Publié le 11 octobre, 2009 à 18:00 par Melanie Robert

Le poids politique du Québec

Bébé - Photo: buddhachannel

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Le gouvernement de Stephen Harper désire augmenter le nombre de députés des provinces où il y a eu un taux fort des naissances. Le projet ferait en sorte que le nombre de sièges passerait de 308 à 340.

Sans aucune surprise, l’Ontario serait grande gagnante avec 21 nouveaux sièges. Ensuite la Colombie-Britannique en aurait 7 de plus et l’Alberta, 6.

Par conséquent,  la voix du Québec au fédéral en serait diminuée.

Ainsi le Parti québécois a proposé une motion à l’Assemblée nationale qui a été adopté à l’unanimité. La motion se lit comme suit :

« Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement fédéral qu’il renonce à déposer tout projet de loi ayant pour conséquence de diminuer le poids du Québec à la Chambre des communes. »

Connaissant le passé politique de Jean Charest, il ne  se battra pas pour la nation québécoise. Parti libéral et Parti conservateur s’entendent comme larrons en foire quand il s’agit de libérer un peuple du joug d’un autre peuple.

Le lieutenant de Stephen Harper au Québec, Christian Paradis, a laissé entendre que l’augmentation de la population du Québec permettrait d’accroître son poids politique à Ottawa. Les conservateurs proposent donc aux Québécoises d’agir comme poules pondeuses pour faire entendre la voix du Québec au sein du Canada. Avec un tel discours, on se croirait revenir dans les années ’60.

Une fois de plus, le Fédéral marginalise le Québec et continue de prétendre que nous vivons dans un Canada uni.

Nous sommes toujours dans la même dynamique, le bâton et la carotte.

En conclusion, puisque nous vivons dans l’illusion d’une démocratie, il faudra que la nation québécoise se réveille et s’organise.

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Commentaires (61)

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  1. Serge Gagnon dit :

    Ah, pour en revenir au sujet, je me suis égaré méchamment ici.

    Ce n’est pas un poids économique qui permettrait au Québec de se séparer, mais plutôt un poids identitaire en tant que nation.

    C’est en référence au principe des peuples à disposer d’eux-mêmes que le Québec peut se séparer du Canada et pas autres choses. En ce qui concerne les frontières étatiques de la fédération canadienne, c’est simple c’est un champ de compétence fédérale, point final. Aucune province n’a le droit d’en imposer à la fédération.

    Donc, moins le Québec sait ce que c’est qu’un Québécois, moins il parle français, plus il fait l’éloge de la culture anglaise un peu plus prédominante dans le reste du Canada, plus il veut leurs ressembler, plus il relaie lui-même le discours de ceux qui craignent que le Canada se fragmente, etc. Eh bien, moins le Québec n’arrivera à se séparer du reste du Canada.

    Le référendum sur la question de la souveraineté n’a aucune valeur légale. En cas d’un oui majoritaire aux deux tiers par exemple, ça dit que le Québec, dans une très grande majorité, se déclare une nation différente que celle du reste du Canada et, selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, il veut/vas partir et grandir en tant que peuple de la Nation québécoise.

    Maintenant, à partir de ce moment, si jamais cette situation se produisait, je crois que c’est l’histoire qui nous dira comment cela pourrait se faire.

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Melanie Robert
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http://carnetlitteraire.blogspot.com
Écrire en français est pour moi un geste politique en soit.