des riches et des bourgeois. Quel hasard!

    «Nous sommes déjà les plus imposés en Amérique du Nord; serait-ce possible d’en laisser un peu, sur le chèque de paye du citoyen contribuable? »

    Et nous sommes aussi l’un des meilleurs endroits où vivre en Amérique du nord, nos malades sont soignés, tout le monde a le droit à une éducation décente, et nos portefeuilles ne dictent encore pas notre gouvernement! Sacré Richard3! En fait richard3, vous gagneriez bien plus à exiger du gouvernement, qu’il nous serve les services pour lesquels nous sommes imposés. Par exemple, plutôt que de faire des dons de plusieurs centaines de milliers à des écoles privées, H-Q, ou une autre société d’État, aurait pu pallier au manque de notre système de santé. Et celui-ci, juste comme ça, ne coûterait pas si cher si nous ne payions pas ces infirmières du privé, 7000 en nombre, et que nous fermions ce secteur –privé-, et que nous payions celles-ci (les infirmières), au public. Y a toute de façons de sauver de l’argent, commençons par couper dans les plus absurdes déjà en place.

    @ Normand

    «Philippe, je ne crois pas qu’uniquement en faisant l’indépendance que l’on va respirer mieux, surtout que l’on a besoin des albertains pour payer notre épicerie.»

    Si nous dépendons des sables bitumineux mon cher Normand, c’est que c’est déjà fichu, sauf si pour vous, le réchauffement climatique est un «complot socialiste»… Ce doit être Staline et Pol-pot qui fendent les blocs de glace avec leur marteau et leur faucille…

    Comme argumentaire, on ne trouve pas pire que celui des libertariens, de ces idéalistes, ces manipulateurs de l’ignorance. Les cubains, eux, sont extrêmement pauvres, nous ne sommes pas autant. S’ils sont capables, néanmoins, de permettre à leur peuple d’avoir des soins de santé, d’éducation, n’est-ce pas ce qui prime dans une société? C’est en tout cas ce qui prime dans les beaux discours des politiciens! Or, nous n’avons pas l’écrasante pauvreté en ressources, de l’île de Cuba. Nous ne sommes pas pris dans un embargo mythiquement mené, illégalement, contre nous. Nous sommes riches, nous avons de l’or, des arbres, de l’eau, d’autres minerais, bref, toute la largesse que nous voulons et pouvons choisir, encore… Mais comme je dis souvent, tout n’est que question de priorité! Si pour vous, ce sont les PME –qui nous coûtent plus cher que les assistés sociaux soit dit en passant-, ben c’est comme vous voulez, mais moi, c’est la santé, l’éducation, et la dignité du monde entier qui m’intéresse. À chacun ses priorités.

    «L’Indépendance signera pour ceux qui sont à gauche la fin du party. Parce que l’on ne pourra plus payer les différent programme sociaux comme l’assurance parentale, l’assurance parentale, notre couteux système de subventions aux entreprises, notre star-système qui équivaut à du bs, des coûts scolaires en-deça de la moyenne canadienne, des soins de santé qui prennent 45 pourcent de notre budget.»

    N’importe quoi… Et cela ne va pas dans le sens des chiffres. Un Québec indépendant serait maître de son destin, comme le sont tous les pays du monde. Nous avons ici, tout ce qu’il nous faut, même pour jouer au «capitalisme»… Un Québec indépendant, de gauche, n’aurait aucune difficulté, comme Cuba, aujourd’hui, peut en avoir. Sinon, nous ne pourrions que constater que, effectivement, il y a un complot international pour contrer toutes alternatives au capitalisme. Mais en quoi serait-ce un véritable échec? L’Orgueil? Leur système de santé, aux cubains, leur coûte peut-être cher en sacrifice, mais les cubains ont fait de leur santé, une priorité. Washington est peut-être très industrialisée, riche en technologie, etc.., mais elle n’arrive pas à soigner son propre peuple, elle n’arrive pas à le nourrir non plus, ni à l’aider lors de catastrophes, et j’en passe…

    «De toute manière nous serons amené dans les prochains mois, quand dans le reste de l’amérique la crise sera fini et que ceux qui auront pris leur finance en main forceront les marchés à décoter notre province. Alors là, les choix de saines gestion seront pris. »

    Ben oui, alors débarrassons-nous du capitalisme. C’est un échec aux 30-40 ans, qui met en péril l’humanité, qui ne tient pas compte de l’environnement, qui n’enrichit qu’une minorité, celle qui parasite le labeur d’autrui pour se trouver où elle se trouve. Très bonne idée! Faisons saine gestion, faisons la révolution.

    Oh! Et mon cher Normand, faudra un jour décontaminer le sol albertain soit dit en passant. Ça va coûter cher, aux canadiens (Les compagnies minières ne refilent pas leur redevance, et ne paient pas les décontaminations, la plupart du temps. Bienvenue dans le monde réel! Richard3 n’a qu’à proposer qu’on abolisse les redevances, et les obligations de décontaminer!)! Sacré capitalistes!

    @ Dujardin

    «La gauche … moins corrompue …
    …ouais, pas partout on dirait ! »

    Les communistes? Les socialistes? Ou la gauche de la droite? P’tit comique…

    @ Normand à nouveau

    «de l’argent que l’ON NOUS DOIT… voilà bien une phrase qui tient davantage de la mythologie que de l’argumentaire. La réalité c’est que sans la péréquation, c’est tout le château de carte de notre système qui s’écroule. Nous sommes une province pauvre financièrement. Nous créons moins de richesses que nous en dépensons»

    Mais mon cher Normand, l’économie de certaines provinces, est basée, comme pour l’Alberta, sur des mono-industries. L’Alberta fait sa force avec la production pétrolière la plus polluante du monde, celle des sables bitumineux. Si vous considéreriez celle-ci, comme étant polluante d’abord, puis comme n’étant pas réfléchie -de par les suites d’une exploitation minière-, tout votre discours s’effondrerait. Comme les États-Unis, par exemple, sont indispensablement obligés d’aller faire des guerres pour se maintenir au sommet de la chaîne alimentaire… Ceci explique cela, et cela explique ceci… Bah, je perds mon temps, dès que ça se complique, pour vous, Richard3 et les autres idéalistes, on vous perd totalement. Dès qu’on veut entrer dans le vif, c’est la consternation, les «communistes débarquent en ville»…, et les insultes s’en suivent.

    Sans le sable de l’Alberta, l’Alberta ne serait plus la vache à lait de personne. Et il est grandement urgent que cesse cette pratique des plus polluantes en Alberta. Le capitalisme, ici, a failli à nouveau à sa tâche…(C’est vrai, ce n’est pas sa tâche!). Il aurait dû tenir compte de l’environnement, ça ne fut pas le cas, et vous fermez volontairement les yeux sur ce problème, qui n’a rien d’un complot socialiste. Mais…, le profit l’emporte sur le bon sens…

    «On se paient des programmes que les autres provinces n’ont pas. Nous sommes la provinces la plus taxées et la plus imposées en amérique du nord. Nous avons une dette qui équivaud à 42 pourcent de notre PIB. De plus au Québec, 1 pourcent des gens qui gagnent plus de 100000 dollars paient 25 pourcent des impots.»

    On devrait imposer d’avantage les riches, qui de toute façon, désirent payer plus cher pour leurs soins de santé entre autre. Ils sont déjà d’accords. On devrait également exiger nos redevances des compagnies minières fautives, à moins que cela ne choque les capitalistes ici présents….

    Le Québec est la province qui s’en tire le mieux au plan social, à cause de ses tampons sociaux, justement. Alors Normand a beau crier que c’est mieux de tout privatiser, comme l’oracle Elgrably le demande, l’herbe n’est surtout pas plus verte aux États-Unis d’Amérique, qui font l’expérience du ô capitalisme, bien plus prononcé que nous. La semaine dernière, on indiquait que 49 millions d’états-uniens faisaient la file pour la soupe populaire, et que ça continuait de grimper. Environ 55 millions d’états-uniens d’ont pas de couverture médicale, dans les délais requis, ou du tout. Probablement les mêmes. Alors je ne vois pas en quoi, à part de ne plus payer pour son prochain, Normand envie les états-uniens. Je sais que l’égoïsme de Normand va prendre le dessus, il va m’insulter, regardez-le bien…

    «Notre problème, c’est que nous n’avons plus d’espace d’imposition et de taxation à occuper pour nous en sortir. Nous avons presque atteint un point de saturation. La différence avec les autres provinces qui s’en sortent moins bien pendant cette crise c’est qu’eux, lorsque la reprise viendra, elle sera davantage vigoureuse en raison de leur fiscalité moin contraignante.»

    Encore des conneries. Les riches ne sont pas assez imposés ici, au Québec. Sans que la classe moyenne ne fasse plus d’effort, même si elle le peut, dans son intérêt, les riches, eux, peuvent assurer nos services, et ne sont pratiquement pas imposés.

    Quant aux fiscalités moins contraignantes, il n’y a pas un jour sans que l’on entendre parler, quand on s’y intéresse, de misères dans les pays les moins contraignants. Le Ghana en est un parfait exemple. L’Argentine en fut un également.

    «Quant aux peurs des fédéralistes, je n’entre pas là-dedans. Nous pourrions être indépendant demain matin, mais économiquement je préfère une fédération qu’à être un Québec autonome. Je n’aime pas les barrières. »

    Je n’aime pas non plus les barrières, et je ne vois pas l’indépendance comme une barrière, tant que l’indépendance n’est pas adoptée sur un argumentaire de la sorte. ET non, je ne veux pas un seul sou des sables bitumineux, plutôt changer ma maison pour une cage à poule.

    «Nous n’aurons plus d’armement lourd à payer pour une armee quebecoise, et encore si nous en avons une, une simple garde civile pourrait faire l’affaire vu notre populace et les enjeux internationaux qui nous concerne … avec 7 millions d’habs, on n’aligne pas grand effectif ! Des milliards economisés !»

    Même n’étant pas nationaliste, il est important, je crois, d’avoir une armée de défense, nationalisée quant aux effectifs également. Elle n’a pas à être des plus fortes, puisqu’elle ne servirait que sur notre sol –excepté peut-être, lors d’évènements catastrophiques internationaux Mais encore, une équipe de médecins sans frontière pourrait y voir plus aisément.-.

    Une fois nos intérêts mis de l’avant, ceux-ci peuvent déranger. Je vous donne un exemple : si nous décidions de nationaliser les moyens de production, nous serions, en de brefs délais, envahis par Washington. Et ses canons sont à portée de tir, de chez elle. Je ne crois pas que le Québec voudrait plier à tous les chantages, nous sommes fiers quand c’est le temps de l’être. Cuba, malgré sa pauvreté évidente, possède une armée de près de 500 000 hommes, avec une population qui ressemble à la nôtre. Ils ont également, 500 000 autres volontaires, ce qui monte leurs effectifs à près d’un million d’hommes et femmes en armes. S’ils sont capables, étant si pauvres, d’avoir une armée, un système de santé universel –qui dépasse leurs frontières-, un système d’éducation où toutes et tous ont accès aux universités, pourquoi le Québec ne serait-il pas capable d’en faire au moins la moitié, avec toutes ses richesses? Nous avons tout, ici, pour dépasser de loin l’économie du sable bitumineux en Alberta –Et puisse ce peuple changer d’idée vite quant à ces sables!-, et produire des richesses, en transformant nos matières premières avant de les vendre (le bois par exemple)… Et tout cela peut se faire, sans que la bourgeoisie ne prenne de place…

    Mais comme je dis, avant longtemps nous aurions, comme toutes les autres nations du monde ont pu l’expérimenter, l’invasion de nos terres par les troupes US, et ce serait, «pour rétablir la démocratie et la paix» qu’ils nous feraient la guerre, avec l’aval de Normand –Il en ferait certes un texte d’apologie!-.

    Et si le Québec veut prendre sa place à l’international, il aura, malheureusement, besoin d’une armée pour se faire respecter. Il n’existe d’ailleurs, aucun exemple des possibilités du contraire à travers le monde. Je vous prie sinon, de palier à mon ignorance. (Mais je sais d’avance que, ces pays qui seront nommés, ne mettront jamais en pé.ril le capitalisme et la liberté de marché.)

  2. Richard3 dit :

    @ Philippe Dujardin:

    Qui dit que « simple » rime nécessairement avec « court terme »?

    Une réglementation simple mise sur l’honnêteté de tous les intervenants, c’est vrai; n’est-ce pas le cas de toutes les lois, de toutes les réglementations? Par contre, le contrôle repose sur l’appareil judiciaire, qui en principe, est indépendant de toutes les parties en cause. Il est vrai qu’un procès, c’est pas donné, mais tant que tout se déroule bien, et que personne n’est accusé, y en a pas, de procès.

    Quant à votre caricature, elle me fait bien rire aussi. Par contre, il est démontré que ce sont les pays où il reste le plus d’argent après déductions, sur le chèque de paye du travailleur, qui attire les immigrants de partout dans le monde. Pendant que le Canada recherche une immigration de qualité, nos voisins du Sud font tirer des « Green Cards », afin de limiter le nombre des nouveaux arrivants.

    Quant aux taxes qui s’en viennent, elles font partie de la logique gouvernementale, qui n’a de logique que le nom, en fait. Et ça n’a rien à voir avec la droite ou la gauche. Dans cet article, Nathalie Elgrably-Lévy l’explique assez bien.

    http://www.iedm.org/main/show_.....als_id=756

    Ceci dit, c’est triste, mais je ne crois pas aller vivre aux USA, puisque ce pays, depuis une centaine d’années, s’est dangereusement éloigné des idéaux qu’il tente toujours de véhiculer. Et avec Barack Obama au pouvoir, ça ne risque pas de s’arranger, bien au contraire. À sa décharge, par contre, il faut spécifier que GWB a commencé le travail de sape avant lui. L’Alberta me tente bien, par contre. Un jour, peut-être,…

    Le rapport entre la corruption et les salaires des élus n’est que cela; un rapport. Pour empêcher quiconque de soudoyer un fonctionnaire à 100,000$ par année avec une enveloppe brune de 200,000$, vous proposez que l’on augmente son salaire à 200,000$. Soit. Que se passera-t-il alors? On reviendra avec une enveloppe brune de 400,000$. Et à ce petit jeu, on s’arrêtera quand? Il faut rappeler ici que les sommes accordées en contrats par le gouvernement provincial se chiffrent en milliards$, ce qui laisse encore beaucoup de marge, au contenu des enveloppes brunes. Utiliser l’argent du citoyen, pour pallier au montant de ces potentielles enveloppes, équivaut à retirer la responsabilité d’honnêteté aux fonctionnaires et aux élus. Cela revient à verser une rançon en retour d’une honnêteté qui demeure illusoire. Devant cette situation, « simplicité » doit rimer avec « transparence ».

    Quant à l’option de la souveraineté, pour assainir les finances, il faudra d’abord que le Québec soit capable d’arriver « break-even », comme le dirait n’importe quel comptable. Présentement, le Québec a besoin des 10 à 12 milliards$ versés en péréquation par Ottawa pour boucler son budget. Car il ne faut pas s’illusionner, ici non plus; la péréquation, c’est le « BS » des provinces pauvres, rien de plus! Et « boucler », ici, démontre une autre illusion, puisque le budget, enfin jusqu’à cette année, était supposément équilibré, mais la dette augmentait. L’équilibre n’était donc, lui aussi, qu’illusoire.

    En fait, le Québec a tout ce qu’il faut pour boucler son budget sans la péréquation, et en le démontrant, il attirerait beaucoup plus de citoyens vers une éventuelle souveraineté. Mais ça, c’est une autre histoire.

  3. Philippe Dujardin dit :

    Pitié arretez avec cette cruche de Nathalie Elgrably-Lévy … est-ce que je vous colle du Pratte, Gagnon ou du Dubuc moi ?

    La comparaison avec nos voisins du sud est falacieux, tant sur le point de vue economique que geographique… on ne parlera pas social et philosophique… le reve amercain, ca vous dit quelque chose non ?

    L’alberta … houla, si ca represente votre ideologie, ca en dit long. Des personnes incapables de comprendre le mur en face d’eux, qui les deux mains sur le volant foncent tete baissée au devant d’une catastrophe ecologique sans nom avec leurs sables et leur ignorance sur des tas d’autres sujets, tant environnementaux que sociaux ! On ne parlera pas de leur penchant evangeliste, et oui la terre a 70000 ans d’apres certains ministres venant de là-bas !

    Pour le 10 ou 12 milliards, on les recupere dès qu’on quitte cette federation. On n’est pas plus con que les autres pays ayant eu leur independance. De plus tous vos calculs sont falacieux puisqu’ils sont pris en tenant compte de la realité actuelle… un Quebec dans le canada !

    Plus personne ne doute de la faisabilité economique de notre projet parmi les politiciens, tant Jean Charest que Marois, ni parmi les economistes reputés et integres.

    Nous sommes dans les 35eme puissances mondiales economiquement, bon nombre de pays sont plus pauvres que nous et survivent tres bien.

    Notre economie est etouffé dans par le statu quo créé en partie par la lutte puerile sur la question nationale, on ne parlera pas du coup de celle-ci tant au Quebec qu’au Canada, et par le fait que nous ne sommes pas reconnus comme un pays dans le monde et que beaucoup de gens ne signent qu’avec des pays, pas des provinces !

    On ne parlera pas lors de la crise et de bien d’autres affaires, de la mauvaise repartition des aides, on s’est fait voler des milliards ! Mais ca, on oublie de les mettre dans le calcul de la perequation ! Et oublions les carbodollars, bien sur que le ROC ne veut pas en entendre parler, on deviendrait une province riche ! Au mieux, si on ne les utilise pas, emettons des GeS, allons chercher le Gaz qui se trouve dans nos sous-sols, nous n’avons rien à envier à l’aberta sur ce sujet là !

    Toute votre analyse tourne autour de desinformation, ignorance ou aveuglement sur certains sujets et aucunement n’explique pourquoi notre nation devrait continuer de vivre avec le statut provincial actuel. RIEN ! Nous ne valons pas moins que les autres et nous avons toutes les competences politiques, socilaes et economiques pour etre un pays libre egal aux autres pays libre de ce monde, comme la nation etrangere qui nous domine et nous soumet à SES decisions.

    C’est certain qu’on ne peut pas boucler comme il faut notre budget sans la perequation … on est DANS le canada ! Sortons-en, ca sera bien plus facile d’y arriver. Mais bon, comment expliquer ce simple point à des concitoyens craintifs, egocentriques, aveugles, sans aucune vision àlong terme et prefereant se comportaer en S ou Tanguys pluto que de s’assumer et se tenir debout comme les centaines de peuples libres de ce monde ! On doit reellement etre né pour un petit pain … remercions le canada d’etre là, sans eux nous ne pourrrions survivre … terrible hein ?

    Dire qu’en 2009 y en encore des gens pour croire ca !

  4. Philippe Dujardin dit :

    Tiens si tu as une demi-heure, essaye juste de me dire dans ce discours ce qui sonne faux … bonne chance !

    http://www.tagtele.com/videos/voir/47530

    Nous n’avons pas d’avenir et aucune chance de nous epanouir au sein du canada… et ca va nous nuire obligatoirement economiquement, pas besoin d’avoir la tete à papineau pour le comprendre.

  5. Normand dit :

    Philippe j’aimerais bien connaître ta formation pour traiter un autre de cruche, ce n’est pas parce qu’elle n’est pas de ton côté que cela en fait une cruche. De plus personne ici n’a réservé le même sort au prof Lauzon. Tu nous avais habitué à de meilleurs interventions, d’autant plus que tu n’as pas besoin de ça.

  6. Normand dit :

    De plus ce n’est pas parce que l’on ne pense pas comme toi que l’on est égocentrique ou aveugle, au contraire, je pense que nous sommes capable de vivre au sein de cette confédération et y prospéré. Je pourrait dire que ton option en est une de fermeture, mais je ne le ferai pas. J’aimerais juste que tu m’explique pourquoi depuis plus de quarante ans nous disposons d’un levier économique extraordinaire qu’est hydro-québec et que nous sommes si endetté, si ce n’est que nous nous sommes comporté comme des nouveaux riches en nous payant des programme que les autres n’ont pas et qu’ils finissent par payer pour nous. Pourquoi les autres provinces avec les mêmes pouvoirs, et dans certains cas avec moins, réussissent mieux que nous à s’administrer?

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Jimmy St-Gelais
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Jimmy St-Gelais est le rédacteur en chef de Politicoblogue.