Publié le 20 juillet, 2009 à 00:01 par Casimir

Et si le PQ proposait l’indépendance ?

source: cyberpresse.ca

source: cyberpresse.ca

Avez-vous lu Le PQ et ses nombreuses stratégies pré-référendaires par Jean-Luc Autret, auteur du blogue Montréalais d’origine ? Le blogueur y dresse une liste des différentes stratégies utilisées par le PQ au fil des ans. Ce billet est comme un « coup de masse » en plein front pour un militant indépendantiste, une invitation (ou plutôt une obligation) à la remise en question du discours et des stratégies mis de l’avant par le PQ. À lire ce chapelet sémantique on en vient à se demander: « et si le PQ proposait l’indépendance? ».

À l’instar de Autret, je pense que le PQ, s’il veut convaincre de la justesse de l’indépendance, doit énoncer clairement son option, l’expliquer avec cohérence et la défendre avec constance. Pour l’instant, le parti fait tout le contraire.

À mon avis, une des causes principales de cette situation est la concurrence au sein du parti de deux objectifs contradictoires: 1) la prise du pouvoir provincial et 2) la réalisation de l’indépendance. Le PQ ajuste donc son discours et son programme en fonction de l’un de ces deux objectifs c’est-à-dire un discours provincialiste lors des élections (quitte à ne pas être cohérent avec le projet d’indépendance) et un discours souverainiste lors des référendums. Ce qui crée une grande confusion chez l’électorat et démobilise les militants.

Comment voulez-vous convaincre de la pertinence du projet de pays ou de votre compétence à le réaliser avec un tel discours ?

Je pense que le PQ aurait avantage à unir ces deux objectifs au sein d’une même stratégie ce qui éviterait cette dichotomie du discours. Il y aurait sans doute plusieurs moyens de réussir cette union. Pour ma part, je soutiens que l’élection décisionnelle serait une méthode efficace. Imaginons le PQ (ou une coalition de partis) s’engageant à réaliser l’indépendance s’il obtient une majorité des voix exprimées (50 % + 1) sur la base d’une plate-forme électorale clairement indépendantiste. Cette approche modifierait profondément la donne et permettrait :

1) de débattre ouvertement de l’indépendance ;

2) d’atténuer (voir d’éliminer) la concurrence entre gouvernance provinciale et projet de pays ;

3) de mobiliser les militants de manière efficace ;

4) de convaincre plus facilement les indécis ;

5) de s’assurer du respect de la décision du peuple considérant qu’une élection n’est pas encadrée par le Loi C-20 qui exige une majorité qualifiée lors d’un référendum.

Je crois que le PQ est mûr pour une réorientation stratégique. Il ne peut leurrer les militants éternellement.

Ma conjointe, Mme Casimir, me disait dernièrement : « Le PQ a réalisé un hold-up de l’idée d’indépendance au profit de ses objectifs de gouvernance provinciale!».

J’ajouterais : « Le magot est en lieu sûr et les policiers ont cessé les recherches pour le retrouver. ».

Texte publié initialement sur Réflexions politiques d’un Québécois.

A Propos de l'Auteur

Casimir à publié 6 articles sur ce site.

L’auteur est passionné d’actualité, d’histoire et de politique. Il est fermement convaincu que la participation citoyenne est essentielle au bon fonctionnement de nos institutions démocratiques. Il rêve d’un Québec indépendant.



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Commentaires (1)

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  1. Casimir dit :

    Bonjour à tous!

    Ce billet vous intéresse ? Je vous invite à lire les commentaires qu’il a suscités lors de sa publication initiale sur Réflexions politiques d’un Québécois:

    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/et-si-le-pq-proposait-lindependance.html

    Bonne lecture!

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