Publié le 13 décembre, 2009 à 08:29 par Caroline Moreno

L’accroc

Gilles Carles et Chloé Ste-Marie

Gilles Carles et Chloé Ste-Marie

« Il y a eu un seul petit accroc à ces moments simples et touchants. Le sculpteur Armand Vaillancourt a provoqué un certain malaise quand, pour venir saluer Gilles Carle, il a profité de sa tribune pour proclamer l’indépendance du Québec et pour demander au premier ministre de mettre sur pied une enquête publique concernant le milieu de la construction. Ce n’était ni l’endroit ni l’occasion. »

Lorsqu’on aborde la question de l’indépendance du Québec, le moment est toujours mal choisi. Ce n’est jamais ni le bon jour, ni la bonne heure. Le mieux serait de ne jamais évoquer le sujet. C’est ce que les Québécois et leurs représentants semblent avoir compris et vouloir appliquer à la lettre. Exit l’indépendance lors des campagnes électorales, lors de funérailles, lors du souper de Noël, lors des soupers spaghetti, à l’Assemblée nationale du Québec, à la Saint-Jean. L’indépendance du Québec, c’est bien trop politique. Ça fait de la chicane. On n’en veut pas de chicane. On veut la paix.

Il faut savoir ce qu’on veut. L’indépendance du Québec ne fera pas que des heureux. Certains y perdront de nombreux privilèges et ne manqueront pas de rouspéter. Aussi bien s’y faire et, plutôt que de nous taire, profitons de toutes les tribunes qui nous sont offertes pour en parler : une remise de prix, des funérailles, un point de presse, la commémoration d’un événement, toutes les occasions sont à saisir pour rappeler que le Québec appartient aux Québécois et qu’il n’a pas à être gouverné (à son détriment) par des étrangers.

Parler de l’indépendance n’est pas un accroc. C’est un devoir. Prenons exemple sur le Canada qui nous injecte de façon quotidienne des doses massives et mortelles de propagande canadienne partout, en tout temps. Que ce soit dans les journaux, à la télé, dans les wagons de métro, à l’intérieur des autobus, dans les salles de cinéma, à la radio, le Canada nous inocule son poison. Et il faudrait se laisser intoxiquer !

L’indépendance du Québec n’est pas un projet honteux. Il ne s’agit pas d’un acte criminel comme le vol du référendum de 1995. Au contraire, c’est un acte légitime que nous avons la responsabilité historique de poser.

NON à l’ingérence canadienne, NON à la Cour suprême du Canada, NON à la constitution canadienne, NON à une gouvernance canadienne, NON à la construction d’un Canada dans le Québec, NON à la minorisation des Québécois, NON au Canada.

UN territoire (avec le Labrador), UN peuple, UNE langue (en plus des langues autochtones), UN pays : Le Québec. Le dire, c’est commencer à le faire.

Bravo à M. Armand Vaillancourt !

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Commentaires (12)

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  1. Serge Gagnon dit :

    Cela ne sera pas possible puisque ma femme est décédée depuis 3 mois.

    Je n’en savait strictement rien, j’en suis profondément désolé et je m’excuse sincèrement.

    Êtes-vous en train de me traité d’imbécile?

    Je n’ai jamais pensé que quelqu’un qui était d’un autre opinion que moi-même était nécessairement un imbécile. Je ne l’ai pas dit non plus.

    Si tel est le seul langage que vous comprenez, Aussi bien vous abstenir!

    Donc, parler politique n’est qu’affaire de grand? Car si on parle le langage du peuple on doit se taire. C’est ce que j’ai compris que vous disiez. Mais bon, si je suis dans l’erreur, on en fera pas tout un plat!

    En ce qui me concerne, j’ai dit ce que j’avais à dire. Je ne tenterai pas de vous évangéliser à ma pensée, c’est de toute façon contraire à mes principes. Pousser la discussion plus loin n’apporterait absolument rien de plus et/ou de mieux en ce qui me concerne. Je ne m’en prenait pas à vous personnellement, mais à vos positions, en tout cas, à celles que vous défendez.

    Je vous souhaite un bon moment présent Monsieur Taillon.

    Sincèrement,

    Serge Gagnon

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Caroline Moreno
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