Publié le 23 janvier, 2010 à 13:20 par Sylvain Guillemette
L’utilité du patronat, versus celle des syndicats

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau fit une sortie en grande pompe, contre les syndicats. C’est de bonne guerre. Mais analysons donc, tout simplement, les pours et les contres des syndicats, versus les pours et les contres du patronat, et des gens comme Pierre Karl Péladeau, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, celui du prolétariat en l’occurrence, qu’il critique lorsque assemblé.
D’abord, constatons que le patronat, lui, est tout aussi bien regroupé, sous la bannière du Conseil du Patronat. Ensuite, constatons de plus que, les principaux médias sont concertés de façon à promouvoir le plein pouvoir aux patrons, et critiquent ardemment les groupes syndiqués, à commencer, justement, par les propriétés de monsieur Péladeau lui-même. Cette fenêtre, les syndicats ne l’ont pas, pour critiquer les excès de parasites tel monsieur Péladeau. Également, quelques instituts privés, abondamment financés par les bourgeois de la trempe de Péladeau, offrent une simpliste couverture des régularités économiques d’un rouage capitaliste. Ils normalisent, pour ne pas les banaliser, dans leur jargon, les inégalités sociales, elles, découlant directement des inégalités économiques, donc relatives au système en place. Nous avons par exemple vu, depuis plus d’une décennie, des mercenaires telle qu’Elgrably, excuser le parasitisme des bourgeois, vis-à-vis leur exploités, les prolétaires. Cette même charlatane malhonnête, ne s’est jamais retenue pour prôner la privatisation de la totalité de l’économie, des services même, tel que l’accès à l’eau par exemple, ou l’accès aux soins de santé, etc..
C’est simple, selon les capitalistes, les syndicats sont jaloux de la réussite des patrons, c’est ce que recopient dans leurs textes, les nombreux militants du capitalisme absolu. Mais pourtant, nous sommes à même de constater que, ce sont les travailleurs salariés, donc les prolétaires, qui créent la richesse, et que donc, le mérite devrait leur revenir. Il n’en n’est rien. Chez le patronat, et sa servitude, le mérite ne revient qu’au propriétaire des moyens de production, et cela, sans la moindre possibilité d’en débattre avec eux. Et pourtant, qui fait rouler la machine à l’usine? Le patron, ou l’ouvrier? Qui s’y blesse? Qui s’y brûle de fatigue? Le patron, ou le travailleur salarié, ce prolétaire exploité? Et qui, dans des exemples plus extrêmes, se blesse, ou se tue même? Des gens comme monsieur Péladeau, ou leurs exploités, que ce patron préfèrerait divisés et dépourvus de moyens de défense?
Monsieur Péladeau rêve d’un monde où il dicterait, sans scrupule, le travail à accomplir, et cela, sans que quiconque ne puisse lui rouspéter. Il se prend pour un général, à qui on ne peut que dire, «Oui missieur». Mais abordons donc, tant qu’à en parler, l’utilité de ces patrons sans scrupule, qui osent critiquer l’existence des syndicats, et faisons-le d’un point de vue marxiste, pour rappeler à monsieur, son lointain passé.
Qui au Journal de Montréal, crée la richesse, qui écrit le journal, qui le met en page, qui le corrige, qui fait les recherches, qui prend les photos, qui expédie ce journal, qui bref, participe vraiment à sa création, de toutes parts? Le travailleur, ici, syndiqué. Pas monsieur Péladeau. Bref, à quoi sert ici, sauf à palier au manque de capitaux, monsieur Péladeau? À rien! À rien du tout même! La seule raison pour laquelle monsieur Péladeau, ici, se trouve utile à quelque chose, c’est qu’il investi ses capitaux, qu’il n’a point mérité, puisqu’il les a amassés sur le labeur d’autrui, et par un héritage. Le plus inutile de la compagnie elle-même, est son propriétaire. S’il ne s’agissait pas de capital dans ce système, l’inutilité de ce «vaut rien» serait apparente, et même, flagrante. Il n’apporte pas d’eau au moulin, autre que son capital. La gestion d’une entreprise peut également passer sous la gouverne des travailleurs, lesquels sauraient, conditionnement à l’appui, gérer cette entreprise. Les travailleurs peuvent gérer, d’ailleurs, certaines compagnies sont déjà pourvues d’un conseil d’administration, lorsque plusieurs bourgeois en sont propriétaires ou mêmes, parfois constitués de cadres, donc de salariés. Il n’est pas impossible de copier le conseil, mais de remplacer les propriétaires inutiles, ces bourgeois, par des travailleurs qui font leur part dans la société, et non pas là, en exploitant le labeur d’autrui, comme le font les parasites tel Péladeau.
Maintenant, à quoi servent les syndicats? À se défendre? Certes, mais pas seulement à cela. Les syndicats, d’origine, servaient la cause des travailleurs, pris à la gorge par les nombreuses menaces bourgeoises, mises à exécution, comme des lock-out par exemple. Les syndicats servaient également à promouvoir l’occupation des usines, suite à des faillites par exemple. Le syndicat était non seulement nécessaire pour que les employés soient respectés, et encore, mais nécessaires pour donner une voix à ceux qui créaient, et qui créent toujours, la richesse. Les patrons, eux, ont toujours eu, soit l’appui de groupes privés, de mercenaires, de polices privées, ou de l’État même, qui défend depuis longtemps, leur dictature. Les syndicats, certes en manifestant la colère des travailleurs, nous ont obtenus des moindres maux, de meilleurs horaires, plus flexibles, de meilleurs avantages, un si peu soit-il, respect des patrons, l’apport de sécurité pour les travailleurs, des hausses de salaire considérables, et j’en passe… Sans syndicat, nous ne serions même pas reconnus comme créateurs de richesses, nous n’aurions pas de droits bien à nous, nous n’aurions pas d’équité salariale, nous n’aurions pas le respect de nos exploitants, ces bourgeois minoritaires et parasitaires, totalement inutiles finalement, à notre société, sauf dans un dessein capitaliste.
En fait, je vais aller plus loin ici. Le véritable problème, ce ne sont pas les syndicats, mais bien, la bourgeoisie, soit le patronat. Il est je crois, temps de se débarrasser de ce patronat, qui ne sert visiblement à rien d’autre qu’à injecter son capital, puis à en retirer des bénéfices, que nous leurs créons. Autrement dit, pourquoi ne pas décapiter l’intermédiaire entre la demande et l’offre, et ne pas offrir nous-mêmes, sans le patronat, l’offre demandée. Certes, en ce moment, cela semble impossible, puisque force est de constater que nous vivons dans un modèle capitaliste, qui ne vit que par l’afflux de capitaux. Alors bon, commençons par créer des entreprises sociales, gérées et financées par un réseau social, appelé à grandir, pour qu’il remplace peu à peu, les parasites de ce système, totalement inutiles à l’évolution de l’humanité.
Contrairement à ce que certains prétendent, le capitalisme, un système économique, ne crée pas la richesse, ce sont les humains qui la créent. Le capitalisme n’invente pas Windows, ce sont des humains qui travaillent, qui se creusent les méninges derrière un écran, donc derrière un capital autrement dit, dans ce système capitaliste –il faut donc préalablement, que le chercheur ait un soupçon de capital, d’où le totalitarisme observé-. Le système lui-même, n’est que l’excuse dont ont besoin ces charlatans, tels Péladeau, pour s’auto-pardonner l’exploitation du labeur d’autrui, et là, tout en le critiquant, en le malmenant, et en disant des unions syndicales, qu’elles sont compromettantes pour leur enrichissement personnel.
En terminant, j’aimerais vous faire prendre conscience d’une seule chose. Enlevez les patrons du réseau, la demande demeurera, les travailleurs y répondront, d’une façon ou d’une autre. Maintenant, enlevez le prolétariat, ce travailleur salarié, et voyez si les bourgeois comme Péladeau, pourront continuer de créer la richesse, dont ils revendiquent la totalité des dus.
Encore une fois, mon mot d’ordre est, «seule solution, révolution!»
Mots clés: antisyndicalisme • bourgeoisie • capitalisme • concentration des médias • conseil du patronat du québec • Journal de Montréal • nathalie elgrably • patronat • pierre-karl péladeau • prolétariat • syndicalisme
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Heu… Tu parles de l’utilité du patronat ou ce celle de P-K Péladeau ?
Ce que je trouve le plus drôle, c’est quand les chroniqueurs, commentateurs et autres éditorialistes accusent les syndicats (et les groupes sociaux) d’être des méchants lobbyistes. Que voulez-vous, les ministres refusent d’embarquer sur leur bateau…
Et Darwin, les capitalistes le font tout en protégeant, eux, les intérêts de leurs lobbyistes, les bourgeois! N’importe quoi!
Chère Nancy, le patronat, pour moi, pourrait être remplacé, aisément, avec le conditionnement idéal pour ce, par le prolétariat. Je ne donnerais pas demain, à quiconque, la gestion d’une entreprise, mais une fois le sujet bien conditionné pour ce, ce serait une autre histoire.
Y a t-il conditionnement, en ce moment, pour que tous les québécois soient tous capables de gérer une entreprise? Ou n’est-ce, comme je le dis, qu’une fenêtre non-accessible à toutes et tous? Encore faut-il avoir les capitaux pour y conjuguer cette ambition!
Désolé, j’aurais bien aimé écrire une seule fois, mais le blogue m’empêche de le faire. il m’avertit de ne pas écrire 3000 caractères, mais pourtant, ma réponse n’en contenait même pas 1000.
Même problème que toi Sylvain
Merci André, de me confirmer, que je ne suis pas plus fou qu’un autre. Je me vois mal répondre aux débilités de Morin, si je ne peux même pas écrire plus de 100 mots… Son texte est parsemé d’«affirmations», que j’aurais bien aimé détruire avec des faits…
Sais tu quoi mon Sylvain? On n’a un méchant problème sur les bras au Québec. Nous sommes administré par une bande d’imbécile autant au PLQ qu’au PQ autant du coté syndical que paronal. Pu capable la Carbonneau! Nous pourrions très bien s’auto administrer sans eux et on ferait surement mieux. Je te rejoins qu’en tu dis -Alors bon … lire la suite faux pas dépasser 3000 mots
LOOL
Ne faut pas dépasser 3000 mots
Ah oui Sylvain peut être que cette nouvelle configuration ne concerne que toi ! loll
super bien conditionné… wow… cela me rapelle de tristes choses que ce soit avec les facistes ou encore les jeunesses communistes… J’espère sincèrement que la bande à Sylvain ne mettra jamais les mains dans l’éducation des mes garçons et de leurs enfants..
Et j’espère, moi, que mes enfants ne subiront pas la bêtise des Normand de ce monde, et que, comme à Cuba en 1957, ou même au Québec il y a une trentaine d’années, mes enfants ne seront pas obligés de payer pour se faire soigner. Y a de ces arriérés qui croient que tous les humains sont égaux en «possédants de capitaux».
Cher ignare de service, puissiez-vous ne jamais toucher à notre éducation, ou à notre système de santé, qui deviendrait, sans aucun doute,moins accessible, plus coûteux, et pas du tout plus productif.
Mais André, vous avez raison. Ce n’est pas le syndicalisme le problème, mais la direction des syndicats actuels, ou les causes qu’ils défendent, ou les raisons pour lesquelles ils se battent. Ils ne tiennent qu’à leurs acquis, j’irais d’avantage plus loin, jusqu’à demander le démantèlement des entreprises privées, ou leur nationalisation plutôt. Les syndicats d’aujourd’hui sont un peu complices -surtout quand on regarde la construction-, de leur propre situation, et de la nôtre.
Cela dit, il ne faut pas remettre en question le syndicalisme sur ce plan. Ce n’est pas lui, le problème. Et le poids qu’il a, est tout à fat normal, étant donné qu’il représente la majorité de cette humanité, les travailleurs. Les «Péladeau» sont d’une minorité patente, exploitante, et parasitaire. Ils ne devraient pas avoir l’égal du pouvoir des syndicats en réalité. Ils ont la clé de l’usine, mais les syndicats ont le jus de bras.
Oh! Et Normand, vous avez soutenu le fascisme ces dernières années….
soutenu le facisme lolll… elle est bien bonne….lolll… Ce que Sylvain peu écrire pour avoir raison est invraisemblable..loll Ben oui Sylvain je suis faciste… baptême que tu es con… Et il y a des humains comme sylvain qui veut conditionner mes enfants.. Don’t touch trou du cul…
Et y en a, qui le font déjà avec tous les nôtres! «Pas touche Tabarnak»… -Je suis moins colonisé on dirait, ou je trouve pas, comme Normand, que j’ai l’air plus «cool» à parler moitié anglais et français…-.
Et Normand, ajoutons, clairement, que vous avez appuyé le terrorisme étatique de Washington cette année, et l’an dernier. Libre à vous de contester, mais votre texte pro-Bush en disait long sur vos émotions face au terrorisme de Washington…
À moins que…., que le terrorisme de Washington, n’en soit pas, et que celui de vos adversaires idéologiques, en soit? Oups! Ne vous avais-je pas dit que vous pataugiez constamment dans la double-mesure? Quel con vous faites!
Pour Normand, c’est correct que Washington bombarde, et soit responsable de plusieurs millions de morts à travers le monde, mais les attentats du 11 septembre (3000 morts max), c’est dramatique à côté…
Mon cher Normand, j’ai bien envie de vous larguer plusieurs kilos de TNT sur la tête, afin de vous sonder quant à l’impression que cela vous donnerait. À savoir si vous en seriez terrorisé ou non…
Pathétique…