Publié le 25 novembre, 2009 à 19:03 par Jimmy St-Gelais
Diagnostic de l’ADQ
Mouton noir des partis politiques pendant toute son existence, l’ADQ a connu deux vagues de popularité dans l’électorat lui permettant d’espérer prendre le pouvoir. Mais, à deux reprises, les électeurs ont détourné leur affection pour ce parti politique qui n’est, en réalité, qu’un succédané du Parti Libéral du Québec. Et, on le voit présentement, le jugement de l’électorat a été avisé.
Faisons un court diagnostic de l’ADQ : elle fut longtemps le parti d’un seul homme même après l’élection de 2007 avec une présence en chambre de 41 élus. À cette époque pas si lointaine, la députation adéquiste de piètre qualité faisait bien pitié face à deux groupes parlementaires expérimentés que sont le Parti Québécois et le Parti Libéral du Québec.
L’ADQ avait enfin eu sa chance et a passé à coté de manière lamentable. Même avec l’ajout de quelques personnalités plus ou moins connues, comme Gilles Taillon, le jugement des citoyens a été sans équivoque car aucun parti politique ne peut aspirer à diriger un État avec une équipe autant dénuée des compétences essentielles à la bonne gestion d’un gouvernement.
La dernière course à la chefferie, que l’on peut qualifier comme la pire qu’ait connu un parti politique au Québec, illustre clairement que l’ADQ n’a jamais atteint un stade de maturité lui permettant de réclamer pertinemment les rênes du pouvoir.
Et il y a quelques jours, la scène disgracieuse de la démission du nouveau chef récemment élu, Gilles Taillon, à la suite des départs des députés adéquistes Marc Picard et Éric Caire, confirme une fois de plus que les bases de ce parti ne se sont jamais consolidées après 15 ans de présence sur la scène politique.
Et le « couronnement catastrophe » de Gérard Deltell, un novice en politique active, en tant que successeur du court règne de Gilles Taillon, atteste davantage que l’ADQ fut, est et sera toujours un parti sans réelles assises qui vogue au gré des marées sans compas à son bord.
Bref, une formation politique n’ayant jamais pu compter sur une clientèle électorale solide, une représentation parlementaire crédible et un programme cohérent en raison de son populisme facile et de ses affirmations démagogiques à l’emporte-pièce.
L’Action Démocratique du Québec a toujours vacillé sur des fondations qui tenaient à peine debout et la même histoire se répète encore après le départ de Mario Dumont.
Il ne suffira que d’un petit coup de vent pour faire s’écrouler toute la baraque…
À lire:
L’ADQ est toujours aussi déconnectée
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Mots clés: action démocratique du québec • ADQ • démagogie • Éric Caire • Gérard Deltell • GILLES TAILLON • Marc Picard • parti libéral du québec • Parti Québécois • politique • populisme • Québec
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« Et comment ca pourrait marcher dans un systeme bipartisme ? Si ce parti devient fort, il y aura alors trois partis se partageant les voix et donc un gouvernement minoritaire, amenant automatiquement comme on a pu deja le constater et comme on peut encore le verifier sur la scene federale, un statu quo etouffant, un immobilisme dangereux et un parti minoritaire elu pour gouverner qui refusera d’accepter son role de gouvernement minoritaire, car aucun chef de parti ne sera capable de laisser la majorité c’est à dire l’opposition, gouverner. »
Mais ça, monsieur Dujardin, c’est la démocratie. Rien d’autre. Les conseils populaires du «communisme» sont justement basés sur ce, et nous comptons, plutôt que sur un gouvernement, sur le peuple pour qu’il prenne lui-même les décisions importantes, qu’il aura à affronter de toute façon. Et j’ajouterais que je préfère voir un gouvernement minoritaire, que celui d’un majoritaire, n’ayant en fait pas plus de 35% des voix du pays ou de la province. Car il faut calculer, entre cela, qu’il y a donc près de 65% des voix qui ne voulaient pas de cette dictature de 4 ans.
«De plus, si on tient compte de l’electorat quebecois qui est allergique aux partis radicaux, il faudrait que ce parti soit lui aussi de centre et hop, ca en ferait trois !»
Ça, ce n’est que votre affirmation, basée, elle, sur votre perception des choses, ne tenant en fait pas compte du conditionnement des québécois –médias, propagande générale, prétentions des lucides, journaux abrutissants, etc..-, bref, des nords-américains de cet hémisphère du continent –et encore, je pourrais ajouter le peuple de la Terre entière (même le Venezuela qui est à 95-97% médiatisé par le privé anti-Chavez)-.
Ce n’est pas tant que les québécois ne veulent de radicalisme, qu’ils soient en fait et plutôt, conditionnés à l’individualisme, à travers ce système économique qu’est le capitalisme. La course au capital se fait en solo, c’est chacun pour soi et les québécois, et les humains en général souffrant du capitalisme, sont tous conditionnés à se ficher des intérêts de leur entourage. Achetez, achetez, achetez… Fini le temps des «Rebâtissons la maison brûlé de ce travailleur!» entre villageois, ou citadins. Terminé le temps de la collectivité. On se demande d’ailleurs, pourquoi nos villes et sociétés sont en péril économique, alors que d’une autre voix, on prône la compétition entre celles-ci, se tenant pas compte du fait que dans une course, il y a également des perdants (Quand Bombardier obtient un contrat pour tel ou tel projet, une autre compagnie ailleurs, n’obtient pas ce contrat, et des licenciements s’en suivent.). Ainsi est ce système pyramidal; compétition effrénée, irréfléchie, et prônant le parasitisme. Le capitalisme est un échec, tant au plan économique (les antérieures faillites du système le démontrent…) qu’au plan social. Mais c’est, surtout, sur le plan social qu’il est effrayant en statistiques. N’allez pas me parler des dictatures solos dites «communistes», comme de tant patents échecs d’un soit disant socialisme, et défendez plutôt, aujourd’hui, vos propres échecs idéologiques.
Les québécois, s’ils sont fermés au radicalisme, ne le sont pas, comme ça, tout bonnement au hasard, parce que ce «serait comme ça». Ils le sont parce qu’ils sont conditionnés à cela, et que des processus, observables et observés, et prouvant mes dires, existent, n’empêche toute négation de votre part.
@ Martin Lajoie
«L’indépendance, comme panacée à tous les problème politiques du Québec, ça ne semble pas prendre racine dans le raisonnement général des gens au Québec, et ce, depuis un peu trop longtemps.»
C’est vrai, mais je crois que tant qu’il n’y aura pas d’autre but que de mettre une barrière de plus, entre humains semblables en tous points, les québécois refuseront ce projet nationaliste. C’est pourquoi Québec-solidaire désire créer une constituante, qui fera que ce seront les québécois qui détermineront leur constitution. Et si nous abolissions, par exemple, le système capitalisme en soi, dans nos frontières par exemple. Et certes, je prends ici un exemple assez radical, mais tout est possible, tant que le conditionnement s’y trouve.
Et mon indépendance, c’est ainsi que je la vois. Et non pas comme, une simple démarcation entre «québécois» –personnes habitant cette Terre nommée le Québec- et «canadiens», etc.. Si cette indépendance ne sert qu’à se dire pays, cela ne sert absolument à rien, et nous réduirions même notre réel pouvoir auprès des instances internationales, sauf si nous sommes extrêmement opposés aux idées des autres «nations» de ce pays –Afghanistan par exemple, universalité des soins de santé, etc..-.
@ Philippe Dujardin
«De plus je ne donne pas un avis, je constate un fait relevé par tous les politicologues, les Quebecois ne veulent pas entendre parler des radicaux. Que ca soit des radicaux de gauche, de droite … ou comme vous des radicaux souverainistes.»
Même réponse qu’en haut…
«Et regardez la definition de radical dans le dictionnaire, vous verrez que malgré ce qu’en dit Jean Charest ce n’est pas sale, ce n’est pas honteux, c’est meme tres positif et meme que votre opinion reclame un changement politique radical, vous etes un radical ! Doh !»
Il n’y a rien de mal à vouloir, radicalement changer les choses. Pourquoi diaboliser la chose?
Si le système capitaliste est un échec, pourquoi ne pas radicalement le foutre à la porte, pour appliquer un changement, justement, radical? C’est quoi cette phobie du radical? En quoi c’est mal, de ne pas être docile à la dictature bourgeoise en fait? N’avons-nous pas le droit de remettre en question leur mérite que les capitalistes ont imaginé? N’avons-nous pas droit d’exprimer, de toute façon, nos opinions en ce pays dit libre? Une chose est certaine, c’est que vous n’aimez pas, et que les journaux, les médias en général en fait, expriment eux aussi, la même opinion que vous. Et que donc, le conditionnement pour que les québécois expriment autre chose, comme des idées radicales par exemple, n’est pas optimal. Osez le nier…
«L’independance n’est surement pas la solution à tous les problemes, je n’ai jamais dit le contraire, meme comme le disait Gandhi aux anglais : « ce seront alors NOS problemes, plus les votres ! » C’est cela s’assumer, devenir un peuple mature, maitre chez soi et libre.»
Faut quand même faire attention. Car ensuite, suivant votre logique, les villages et villes pourraient en faire autant. En Bolivie par exemple, la CIA a aidé à financer un soulèvement pratiquement nazi, à Santa Cruz. Cet endroit, désormais, revendique une indépendance de la Bolivie socialiste d’Evo Morales…. Ça va loin des fois, le nationalisme bourgeois. C’est pourquoi je ne désire surtout pas qu’on m’associe au nationalisme, de quelque façon que ce soit.
L’espèce, la race, la nation, tout ça n’est qu’un mythe, entretenu, justement, par la bourgeoisie et ses conquis. Je crois bien plus à l’évolution des choses, parce qu’elles sont soumises à leurs propres processus. Ainsi, quand je regarde un être humain dont les yeux sont bridés, je me dis que ses ancêtres partent des régions glaciales, où cet avantage en soi, permettait à ses ancêtres de voir sur les étendues glacées… pareil pour la pigmentation de la peau, des processus scientifiquement prouvables les expliquent.
Certes, nous acquérons des habitudes semblables,, etc., mais c’est normal après tout. On se côtoie, on regarde la même propagande, on l’entretient –Je ne suis pas croyant, mais mes enfants ont un sapin de Noël et voient le Père Noël comme les autres… Je fais confiance à leur intelligence.-… Sinon, j’aurais pu donner comme exemple, quelconque habitudes d’hygiène, de politesse, etc..
Mais voyez-vous, nous sommes différents, nous deux, déjà. Et ne veux pas vivre sous le joug des bourgeois, et je ne reconnais pas leur mérite que vous imaginez.
Bon, je reviens plus tard…
C’est justement ce que je dis Sylvain, Radical n’est pas un gros mot comme voudrait le faire croire Charest. C’est meme un courant progressiste permettant aux sociétés de se remettre en cause et ainsi d’evoluer.
De plus, il faut que vous aussi arretiez de jouer le jeu des discours de peur. Jamais les souverainistes du PQ n’ont eu l’intention de dresser une barriere de plus entre les gens, de faire l’independance pour dire regardez, maintenant il y a une demarcation inutile entre les canadiens et les quebecois. C’est une simple ouverture au monde qui passe necessairement par une reconnaissance internationnale de notre statut de peuple distinct. Nous ne valons pas moins qu’un autre peuple libre et nous sommes pour la liberté des peuples. C’est la base du respect et du dialogue. Non vous n’avez pas le monopole du l’humanisme, des bonnes idees genereuses et de l’amour universel. Nous aussi on aime les gens, notre projet n’est pas un projet de fermeture, de renfermement de haine. D’ailleurs, de la haine j’en vois bien plus aupres de nos amis de QS qui ne peuvent accepter avec des gens de droite et qui se sentent obligés de mettre une demarcation, une barriere de plus dans ce monde bien fermé. La tolerance, elle est plus effective chez les gens de centre que chez vos amis communistes qui militent au sein de QS ! Le joug bourgeois … mais oui, ils mangent les enfants et detruisent l’habitat des jolis pandas… tssss !
Ce n’est pas la droite ou la bourgeoisie le probleme, c’est la connerie humaine et pour ca, il y en a reparti de la meme facon chez tous le monde, dans tous les partis !
Et non la democratie ce n’est pas d’avoir une multitude de partis etouffant toute possibilité de gouvernance dans un stat quo etouffant. Les pays vivant sous ce systeme son loin d’etre les plus democratique du monde ! Deja de part les alliances de certains petits partis allant contre les interets de la majorité de la population ! La democratie c’est aussi respecter ses minorités, comme les regions, et pour cela la propotionnelle a demontré qu’elle n’etait pas democratique. La politique et la democratie c’est bien plus complexe que vos images d’epinal et vos solutions simplistes… on croirait parfois voir le raisonement d’un adequiste, populiste et demago, mais de l’autre bord de l’evantail politique… comme quoi les extremes ca se rejoint et c’est bien du pareil au meme. Je veux vivre dans un pays libre, loin de moi le communisme ou le captalisme de mur à mur !
Pour finir, on s’en fout de la gauche ou de la droite, on ne va pas faire un pays de gauche ou de droite, un pays c’est tout ! Alors avec votre communisme à toutes les sauces, calissez-nous patience.
)
- Il y a deux choses dont je suis sur. En 2012, meme en 2016, ce n’est pas QS qui prendra le pouvoir.
- Le communisme tel que vous le voyez n’existera jamais ici. Une fois passé au crible populaire, ca sera au mieux du socialisme.
«De plus, il faut que vous aussi arretiez de jouer le jeu des discours de peur. Jamais les souverainistes du PQ n’ont eu l’intention de dresser une barriere de plus entre les gens, de faire l’independance pour dire regardez, maintenant il y a une demarcation inutile entre les canadiens et les quebecois. C’est une simple ouverture au monde qui passe necessairement par une reconnaissance internationnale de notre statut de peuple distinct.»
Regardez monsieur Dujardin, le PQ n’offre rien d’autre que cette barrière. Je veux bien, moi, y croire à votre message, mais les faits ne présentent pas la même image. Il n’y a rien d’autre, justement, qu’une barrière.
Je crois à l’indépendance, mais je crois qu’elle doit être faite, avec un projet révolutionnaire, qui changera la donne pour les travailleurs québécois, afin que cela donne l’exemple aux autres nations. De toute façon, comme je vous ai dit, je voterai OUI au référendum, s’.il y en a un, mais vous savez comme moi que cela ne fonctionne pas, qu’ils trichent de toute façon. La voie prise par le PQ, jusqu’ici, est également une perte de temps. Et je ne me reconnais pas dans le discours du Parti, aucunement, sinon, je dois composer avec des Legault, qui lui, n’avait rien de gauche en soi.
«Nous ne valons pas moins qu’un autre peuple libre et nous sommes pour la liberté des peuples. C’est la base du respect et du dialogue. Non vous n’avez pas le monopole du l’humanisme, des bonnes idees genereuses et de l’amour universel.»
Je ne l’ai jamais prétendu. Alors je me demande, d’où vient cette accusation? Être généreux, ou révolutionnaire, c’est deux par contre. Et prétendre le contraire, c’est tenter de duper le lectorat, vous le savez j’espère.
Être généreux…, un bourgeois peut donner généreusement, sans pour autant, cesser d’exploiter le labeur d’autrui. On peut être humaniste, sans considérer l’exploitation des prolétaires par le bourgeois, comme un acte d’exploitation. Quant à l’amour universel, je veux bien, mais justement, je n’aime pas ceux qui m’exploitent, alors…
«Nous aussi on aime les gens, notre projet n’est pas un projet de fermeture, de renfermement de haine. D’ailleurs, de la haine j’en vois bien plus aupres de nos amis de QS qui ne peuvent accepter avec des gens de droite et qui se sentent obligés de mettre une demarcation, une barriere de plus dans ce monde bien fermé.»
Eh bien! Et pourtant, nous ne sommes pas tous pareils, justement, et ne sommes pas obligés d’accepter l’exploitation de notre labeur, comme chose normale. Si vous n’acceptez pas le fait que notre parti en soit un de gauche, et non un parti matérialiste honteux, fourre-tout, comme le vôtre, ce n’est pas mon problème. Je quitterais sur le champ, Q-s, s’il devenait un repère de droite-gauche. Il n’y avait pas de parti de gauche au Québec, il en fallait un, pour les matérialistes comme moi. Il y a une barrière, entre les exploités et les exploitants, mais vous, du PQ, avez toujours invité le monde québécois à les nier, à ce que l’on avance tous, main dans la main, unis, prolétaires comme bourgeois. Ça n’est pas notre tasse de thé, et l’exploitation de notre labeur, à nous les prolétaires, demeure une réalité qui peut changer, car les alternatives économiques existent, ne vous en déplaise.
La démarcation, justement, entre vous du PQ, l’ADQ et le PLQ, n’est que superficielle, et démontre bien que le PQ est un parti bourgeois, mais nationaliste en plus. Surfer sur l’identité des gens, comme si leur sang était différent de celui des autres prolétaires du monde entier…, c’est tout, sauf quelque chose de révolutionnaire. Et je préfère de loin faire partie de Q-s, qui fait la démarcation entre exploités et exploitants –de plus en plus-, que d’embarquer dans votre bateau de Noé, où les exploités et les exploitants couchent ensembles.
Nous n’avons de haine que, vis-à-vis les exploitants, et leurs serviteurs. Et encore, à Q-s, on ne manifeste pas la haine que j’éprouve, même aucunement.
Aussi, j’en profite pour souligner le fait que, vous niez l’exploitation du labeur d’autrui, et tentez d’en faire une espèce de chicane, comme quoi, nous haïssons d’autres personnes, étant nos «semblables». Or, nous ne sommes pas dans le même camp, et n’avons pas les mêmes intérêts, ne vous déplaise d’en débattre. Et notre monde est tout, sauf fermé. Le socialisme a toujours été d’actualité, mais il a toujours été tu, également, justement, par vos comparses. Je crois qu’on le verra dans quelques lignes…
«La tolerance, elle est plus effective chez les gens de centre que chez vos amis communistes qui militent au sein de QS ! Le joug bourgeois … mais oui, ils mangent les enfants et detruisent l’habitat des jolis pandas… tssss !»
Pauvre inculte. Les communistes n’ont jamais dit cela, ce sont nos adversaires qui disaient cela de nous, dans les années 1800-1900… Quel clown vous faites! Les bolcheviks avaient alors, organisé une marche avec des enfants, qui tenaient des couteaux entre leurs dents… Ha ha! Pitoyable! Quand nos propres manifestations se revirent vers nous, dans la bouche d’un capitaliste… ouf…
Mais mon cher, n’est-ce pas vous qui avez peur des communistes en fait? Je crois que oui, et vous faites bien. Car vos amis bourgeois, sont peut-être à la veille de perdre leur pouvoir, qu’ils ne détiennent pas par mérite. Ensuite, je suis communiste, mais je ne suis pas du parti que vous pensez, que je ne considère pas communiste, mais réformiste. Mais quand même, le discours communiste demeure d’actualité. Le bourgeois exploite notre labeur, ne vous en déplaise à vous et à votre bande de sans argument pour défendre cette exploitation.
Le bourgeois, de par sa détention des moyens de production, exploite le labeur des prolétaires –qui vendent leur force de travail encore en 2009-, qu’ils paient pour qu’ils leur créent de la richesse. Ce faisant, il y a exploitation. Car la PLUS VALUE est crée par le labeur des prolétaires, sans lesquels, l’entreprise se verrait fermée, par faillite j’entends. Bref, le discours des communistes est le suivant : Nous pouvons nous débarrasser des bourgeois, car ils ne servent à rien, et c’est un fait. Sans les bourgeois, la demande continue d’exister. Qui donc y répond? Le prolétariat. Et sans le prolétariat, qui créera la richesse, sur laquelle les bourgeois s’assoient? Eh bien…
Et nous ajoutons ici que, le bourgeois, pour détenir un moyen de production, doit avoir les capitaux nécessaires pour ce. Or, une multitude d’explications logiques et scientifiques viennent expliquer cette détention de capitaux, et le mérite n’en fait pas partie, encore moins lorsque ces moyens de production viennent excuser l’exploitation du labeur d’autrui, en l’occurrence, celui du prolétariat.
Bref, le prolétariat est indispensable à notre mode de vie, mais le bourgeois ne l’est pas. Un conseil populaire peut aisément, conditionnement à l’appui –cours, études, etc..-, remplacer le joug de la bourgeoisie que vous entretenez, soit au PQ, au PLQ ou à l’ADQ.
Ensuite, je pourrais facilement détruire les mythes du mérite, ce que je fais d’ailleurs souvent ici, ou ceux du dogme de la création de richesse. Je pourrais également démontrer que les cartels dont parlaient Marx, Engels et les autres, sont une réalité même aujourd’hui, et qu’il ne suffit que de deux minutes d’écoute de la bourse, pour s’en convaincre.
Bref, mon cher adversaire idéaliste, mes amis communistes ont raison de dénoncer la bourgeoisie. Jamais il n’y a eu de partage de ces richesses (Il faut savoir qu’il y a près de 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui peut paraître gros. Mais cela ne représente que 0.15% de la population globale.). Jamais les bourgeois n’ont mérité de nous exploiter. Jamais le capitalisme ne survit plus de 30-40 ans, il finit par s’effondrer sur lui-même, et le prolétariat, finalement, paie les pots cassés (voir la faillite de GM, de CITI, de AIG, etc.. Et ajouter, voir qui paie la dette en bout de ligne. Ce n’est pas la première fois que cela arrive.).
Votre capitalisme, est un échec total, et permet de plus, l’exploitation du labeur d’autrui, du prolétariat, majoritaire face aux minoritaires bourgeois qui les exploitent. Une poignée de gens d’affaires contrôlent la Terre, et la direction des pays, au détriment des travailleurs salariés, qui devraient en fait dicter les voies à suivre sur Terre. Ce serait alors, le communisme. Mais encore…
Et oui, le capitalisme n’a pas tenu compte de l’environnement, ne vous en déplaise, et aujourd’hui, on paie, et les pandas aussi.
Alors la tolérance, certes, mais pas envers nos exploitants. À chacun son aliénation!
«Ce n’est pas la droite ou la bourgeoisie le probleme, c’est la connerie humaine et pour ca, il y en a reparti de la meme facon chez tous le monde, dans tous les partis !»
Tout au contraire, la connerie humaine est conditionnée, et le capitalisme est l’un de ces conditionneurs, sinon le principal. L’égoïsme qu’il développe, est ma foi, majestueux. Regardez comment les capitalistes sont prêts à laisser tomber une partie de la population, en privatisant, par exemple, la santé, ou même, l’électricité, ou l’eau (voir Elgrably).
«Et non la democratie ce n’est pas d’avoir une multitude de partis etouffant toute possibilité de gouvernance dans un stat quo etouffant.»
La démocratie, c’est de pouvoir se présenter aux élections, et de gouverner si élu. Et c’est, n’en déplaise à quiconque ici, une dictature vis-à-vis ceux qui perdent.
Et allant dans votre logique, étant donné que le PQ n’est qu’un parti nationaliste, tout autant capitaliste que ses adversaires, pourquoi ne serait-il pas celui qui dégagerait, afin que ne s’étouffe pas, le Québec dans un statu quo?
«La democratie c’est aussi respecter ses minorités, comme les regions, et pour cela la propotionnelle a demontré qu’elle n’etait pas democratique.»
Et ça l’est, si le PQ et le PLQ se présentent seulement? Ben voyons donc! Et pour ma voix? Et moi? N’importe quoi… Vous êtes jaloux, vous avez peur de perdre des voix, et vous en avez perdues. Pourquoi? Parce qu’il y a aussi des gens de gauche au Québec. Et ce qui est démocratique, c’est qu’on les entende aussi. Il ya déjà tous les médias qui sont de droite, laissez-nous dire ce que l’on veut, c’est d’autant plus crédible de toute façon, qu’un type qui dit que l’exploitation des travailleurs n’existe que dans notre tête de «communiste»…
«La politique et la democratie c’est bien plus complexe que vos images d’epinal et vos solutions simplistes… on croirait parfois voir le raisonement d’un adequiste, populiste et demago, mais de l’autre bord de l’evantail politique… comme quoi les extremes ca se rejoint et c’est bien du pareil au meme. Je veux vivre dans un pays libre, loin de moi le communisme ou le captalisme de mur à mur !»
Mais vous n’êtes pas seul, et non, je ne crois pas être simpliste, d’ailleurs, vos propres solutions le sont bien plus que les miennes. Par exemple, la seule indépendance…
Mais encore, on ne peut pas tous être dans un centre matérialiste honteux comme vous. Nous ne sommes pas tous consentants à nous faire exploiter, et tondre la laine sur le dos finalement. L’exploitation de notre labeur par la bourgeoisie est un fait, jusqu’à ce que vous démontriez le contraire. Et ce sera difficile… Alors, respectez vous-mêmes nos droits, comme ceux de dénoncer cette exploitation et de proposer une alternative. Le socialisme, est une alternative, et viable, ainsi que juste. Aussi, la liberté n’a rien à voir avec la liberté d’exploiter son prochain. Sinon, vient avec, la liberté de ne pas se faire exploiter par un bourgeois.
En fait, vous avez bien plus l’air d’un adéquiste, à nier les faits que nous présentons, nous les communistes, à ridiculiser nos idées, etc.. Et comme simpliste, vous ne laissez pas votre place… «marchons, bourgeois et prolétaires (exploitants et exploités), main dans la main».
«Pour finir, on s’en fout de la gauche ou de la droite, on ne va pas faire un pays de gauche ou de droite, un pays c’est tout ! Alors avec votre communisme à toutes les sauces, calissez-nous patience. )»
Pour finir, on s’en fiche de l’indépendance sans projet révolutionnaire, on ne va pas faire un pays de plus sur Terre, à répondre et respecter la dictature bourgeoise, non-élue, non-méritante et totalement inutile à l’évolution de l’humanité. Alors avec votre nationalisme à toutes sauces –sauce à la bourgeoisie + sauce prolétarienne, cela ne revient qu’à faire une autre nation, soumise au dictat des bourgeois, et calicez-nous patience avec cela!
«- Il y a deux choses dont je suis sur. En 2012, meme en 2016, ce n’est pas QS qui prendra le pouvoir.»
Eh bien… Et alors? On n’aura pas pilé, nous, sur nos convictions pour prendre le pouvoir! À chacun son idéologie, et chacun ses contradictions!
«- Le communisme tel que vous le voyez n’existera jamais ici. Une fois passé au crible populaire, ca sera au mieux du socialisme.»
Et alors? Ce serait déjà, un moindre mal. En fait, déjà, au Québec, les signes d’une socialisation sont présents. Quand je lis, que le québécois ne veut pas de radicalisme, je ne peux qu’en rire, étant donné que, le québécois a un système de santé universel –socialiste-, qu’il a une société d’État monopoliste d’énergie -socialiste-, etc… C’est peut-être vous, qui êtes en retard sur les québécois au fond…
Quant à l’assurance maladie, n’allez pas me dire que ce sont les péquistes qui l’on instauré, ce sont, encore une fois, des socialistes et des communistes qui ont invité les habitants du Québec, et du Canada à prendre cette direction. Normand Béthune, Tommy Douglas…
Et en passant cher adepte du capitalisme et de la servilité des prolétaires aux bourgeois, les matérialistes sont également, réaliste. Je n’ai aucune impression que demain, le communisme sera en place, cela prend du temps, et des générations. Alors certes, comme vous dites, nous serons au mieux, dans une alternative socialiste, le temps d’aller vers le communisme. Mais au fond, le saviez-vous, le socialisme, est un précédent au communisme, indispensable?
@Sylvain Guillemette –
Preuve qu’on peut avoir des idées constructrices et ne pas nécessairement avoir le goût de coucher avec le Capital même si je on est fédéraliste; je vous fais part d’informations que j’ai trouvées sur internet :
- En 2005, la richesse combinée des 400 Américains les plus riches équivaut au PIB du Canada la même année.
… et un peu plus loin …
- Il y a une distribution des ressources dans la société. Cela comprend les connaissances, les richesses et le statut social. Ces ressources ne sont pas distribuées également. Cette distribution conditionne la participation comme l’accès aux décideurs, la participation à l’orientation des partis politiques, le financement des partis politiques, les activités de campagne électorale, la participation électorale, et l’orientation du vote.
Cela permet, au final, d’influencer le contenu des politiques publiques qui distribuent les ressources vers ceux qui ont le statut social, les richesses et les connaissances.
Je ne comprends pas ce que vous dites. Vous dites que, la richesse est redistribuée? si oui, à un autre s’il vous plaît…
Aux États-Unis, en ce moment, les couches sociales les plus pauvres, se multiplient à la demande d’une foutue soupe populaire. Le contrôle du gouvernement se fait par les lobbys, qu’ils soient sionistes, anticastristes, pro-invasion de tel ou tel pays, etc.., il n’y en a que pour les bourgeois, les riches et les pauvres, eux, continuent de voter contre leurs propres intérêts.
Il n’y a qu’une maigre redistribution des ressources dans la société, à preuve, les pauvres se multiplient comme des petits lapins, et n’ont aucun réel pouvoir dans leur société capitaliste. Et si un cours en menuiserie est un partage de richesse, n’oublions pas que ce nouveau menuisier, s’il n’a pas de capital, devra, comme les autres, aller vendre sa force de travail à un bourgeois capable de se permettre ses services.
Bref, en bout de ligne, la seule détention de capital, équivaut en bout de ligne, au pouvoir, et à des droits divins, non consentis, non-discutés, non débattus.
Et, 400, sur 300 000 000, c’est pas grand chose, dois-je faire la fraction? Eh bien…, 4/3 000 000. Que c’est édifiant que d’y croire…
Je le rappelle, 10 000 000 de millionnaires, ce qui équivaut à, 0.15% de la population mondiale. Il n’y a donc, même pas 1%, ni même sa demie, qui soit millionnaire. Et à cela, il faut calculer dans le lot, les gagnants de loterie, qui n’ont rien à voir avec un partage de richesses, mais plus à un soupçon de hasard, question de dire, «nous ne sommes pas les seuls riches, regardez…» Et en bout de ligne, s’il n’ont pas les «compétences», que j’apparenterais au conditionnement, ils perdent ce peu de pouvoir.
Et démontrez-moi, un seul instant, que, au final, cela permet d’influencer le contenu des politiques publiques qui distribuent les ressources vers ceux qui ont le statut social, les richesses et les connaissances. Ici, au Québec, ça n’est pas une institution, mais une soupape, qui laisse, comme nous le voyons, le champ libre à d’autres scandales.