Publié le 26 octobre, 2009 à 18:04 par David Chrétien
Le piège
Hier avant-midi, Sylvie Roy a lancé une bombe à l’ensemble de la députation libérale lors de la période des questions au salon bleu à l’Assemblée nationale. Alors au courant de certaines allégations qu’avait fait Benoît Labonté lors d’une entrevue exclusive à Radio-Canada, la députée de Lotbinière lance au ministre Dupuis que trois des ministres de son gouvernement aient déjà passé quelques heures sur le Touch, le luxueux bateau de Tony Accurso qui est propriétaire de compagnies qui oeuvrent dans la construction.
Par la suite, l’ensemble des journalistes de la tribune parlementaire à Québec et ceux de la Métropole se sont mis à fouiller afin de savoir quels sont les ministres visés par la chef parlementaire adéquiste par intérim.
Vers 17 h, Cyberpresse lance sur son fil de presse une nouvelle exclusive, évoquant que selon des sources crédibles, les ministres ciblés par l’ADQ seraient MacMillan, Whissel et Boulet. Quasi au même instant, c’est au tour de la Société Radio-Canada (SRC) de publier, elle aussi, une nouvelle exclusive, disant que Benoît Labonté, qui a démissionné dimanche de Vision Montréal, ait mentionné que trois ministres du PLQ aient été sur le bateau d’Accurso. Il relate qu’il possède deux sources crédibles qui lui ont donné cette précieuse information. En entrevue exclusive que RDI a diffusée hier à 19 h, Labonté mentionne ces faits et maintient aussi qu’il croit fortement que les trois ministres aient été sur le Touch, car selon lui, ses sources sont béton.
Un peu avant la diffusion de l’entrevue, SRC a passé en onde un reportage de Pierre Duchesne qui est allé rencontrer Jean Charest pour lui demander s’il savait que des ministres, selon les dires de Labonté, avaient séjourné sur le Yacht de Tony Accurso et à la grande surprise, le premier ministre mentionne de sa bouche les noms de MacMillan, Whissel et de Boulet. Avant cette énumération de Jean Charest, ni même Sylvie Roy, ni même Benoît Labonté, ni même un journaliste ou autres, parlementaire ou non, n’ont évoqué les noms de ses trois élus et membres du gouvernement. Par la suite, nous avons appris que la source de Cyberpresse était bien le reportage et l’entrevue qu’allait diffuser SRC sur ses ondes. Donc, Charest est la seule toute première source à avoir mentionné les noms des trois ministres ayant peut-être fait une petite croisière avec Accurso.
Bref, je ne suis pas avocat, mais je crois bien que Sylvie Roy ne peut être poursuivie pour propos diffamatoires dans ce cas. La députée, sur l’immunité parlementaire, en période des questions au salon bleu, elle n’a dit que trois ministres, et ce, sans les nommer. Elle n’a pas visé de personnes en particulier. Le responsable n’est que Charest.
Je ne sais pas où cette histoire nous mènera et quand elle se terminera, mais il serait grand temps de faire la lumière sur le rôle de certaines compagnies et de certaines personnes d’influences dans la machine politique au Québec. Les problématiques sont les mêmes dans les trois paliers gouvernementaux et la situation est plus que complexe… Seule une commission d’enquête publique permettrait à plus de citoyens de circonstances quelconques à venir témoigner devant une longue commission. D’autant plus que les personnes qui viennent témoigner devant les commissions d’enquête doivent prêter serment et peuvent, en cas de parjure, se faire poursuivre devant les tribunaux. Une enquête criminelle, comme lancent les libéraux, c’est bien beau, mais celle-ci se base sur des actes criminels entraînant des arrestations, mais elle écarte toutes possibilités de connaître ce qui se passe, afin de créer des moyens de protections à des malversations au niveau des dons et du pouvoir d’influence.
Mots clés: ADQ • David Whissell • enquête publique construction • Jean Charest • Julie Boulet • norm macmillan • PLQ • Sylvie Roy • Tony Accurso
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Peut-être que Sylvie Roy a lancé une belle bombe avant-hier après-midi, mais Radio-Canada en a lancé une autre belle hier après-midi! Mario Dumont, lorsqu’il était chef de l’ADQ, a mangé au restaurant de Tony Accurso, pour un montant de 14 000$! Oui, oui! Votre ancien chef populiste crasse était de connivence! Qui l’aurait cru? N’importe quel matérialiste! Et c’est un sénateur conservateur, nommé par Harper, qui a arrangé le meeting! Qui a payé? Mario dit ne pas le savoir, mais c’est Accurso! Eh bien! Le monde est petit!
Monsieur Chrétien, vous auriez dû regarder les nouvelles attentivement avant de critiquer ces malfaiteurs, votre ancien chef en fait partie! Cré adéquistes!
Serait-ce le coup de grâce de ce parti populiste crasse? L’ADQ, donc, arrangeait aussi ses affaires avec le monde interlope.
Eh bien!
Sylvain, fait attention avant d’associer Acurzo au monde interloppe. Acurzo n’a été accusé et surtout reconnu d’aucun crime pour l’instant. Moi je dis ça dans ton intérêt. Au québec au dernières nouvelles, une personne est innocente tant et aussi longtemps qu’elle n’a pas été reconnu coupable par un tribunal.
Comme je l’ai déjà mentionné ailleurs, il y a un premier individu qui s’est défendu d’allégations semblables en promettant des poursuites à ses détracteurs, et ce type, c’est Benoît Labonté. Nous connaissons la suite; les médias en général, et TVA en particulier, en ont remis une couche, Louise Harel a limogé Labonté, et celui-ci refuse de couler tout seul. L’avenir nous dira si les trois ministres libéraux ont effectivement eu le pied marin…
Si d’aucuns prêtent des vertus magiques aux commissions d’enquêtes publiques, je crois, pour ma part, que la portée de telles commissions demeure tout de même limitée. Qu’on se souvienne du scandale des commandites; si quelques « soldats du front » ont effectivement fait quelques mois en prison, les vrais décideurs, ceux qui tiraient les ficelles, l’ont eu plutôt facile. Je me souviendrai toujours de la réponse de Jean Chrétien, quand on lui a demandé combien d’argent avait pu disparaître, dans toute cette opération; « Moins cher que ne coûtera cette commission« , qu’il avait dit, le plus sérieusement du monde. Et son numéro de balles de golf, quant à lui, était tout simplement pissant! Essayez une telle prestation devant un juge, lors d’un procès en bonne et due forme; vous risquerez définitivement de prendre quelques semaines à l’ombre pour outrage à magistrat!
Je ne dis pas non à une commission publique, mais laissons également aux policiers le temps de faire leur travail. Et surtout, donnons-leur tous les outils nécessaires pour le faire. Pas seulement le « marteau ».
Bravo à la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, pour son courage !
Je reconnais là une vraie adéquiste.
Sylvie R. Tremblay
« Bravo à la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, pour son courage ! Je reconnais là une vraie adéquiste. » – Jeanne du Lys
Je suppose que vous, qui avez préféré quitter le navire, comme Mario Dumont, en fait, en étiez une vraie, vous aussi. Le cas échéant, pour qui avez-vous voté, pour remplacer Dumont?
Bonsoir Richard,
Richard, je n’ai jamais voulu quitter le bateau, c’est la papauté qui m’a tassé.
Je devais envoyé mes demandes au parti, tel qu’avoir la liste de membres de mon comté par lettre certifiée…
Morissette et Légaré, deux jours avant l’élection à la vice présidence, alors que ma campagne était terminée, qui me demande de me désister et m’avouent qu’ils contrôlent l’exécutif du parti ???
Etc. En plus, de Dumont qui ne respectait pas les engagements qu’ils avaient pris pendant les élections.
Non seulement Dumont n’a même pas déposé de mémoire ou de projet de loi concernant les accomodements religieux de la fameuse commission des sophistes Bouchard et Taylor mais en plus il est allé copiner avec le conseil juifs CANADIEN, question d’accepter leurs dons et fermer les yeux sur leurs écoles ANGLAISES et RELIGIEUSES illégales au Québec.
Oui j’étais une vraie adéquiste et je le suis toujours car être adéquiste c’est une philosophie.
Une philosophie du gros bon sens, de liberté, d’autonomie, de laicité, du gros ménage. J’ai toujours la même philosophie.
Ce n’est pas parce que je ne suis plus à l’ADQ que je ne suis plus la même.
Ce plutôt l’ADQ qui n’est plus adéquiste, c’est pas moi.
D’ailleurs, si je n’ai pas participé à la course à la chefferie c’est parce que je savais qu’il était inutile de perdre mon temps et mon argent, la papauté aurait trouvé une raison pour rejeter ma candidature.
Je savais à qui j’avais à faire.
Comme il l’ont fait avec Plante et Gendron d’ailleurs parce qu’ils ne cadraient pas avec leur choix.
Si l’ADQ demain m’offrait la chefferie de ce parti j’accepterais.
Je nommerais Taillon comme directeur général et j’aurais même une solution pour Caire.
Si j’ai quitté l’ADQ, si je n’y suis plus, c’est que la papauté ne veut pas de moi.
Tu me fais penser, je crois que ma carte de l’ADQ est toujours valide…
Je n’ai pas voté parce qu’il y en n’avait aucun des trois qui convenait à l’ADQ.
Ça me fait de la peine pour l’ADQ. Tout de même incroyable que celui-ci soit côte à côte avec QS dans les sondages.
N’importe quand, s’il y avait un changement de papauté à l’ADQ et qu’on voulait de moi, je vous aiderais à remonter ce parti.
Vous n’avez qu’à m’appeler.
@ Sylvie nazie Tremblay
«Oui j’étais une vraie adéquiste et je le suis toujours car être adéquiste c’est une philosophie. »
Une philosophie? Et quoi encore? Les adéquistes, comme leurs semblables dans le monde, sont des capitalistes populistes crasses. Et leur philosophie, c’est l’idéalisme. Cessez donc de vous donner de l’importance…
«Une philosophie du gros bon sens, de liberté, d’autonomie, de laicité, du gros ménage. J’ai toujours la même philosophie.»
Du gros bon sens? Alors c’est le gros bon sens que les riches aient plus de pouvoirs et que l’on continue de se faire exploiter par une minorité sans véritable mérite? Eh bien!
Liberté vous dites? Quelle liberté? Ce mot est applicable à bien des égards. Par exemple, les cubains sont libres de ne plus jamais se faire dicter leur vie par des capitalistes bourgeois, et libres de ne plus jamais se faire exploiter par ces mêmes parasites. Vous dites vraiment n’importe quoi, et sur ce blogue, vous êtes la reine de la démagogie. Et cela, évidemment, démontre bien votre appartenance à ce parti populiste crasse qu’était –va mourir…- l’ADQ.
Les socialistes sont autonomes, quand ils sont défaits des capitalistes bourgeois qui les dominent. Les cubains sont sacrément autonomes, étant donné leur condition sous embargo illégal! Leur économie n’a jamais cessé de monter, bien qu’elle monte très lentement. Cessez donc de vous accaparer des mots qui n’ont rien à voir avec la philosophie la plus contradictoire du monde, l’idéalisme.
«Ça me fait de la peine pour l’ADQ. Tout de même incroyable que celui-ci soit côte à côte avec QS dans les sondages.»
Pas tant que ça…
les cubains ne sont pas libre, ils ne peuvent sortir de leur pays, ne peuvent écouter ce qu’ils veulent, ne peuvent décider qui seront leurs élus en dehors de la liste fournit par fidel. Il est interdit de critiquer le régime alors tu parles d’une liberté! Une dictature oui…
«Nul n’est plus désespérément esclave que celui qui se croit libre à tort.» Goethe
Essayez donc d’aller prôner le socialisme aux États-Unis. Essayez donc de trouver des livres sur le socialisme dans les établissements d’études aux États-Unis…
Mais ce n’est pas tout…
Extraits de «l’État voyou»…
Chapitre 27 «Une journée dans la vie d’un pays libre»
«Les agences militaires de renseignements et de propagande telles que le département de la Défense et la CIA ont contribué à financer de manière substantielle après la Seconde Guerre mondiale les recherches en matière de techniques de persuasion, de mesure d’opinion, d’interrogatoires, de mobilisation politique et militaire, de propagande idéologique et autres questions connexes.»
«Peu de choses sont laissées au hasard dans la «vente» de l’Amérique. En 1999, l’administration Clinton a annoncé qu’elle était en train de former un nouveau Groupe d’Information publique internationale pour «influencer les publics étrangers», afin qu’ils soutiennent la politique étrangère américaine et s’opposent à la propagande des ennemis des États-Unis. La charte du Groupe affirme que le contrôle de «l’information militaire internationale» a pour but d’«influencer les émotions, les motivations, les raisonnements objectifs et, en fin de compte, le comportement des gouvernements, des organisations, des groupes et des individus».»
«Ouvertement et secrètement, légalement et illégalement, le complexe «militaro-industriel» a uni ses forces au duo «prison-industrie», lié lui-même de près à l’omniprésent tandem «sécurité-police». Tous se tiennent fermement la main dans la guerre contre la drogue et dans ce qui constitue une véritable déclaration de guerre aux citoyens américains et aux droits constitutionnels. Cette invincible autorité –travaillant à ses propres perpétuations, glorification et enrichissement- a réussi à convaincre le public américain que sans bataillon d’élite le chaos s’installerait et que la sécurité des citoyens serait en grand danger. Ils ont été aidés dans cette entreprise par l’indispensable cohorte des législateurs timorés, de systèmes juridiques conformistes, des médias soumis et même d’un président, Bill Clinton, qui –pour reprendre les propos de l’éditorialiste Nat Hentoff- «au cours de ce siècle… a été le plus dommageable pour nos droits et libertés constitutionnelles.».
À tout instant, un jour comme aujourd’hui par exemple, beaucoup de ce qui suit –tiré directement de faits réels récents ou révélés dans le passé- est en train de se reproduire quelque part aux États-Unis. On nous a régulièrement répété que certains des agissements cités ci-dessous avaient cessé. Il faut pourtant bien admettre que l’on continue, à quelques nuances près, de les pratiquer. Remarquons qu’il s’agit essentiellement de violations des droits civiques et des droits de l’homme et que ne sont pas répertoriées ici les nombreuses formes d’abus commis dans les entreprises qui sont, eux, de nature économique ou peuvent avoir un effet négatif sur la santé. On cherche de fait à susciter dans la société civile un sentiment de menace afin d’obtenir le consensus du plus grand nombre sur les orientations de la politique du département d’État. »
«Dans tous les États d’Amérique, la police ou la garde nationale, et parfois même des soldats de l’armée active, exercent un contrôle continuel au nom de la lutte contre la drogue. Ils survolent en hélicoptère les maisons et les propriétés, mettent en place des barrages routiers, interrogent, maintiennent en détention, maltraitent et terrifient les citoyens à grand renfort de démonstration de force excessive.»
«Dans des centaines de villes américaines, les jeunes gens sont soumis à une loi de couvre-feu nocturne. Certains sont également soumis à un couvre-feu diurne.»
«La CIA, le FBI et d’autres agences fédérales refusent de répondre à des demandes de communication de documents émises par des avocats, qui en ont besoin pour défendre leurs clients dans des procès.»
«Les résidents américains sont soumis à toutes sortes de harcèlements et de pénalités de la part du gouvernement fédéral pour avoir voyagé, dépensé de l’argent ou envoyé des marchandises à Cuba, en Libye, en Irak, en Corée du Nord, en Iran, en Yougoslavie ou dans d’autres pays de cette catégorie. Ceux qui visitent le siège des Nations Unies à New-York ou la Interests Section de ces pays à Washington risquent d’être photographiés et de recevoir des visites ou des appels du FBI.»
«La CIA ouvre et lit le courrier en provenance et à destination de certains pays. Le FBI épie la correspondance nationale et internationale des Américains pour une multitude de «bonnes raisons».»
«Dans les États de l’Ouest américain, la police fédérale et la police de frontières arrêtent des piétons et des automobilistes uniquement à cause de leur faciès hispanique et leur demandent de prouver qu’ils sont en règle en tant que résidents aux États-Unis.»
«Des automobilistes sont arrêtés pour contrôle de drogue. Les Noirs et les Hispaniques sont les plus susceptibles d’être contrôlés à cause du profil «habituel» des dealers. Dans la rue, les Noirs sont fouillés de fond en comble par la police qui n’hésite pas à braquer une lampe de poche sur leurs parties génitales et anales.»
«L’INS retient des mineurs, souvent en provenance d’Amérique latine et de Chine, pendant des mois dans des conditions proches de celles de la prison, sans les informer de leurs droits. Leurs démarches pour obtenir un avocat sont constamment entravées tout comme leurs tentatives de prendre contact avec leur famille. Ils sont détenus pour forcer leurs parents, en situation irrégulière, à venir les trouver et pouvoir ainsi les interpeler.»
«Les entreprises privées enregistrent les appels téléphoniques de leurs employés ainsi que leurs messageries vocales. Elles lisent leurs dossiers et leurs e-mails, obtiennent la liste des sites qu’ils ont consultés. Le personnel est filmé pendant le travail, observé jusque dans les toilettes ou dans les vestiaires avec des glaces sans tain ou des caméras cachées. Ses déplacements sont contrôlés par l’emploi de clés électroniques. Des micros sont installés dans les bureaux. Les employés sont soumis à des fouilles électroniques similaires à celles des aéroports, ils doivent se soumettre à des analyses d’urine pour la détection de drogues et des contrôles approfondis sont faits sur leur passé. Tout cela indépendamment de leurs performances professionnelles ou de la dangerosité de leur travail pour les autres.»
«Dans le New-Jersey, des policiers soudoient le personnel hôtelier pour obtenir des renseignements sur des clients suspects, notamment ceux qui paient leur chambre en liquide ou reçoivent beaucoup d’appels téléphoniques. La direction de l’hôtel autorise ces policiers à vérifier, sans aucun mandat, les reçus des cartes de crédit et les fiches d’inscription des clients. Les policiers apprennent au personnel à identifier les clients dont le profil correspond à celui des trafiquants de drogue. Être d’origine latino-américaine et parler espagnol est un critère d’indentification.»
«La Federal Emergency Management Agency (FEMA), l’agence fédérale de gestion des crises, tient à jour une liste d’étrangers, de radicaux et autres individus indésirables qui seront arrêtés et détenus en cas de «crise nationale». »
«Dans plus de 50 centres dits «BOOT CAMPS», les centres de réhabilitation, des jeunes détenus sont forcés de faire des courses d’endurance jusqu’à avoir les pieds en sang. L’un d’eux est mort. D’autres fois, les jeunes sont menottés ou enchaînés.»
«Certaines agences gouvernementales et entreprises privées n’accordent pas aux couples homosexuels non mariés les mêmes avantages qu’aux couples mariés. Les homosexuels se voient refuser une carrière militaire à cause de leurs préférences sexuelles.»
«Des «groupes de travail» internationaux, des agences de sécurité militaires ou de renseignements fédérales et locales et même des organismes privées, unissent parfois leurs forces et leurs fonds. Ils utilisent les nouvelles lois, les nouvelles technologies et de nouvelles bases de données pour espionner pourchasser les militants de tout type : activistes irlandais ou arabes, militants des droits de l’homme, défenseurs des immigrés, militants pour les libertés civiques, pour la réforme des prisons, des minorités, du travail, de l’environnement, du droit des animaux, groupes opposés au nucléaire ou à l’impérialisme… même sans aucun indice d’activités illégales ou violentes. Le FBI et la police enregistrent les numéros des plaques d’immatriculation des participants à certaines réunions ou/et manifestations. Ils photographient les militants, payent des informateurs pour infiltrer leurs groupes, entrent par effraction dans leurs locaux pour voler des listes de mailings et de membres, pillent les dossiers et pratiquent des arrestations de «harcèlement» (la personne est arrêtée puis les poursuites sont levées). Les membres de ces groupes reçoivent des visites du FBI chez eux et à leur travail. Le FBI peut aussi envoyer des lettres anonymes aux collègues de la personne visée, indiquant qu’elle est en fait un informateur, ou des lettres malveillantes aux employeurs, aux propriétaires, aux conjoints, dans le but de faire craquer sous la «pression» la personne surveillée.»
«Le FBI demande aux bibliothécaires de leur fournir la liste des livres, notamment scientifiques et techniques, empruntés par les lecteurs aux noms à consonance étrangère (quand cette campagne a été découverte et dénoncée, le FBI a procédé à des «vérifications» concernant les auteurs des critiques). »
«La DEA exige que tel ou tel éditeur lui fournisse la liste des gens qui ont acheté un livre sur la culture de la marijuana.»
«La démarche de femmes qui veulent se aire avorter est entravée par les autorités fédérales ou nationales.»
«Le FBI ou la police inventent des manipulations pour piéger tel ou tel élu noir, considéré trop charismatique ou trop en vue (le cas de l’ancien maire de Washington, Marion Barry, est très instructif à cet égard.).»
«On refuse un logement ou un emploi à des personnes à cause de leur race.»
«De nombreux chercheurs ou militants étrangers se voient refuser l’entrée aux États-Unis pour participer à une conférence à cause de leurs idées ou du thème de la réunion qui ne plaît pas au Département d’État américain.» (Par exemple, n’allez pas tenter de faire une conférence sur e socialisme à Washington!)
«Des agents provocateurs du gouvernement américain encouragent certaines personnes, comme dans le cas de la première explosion au World Trade Center ou dans le cadre de groupes de miliciens, à perpétrer des attentats à la bombe ou d’autres actes terroristes.» (Ici, la GRC a posée ces bombes, qu’elle faisait passer pour des actes du FLQ. Au dernier sommet de Montebello, la police a encore une fois, incité les militants à lancer des roches, mais nous les avons démasqués.)
Et si je commence à parler du milieu carcéral, ouf! Les gardes de prison ont le droit de vie ou de mort sur les prisonniers, en soudoyant les autorités de l’État. C’est à voir! Normand a beau fermer les yeux sur son «paradis capitaliste», mais demeure que les cubains sont bien plus libres que les états-uniens en vérité. Et, en contre partie des non-droits cubains que nomme Normand, il faut savoir que les états-uniens n’avaient pas droit, jusqu’à récemment, d’aller à Cuba, encore moins d’y flamber du capital!
Mais ce n’est pas tout….
«Des instituts éducatifs sont obligés d’accepter la visite d’agents recruteurs de l’armée sur leur campus s’ils ne veulent pas perdre la possibilité d’obtenir des bourses pour leurs étudiants et autres subventions.»
«Un conducteur, arrêté par la police, enregistre son interpellation. Quand il se rend au commissariat local pour se plaindre du traitement qu’il a subi, on lui ordonne de donner la cassette. Il est finalement accusé d’avoir réalisé un enregistrement illégal.»
«Des agents de la DEA fouillent les bagages des passagers des autobus et des trains. On convainc les passagers qu’il s’agit de contrôles «volontaires».»
***« À Miami et dans certains endroits du New-Jersey, ceux qui ne sont pas prêts à soutenir la ligne anticastriste sont soumis à toute une série de brimades. Le fait de suggérer un rapprochement avec Cuba, de demander la fin de l’embargo américain, de préparer un voyage sur l’île, d’envoyer des médicaments, etc., a souvent été la cause de plasticage, de coups de feu, de menaces de mort, de meurtres, de blessures, de faillites, de mise à la porte, voire d’interdiction d’antenne. Les responsables de ces actes ont toujours profité d’une immunité presque totale.» (Ne pensons qu’à Luis Possada Cariles –il a également fait exploser un avion bourré de civils, et demeure impuni pour ce-, qui a posé des bombes et tué des cubains à Cuba, pour finir ses jours en toute tranquillité à Miami, aux côtés des autres despotes qu’a soutenu Washington.)
«La police frappe et arrête des grévistes tout en escortant les briseurs de grève dans les usines, prenant ainsi parti pour les employeurs, c, comme elle l’a fait presque sans exception pendant 150 ans de conflits du travail aux États-Unis. Les grandes entreprises utilisent une partie des 10 000 sociétés de sécurité privée qui emploient un million et demi de personnes pour mater les mouvements de grève et intimider les responsables syndicaux.»
«Dans le nord de la Californie, des agents de police prennent une fois de plus le parti de l’industrie et du profit. Des manifestants non-violents qui protestaient contre l’abattage de séquoias centenaires se sont enchaînés les uns aux autres. Les forces de l’ordre leur ont appliqué sur les yeux des compresses imbibées d’un corrosif (600 fois plus irritant que du poivre de Cayenne). Les manifestants hurlent et se tordent de douleur sous l’effet de ce produit qui peut être mortel. Certains sont morts en garde à vue.»
«Des gens sont harcelés, arrêtés et/ou leurs biens sont confisqués pour avoir pratiqué certaines formes de paris, même si c’était dans leur propre maison. D’autres formes de jeu, décrétées légitimes par le gouvernement fédéral ou local, peuvent, en revanche, se poursuivre sans aucun problème.»
***«Des centaines de prisonniers politiques moisissent dans les prisons américaines. Comme des groupes de défense des Droits de l’Homme basés aux États-Unis en ont témoigné devant la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève qui s’occupe de ce sujet, leur détention est «la conséquence directe d’actions découlant de leur vision politique ou sociale». Ces actions remontent aux luttes de libération des Noirs des années 1960 et 1970, en particulier celles des membres des Black Panthers. D’autres prisonniers sont des militants indiens, des antinucléaires, des opposants aux interventions américaines à Porto Rico, en Amérique centrale ou ailleurs. Un certain nombre de ces détenus on été arrêtés par des agents du FBI employant les sales méthodes du programme de sinistre réputation COINTELPRO (contre-espionnage) visant à «neutraliser» les Black Panthers et les Blancs radicaux. Beaucoup sont condamnés pour avoir utilisé la violence contre les biens d’autrui, quelques fois contre la police, mais ceux d’entres eux qui ont commis des délits au nom de leurs convictions de gauche ont subi un traitement beaucoup plus sévère que ceux qui en ont commis pour des raisons financières ou pour des idées de droite. Beaucoup ont été condamnés à plus de 50 ans pour détention d’explosifs, sans qu’ils n’aient jamais fait une seule victime.»
«Des étrangers en provenance de pays totalitaires, venus aux États-Unis à la recherche d’un asile politique, se retrouvent dans un cauchemar kafkaïen, croupissant en prison dans des conditions intolérables, sans qu’aucune accusation n’ait jamais été prononcée à leur encontre. Certains périssent par manque de soins médicaux ou sont oubliés jusqu’à ce que peut-être Amnesty International, ou une autre organisation humanitaire, ne s’occupe de leur cas. Le FBI et l’INS utilisent des preuves secrètes, que ni les accusés ni leurs avocats n’ont le droit de consulter, pour maintenir ces gens en prison et finalement les expulser, même s’ils ont un conjoint américain. Ces étrangers sont souvent des militants des Droits de l’Homme dans leur pays, qui ont fui la torture et les mauvais traitements infligés par leur gouvernement. Celui-ci demande à Washington de les faire taire et de les renvoyer en fournissant les preuves nécessaires à leur expulsion.
L’entrée sur le territoire américain est refusée à ces réfugiés faute de papiers en règle, puisque beaucoup d’entres eux ne sont pas parvenus à s’échapper de leur pays qu’avec de faux papiers. En 1999, l’INS détenait plus de 10 000 demandeurs d’asile. En février de cette même année, le représentant à Washington du Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies lançait un appel aux États-Unis pour que ces détentions cessent. Beaucoup de ces clandestins peuvent être considérés comme des prisonniers politiques.»
«État voyou» Chapitre 27
William Blum
Les cubains sont libres de ne pas se faire exploiter par les employeurs bourgeois. Certains peuvent sortir du pays. Ils ont le droit de ne pas écouter la radio de Miami en tout cas, et c’est un crime international que d’émettre sans la permission d’un pays, dans ce pays. Les élections sont libres, mais ils ne peuvent que servir le Parti communiste, et c’est parfait ainsi, comme ici, on ne peut que proposer le capitalisme, ou comme c’est aussi le cas aux États-Unis. Je vous mets au défi d’aller proposer le socialisme, ou le communisme aux États-Unis, bonne chance!
Il est permis de critiquer le régime, à travers des radios publiques, et le ministre ou la personne indiquée, a quelques semaines pour répondre de ses actes, sans quoi, elle peut être limogée, révoquée, et démise donc, de ses fonctions. Cessez de parler de ce que vous ne connaissez pas. Et quiconque ici, informez-vous sur les Élections à Cuba plutôt que de «croire sur parole», un amateur en herbe de l’histoire du socialisme et du communisme –qui n’a jamais existé-.
Et oui, c’est une dictature, comme en ce moment d’ailleurs, nous sommes imposés d’une dictature bourgeoise. Mais ce sera celle du prolétariat, donc des travailleurs salariés qui, dans notre société, sont les plus indispensables à notre propre existence dans ces conditions matérielles. Alors oui, je suis pour la dictature, celle du prolétariat. Ils sont majoritaires, contre les minorités bourgeoises qui nous exploitent et dominent en ce moment. Je n’ai pas souvent vu pareil raisonnement que le vôtre, vous êtes profondément aliéné.
Lâche les copiers coller Sylvain, les longs textes fleuve à la Fidel pour noyer le poisson ça donne rien. Si je veux lire un livre je vaios aller le lire.