Publié le 6 avril, 2010 à 23:40 par Sylvain Guillemette

Des décisions qui demanderaient du courage…

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Chères Québécoises, chers Québécois,

J’aimerais tout d’abord vous dire à quel point je suis heureux d’être parmi vous, et de vous faire part de mes prévisions annuelles et de mon compte rendu de l’économie du Québec. Les prochaines années nous demanderont du courage, je vous l’affirme dès maintenant.

Tout d’abord, comme vous le savez, l’économie est chancelante, et toujours fragile donc, à la reprise. Et pour cela, mon document  tiendra compte et sera rendu dans le dessein de corriger la situation. Vous serez peut-être offusqué de certaines mesures, mais celles-ci s’imposent, étant donné le mur auquel nous faisons face aujourd’hui. D’autres vous paraîtront coquettes, mais elles seront néanmoins productives et moins coûteuses pour toutes et tous au Québec. Commençons par le commencement, par une mise en contexte du système économique actuel, et par une analyse de celui-ci, afin là de pourvoir aux défaillances qui pourraient nous échapper.

Le système capitaliste, bâti sur une confiance mutuelle entre échangeurs de capitaux, est donc basé sur le capital. Nous savons qu’il permet à une minorité de tirer profit de la demande, par sa possession préalable de capitaux, en jouant finalement le rôle d’intermédiaire sur l’offre, qu’elle offrira des fruits mêmes du labeur du salarié qu’elle emploie. Nous savons donc également, que ce capital se concentre, peu à peu mais certainement, chez la classe dirigeante et propriétaire des moyens de production du Québec. Nous avons de toute façon, dénoté l’enrichissement d’une minorité, non par hasard, propriétaire des moyens de production québécois. Nous savons donc, par conséquent, que le modèle économique en place ne permet pas le partage équitable des richesses créées, puisque nous sommes à même de constater que ceux qui quémandent les richesses créées, sont en fait en bonne partie, ceux qui les ont créées de leur propre force de travail qu’ils ont vendu à la bourgeoisie apte à l’acheter. Il est d’ores et déjà convenu donc, de parler d’échec patent quant aux épopées ou aux promesses de ce système superflu et flou, pour la classe laborieuse. Mon document sera donc teinté de cette relativité.

Nous avons donc convenu, les élus au nom desquels je parle et moi-même, qu’il était temps d’appliquer des mesures courageuses, audacieuses et terminales en ce qui concerne nos moyens de production. Nous croyons, et nous le faisons au nom du peuple travailleur qui nous a élus, qu’il est temps de nationaliser les moyens de production et de dépouiller ainsi, les dépouilleurs de nos efforts communs. Cela ne se fera pas sans casser d’œuf, mais ce ne sera pas non plus, sans donner de généreuses compensassions aux actuels propriétaires, que nous le ferons.

Dans un premier temps, nous ne procèderons pas aux nationalisations dans l’immédiat du temps, mais avancerons secteur par secteur, pour s’assurer de bien comprendre chaque situation des propriétaires, et dans certains cas, ceux-ci auront même le droit de vendre leur force de travail à la collectivité, puisque nous ne prévoyons pas instaurer le communisme avant quelques générations encore. En attendant leur fin, les entreprises privées du Québec se verront imposées de ce qu’elles ont reçu en aide directe, ou en subventions, afin que les Québécoises et Québécois puissent retoucher le capital qu’ils n’ont pas consenti à investir au privé, comme ils nous l’ont affirmé aux dernières élections. Mais ainsi, les entreprises auront tout le temps désiré, de déplacer leurs capitaux dans les États qui demeurent capitalistes, malgré les torts que ce système puérile et sans but ait pu causer, sans toutefois, outrepasser de s’acquitter auprès de la population qui l’aura fait vivre durant ces décennies paradisiaques pour elles.

Nous annonçons cependant, et cela sera mis en efficacité immédiatement, la nationalisation des ressources naturelles restantes du Québec, et le moratoire relatif qui s’impose sur les extractions d’uranium, d’or et d’autres minéraux où les entreprises privées pullulent. Ces énormes corporations doivent déjà s’acquitter elles-mêmes, des redevances qu’elles n’ont jamais versées aux contribuables québécois qui leur ont permis d’extraire leurs ressources, en croyant pouvoir leur faire confiance. Elles n’ont pas non plus, décontaminés les vastes endroits qu’elles ont pollués et rendus inappropriés pour la vie en général. Elles n’ont pas expliqué leurs liens outremer, avec ces bandes armées qui profitent en Afrique et dans les pays en voie de développement. Cela vaut de même pour les compagnies forestières, qui nous ont dépouillés, elles aussi, de nos ressources, tout en nous promettant des emplois bien rémunérés à long terme, et un contrôle accru de nos forêts si chères à l’équilibre naturel sur Terre et donc, à la possibilité de la vie. De part et d’autres, les ressources n’ont pas été prises en charge comme un éventuel  éventail d’outils, qui étaient en réalité, limité. Nous l’avons vu partout sur Terre, la gestion des ressources par l’entreprise privée mène tout droit à des compromis réalisables et souhaitables, qui ne sont malheureusement pas réalisé, ni même souhaités par la minorité régnant au sommet de cette pyramide sociale, concoctée par, justement, ces mieux nantis de notre collectivité, qui le sont grâce à notre labeur commun.

Officiellement aujourd’hui, nous déclarons toute compétitivité privée au réseau de santé public, illégale. Les tenants du rôle de soignant auprès de la collectivité, devront s’exercer dans un cadre public, sans quoi, palier à la situation en déménageant dans un État le permettant. Il ne sera aucunement possible désormais, d’exercer le profit sur la maladie ou tout autre problème de santé d’autrui. Outre les outils de production que la bourgeoisie réclamera, vous n’êtes pas sans savoir que cette classe dominante a pu acquérir ses outils, en dépouillant les travailleurs qu’elle salariait, tel que le démontre la «Loi 1+1=2» sur les illégalités d’exploiter le labeur d’autrui, votée dernièrement. Cela va de pair avec la loi votée sur le mérite, qui nous aura permis à tous, de voir plus clair dans le mérite de chacun des travailleurs, vis-à-vis ses capacités physiques et psychologiques, ses besoins et le labeur qu’il apporte à sa communauté. Cette loi rappelez-vous, nous avait donné raison sur le mythe du mérite de l’employeur, qui n’était visiblement pas plus méritant que ses employés, sauf si le capital devait constituer une valeur de mérite, ce qui fut démenti, bien sûr!

Nous allons donc de l’avant, tel que promis, avec notre agenda socialiste, visant ni plus ni moins, un système meilleur, où ne seront possibles que les véritables partages de richesses, et où ne seront plus possibles, les exploitations de toutes sortes des humains par eux-mêmes. Les échecs multiples et récents du système capitaliste ont donné le coup de grâce à celui-ci, et les nombreux exemples de ratées  du côté international, ne nous suggère aucun désir de copier l’exercice. Les droits que s’étaient par exemple octroyé les bourgeois, avec le soutien du Parti Libéral du Québec, du Parti Québécois du Québec et de l’Action démocratique du Québec, ne seront plus que vague souvenir.

Ainsi, nous vous annonçons à l’avance la terminaison du ticket «pas modérateur» qu’avait imposé en 2010, le Parti Libéral du Québec. Certes, nous serons servis d’une vague de malades qui prendront d’assaut nos hôpitaux, mais comprenez camarades, que pendant des années déjà, ceux-ci n’ont pas eu accès aux soins de santé dont ils avaient droit en tant qu’êtres humains. Aussi, nous prendrons directement des pharmaceutiques, les sous qu’auront dépensés les québécois en ticket «pas modérateur».  Elles seront surtaxées de ces montants, puis si elles ne paient pas, nous envisagerons des poursuites, puisque nous avons également fait nos devoirs, et savons qu’elles ont augmenté radicalement leurs coûts de fabrication lorsque ce ticket a vu le jour. Elles s’y sont conjuguées, puis ont joué le jeu de Jean Charest, poussant ainsi le système à demeurer au gré du secteur privé. Et de toute façon, dans 5 mois exactement, Pharma-Québec sera prête à fabriquer les médicaments québécois, et ses recettes financeront le système de santé. Avec Pharma-Québec, c’est le monde entier qui nous attend comme client. Certainement que nous ferons des capitaux avec cet outil, mais ce n’est pas vraiment le but visé. Avec certains autres pays, nous ferons cartel contre le secteur privé, et ferons ainsi baisser les coûts du médicament à la surface de la Terre. Ces ententes vous seront rendues, tel que convenu, d’ici quelques jours.

Pour ce qui est d’Hydro –Québec, elle sera renationalisée, et les bourgeois s’ayant permis l’achat d’actions de notre société d’État, ne seront pas réconfortés d’apprendre, qu’ils devront rendre ces actifs, tels qu’ils valent aujourd’hui, sans même toucher quelconque compensation. Cette décision de privatiser notre société d’État rappelez-vous, avait été prise à l’encontre du mouvement populaire qui avait réuni des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois dans les rues, et de Québec, et de Montréal et de plusieurs autres régions du Québec, entre autre cette manifestation sur les barrages visés par la vente d’actifs. De plus, Québec mettra un terme à ses plans d’expansion, et visera plutôt, à améliorer es performances de son système actuel, car certes l’eau coulant dans nos rivières nous paraissent éternelles, mais elles ne le seront pas. Il faudra donc, pallier à cela, et dans ce cas-ci, nous attendons encore le résultat des référendums qui auront lieu dans les prochaines semaines. Le bloc patrimonial ne tiendra plus compte, lui non plus, des prix du marché international. Les Québécoises et Québécois n’ont pas à souscrire à un modèle inefficace, qui ne fait que mener les populations laborieuses, à la quête de miettes du capital, auprès des bourgeois.

Depuis que nous faisons des référendums sur chacune des décisions importantes du Québec, les Québécoises et Québécois ont augmenté de façon substantielle  leur apport au cycle gouvernemental qui nous anime désormais. L’augmentation de la participation électorale des Québécoises et des Québécois est consternante. Il n’en fallait pas plus, pour redonner vie au système démocratique, qui ne l’était plus, mais qui reflétait plutôt, une dictature bourgeoise, que l’on pouvait stationner, puis changer aux 4 ans.

Nous annonçons par ailleurs, que la mondialisation des conditions de travail chinoises, ne sera plus un exemple que devront suivre les entreprises québécoises, et les travailleurs québécois par conséquent. La loi «Bouchard», votée par le parti alors majoritaire de Jean Charest, sera abolie, comme toute autre loi ayant profité à la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Nous vous remercions de votre participation au nouveau gouvernement socialiste du Québec, et nous affirmons par la même, que sans votre participation chers prolétaires québécois, tout cela n’aurait jamais pu se réaliser!

Longue vie à la révolution! Merci!

Élu du Conseil populaire socialiste de Lanaudière

(Ce texte est bien sûr, une fiction.)

A Propos de l'Auteur

Sylvain Guillemette à publié 33 articles sur ce site.



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Commentaires (52)

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  1. Normand dit :

    une chance qu’il s’agit de fiction…

    • Sylvain Guillemette dit :

      Normand est bien bon quand il s’agit de «troller» sur les billets des autres. Il n’a d’ailleurs pas commenté un seul passage de mon texte, mais s’est dit «une chance qu’il s’agit de fiction»…

      Je me demande en quoi c’est une chance, et pourquoi c’est une chance.

      • Normand dit :

        c’est que des fois, cela ne vaut pas la peine de commenter. Tu sais Sylvain, ce n’est pas la longueur d’un texte qui fait la force d’un argument. De plus j’ai déja largement commenté tes aspirations idéologiques. Mais je peux aisement élaborer. Premièrement, sous l’égide de ton gouvernement où personne n’a dans le fond de responsabilité puisque sans chef que sera la motivation de quelqu’un d’inover, puisqu’il ne pourra retirer le fruit de son inovation étant donné que tout est mis en commun? QUel sera mon avantage à travailler plus fort puisque je n’ai aucun avantage pécunier? Et enfin, pourquoi j’excercerais un métier qui me demande plus d’efforts, d’études et de sacrifices que mon voisin.

        Comme l’offre ne sera plus dicté par la demande. Qu’est-ce qui va établir ce qui doit être produit? On a tous vu ce que les planifactions des divers gouvernements communistes ont donné comme désastre. Et tu voudrais que l’on en revienne là? Tu dis que tout sera décidé par une assemblée issue du prolétariat. Qui décidera que pour le Québec, nous avons besoin de la quantité d’acier que l’on aura besoin pour fabriquer mettons l’armature de coffrage? L’éboueur qui s’adonne à être membre de ton assemblée? Ou encore qui décidera que l’on doit produire une quantité d’hectolitre de lait?

        • Sylvain Guillemette dit :

          D’abord, ce texte est fictif, et ne présente pas vraiment d’argument. Alors n’en cherchez point. Ensuite, vous avez certes, largement contesté mes positions idéologiques, mais vous n’avez pas argumenté vos propres attaques, vos propres contestations de mes positions. Mon idéologie, concernant vos soit disant arguments, est intacte! Et je pourrai, vous le verrez, facilement rétorquer à vos positions, et conjuguer bon nombre d’arguments, qui viendront apaiser vos inquiétudes.

          Commençons par vos prétentions, selon lesquelles, il n’y plus de leader sous le socialisme, ou le communisme. D’abord, débutons par dire que les conditionnements seront différents d’aujourd’hui, et l’appel du gain, tel qu’il est aujourd’hui, ne sera plus d’actualité. L’entrepreneur n’entreprendra plus pour des millions, ou des divins droits d’exploiter son prochain, mais le fera pour le bien de sa communauté, et parce qu’il sera récompensé pour ce, seulement, sans pouvoir divin, ou comme je le dis, droit d’exploitation du labeur d’autrui. Tout n’est qu’une question de conditionnement, comme par le passé, on ne gagnait pas des millions pour avoir eu une bonne idée. Au fil des siècles, les récompenses n’ont pas toujours été celles que nous connaissons de notre ère.

          • Sylvain Guillemette dit :

            Bref, quelqu’un voudra innover quand même, mais pur d’autres raisons que celles que vous connaissez. Il le fera par respect pour sa collectivité, car il sera conditionné pour ce. Ensuite, viendront les récompenses sur lesquelles nous nous serons accordés, sans toutefois permettre d’irrégularité qui permettraient, à leur tour, une injustice sociale. Donc, des gens seront très enthousiastes à donner pour leur collectivité, comme à Cuba, les médecins sont quand même heureux de soigner leur peuple, même si c’est à faible revenu. Il ne s’agit que de conditionnement. Le vôtre, vous pousse à croire qu’il faille donner des millions, ou des droits divins. Celui d’autres gens, est différent du vôtre. Celui de l’infortuné d’un bidonville, l’amène à croire qu’il trouvera de quoi manger dans les poubelles, ainsi de suite…

            Ensuite, vous amenez un bon point, qui d’ailleurs, à Cuba, amena des corrections à la logique de l’égalité des salaires. D’abord, depuis déjà les années 70, Cuba n’a plus les salaires égaux dont parlent les capitalistes pour critiquer leur système. Ensuite, reconnaissons que vous êtes peut-être capable de faire 50 heures, alors que l’autre, n’.en fera peut-être que 30. Certainement que vous n’aurez pas le même salaire…

            • Sylvain Guillemette dit :

              Et pourquoi vous feriez un métier qui demande plus d’efforts, plus d’études que celui de votre voisin, payé pratiquement pareil? Parce que vous aimerez votre métier d’abord! Ensuite, le temps que vous passez aux études, ou aux stages, etc.., votre voisin le passera à créer, déjà, la richesse que vous ne commencerez à créer qu’après vos études. Vos contributions seront amenées à égalité, d’une certaine façon. De plus, c’est encore une fois le conditionnement dans lequel vous avez pataugé qui vous amène à demander, une fois de plus, ce que «VOUS» y gagnerez. Votre conditionnement vous pousse à l’égoïsme, à l’individualisme. Reconnaissez donc au moins, que mise à part les «paresseux du BS» que vous critiquez, il y a d’autres gens comme vous, qui font leur part dans cette société. Et vous parlez de sacrifices, mais de quels sacrifices parlez-vous donc? Comme je vous dis, votre voisin aura sacrifié de ses efforts, lui, au labeur, à la création de richesse. Il aura également, possiblement, un labeur plus physique que le vôtre. Mais encore, croyez-vous sincèrement que toutes et tous, peuvent accomplir les mêmes besognes? Croyez-vous que sur Terre, toutes et tous aient la capacité de réfléchir au point de devenir ingénieur? Il faut savoir apprécier le moindre labeur, car de toute façon, une demande exige qu’on accomplisse ce labeur. Les petits commis du McDonald, ils nous font des bons Hamburgers, que l’on exige de notre demande en «repas rapides».

              • Sylvain Guillemette dit :

                «Comme l’offre ne sera plus dicté par la demande. Qu’est-ce qui va établir ce qui doit être produit?»

                Ce sera toujours une demande, soit celle des conseils populaires, où la démocratie sera réelle et participative.

                «On a tous vu ce que les planifactions des divers gouvernements communistes ont donné comme désastre.»

                Faux, on a vu des gouvernements gérés par en haut, par l’État, qui dans un pays communiste, n’est plus sensé exister. Nous avons donc assisté à la dictature de l’État, sur le prolétariat, alors que le communisme est précisément le contraire. La Chine, la Russie et les autres, n’ont jamais atteint le communisme, et certes, les régimes d’une seule personne, où la démocratie n’a pu rien à voir, ont créé des désastres sans pareil. Ce ne serait pas le cas d’un véritable Conseil Populaire, car on y tiendrait pour sûr, compte des opinions diverses, de l’exercice démocratique qui s’y tiendrait.

                «Et tu voudrais que l’on en revienne là?»

                Aucunement!

                Et pour le reste de vos questions, je réponds des Conseils. Car encore, vous n’avez semble t-il, rien compris. D’abord, il n’y aurait pas qu’un seul Conseil, mais plusieurs conseils, à chaque domaine s’il le faut.

      • Normand dit :

        Un autre aspect, qui sera le chef de l’État? Puisque qu’il semble que ce sera une assemblée. Qui négociera avec les autres État?

        • Sylvain Guillemette dit :

          Le porte parole élu pour ce, révocable en tout temps. Comme cela, s’il vous gêne, parce qu’il rote et pète devant l’auditoire, vous pourrez le chasser d’un appel au vote.

          • Normand dit :

            eh voilà… rien n’empêchera quelqu’un de prendre l’ascendant sur les autres. à moin que je ne me ttrompe, sous les régimes communistes, rien n’empêchait de révoquer le secrétaire-général par le vote populaire comme tu dis. Qu’est-ce qui a empêché le « populaire » de le faire? La réponse en est que dès que quelqu’un semblait avoir l’envie d’émettre le soupçon d’une contestation, il était arrêté par la police secrète. Mais tu dis que la récompense pour celui qui veut se surpasser sera, si je comprends bien, la satisfaction d’avoir aidé la société… Sylvain tu rêves en couleur. Moi je ne travaille pas plus fort que les autres, toi par exemple soit reconnaissant. Je n’ai que faire de la reconnaissance de la société. Je travaille fort, parce que cela me permet de payer des choses, comme des voyages, des livres, un véhicule confortable, une maison à mon goût. Oui je suis égoîste, et tu sais quoi, je n’en ai pas honte du tout. Je suis individualiste, bien sûr. Je fait passer ma personne avant la tienne. Je fais passer ma famille avant la tienne, et alors? Tu sais pourquoi les économie communistes sont moins performante que les économie dit de marché? Parce que simplement ce que je produits comme effort, m’est rendu sous forme pécunière. Si les économie dit comuniste ou socialiste, on verrait plein d’industrie s’installer « a Cuba,.

            • Serge Gagnon dit :

              rien n’empêchera quelqu’un de prendre l’ascendant sur les autres. à moin que je ne me ttrompe, sous les régimes communistes, rien n’empêchait de révoquer le secrétaire-général par le vote populaire comme tu dis.

              On peut aussi démettre un élus ici par vote de nos élus qui nous représente. Est-ce que ça se passe tous les jours : non.

              Tu sais pourquoi les économie communistes sont moins performante que les économie dit de marché?

              Est-ce que l’économie, la consommation et le capitale serait aussi important dans un monde communiste ? Aurait-on besoin de produire au point de polluer la terre et la rendre invivable comme dans le système capitaliste ?

              • Normand dit :

                ben Serge, pour la pollution, tu as déja fait un tour dans l’ex-unio Soviétique? ou encore à gdansk en pologne? Pas besoin du capitalisme pour la pollution, le communisme y est arrivé d’elle-même.

                • Serge Gagnon dit :

                  La pologne et l’U.R.S.S n’ont jamais été communiste. Ce sont des État autoritaire qui n’ont jamais été communistes.

                  Pour ce faire, il aurait fallu qu’une plus grande majorité d’État deviennent communiste ce qui n’a pas été le cas, ils sont devenu en grande majorité capitalistes pour toutes sortes de raisons et non pas juste « parce que c’est le best ».

                  Trotsky le savait, il le disait déjà à Lenine avant la Révolution de 1918. Malheureusement pour lui, Staline avait d’autre plan que le communisme en tête.

                • Sylvain Guillemette dit :

                  Encore n’importe quoi. D’abord, le communisme n’a jamais existé. Que Normand nous prouve le contraire sinon, et de simples affirmations comme «La Russie ou la Chine» ne vaudront rien. Normand devra accompagner ses exemples, de preuves, d’arguments. Or, il lui sera difficile de trouver ces arguments, car la Russie et la Chine, et les autres prétendants, n’ont jamais accédé à ce stade de la révolution. Aucun d’entre eux, n’a su remplacer les États, ni même, les abolir. Normand fait donc déjà fausse route.

                  Ensuite, la Russie de l’époque n’a pas plus tenu compte de l’environnement, et elle ne le fait d’ailleurs pas plus aujourd’hui -Elle est de ces États qui parlent d’un complot socialiste!-. Le but à l’époque, n’était que de rattraper, puis dépasser, la production capitaliste. Mais la Russie a surpassé ses revenus en coûts, entre autre, par son armement.

                  Il n’existe donc aucun exemple de communisme qui ait mené à la pollution dont peut se vanter aujourd’hui, le système capitaliste. Une chose est certaine pour l’instant, le capitalisme pollue et ne tient pas compte des ressources limitées de la Terre! Globaliser le modèle de Normand, celui de l’Amérique du Nord, coûterait près de 5 planètes Terre en ressources! Ce n’est pas rien! Autrement dit, les lucides sont pas si lucides que cela! leur ébauche de l’économie, fait fi de ces faits! Et pourtant! N’y a t-il pas plus futé que de regarder le réservoir d’essence, avant d’entreprendre un long voyage? Cré capitalistes!

              • Samuel dit :

                On ne révoque pas nos élus tous les jours ici parce que le système ne fonctionne pas aussi facilement que ça. On a des gouvernements majoritaires avec des lignes de parti, on a des élus qui n’ont pour seul travail d’aller gérer les affaires de l’état; ça les responsabilise.

                Maintenant j’ai une question: Quand ça arrive, que nos élus font tomber un gouvernement, c’est pour quelles raisons? Est-ce que c’est vraiment parce qu’il s’agit d’un mauvais cabinet ou bien parce qu’ils veulent profiter du désavoeux pour prendre le pouvoir? J’ai vu des mauvais cabinets rester au pouvoir parce que les partis d’opposition n’avaient pas ce qu’il fallait pour les remplacer.

                70% de taux d’insatisfaction du gouvernement Charest, il serait changé? Si oui par quoi, je doute qu’un gouvernement soit capable de satisfaire plus de 50% de la population tout en ayant une vision à plus ou moins long terme. Une vision à long terme devient difficile quand tu dois à tout coup regarder les sondages.

                Si 65% de la population trouve que l’armée est inutile, on fait quoi? Je peux comprendre que le citoyen n’apprécie pas travailler pour la défense, personne n’aime ça. Ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas nécessaire.

                Mon point: Pour arriver à une démocracie participative réussie (si c’est possible), il nous faudrait des citoyens beaucoup plus informés et beaucoup plus responsables que ce que nous avons présentement. Comment est-ce possible? Comment on compte y arriver sans pour autant les spécialiser dans les affaires d’état (Parce qu’ils doivent aussi travailler ailleurs).

                Pour finir, dans un MONDE communiste, il pourrait, dans certains cas, y exister des moyens de production non polluant. Dans un PAYS communist entouré d’autres pays qui ne le sont peut-être pas, je ne vois pas pourquoi il y aurait moins de pollution.

                • Serge Gagnon dit :

                  Mon point: Pour arriver à une démocracie participative réussie (si c’est possible), il nous faudrait des citoyens beaucoup plus informés et beaucoup plus responsables que ce que nous avons présentement. Comment est-ce possible? Comment on compte y arriver sans pour autant les spécialiser dans les affaires d’état (Parce qu’ils doivent aussi travailler ailleurs).

                  Moi je ne comprends pas ton point. On dirait que tu penses que tout le monde devrait avoir des compétences dans toutes les dimensions de la vie en société et dans l’administration d’un État etc.
                  Pourquoi on arrêterait de faire confiance à celui qui a des gros bras pour lever des caisses dans une démocratie participative et pour celui qui a une formation en science politique pour s’occuper du politique ? Il n’y aurait plus d’école dans une démocratie participative, ni de gros bras ?

                  Juste dans la ville de Québec, il y a assurément plus d’étudiants en science politique qui pourraient être 40 fois plus compétents que tous les élus réunis présentement. Pourquoi ne pas les employer à participer plus précisément dans les questions de politique municipale ? Pourquoi tout d’un coup il faudrait que mon voisin qui aime couper du gazon, s’occuper d’arbre et d’environnement devrait s’occuper de tâche administrative quand il a envie de participer à un comité sur l’environnement ? Pourquoi je ne le lui ferais pas confiance et que je ne le laisse pas travailler la terre, surtout que j’ai eu une hernie discale il y a 3 ans ?

                  Moi je pense qu’il y a autant de passion, de compétence et d’intérêt qu’il y a de monde sur un territoire donné. Laissons les gens s’impliquer là où ils ont les compétences. Il me semble que c’est si simple, à moins que je n’aie pas vraiment compris ton point.

            • Sylvain Guillemette dit :

              Tu sais pourquoi les économie communistes sont moins performante que les économie dit de marché? Parce que simplement ce que je produits comme effort, m’est rendu sous forme pécunière. Si les économie dit comuniste ou socialiste, on verrait plein d’industrie s’installer « a Cuba,.

            • Sylvain Guillemette dit :

              Rien n’empêche les ascendants….? Qu’est-ce que la démocratie? Vous êtes démocrate ou non? Branchez-vous! D’abord, les régimes communistes n’ont jamais existé, cessez de prétendre le contraire, ou prouvez vos dires.

              Il n’a jamais été possible de révoquer les secrétaires généraux dans les régimes que vous nommez, parce qu’ils n’étaient tout simplement pas communistes. D’abord, ces régimes dont vous parlez avaient des États, et le communisme, c’est lorsque l’État est absent, puis remplacé par ces conseils populaires, où sont révocables les secrétaires généraux. Voilà la vraie réponse! L’État alors en vigueur, défendait les intérêts de cette minorité au pouvoir, qui n’avait déjà plus rien à voir avec le contexte historique de Lénine, et je prends la Russie comme exemple ici. Nul besoin d’aller du côté des maoïstes, qui n’ont rien à voir avec le communisme, tel que décrit par ses concepteurs. La police secrète dont parle Normand ici, est justement, le bras armé de l’État, toujours en vigueur. Et si elle peut arrêter des gens, sans que les Conseils ne votent en ce sens, il faut sérieusement se poser des questions sur ces dits conseils, qui de fait, n’étaient qu’imposture. C’est pourtant simple à comprendre, le stalinisme a remplacé le socialisme, qui lui, n’a jamais eu le temps de mettre en place le communisme. Dès lors l’arrivée de Staline au pouvoir, on note de drastiques changements dans la gouvernance. Les leaders se font assassiner, ou envoyer dans les goulags, etc.. Normand n’a donc pas d’exemple à donner du communisme. Dommage…

            • Sylvain Guillemette dit :

              Ensuite mon cher Normand, je ne rêve pas en couleur concernant les conditionnements des valeurs humaines. Un être humain, conditionné à ne recevoir que des félicitations, et conditionné pendant des générations, précisons-le, se contentera, ne vous en déplaise, de celles-ci! Ce sont des résultats d’expériences scientifiques, menées sur d’autres animaux, et nous pourrions, sinon, comparer les époques, et vite, nous pourrions observer le fait que, les humains n’ont pas toujours attendu après les millions pour inventer ou participer à l’ébauche de nos sociétés. Il serait facile de prendre le dernier siècle, et d’y voir des nombreuses contributions, qui ne dépendaient pas de millions en redevance. C’est donc vous qui portez des œillets, et non moi qui rêve en couleur. Le conditionnement est un fait observable, et maintes fois observé. Cela dit, je suis réaliste, il ne se ferait pas sur une seule génération, mais sur plusieurs. Et j’ai une preuve, ici même, de ce que je dis! «Je travaille fort, parce que cela me permet de payer des choses, comme des voyages, des livres, un véhicule confortable, une maison à mon goût.». Votre conditionnement vous pousse à travailler, pour atteindre ce niveau de confort. Vous êtes un exemple parfait de ce conditionnement. Si pendant des siècles, on vous avait appris à faire tourner un ballon sur votre nez pour manger, vous vous exécuteriez sur le champ! Tout cela pour quoi? Pour avoir un toit, pour payer des choses, comme des voyages, des livres, ou un véhicule confortable, etc.. Ne vous en déplaise, vous êtes conditionné depuis que vous êtes né à ces faits, seulement propres à notre actualité, mais étrangers à celle par exemple, de nos parents, ou du monsieur X dans tel ou tel pays…

              • Serge Gagnon dit :

                je ne rêve pas en couleur concernant les conditionnements des valeurs humaines. Un être humain, conditionné à ne recevoir que des félicitations, et conditionné pendant des générations, précisons-le, se contentera, ne vous en déplaise, de celles-ci!

                Le conditionnement de l’être humain par son environnement, la société, la culture, etc. fait partie du cours « Introduction à la sociologie » de n’importe quelle discipline en science sociale. Ce n’est plus une vague hypothèse qu’on voudrait tester pour la réfuter. C’est comme le continent américain, tous les Européens le connaissent aujourd’hui et aucun n’en pense que passé l’Iceland c’est le bout du monde et tout se renverse dans un vide sans fin.
                Remarquez qu’on vas toujours trouver du monde pour dire que c’est pas vrai et que l’Amérique n’est qu’un gros O.V.N.I. avec de la terre dessus et que des fois il s’en vas et revient un peu plus tard pour faire des choses…. mystérieuses!

            • Sylvain Guillemette dit :

              «Oui je suis égoîste, et tu sais quoi, je n’en ai pas honte du tout. Je suis individualiste, bien sûr. Je fait passer ma personne avant la tienne. Je fais passer ma famille avant la tienne, et alors?»

              Moi j’aurais honte à votre place. On vit sur le même caillou, alors même si vous n’aimez pas le jeu de la démocratie, ou de l’entraide, vous devrez probablement faire avec. Si ce n’est pas de votre plein gré, ce sera peut-être forcé, étant donné que vos dites libertés, viennent saper les nôtres, par exemple, de ne pas se faire exploiter. Vous n’êtes pas divin, ni meilleur que tout le monde, vous ne méritez donc pas le fruit du labeur d’autrui, ça n’est pas une liberté que de l’exiger.

            • Sylvain Guillemette dit :

              «Tu …………………….comuniste ou socialiste, on verrait plein d’industrie s’installer « a Cuba,.»

              Encore n’importe quoi. Et je vais vous répondre très franchement. Aucune économie, qu’elle soit capitaliste, ou socialiste, ne peut fonctionner dans un seuls pays, ou sur une seule île… Le capitalisme, s’il était isolé sur Cuba, ne ferait pas mieux. Il ne serait aucunement capable de prendre de l’expansion. Il ne serait pas capable donc, d’agrandir ses frontières, etc.. On ne pourrait pas faire fonctionner le capitalisme, en un seul pays, et quiconque sait compter, le sait très bien. Le socialisme, comme le capitalisme, ne pourra jamais se développer tout seul sur Cuba. Non plus, les autres pays pourront rejoindre cette économie, comme ils le voudraient bien, s’ils sont attaqués de toutes parts, par vos copains de la maison blanche, lesquels vous soutenez dans leurs invasions arbitraires de pays souverains, ou dans leurs Coups d’État, dans leur sabotage à l’endroit des socialistes, etc.. D’ailleurs, c’est très amusant de vous lire à ce sujet! D’une main, vous condamnez les économies socialistes, dites qu’elles ne peuvent pas se développer, et de l’autre main, vous soutenez toutes les tentatives de heurts vis-à-vis ces économies, quand elles existent fragilement! Branchez-vous! Et lorsque le capitalisme sera isolé, qu’on lui fera du sabotage, des sanctions économiques, que ne brandirez-vous comme propagande pour expliquer ses ratées, même si le sabotage, le terrorisme et tout cela, finalement, n’ont pas été requis pour saper l’économie capitaliste, qui fait faillite aux 30-40 ans, mais qui se relève, grâce à nos efforts non-consentis?!? N’importe quoi! Aujourd’hui, c’est votre modèle économique qui fait fausse route, et l’argent que vous recevez pour vos efforts, il est imprimé au fur et à mesure qu’une banque privée fait faillite, et c’est souvent que cela se passe dans ce système pourri.

  2. Samuel dit :

    -Comment s’assurer que des personnes ne décideront pas d’utiliser le système pour des gains personnels?
    La base de votre réussite passe par le conditionnement.
    Nous ne pouvons pas complètement comprendre le système communiste dont vous parlez car nous sommes conditionnés à voir le monde en des termes capitalistes.
    -À quel point il faudra conditioner les individus pour qu’ils agissent correctement dans un système communiste?
    -Qui s’occuppera du conditionnement?

    L’autorité des conseils semble s’étendre sur toutes les sphères de la société. La demande sera dictée par les conseils, l’offre aussi dans ce cas. Si nous sommes 3 à vouloir tondre le gazon mais qu’il n’y a de la place que pour deux. Qui a le poste?

    Aussi, votre idée de democracy participative où l’on peut éliminer un élu sur le champ, cela ne force-t-il pas les élu à opter pour des décisions à court terme? Est-ce que tout le monde est capable de faire de la politique étrangère? Le fait que notre élu à l’étranger qui développe des capacités et une expérience dans ce poste soit sous la supervision d’une population sans cette expérience ne le force-t-il pas à agir comme s’il n’avait pas cette expérience pour plaire à tous?

    En terminant, sans aucun état pour relier les peuples, l’idée du communisme semble s’appuyer sur de plus petites communautées (pouvoir vers le bas). Comment organiser les échanges entre ces mêmes communautées? Chacune de ces communautées ne va quand même pas avoir une usine de voiture. Qui organisera le commerce? Cela ne leur donnerait pas un peu trop de pouvoir?

    Pour finir, une démocracy participative doit absolument se baser sur une population très éclairée et très informée puisqu’elle doit prendre décision sur tout. Comment cet information serait-elle produite et comment faire pour interessé toute la communauté aux affaires publiques? On sait comment il peut être dangereux d’avoir une partie de la population qui se sent délaissée.

    C’est le tour de mes questions pour aujourd’hui.

    Merci.
    Samuel

    • Sylvain Guillemette dit :

      Beaucoup de questions, je vais tâcher d’y répondre…

      «-Comment s’assurer que des personnes ne décideront pas d’utiliser le système pour des gains personnels?»

      Le communisme n’est pas pour demain, et c’est pourquoi on parle de période préparatoire à cela, soit le socialisme. Il s’agit en fait, du conditionnement proprement dit, du système qui précède le communisme. On espère, nous ne sommes pas devins, que le conditionnement saura éviter la plupart de ces essais. Par exemple, nous espérons que le conditionnement réveillera les intérêts pour les classes, que les gens comprendront ces intérêts de classe, etc.. Nous espérons donc que le prolétariat en vienne à dénoncer son prochain, qui tentera de faire passer ses propres intérêts avant ceux de la collectivité. Étant réaliste, je ne crois pas que cela soit possible en dedans d’une seule décennie, mais bien, de plusieurs générations consécutives.

    • Sylvain Guillemette dit :

      «-À quel point il faudra conditioner les individus pour qu’ils agissent correctement dans un système communiste?»

      Au point où il faudra. Ce que je veux dire, c’est que, même dans ce mode économique qu’est le capitalisme, comment peut-on par exemple, s’assurer qu’il n’y ait plus jamais de Conrad Black, de Madof, ou de Lacroix, ou de Jones? Comment s’assurer sinon, qu’il n’y ait plus de pervers qui violent des enfants? Mhhh…, il faudra encore voir au conditionnement, mais vous savez très bien en même temps, qu’on ne peut s’assurer de telles choses. Alors il ne faudrait pas prétendre que le communisme éliminerait tous les maux de notre planète, mais il éliminerait pour sûr, l’exploitation entre êtres humains. Cela dit, des expériences scientifiques mènent à croire que certains pédophiles par exemple, ne seront jamais capables de faire fi de leurs envies, et non de leurs «déviances». C’est pourquoi il faudrait accommoder ces gens, par exemple, en les mettant dans des milieux de vie, appropriés à leurs besoins, donc sans enfant! Ce n’est qu’un exemple.

    • Sylvain Guillemette dit :

      «Aussi, votre idée de democracy participative où l’on peut éliminer un élu sur le champ, cela ne force-t-il pas les élu à opter pour des décisions à court terme?»

      Certes, à un certain égard. Mais les politiques à long terme, ne sont pas toujours des succès non plus. Il est ardu de connaître à l’avance, telle ou telle donnée sur l’avenir. Par exemple, le système capitaliste n’a pas calculé la disponibilité des ressources. Disons que son calcul à long terme a fait défaut! Mais encore, pourquoi ne créerait-on pas un comité pour ce? Du long terme, et du court terme. Il y a beaucoup de décisions prises à court terme dans nos État actuels. Ne prenons que l’exemple des relations diplomatiques.

      «Est-ce que tout le monde est capable de faire de la politique étrangère? »

      Aujourd’hui? Bien sûr que non! Une fois le conditionnement passé? Disons qu’un peu plus de gens seraient prêts pour ce. Mais encore, non pas sur une ou deux générations, mais sur plusieurs, afin par exemple, que les enfants des enfants des enfants des enfants, aient pu apprendre ce type de formation, depuis des générations. Ce serait comme, lasser ses chaussures! Si Guy Laliberté peut devenir cosmonaute…

    • Sylvain Guillemette dit :

      «Le fait que notre élu à l’étranger qui développe des capacités et une expérience dans ce poste soit sous la supervision d’une population sans cette expérience ne le force-t-il pas à agir comme s’il n’avait pas cette expérience pour plaire à tous?»

      C’est cela, en supposant que cet élu soit dans un autre communiste? Si oui, il faut d’abord éliminer la possibilité qu’il y ait des frontières! Ces pays dits communistes, d’une certaine façon, n’en seraient plus vraiment. Certes, la culture y serait différente, et les conseils n’y prendraient pas nécessairement les mêmes décisions que ceux d’un autre endroit géographique. Mais cela dit, l’élu n’aurait d’une certaine façon, qu’à tenir compte des décisions prises dans ces conseils-ci. Il n’aurait donc pas le choix de plaire à ce prolétariat, tout en faisant part de nos décisions à nous, ce ne serait de toute façon, qu’un porte-parole, à l’instar des porte-parole de Québec-solidaire par exemple.

    • Sylvain Guillemette dit :

      «Chacune de ces communautées ne va quand même pas avoir une usine de voiture. Qui organisera le commerce? Cela ne leur donnerait pas un peu trop de pouvoir?»

      Ouf Samuel! Un peu trop vite pour moi! Nous n’en sommes pas là! Mais les «pays», qui n’en seraient point en fait, pourraient se concerter pour déduire eux-mêmes, qui feraient les voitures, non? Le commerce également, pourrait être discuté par des élus, représentant chaque Conseil -par territoire (pays u continent, etc..)-, et les décisions votées par voie référendaire, allez savoir… Ce serait tout de même mieux que, des gouvernements bourgeois, qui font des réunions bourgeoises, pour décider de notre avenir à toutes et tous! Prenons l’exemple du Sommet des Amériques, ou celui du Sommet de Montebello, où les bourgeois discutaient, sans notre accord, ni même notre connaissance de cette discussion, de la privatisation de l’eau! N’ont-ils pas, eux, beaucoup trop de pouvoir?

      Pour terminer, la démocratie participative, est aussi dangereuse que son contraire, car comme vous le dites si bien, le peuple démocrate et participatif, devra acquérir des connaissances qu’il n’est pas conditionné à apprendre aujourd’hui. Ce sera un travail de longue haleine, et il faudra voir à combler les besoins de toutes et tous, tant qu’ils ne sont pas faits au détriment d’une bonne part de la population, comme l’exige par exemple, l’exploitation du labeur d’autrui, qui comme on le sait aujourd’hui, concentre la richesse chez la minorité élitiste, qui vit finalement, du labeur d’autrui.

      Cela m’a fait plaisir de répondre à vos questions Samuel. Au plaisir de reprendre ce genre de conversation constructive!

  3. Normand dit :

    quand tu dis qu’il en a pas toujours été en ce qui a trait`au motivation de performer. Faux et archi-faux. De tout temps, on récompensais de façon pécunière ou avec une meilleur position. Chez les romains, un soldats qui perfomait, avait droit à une terre en territoire conquis. On le montait en grade et la solde suivait. Dans les monarchie, on montait aussi en grade lorsque l’on se surpassait. On se faisait donner une terre de la couronne avec les titres de noblesses qui allait avec. et il en va de m^^eme dans les autres situation.

    • Serge Gagnon dit :

      Pour le soldat romain, ça, je ne sais pas du tout. Pour ce qui est de la période féodale en Europe que vous appelez les monarchies, ce n’est pas du tout le cas. Les gens ne travaillaient pas pour de l’argent pour commencer, mais simplement pour avoir un bout de terre « à s’occuper » et qui appartenait à un seigneur. Ce dernier prélevait une partie du labeur du locataire qui devait aussi passer un bon bout de temps à travailler ou réparer le moulin. Le locataire n’avait pas droit de chasse non plus, car les animaux sur les terres des seigneurs leur appartenaient.

      On ne changeait pas de statut dans cette société. Le statut était inné, il n’y avait pas vraiment moyen d’en acquérir un nouveau. Sauf certaines exceptions très rares (par exemple ceux qui ont « acheté » des titres de noblesses) qui n’ont pas marqué cette société. D’ailleurs, ils étaient mal vus et n’arrivaient pas à se faire accepter même s’il avait changé de cran. Lisez les textes de Pierre Bourdieu pour mieux comprendre…

      • Normand dit :

        la noblesse était peu accessible pour les non-inées, mais quant aux marchands, l’accession était possible. De plus il n’était pas rare que les marchands détiennent quasiment le contrôle sur une région grâce aux prêts consentit au seigneurs.

        • Serge Gagnon dit :

          Pour l’accession, c’était très rare. C’est des « roturiers » dont vous faites mention. Si jamais ils avaient réussi à acquérir un quelconque titre de noblesse, on les traitait de « parvenus » et ils n’avaient à peu près rien qui venait avec le titre. On ne changeait pas de statut dans cette société et c’est un gros trait caractéristique de la féodalité.

          Quant aux « marchands » qui contrôlaient des régions grâce à des prêts faits aux seigneurs, je n’ai jamais lu ça nulle part. Il y en a peut-être eu quelque un en Angleterre, mais sûrement pas dans le reste de l’Europe.

          Pour en revenir à nos moutons, récompenser avec de l’argent et des titres n’était pas un trait caractéristique de l’ensemble de la société féodale. Des titres et des terres pouvait effectivement servir de monnaie courante entre la noblesse. Mais on parle ici de l’élite de l’époque, soit l’équivalent de nos bourgeois d’aujourd’hui. La traduction contemporaine pourrait être quelque chose comme : être riche et vivre tous ses rêves sans compter n’est pas un trait caractéristique de l’ensemble de la société nord-américaine contemporaine. Seul l’élite, soit les propriétaires de très grosses entreprises et ceux qui y ont accès à ces gens peuvent envisager de réaliser leurs rêves « sans compter ».

          D’ailleurs, c’est pour pouvoir s’enrichir et amasser du capital que les bourgeois ont fait la Révolution française, car le système des redevances ne le permettait pas à l’époque.

          Pour en savoir plus : René RÉMOND, 1974, « L’ancien Régime et la Révolution 1750-1815« , Édition du Seuil, Paris, 215 pages
          Ça se lit bien,c’est très intéressant et les deux autres tomes nous amènes jusqu’à la décolonisation après la deuxième guerre mondiale si je me souviens bien.

          • Normand dit :

            ben voyons, les marchands napolitains possédait la moitié de l’italie pour ne nommer qu’eux. En russie d’avant la révolution, les tsar finançait leur guerre grâce aux prêts des marchands.

            • Serge Gagnon dit :

              En Russie d’avant 1918 deux siècle avant ou 20 ans avant; parce que ça fait une bonne différence.

              La douma (les bourgeois capitaliste amis des Français et Anglais qui ont étendu la guerre jusqu’en 1923 en Russie pour qu’ils continuent de « faire des affaires » avec eux) s’est enterré elle-même après Nicolas II si je ne me trompe pas, non ?

    • Sylvain Guillemette dit :

      Et tout cela ajouté, ce que Serge a bien voulu ajouter, ça n’empêche pas que, c’est le conditionnement qui décide de ce qui sera donné en récompense, et si cela suffira.

      Un être humain conditionné à se faire exploiter par exemple, se régale de son salaire, même si celui-ci vient de sa propre production de richesse, et que finalement, le bourgeois lui donne des miettes.

      Dans d’autres exemples, on pourrait dire que le remerciement a suffi, et historiquement, il ne serait pas difficile de le prouver. D’ailleurs, ma fille m’a remercié ce matin pour un compliment que je lui ai fait.

      En ce qui concerne le soldat romain, je ne vois pas le rapport. Il passait souvent près de donner sa vie, et dépendant de l’époque dont vous parlez -empirique ou sénatorial-, le pouvoir aurait pu reprendre ces cadeaux de pacotille, comparé à ce que donnaient les armées de Rome au pouvoir. Bref, encore là, c’est la domination qui donne des miettes pour avoir constitué des butins gigantesques.

      On peut donc, conditionner. Et vous le prouvez, en me donnant des exemples différents, de différents époques!

  4. Sylvain Guillemette dit :

    «-Qui s’occuppera du conditionnement?»

    Le prolétariat, qui aura pris conscience, dans le système socialiste. Entendons-nous tout de suite pour dire que ce n’est pas pour demain. Des comités savent très bien faire le travail de questionnement, quant aux conditionnements appropriés. Et encore, pourquoi d’abord, ne pas faire confiance à nos étudiants en sciences humaines et tout le tralala? La psychologie ici, sera de mise.

    «Si nous sommes 3 à vouloir tondre le gazon mais qu’il n’y a de la place que pour deux. Qui a le poste?»

    Le plus compétent sera choisis, c’est normal je crois. À Cuba, on ne s’improvise pas médecin par exemple, c’en sera de même. Sauf que toutes et tous auraient accès aux études, et cela dit, on ne perdrait pas de temps à conditionner un incompétent à ce métier, il devrait comme c’est déjà le cas dans nos établissements d’éducation, passer des tests, etc.. Encore là, la démocratie jouera également son rôle.

  5. Samuel dit :

    @ Serge
    Je ré-exprime mon point. Si on donne la possibilité à tout le monde de mettre son grain de sel sur toutes les décisions, le moindre qu’on devrait demander à tout le monde c’est un minimum de connaissance.
    Votre point est valide quand tout le monde a le même point de vue et les mêmes idées. Quand tout le monde est d’accord, qu’on soit de démocratie participative, représentative ou une monarchie, ça ne change rien. L’important c’est la manière de gérer les conflits.

    Les gros bras lèvent des caissent et les politicologues font de la politique. Et si on crée une politique qui stipule qu’on a moins besoin de lever les caisses? M. Gros Bras ne voudra-t-il pas intervenir? « On a besoin de lever les caisses, on a pas besoin de tondre le gazon! » M. Gazon va à son tour intervenir. Comme il y a plus de leveurs de caisses qu’il y a de tondeur de gazon. On devra donc tondre moins de gazon (Alors qu’en réalité, c’était vraiment les caisses le problème.)

    Ici pour trancher vers la bonne solution, on a besoin de la population, si on le leur donne pas une information correcte sur le problème, à quoi est bonne son intervention?

    Comment s’assurer que les personnes n’iront pas de leurs intérêts personnel?
    Je connais la réponse: Le conditionnement.

    Je n’ai aucun exemple de conditionnement de la population qui ait, une fois, réussi à conditionner 100% d’une population.

    Peut-importe le système démocratique, il y a des défauts. Il faut choisir un meilleur pire.

    • Serge Gagnon dit :

      Samuel,

      Je ne peux envisager faire participer tout le monde à toutes les questions touchant la gestion d’une société. Peut-être est-ce là où l’image que j’utilise pour m’illustrer le propos diffère : je voyais plutôt, quant à ce sujet, plusieurs comités n’ayant pas les mêmes priorités. Un peu comme les ministères que nous avons présentement. Les gens peuvent siéger aux comités qui les intéressent le plus et/ou selon leur compétence et intérêts. Ils n’ont donc pas besoin de se spécialiser dans tous les domaines ni dans les domaines qui ne les intéressent pas. N’oublions pas qu’il y a beaucoup de couleurs et passions différentes dans une société. Je reviens avec mon exemple du voisin qui aime bien la nature, sans avoir à se spécialiser, il pourrait siéger dans un comité ayant le développement durable comme mandat.

      Ensuite, j’ai déjà vu des exemples d’organisations internationales ayant plusieurs milliers de membres et d’où l’impulsion venait par le bas. Chaque petit groupe avait un représentant local, qui eux-mêmes avaient chacun un représentant régional et ces derniers avaient aussi chacun un représentant mondial. Tous les sujets de débat au mondial venaient d’en bas. Rien n’était dicté par le haut; et ça marchait. Chaque palier est divisé en comité et sous comité. Les membres peuvent s’impliquer là où ils ont plus d’intérêt ou de compétences. C’était juste pour dire que le principe n’est pas que théorique ni qu’un fantasme et que ça se fait déjà.

      En ce qui concerne l’information, ben avec tout ce que contiennent les bibliothèques de la province de Québec seulement, on ne peut pas dire qu’on est des « tout nus ». Un service d’imprimerie au service des différents comités pour informer les gens ne serait pas un luxe. C’est toujours mieux que le Journal de Québec.

      Bref, c’est quand même dur à évaluer à sa juste valeur (bonne ou mauvaise) parce qu’on y est pas. C’est intéressant comme discussion.

      • Samuel dit :

        Des exemples de démocratie participative existent un peu partout dans le monde et ils on un très bon succès, je n’en doute pas. Je fais extrêmement confiance à la population pour décider de ce qu’elle veut faire avec elle-même. Le problème c’est que le concept a besoin de certaines bases, au Canada, on réunni des gens d’un peu partout, on leur donne l’information nécessaire et on les laisse discuter. Dans les organizations dont tu parles, j’ose imaginer que ceux qui s’y impliquent ont un minimum d’intérêt et donc d’information à leur disposition: Ça marche je l’avoue.

        Comme je dis, le problème c’est le conflit. Je suis conscient que les personnes vont se dirriger vers leurs intérêts. Cependant, les domaines sont tous reliés. Un comité pour le développement durable pourrait bien prendre une décision allant à l’encontre d’une décision du comité pour les transports. Moi, si ma passion c’est le transport, je pourrais bien n’avoir aucun intérêt dans le développement durable mais devoir dealer avec.

        Moi et mon comité du développement, avec nos membres qui possèdent de l’information et des compétences et de l’intérêt dans ce domaine, on ne prend pas que des décisions pour nous, on les prend pour la population entière. Cette population est affectée en bien ou en mal par nos décisions. Ce qui me fait peur dans une démocracie ou tout le monde peut participer partout ce ne sont pas ceux qui veulent jouer leur part dans ce qui les intéresse. C’est plutôt que ceux qui ne s’intéressent pas ou ne connaissent pas un domaine aient droit de révoquer en tout temps des décideurs qui ne « semblent pas » travailler dans leurs intérêts.

        La partie du « révocable en tout temps » me fait peur. J’ai l’impression que ça fige ceux qui pourraient faire un bon travail et que ça les empêche de le faire sans entraves.

        • Sylvain Guillemette dit :

          «Moi, si ma passion c’est le transport, je pourrais bien n’avoir aucun intérêt dans le développement durable mais devoir dealer avec.»

          Samuel, je crois ici, que la science se doit de s’imposer. C’est-à-dire que, si la pollution par exemple, cause problème, il devient impératif que tel ou tel secteur s’y adapte, que cela lui plaise ou non. C’est bien beau les conseils, mais n’y allons pas que par intérêts individuels, allons-y par intérêts de la collectivité. J’ose espérer ici, que la collectivité primera sur les intérêts du «maniaque du transport», ou que celui-ci, pensera d’avantage collectivité que pour sa propre et seule personne. Je crois que les Conseils populaires sur ce, arriveraient à primer les intérêts de la collectivité! Y a rien de mieux qu’un bon débat pour arriver à quelque chose de sain. La science prendrait le dessus, les bornes de l’ignorance seraient repoussées chaque fois.

        • Sylvain Guillemette dit :

          «C’est plutôt que ceux qui ne s’intéressent pas ou ne connaissent pas un domaine aient droit de révoquer en tout temps des décideurs qui ne « semblent pas » travailler dans leurs intérêts.»

          La majorité fera le poids. Et c’est compréhensible que cela vous effraie. Mais le contraire également fait peur, et c’est pourtant l’état des choses actuelles! Aujourd’hui, des incompétents peuvent faire ce qu’ils veulent de notre système de santé par exemple, tout en ne considérant pas les intérêts de la majorité québécoise, et pourtant, ils ont un mandat clair de quelques années! Ça, ça fait peur! Vaut mieux tomber dans la révocation une fois ou deux, que de s’imposer des décisions non-acceptées par la majorité, et portant nos intérêts au bas de l’échelle populaire, non?

          Je suis d’accord avec ce que vous dites, mais comme je vous dis, l’inverse me fait encore plus peur, et c’est le système dans lequel je vis pourtant. Ça ne m’empêche pas de me lever tous les matins. Même que, si le prolétariat adhère à un tel système, qu’il fait sa part par exemple, il n’y a pas vraiment de chance que cela se produise. Je compte donc, ici, sur la conscientisation de la population laborieuse, soit donc, du prolétariat. Ce sera un début!

    • Sylvain Guillemette dit :

      Samuel, vous avez raison, et là, le communisme ne devient qu’un idéal, qu’un but. Même s’il n’est pas atteint, la majorité, elle, sera convaincue, puis l’État se chargera d’imposer aux autres, aux minorités restantes -car il y a aura toujours des Richard ou des Normand, des égoïstes…-.

      Il est impossible, enfin je crois, d’atteindre 100% de la population, comme d’ailleurs, aujourd’hui, il est impossible d’affirmer que 100% des gens vivant dans des systèmes capitalistes, appuient ce type d’économie.

      Mais cela dit, comme vous dites, devons-nous nous priver d’un moindre mal, alors que celui en place, est l’un des pires? Je crois plutôt que les travailleurs auraient tout intérêt à gérer eux-mêmes leur labeur, sans qu’un parasite n’intervienne avec son soit disant mérite, son capital mal partagé préalablement.

  6. Samuel dit :

    @Sylvain

    Je connais très bien les étapes pour arriver au Communisme, je suis conscient que ça ne peut se faire d’un moment à l’autre. Selon moi, le Communisme ne peut fonctionner que s’il est mondial et qu’il s’étant sur au moins une centaine d’années.

    Je trouve l’idée intéressante quoique je n’y adhère toujours pas. Voici mes craintes:

    -Je connais la puissance d’un bon conditionnement, je connais également celle de la propagande. Pour arriver au communisme, beaucoup de conditionnement sera nécessaire. Premièrement, aucun conditionnement ne peut fonctionner pour une population entière. Deuxièmement, il faut faire attention à ne pas franchir la ligne où nous pouvons avoir nos personnalités propres. On connait les méfaits de l’Égoisme, il serait dommage d’aller voir les méfaits de l’Altruisme.

    -Je vois dans votre vision un nombre immense de comités ou conseils. Pourtant le Communisme ne possède pas d’État. Ces conseils me semblent une façon de remplacer l’État sans le remplacer, ils jouent le même rôle. On peut comprendre que plus on a une grande population, plus on doit avoir de conseils. Il faut également que les conseils soient près de la population qu’ils servent. On a donc des conseils de proximité (près du peuple) donc ne couvrant pas trop grande population, des conseils entre ces conseils pour faire des liens, et d’autres pour faire des liens des conseils qui font des etc… J’ai peur qu’en voulant donner autant de pouvoir à autant de monde, on doive créer un « État » encore plus massif que le notre. Avec autant de conseils, il peut devenit facile de s’y perdre et le pouvoir peut tout aussi facilement glisser des mains du peuple. L’autre possibilité serait aussi de réduire les liens entre les communautées afin de garder le pouvoir dans celles-ci. On perd cependant la possibilité de faire des avancées en tant qu’être humains et les risques d’incompréhension (conflits) sont plus nombreux. Les deux ne m’enchantent pas trop.

    • Sylvain Guillemette dit :

      Je comprends, mais encore, je ne suis pas certain qu’il soit réellement possible un jour, de se débarrasser de l’État. Sur ce, je partage l’avis de plusieurs camarades. Donc, je ne vois pas pour demain, l’avènement du remplacement de l’État.

      Mais bon, étant donné que c’est le sujet du débat, il faut tout de même s’y attarder.

      D’abord, une chose est certaine, il ne faudra pas garantir à quiconque, une vie facile, etc.. Par exemple, suis-je d’accord pour qu’on remette certains assistés sociaux sur le marché du travail à coups de pied dans le train? Un peu, mais cela dit, je n’oserai pas généraliser les cas, comme l’ont fait récemment, certains auteurs. Il faudra faire sa part dans la société, pour y avoir pied, c’est normal, non? Mais il est aussi impératif d’analyser chaque cas, différemment l’un de l’autre. Car encore là, leurs conditionnements furent forts différents!

      Ensuite, comme vous, je vois la révolution comme quelque chose de global, d’international. D’ailleurs, je ne crois pas que quelconque économie puise survivre sur un territoire limité, du moins, pas une économie capitaliste, et je crois qu’il en serait de même pour le socialisme ou le communisme. Ne prenons que l’exemple de la géographie des aliments! Toutes et tous n’ont pas accès, non plus, à l’eau potable! Ce ne ont que quelques exemples.

      Ensuite, certes, «plusieurs conseils» pourraient porter à confusion, mais cela dit, la démocratie participative est un peu cela, une forme d’étatisation de tous les mouvements, tant populaires que ouvriers. À savoir si l’on s’y mêlerait, peut-être… Mais je crois que l’ère socialiste pourrait nous enligner correctement sur ces petits détails. Essais-erreur, et nous apprendrons bien de nos expériences scientifiques! Nous n’en sommes de toute façon pas là.

  7. Samuel dit :

    Pour finir,

    Est-ce que le fait d’abolir les classes et de donner un nombre équitable de ressources à tous les membres de la société rendra cette société égalitaire?
    À ressources égales, personnes égales?
    Que des indiens, plus de chefs?

    Est-ce que nos égalitées sont vraiment toutes de nature économiques? N’ayant plus les resources pour se distinguer et se démarquer, les humains ne trouveront-ils pas autre chose? J’ai un diplome, je sauve des vies, je suis sur un conseil…

    Finalement, Est-ce qu’il faut faire un choix entre liberté et égalité?

    Vous pourrez toujours arguer que le monde dans lequel nous vivons n’est pas mieux, qu’il est injuste, qu’il est favorable à une minorité, vous auriez raison. Je ne suis pas le défenseur du monde actuel. Je me dis simplement que pour embarquer dans une révolution qui tuera des dizaines de millions de personnes, conditionnera toutes nos population vers un autre mode de vie, transformera nos frontières et détruira nos bases, faudrait être certain que les mêmes problèmes ne se reproduiront pas…

    • Sylvain Guillemette dit :

      Je comprends Samuel, et quant aux millions de morts que cela provoquerait, entendons-nous au moins pour dire que ceux-là n’auront pas été tués en vain, et que ce ne seront pas les socialistes qui attaqueront les premiers, les éléments de la contrerévolution, qui nous le savons, tuent déjà les socialistes de par le monde depuis plus d’un siècle. Et ils ont déjà fait des millions de morts.

      Mais bon, je crois que s’il n’y a a plus de capital, il existera au moins cette raison de moins, de tuer, ou de le faire par envie, par jalousie, etc.. Et encore, il serait désormais plus facile de répertorier les inégalités autres. Elles nous sauteraient au visage. Elles seraient évidentes.

      Est-ce que cela fera disparaître le viol? Le vol? Ou tout autre crime de cette nature? C’est bien sûr que non!

      Est-ce que cela éliminerait toutes les inégalités sociales d’un seul coup? Je ne crois pas non plus, ce serait à nous d’y voir, durant le socialisme par exemple -nous ne savons pas si nous en sortirions de ce socialisme…-.

      Mais vous soulevez toutefois une question importante, qui se lie aux études. Par exemple, votre place dans la société sera t-elle meilleure, parce que vous possédez un diplôme? Peut-être, peut-être pas. Encore trop loin… Mais une chose est certaine, toutes et tous auraient les mêmes chances d’étudier! Ces études, à l’instar de ce qui se fait déjà à Cuba par exemple, seraient accessibles toutes et tous. Nul ne pourrait prétendre qu’il n’a pas eu sa chance. Mais à cela, ajoutons quand même le fait que, c’en serait terminé des salaires déraisonnables. Personne sur Terre, mais vraiment personne, n’a besoin d’une maison si grande, qu’on doive engager du personnel qui y fasse le ménage à notre place!

  8. Gene dit :

    Je ne crois pas que nous devons parler d’égalité mais bien d’équité Samuel.

    Normand:
    De se bander les yeux sur la souffrance d’un individu issu des failles des processus sociaux d’exclusion des non possédants…issue de notre système capitaliste, met en évidence comment le conditionnement actuel marche.
    et si, c’était par malchance tes enfants qui se retrouvaient a trier des bouts de TES ACHATS, pour tenter de survivre… ca te dérangerais pas??!!

    Quand on voit rien, on entend rien et que c’est loin derrière… ca ne fais pas mal hein? Jusqu’au jour ou c’est dans ta cour…
    On s’en reparlera quand tu viendras consulter un thérapeute un de ces quatres… d’ici la: continue de croire aux fables de NOTRE MERVEILLEUX système…

    Vivement les télécommunications d’aujourd’hui qui nous abrutisse.

    • Normand dit :

      Gene, justement, je sais de quoi je parle, j’ai grandit dans un HLM sur Marie de L’incarnation à Québec. Et je me dis que ce n’est pas en laissant des gens péricliner de génération en génération que l’on va rêgler le problème

      • Sylvain Guillemette dit :

        Et ce n’est certainement pas en permettant à une minorité de s’enrichir, sur le labeur d’une majorité, que l’on va régler les problèmes non plus normand. Et le capitalisme est ce système qui permet cette injustice. Alors commençons par le commencement et débarrassons-nous du capitalisme.

      • Gene dit :

        Justement Normand…
        Tu es très bien placé pour savoir ce que cela peut représenter sur la souffrance d’une personne, d’une génération et d’un quartier lorsque le tissu social ne permet pas de rétention des malaise issue des rapports sociaux…
        Alors comment ce même tissus social peut-il être émergent quand nous sommes face a 1 % de la population de possédants qui encarcanent les hommes dans des petits lots en leur faisant croire que p-e un jour il pourront y arriver. Et bien entendu on leur fourni un MINIMUM de bien être par de l’aide sociale pour s’assurer d’une dormance et non d’une révolte.
        Alors, vois-tu je ne suis pas d’accord a accepeter de dire qu’un tel système qui gruge les générations puissent continuer d’exister et marche. Justement, il favorise le phénomène intergénérationnel par l’aide stratégique qu’il octroie en favorisant ainsi d’une part le silence et de l’autre part un pointage de doigt envers eux…

  9. Une meilleure organisation de la société et une meilleure distributions de la richesse sont nécessaires, mais ne doivent par passer par la spoliation des droits acquis.

    Le modèle léniniste, sans être parfait, avait une logique dans une société industrielle. Il n’en aurait aucune dans une société tertiaire. Le travailleur, maintenant, doit apporter créativité, initiative et entregent. Il doit être un ENTREPRENEUR.

    Il faut bâtir une autre modèle de justice sociale que le communisme. Sans quoi on finira comme les Polonais en 1939, qui se vantaient d’avoir la meilleure cavalerie du monde…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/03/02/le-travail-au-pouvoir-2/

    Pierre JC Allard

    • Sylvain Guillemette dit :

      Hé hé! J’aime bien votre exemple des polonais! Et je ne peux qu’être d’accord.

      Un camarade à moi pense pareil sur le sujet, qu’il faut réécrire le communisme de notre époque, et y intégrer de telles obligations.

      Excellente idée! Le prolétariat doit se conditionner à entreprendre, sans cesse.

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