Publié le 19 mars, 2009 à 15:51 par Maxime
Et si le PQ regardait d’où il vient?
J’assiste présentement, à l’Université de Montréal, à un cours sur les systèmes politiques canadien et québécois. J’ai eu à lire, pour ce cours, un livre très intéressant dans le cadre d’un travail. Celui que j’ai lu est Le parti de René Lévesque : un retour aux sources, d’André Larocque, un membre fondateur du Parti Québécois, ancien sous-ministre et maintenant professeur à l’École nationale d’administration publique. Une personne dont on ne peut nier la crédibilité des propos quant aux origines de ce parti politique québécois.
Sans me cacher, j’avouerai dès le départ que je crois fortement en l’idée de la souveraineté-association et que j’ai de plus en plus de mal à m’identifier au Parti Québécois. Non, je ne suis pas un indépendantiste, ni un séparatiste, ni complètement un souverainiste. J’ai l’impression trop souvent que les gens s’y perdent entre ces termes. Mais tout le monde est dans le même bateau…celui du Parti Québécois qui semble détenir l’exclusivité de tous ces termes. Et le Parti Québécois, dans le temps, n’a pas toujours prôné uniquement la souveraineté.
Au moment d’emprunter le livre d’André Larocque, j’ai également pris sur la tablette de la bibliothèque Option Québec, écrit par René Lévesque dans les années 1960. Je n’ai pas complété la lecture de ce dernier, mais lu suffisament pour comprendre l’idée essentielle qui s’en dégageait versus celle véhiculée par le livre de M. Larocque.
Sans faire un résumé ni une critique du livre, André Larocque appelle les partisans du Parti québécois à faire un examen de conscience, à se regarder le nombril, en revenant aux sources du parti que René Lévesque a fondé avec d’autres personnes en 1968. Un parti dont le but était que les Québécois puissent devenir des maîtres chez eux, où l’un des moyens pour y arriver (et non une fin, comme c’est le cas aujourd’hui) était la souveraineté, ou bien quelqu’autres réformes faisant en sorte que le peuple puisse avoir plus de pouvoir dans notre système démocratique et dans le territoire qu’il occupe. Au contraire, à l’avis de M. Larocque, le Parti Québécois était en 2007 complètement à l’opposé de cette idée fondatrice du parti et je crois qu’il l’est encore aujourd’hui. Et je crois qu’il le sera encore pour longtemps.
Il ne faut pas passer sous silence les réalisations de Lévesque (qui a aussi été ministre libéral) et du gouvernement dont il avait la charge de 1976 à 1985 : la nationalisation de l’électricité, le mode de financement des partis politiques, la loi 101 sur la langue française, tout ce qui touchait les référendums et j’en passe. Tout ça s’inscrivait dans l’ultime but que le peuple québécois soit maître chez soi.
En lisant ce livre, j’ai compris beaucoup de choses concernant le grand homme qu’était René Lévesque, très apprécié de la population, respecté, grand communicateur, qui a réussi à ralier un peuple derrière lui dans un Québec en plein changement. Mais j’ai aussi compris d’où venait le Parti Québécois.
Mon seul problème, c’est de comprendre ce qui a pu se passer entre l’époque où René Lévesque a été le plus grand Premier ministre que le Québec a connu, et aujourd’hui, où l’on semble être très éloigné de ce qu’il préconnisait. Après ma lecture, j’avais du mal à comprendre (et je donne en quelque sorte raison à André Larocque sur ce point) pourquoi d’autres politiciens, d’autres chefs du Parti Québécois, ont décidé de ne pas aller dans la même direction que Lévesque. Pourquoi le parti a privilégié remettre à plus tard les réformes démocratiques, de prendre la souveraineté et de la considérée comme une fin en soi, de la réaliser le plus tôt possible et de prendre tous les moyens pour y arriver?
Pour reprendre une phrase du livre d’André Larocque :
Pour moi, le parti de René Lévesque est mort avec la venue à sa direction de Jacques Parizeau. Mort d’élitisme ou de rupture avec le peuple. Le parti est mort de nouveau quand Lucien Bouchard en est devenu le chef. Mort, cette fois, de la priorité donnée au nationalisme sur le pouvoir populaire. [...] Bernard Landry n’a pas fait beaucoup plus que de flirter avec l’agenda démocratique du fondateur du parti. Aujourd’hui, André Boisclair renvoie les réformes démocratiques au lendemain d’un référendum gagné. La souveraineté d’abord, la démocratie après! (p. 31-32)
Et qu’est-ce que ça sera sous la gouverne de Pauline Marois?
Mais si le parti de René Lévesque est mort, pourquoi le Parti Québécois est-il toujours en vie? Est-ce là la véritable raison pourquoi ce parti politique a connu une baisse de popularité au cours des dernières années (malgré une certaine remontée au détriment de l’ADQ à l’élection de 2008)?
Néanmoins, je trouve que le Parti Québécois a évolué d’une drôle de façon et a su profiter du bipartisme, jusqu’à l’arrivée de l’ADQ comme parti politique d’importance. Le PQ que mes parents ont connu n’est pas le même que j’ai connu.
En lisant le livre de Larocque, on comprend un peu mieux certains événements historiques. Entre autres, d’où viennent les radicaux du parti… Pierre Bourgault, président du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale, a procédé à sa dissolution et a recommandé à ses membres de joindre le Parti Québécois, alors que le RIN était composé d’indépendantistes et que le PQ prônait la souveraineté-association, donc beaucoup plus modérée. Est-ce là l’origine des purs et durs du PQ? Probablement. Est-ce eux qui ont fait une différence dans le parti pour qu’il change de ligne directrice après Lévesque? Peut-être. Mais est-ce que la situation où il y a la présence d’autant de personnes aux convictions différentes au sein d’un même parti subsiste également au sein des autres partis politiques? Si la réponse est oui, alors les médias aiment donc s’acharner sur le PQ pour quelques fois relever la situation qui règne entre ses membres tantôt modérés ou radicaux, souverainistes, séparatistes, indépendantistes…
Au moment actuel où le Parti Québécois a réussi à ravoir un peu plus de succès à la dernière élection, par rapport à celles de 2007, je crois qu’il serait temps que plusieurs replongent dans l’histoire et (re)consultent les livres d’André Larocque et de René Lévesque. J’ose croise encore à la souveraineté du Québec, mais pour qu’elle se produise, je suis convaincu qu’un retour aux sources est nécessaire. Nécessaire pour comprendre. Si ce n’est pas le PQ qui fera la souveraineté, un jour (et surtout pour de mauvaises raisons), ce sera un autre parti, présent ou nouveau, qui y arrivera tout en respectant la conviction qu’avait René Lévesque lorsqu’il a fondé le Mouvement souveraineté-association et le Parti Québécois. Mais au fond, aussi, est-ce que les gens veulent vraiment un pays ou un Québec où l’on sera plus libre d’agir comme on veut, en tant que société, tout en gardant une association avec le Canada? Le Manifeste pour la souveraineté du PQ donne la réponse pour son propre parti, et les personnes qui peuvent davantage croire à la souveraineté-association se retrouvent donc sans trop savoir où aller, pour qui voter.
Finalement, il manque cette étincelle, l’étincelle qui fera ouvrir les yeux à tout le monde et qui leur donnera le goût d’être derrière une cause aussi noble que celle de rendre à un peuple plus de pouvoir dans notre démocratie. Une étincelle qui ferait que les désintéressés de la politique ne pourraient pas rester là, sans rien dire, sans voter à un référendum, ni à des élections. Il manque aussi l’orateur hors-pairs, à la Lévesque ou à la Claude Charron, qui ferait qu’on voudrait écouter et suivre celui qui nous ferait rêver d’un Québec meilleur. Et qui sait, un jour j’espère, les Québécois iront plus loin qu’une séparation du Canada ou d’une association avec ce pays, et ce ne sera peut-être pas le Parti Québécois qui y arrivera.
Mots clés: André Larocque • Livres • Parti Québécois • Pauline Marois • PQ • René Lévesque • RIN • Souveraineté • souveraineté-association
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Très bon texte Maxime. Le livre semble intéressant et le propos que tu amène dois être au cœur même des préoccupations Québécoises.
Il est vrai que la situation politique actuelle doit amener un questionnement profond sur les valeurs politiques collectives.
C’est un gros débat et je pense que nous le verrons un jour ou l’autre sur ce site.
Bravo!
Je trouve que pour un souverainiste tu est très lucide. Tu dit la stricte vérité dans ton article.
Il faut que les Péquistes prennent le temps de se rendre compte que depuis le départ de Lévesque, ils n’ont pas fait grand chose outre tenter de se dire que Lévesque à fait beaucoup.
Je vais tenter d’aller chercher le bouquin à la bibliothèque. Lévesque était quand même un grand homme.
Soit dit en passant, Monsieur Blanchette, la souveraineté-association n’est pas une chose possible. On ne peut pas être souverains et tout de même attaché au Canada.
Ça demeure un concept enfilé par des opportunistes qui se rendent vite compte que le projet de faire un pays d’un aussi petit bout du monde est impossible et qu’au lieu d’abdiquer, ils se dise que le Canada va les aider à le faire.
La souveraineté-association n’est pas un projet poussé par des souverainiste frustré!
Il faut sérieusement s’alimenter de malbouffe et croire que le mal est partout pour prêter des idées aussi archaïques envers un aussi important projet de société.
Franchement!
S’il-vous-plaît, n’oubliez pas d’écrire des commentaires de bon goût! On ne voudrait pas avoir à modérer, surtout que l’opinion de tous est importante.
Quant à la question de la souveraineté-association, ça demeure une question à deux faces, et pas complètement impossible, tout dépend de la façon dont on voit ça.
D’abord, pour des raisons logiques, certains services offerts par le fédéral auraient à être utilisés par un Québec souverain. Je n’ai qu’à penser au service postal, à la devise monétaire et au service de défense militaire. Avez-vous déjà visité la base militaire de Bagotville? J’en ai eu l’occasion l’été dernier, de voir de si proche ces CF-18 en fonction, pour ceux qui fonctionnaient! Néanmoins, les forces canadiennes constituent le plus grand employeur de la région, suivi ensuite par Rio Tinto Alcan. Imaginez si la base déménage… Et stratégiquement parlant, cette base aérienne (l’une des deux seules au Canada) déssert tout l’est du pays. Autant le Canada que le Québec feraient face à un problème.
Je verrais mal le Québec acheter les bases militaires existantes et former sa propre armée, juste en pensant aux coûts que cela engendrerait. Mais bon, rien n’est impossible. Mais n’oublions pas que le terrain sur lequel est l’Assemblée nationale du Québec appartient au fédéral, assez paradoxal!
Certains diront que les services nommés plus haut, on pourrait se les approprier, chose pour laquelle je ne suis pas convaincu. Entre voisins, des services peuvent se rendre, et il y aurait évidemment un prix à payer.
D’un autre côté, la souverainté du Québec peut très bien se faire, et c’est pour ça que je crois encore au PQ, mais de moins en moins. Comme il a été dit plus tôt, dans mon article, le but premier du PQ, à sa fondation, était de faire en sorte que les Québécois vivent dans un système démocratique où chacun a véritablement son mot à dire, où l’on ne doit pas avoir l’impression de s’exprimer qu’une seule fois aux 4 ans.
Finalement, ce n’est pas sur la question de la souveraineté ou de la souveraineté-association que le PQ actuel devrait se pencher, mais sur ce qui pourrait faire avancer la démocratie au Québec, tout ce qui pourrait faire en sorte que le peuple ait vraiment son mot à dire.
À l’inverse de la citation de Larocque : la démocratie d’abord, et la souveraineté après.
Je ne pense pas que mon commentaire était de mauvais goût. Par contre il faut admettre qu’il penchait dangereusement vers cela.
La souveraineté-association est possible dans la limite où le Canada accepte notre association.
C’est là et uniquement là, le défi.
Au delà de l’armée je crois que notre rapport de force est basé sur nos richesses naturelles. Le Canada n’accepterais pas de perdre une aussi fertile terre que celle du Québec.
Fertile au point de vue agro-alimentaire mais aussi au niveau des énergies propres (les éoliennes) et l’hydroélectricité.
À Emmanuelle :
Je suis d’accord avec tes propos.
En passant, je ne te visais pas avec mon commentaire sur les commentaires de bon goût, c’était un message d’intérêt public
Tant pis si je suis de mauvais goût, mais je ne pense pas que l’idée d’un Canada acceptant un partenariat sur des bases tel que l’armée ou le libre échange est digne du réalisme.
C’est une logique même. S’il y a cassure (ce que je ne souhaite plus désormais) il faut que ce soit chirurgical. Autrement le projet reste une vision bonbon qui est impossible à compléter.
Je trouve que les souverainiste sont souvent rêveurs, tout simplement parce que le projet, aujourd’hui n’est plus aussi important ni nécessaire qu’avant, mais aussi parce que quand ils se rendent compte de ce fait, ils jongle avec d’autres possibilités moins envisageable encore.
Je ne pense pas que de songer à plus d’une avenue est être rêveur.
Pourquoi ne pas donner une « dernière chance » au Canada et leur dire: Nous on est près à partir, vous offrez quoi?
Avant de briser le pays et de créer celui du Québec il peut s’avérer intéressant de fonctionner ainsi!
Il est clair que si le Québec se sépare du Canada, plusieurs percevront l’événement comme un négatif. Et il le sera probablement davantage pour les autres provinces canadiennes que pour les Québécois, quoi que sur cette question, la réponse est partagée au sein même de notre province.
Cependant, économiquement parlant, techniquement, géographiquement, est-ce que le Canada peut se passer du Québec et est-ce que le Québec peut se passer du Canada?
Si je reviens à l’idée de base que Lévesque avait au moment de fonder son parti, c’est probablement là qu’il voulait en venir. Les Québécois doivent être des maîtres chez eux, tout en faisant en sorte qu’il y ait une union, un peu comme en Europe avec l’Union européenne.
Ce qui fait peur au reste du Canada, c’est notre différence tant véhiculée au cours des années, la langue, notre entêtement à vouloir toujours faire les choses différemment. Et vous savez ce qui est le plus triste? L’Alberta et la Colombie-Britannique risquent d’être souverains bien avant nous.
Alors, au lieu de se borner en voulant cracher sur le fédéral, faisons donc en sorte que le Québec puisse être souverain tout en faisant en sorte de faciliter les choses avec les provinces voisines. Je verrais très mal un acadien francophone venir au Québec avec son passeport…
Je terminerai en vous laissant sur une citation de Félix Leclerc que je trouve à propos : « L’indépendance, c’est comme un pont : avant, personne n’en veut, après, tout le monde le prend. »
J’aime beaucoup cette citation de Leclerc.
Bonjour Maxime,
Je suis très heureux de lire votre billet et les commentaires qu’il a suscité. C’est signe que la jeunesse québécoise se pose encore des questions sur la question nationale. Par contre, je trouve un peu déprimant notre facilité, nous les Québécois francophones, à tomber dans le messianisme comme si un seul homme allait nous sortir de notre torpeur politique. René Lévesque est mort et enterré! Ce n’est pas que je conteste la grandeur de l’homme ni ses vertus, mais nous devons faire sans lui.
En ce qui concerne votre analyse elle est tributaire de votre vision du PQ que vous souhaitez réformiste et souverainiste au besoin. Je tiens à vous rassurer c’est ce qu’il est (à part l’épisode Parizeau). Le parti compte de nombreux partisans de la souveraineté-association malgré que le terme ne soit plus utilisé. Votre thèse est légitime et se défend.
Par contre, il existe aussi un nombre non négligeable d’indépendantistes à l’intérieur comme à l’extérieur du PQ. Ces militants voient le parti comme un véhicule pour réaliser l’indépendance du Québec.
Pour ma part, je poserai la question différemment : et si le PQ regardait où il s’en va?
Amitié
J’aime bien votre questionnement inverse, à savoir où le PQ s’en va, plutôt que de regarder vers le passé. Et je l’appliquerais aussi à tous les autres partis politiques, autant sur la scène provinciale que fédérale.
L’écriture de ce billet a surtout été fait en lien au travail que j’effectuais en même temps pour mon cours sur le système politique québécois et canadien. Je suis même surpris de voir à quel point il a suscité autant de réactions, loin de quoi je m’attendais.
Néanmoins, il est vrai qu’on doit se tourner vers l’avenir, sans oublier le passé. Ce que René Lévesque a fait pour le Québec et pour le Parti québécois n’est pas négligeable, mais il est mort, comme vous l’avez si bien dit!
Pour ma part, je m’apprête à lire un autre livre qui traite d’un sujet semblable : « Serions-nous plus libres au lendemain d’un oui? » de Mario Polese. J’en profiterai pour laisser mon commentaire sur ce livre et sur cette question dès que je l’aurai complété.
Et dans le même sens que vous, Casimir, et à tous les lecteurs de ce billet et de ce blogue, comment voyez-vous l’avenir du PQ? Où va-t-il?
Premièrement je tiens à féliciter Maxime pour son texte. C’est l’article le plus populaire du site actuellement. Je tenais à voir des débats d’idées sur le site, et c’est ce qui est en train de se passer.
Le Parti Québécois est clairement en train de prendre un virage jeunesse. Jeunesse dans l’optique ou il tente de se rapprocher de la génération Y, celle qui devras demain faire un choix politique de société.
Leur présence sur Internet est plus importante, leurs concepts de promotion sont plus osés, le président du parti tient un blogue, etc.
Je pense que cela est inévitable.
D’une autre manière, ce parti est en train de regagner certains de ses membres qu’il avait perdus au fil des dernières années.
Je pense que la déconfiture de l’ADQ (et le départ de Mario Dumont), ainsi que les bourdes du PLQ et de Jean Charest ne feront qu’aider le PQ à monter dans les sondages.
L’avenir du PQ, je la voit beaucoup plus rose que les dernières années.
Maxime,
Répondre à vos questions sur l’avenir du PQ n’est pas une mince affaire. Je le ferai brièvement.
Dans un premier temps, je tiens à préciser que ma réponse est basée sur l’efficacité du parti comme véhicule pour l’accession à l’indépendance et non sur ses capacités à prendre le pouvoir aux prochaines élections.
Selon moi, les instances du parti devraient se pencher sur les points suivants:
1) au niveau du discours: choisir entre l’indépendance du Québec et la réforme du fédéralisme.
2) au niveau de l’action: choisir entre la prise du pouvoir d’un état provincial ou la construction d’un état indépendant.
3) réévaluer la teneur des relations avec les autres partis politiques de la mouvance souverainiste (QS et PI).
4) envisager la mise en place de lieux de mobilisation ouverts à l’ensemble des militants (États généraux de l’indépendance, coalition politique, pacte pour le pays ou autres)
5) permettre le débat sur les modes d’accès à l’indépendance. Par exemple, la voie électorale à la majorité des voix.
En terminant, j’invite les lecteurs à présenter leur vision de l’avenir du PQ…histoire de poursuivre cette réflexion bien entamée par Maxime.
Casimir
Tes points sont de très bonnes questions Casimir. Je pense que pour la plupart elles sont déjà sous études au sein du Parti Québécois.
Daniel Turp, par exemple, récemment élu comme Vice-Président du PQ et président de la commission politique veut depuis un bon moment réunir toutes les forces souverainistes pour qu’elles puissent débattrent du projet. Ainsi, il faut s’attendre à une réunion mettant à l’oeuvre: PQ, QS, PI, RRQ, SPQ Libre, PVQ et compagnie…
J’ai lu le débat avant même de daigner lire le livre, qui trônait au sein de ma bibliothèque. J’ai fait part de mes impressions dans le texte suivant : http://souque.blogspot.com/2009/07/retour-sur-le-parti-de-larocque_23.html .
Pour faire le lien avec mes positions défendues sur le site de Vigile, j’ai notamment dit que l’idée de reformer le RIN était bienvenue et même salutaire d’un sens.
Au plaisir de se relancer dans d’éventuels débats.