Publié le 22 avril, 2009 à 10:16 par Jonathan Valois
La forêt, c’est le Québec
L’industrie forestière est un pilier de l’économie québécoise. L’exploitation des forêts a été pendant des décennies, voire près d’un siècle, le moteur de développement économique partout au Québec, stimulant la fondation de nombreuses villes. Il n’est donc pas faux de prétendre que l’industrie forestière, et plus spécifiquement la forêt publique, font partie de notre identité.
Comme l’indiquait cette semaine le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts et mines, Denis Trottier, il semble que nos forêts et notre bois aient perdu leurs lettres de noblesse. Les débâcles d’AbitibiBowater ramènent ce sujet à l’ordre du jour. Après de nombreux appels à l’aide, le gouvernement a consenti un prêt à la multinationale ; cette dernière s’achète donc du temps pour se restructurer à hauteur de près de 4 M$US. Alors que la fusion ne devait apporter que du bon… à quoi doit-on s’attendre?
En plus, malgré les demandes répétées de tous les acteurs concernés et du Bloc Québécois, Ottawa s’est bien gardé de venir en aide aux travailleurs et à l’industrie. Il n’aurait surtout pas fallu que Stephen Harper ait l’air de plier devant le Québec tandis que ses amis en Ontario crient très fort pour davantage d’aide à l’industrie automobile. L’annonce hier d’une « équipe spéciale Canada-Québec » arrive bien trop tard et donnera à ce point de la crise bien peu de résultats.
Au-delà de la situation malheureuse qui afflige les travailleurs et retraités d’AbitibiBowater, ainsi que leur famille, entre autres sur la Côte-Nord, au Saguenay, en Abitibi et en Mauricie, la crise actuelle de l’industrie forestière soulève tellement de questions! L’adaptation de l’industrie forestière à la nouvelle économie, le virage technologique au détriment des journaux, le protectionnisme et les ententes avec les États-Unis sur le bois d’œuvre, le rôle des gouvernements dans la préservation des acquis, et j’en passe.
Et encore, quels changements doit-on réaliser dans notre production, notre consommation, notre vision du développement pour que chacun ait ce à quoi il a droit? Car une chose est certaine, le modèle actuel ne répond plus aux besoins. Les attentes ne sont plus comblées…
Malgré toutes les interrogations et les remises en question, une chose demeure fondamentale pour moi : l’économie, c’est d’abord et avant tout les humains. Les travailleuses et les travailleurs qui se lèvent chaque matin, qui font des sacrifices pour le mieux-être de leur famille. C’est pour eux que nous devons trouver des solutions à la crise forestière, mais aussi à toute la crise économique qui secoue le Québec.
Ce texte à été préalablement publié sur le site http://blogues.pq.org/jvalois
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Mots clés: AbitibiBowater • industrie forestière • Ottawa
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