Publié le 15 juillet, 2009 à 14:01 par Jean-Luc Autret

Le PQ et ses nombreuses stratégies pré-référendaires

pqCertains indépendantistes rêvent jour et nuit de l’approche du prochain référendum sur la souveraineté.

Malheureusement pour eux, Pauline Marois a déjà démontré, à plusieurs reprises, qu’elle était beaucoup moins empressée qu’eux. La population semble être du même avis qu’elle.

Présentement, très peu de gens semblent croire que la solution aux problèmes des urgences, à l’absence de contrôle de qualité dans nos laboratoires, au décrochage scolaire, à l’exode des jeunes des régions, à la crise économique, à l’état lamentable de nos routes et, pourquoi pas, à l’absence de beau temps c’est la souveraineté du Québec qui règlera tout ça.

Certains éternels indépendantistes répondront peut-être que nous devons à nouveau expliquer les nombreux avantages de la souveraineté à la population pour qu’elle comprenne enfin.

Malheureusement pour eux, les électeurs ont compris depuis bien longtemps le projet du PQ.

En réalité, je devrais parler des projets du PQ. Pourquoi je dis les projets ?

C’est pourtant évident, depuis la fondation du PQ, ce parti ne cesse d’innover en proposant la souveraineté de façon différente.

Voici une liste, qui n’est peut-être pas complète, des diverses stratégies péquiste.

Sous René Lévesque

L’étapisme

Le bon gouvernement

La souveraineté-association

Le beau risque

Sous Pierre-Marc Johnson

La Tournée des grandes oreilles

L’affirmation nationale

Sous Jacques Parizeau

Les référendums sectoriels

Plan O

La cage à homard

La déclaration unilatérale ou le grand jeu

La souveraineté-partenariat

Sous Lucien Bouchard

Les conditions gagnantes

Le partenariat à l’européenne

Sous Bernard Landry

L‘union confédérale

Le bon gouvernement

Les 1000 jours vers la souveraineté

La saison des idées

Sous André Boisclair

La feuille de route

Sous Pauline Marois

La conversation nationale

Le Plan Marois

La gouvernance souverainiste

Les référendums sectoriels

Mon analyse : Ça mérite quand même une mention de félicitation pour l’originalité et l’innovation de chaque nouvelle tournure.

Ça doit devenir de plus en plus compliqué de trouver une nouvelle façon de dire la même chose. S’il ne me manque aucune stratégie, ça donne une moyenne d’une nouvelle proposition à environ tous les vingt mois.

À force de changer de mots aussi régulièrement les péquistes en sont venus à se chicaner assez régulièrement sur la sémantique.

En terminant, considérant que le parti libéral du Québec est au pouvoir pour, au moins, encore 3 ans et que Pauline Marois, par ses déclarations récentes, n’est pas intéressée à tenir prochainement un référendum sur la question référendaire, il est complètement illusoire de penser que la conjoncture actuelle favorise la tenue imminente d’un prochain référendum.

Tout ça peut ce résumer en une phrase :

Quand tu refuses de t’assumer et d’être clair dans l’énoncé de ton projet de société, ne te demande pas  pourquoi le peuple refuse d’embarquer.

Article préalablement publié ici: http://montrealaisorigine.wordpress.com/

A Propos de l'Auteur

Jean-Luc Autret à publié 36 articles sur ce site.



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Commentaires (13)

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  1. J’aime beaucoup ton texte. Je suis un souverainiste qui à longtemps été à l’interne du PQ.

    Je suis déçu de voir à quel point ce projet de société n’est plus aussi important.

    A quel point on le met à l’écart.

    A quel point on craint d’en parler.

  2. On m’a dit qu’un Jonathan Bolduc a travaillé avec Claude Morin, l’ancien député adéquiste de Beauce-Sud.

    Est-ce toi ?

  3. Non. J’ai travailler avec le PQ dans le compté de Viau. Mais sinon dans les congrès.

    Outre ça, non.

  4. Casimir dit :

    Bonsoir monsieur Autret,

    Votre texte est simple et efficace. Il m’a fait réfléchir.

    J’ai publié ce billet sur mon blogue en réponse.

    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/et-si-le-pq-proposait-lindependance.html

    Au plaisir!

  5. chiendegarde dit :

    Le Chien de garde du Québec vous invite à lire son commentaire sur les stratégies du PQ et leur pertinence qui est présent dans l’article intitulé « Le discours de Pauline Marois ». Vous trouverez sans aucun doute que ce parti est déphasé avec le reste de la société québécoise. C’est à se demander s’il ne va pas disparaître avec la mort des baby-boomers… et savez-vous quoi? Cela serait sans aucun doute excellent pour la postérité future de notre société puisqu’un tel parti ne permet pas de discuter d’autres choses que l’indépendance du Québec.

    Comme la plupart des citoyens du Québec, le Chien de garde n’est pas différent et trouve qu’il y a beaucoup d’autres dossiers qui méritent notre attention en tant que nation. On peut penser à la santé, à l’éducation, à l’environnement, à la place du Québec dans le monde, à l’amélioration continue des services publics, etc.

    Tous ces dossiers sont de loin beaucoup plus prometteur afin de former un consensus que le vieux débat sur le statut national. À vous voir, voulez-vous que vos enfants grandissent dans une société qui avance pour le meilleur ou voulez-vous qu’ils grandissent dans une société qui répète toujours les même rangaines dépassées et non pertinentes.

    Vous êtes intéressés par ce que le Chien de garde pense, n’hésitez pas à le visiter sur son blogue à l’adresse suivante: http://chiendegarde.wordpress.com.

    N’oubliez jamais que plus nombreux nous serons à japper, mieux la société s’en portera puisqu’elle comptera en son sein des citoyens forts et engagés.

  6. Casimir dit :

    @chiendegarde

    Vous pouvez être en désaccord avec l’indépendance du Québec, mais vous ne pouvez affirmer que lorsqu’il est question d’indépendance il n’est plus question des autres dossiers. Les indépendantistes sont capables de penser le Québec dans sa complexité.

    Notre statut de province nous limite grandement lorsqu’il est temps de discuter des problèmes à régler. Certes, les intrusions du fédéral dans la santé et l’éducation sont moindres que dans certains autres domaines et nous pouvons améliorer la situation à l’intérieur du Canada. Par contre, vous n’êtes pas sans savoir que le fédéral fixe des exigences à son financement dans ces deux domaines et qu’il utilise son pouvoir de dépenser pour intervenir. Ainsi, de nombreuses décisions nous échappent.

    La situation en environnement devrait vous sauter aux yeux. Le gouvernement fédéral prend une position à contre courant de l’humanité en ce qui concerne les gaz à effet de serre. Il faut bien défendre la production de pétrole de l’Alberta. Vous croyez sincèrement que l’on peut parler d’environnement dans ce contexte ?

    En terminant, vous pouvez bien tenter de régler certains dossiers à l’intérieur du Canada, mais oubliez la place du Québec dans le monde. Je dois admettre que ce dernier point me renverse. C’est la première fois que j’entends un fédéraliste dénoncer l’indépendance afin d’améliorer la place du Québec dans le monde ! C’est le Canada qui traite avec le monde et il ne laissera que très peu de place au Québec dans cette matière.

    Je vous invite à lire mon billet à ce sujet :

    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/aeroport-montreal-trudeau-le-quebec.html

    Bonne journée!

  7. Sylvain Guillemette dit :

    Je crois comprendre les propos de «chien de garde». Sinon, qu’il me corrige.

    Le PQ, depuis ses débuts sur l’indépendance, a omit de nous faire part d’un projet de société. Bref, ils veulent l’indépendance, mais ne proposent aucun changement de fond. Au lieu d’être exploités, par exemple, par les bourgeois, le Québec, tant qu’à se séparer, pourrait bien se doter d’un projet de société en ce sens, et faire d’une pierre, deux coups!

    J’ai, à ce titre, publié le texte d’un camarade, et je crois qu’il s’impose sur ce billet également. À vous de juger!

    (Ce texte invite pratiquement le lectorat à prendre sa carte du PCQ, ce que je ne suggère pas, si vous avez des convictions réellement communistes. Si vous êtes réformiste, allez-y donc! Je ne nommerai pas non plus, l’auteur de ce texte. En cherchant dans les archives de reactionismwatch.wordpress.com, vous pourrez aisément en trouver l’auteur.)

    « Au Québec, la question nationale est un débat quotidien. Pour la majorité des Québécois, se positionner en politique est d’abord se dire souverainiste ou fédéraliste. La question est incontournable au Québec, c’est le cas de le dire. Pour tout parti politique, vouloir rester hors du débat équivaut à un suicide politique.

    L’éclatement des organisations maoïstes en est un excellent exemple. D’En Lutte!, du PCO et du PCC-ML, le seul qui ait survécu est celui qui a choisi d’appuyer l’indépendance du Québec. Cela s’explique facilement : un parti qui ne sert pas l’histoire est éliminé par celle-ci.

    Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste. Mais pourquoi l’est-t-il? Seulement pour ne pas subir le sort du PCO et d’En Lutte? Bien sûr que non!! Le Parti communiste du Québec est un parti indépendantiste car l’indépendance du Québec est un projet révolutionnaire.

    Le but d’un parti communiste est de renverser l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Mais l’impérialisme a son système “humanitaire” bien à lui pour contrer “la peste rouge”: l’état. La bourgeoisie se munit d’une machine d’état pour protéger le système économique qui répond à ses besoins, et on pourrait même dire, à sa propre survie. La machine d’état bourgeois est donc le mur que les communistes cherchent à abattre pour changer de système économique.

    Chaque état bourgeois a sa stratégie pour protéger l’impérialisme sur le territoire qui lui est propre. Dans certains états c’est la théocratie. Dans d’autres c’est la monarchie absolue. Au Canada, la machine d’état bourgeoise a pour stratégie principale l’oppression nationale. Le fédéralisme est un système s’appuyant sur une ou plusieurs nations privilégiées pour opprimer les autres. La stratégie est simple : on donne des avantages à une ou plusieurs nations et on pousse cette ou ces dernières à écraser les autres pour protéger ses privilèges. C’est ni plus ni moins une forme de colonialisme. Au Canada, ce sont les “British Americans” ou Ontariens qui sont privilégiés par le système. Cette nation, descendante des loyalistes ayant quittés les États-Unis lors de la révolution américaine, centralise le pouvoir entre ses mains et pousse les autres nations anglo-saxonnes du Canada (Terre-neuviens, les anglophones des maritimes, ceux des Prairies et de la Colombie-Britannique) à faire un front commun pour protéger l’État fédéral contre les nations francophones (Québécois, Acadiens, Métis) et les nations autochtones (Micmac, Mohawk, Huron, etc.).

    Diviser les travailleurs pour régner

    On se retrouve donc avec un pays où il y a une hiérarchisation des nations. Mais pour cacher tout cela, on crée une nation artificielle du nom de “canadienne” pour maintenir la situation en place. Il en résulte donc des querelles nationales institutionnalisées dans lesquelles les classes ouvrières des diverses nations du Canada se confrontent entre elles, liguées derrière leurs bourgeoisies nationales respectives. On démontre tout cela comme étant des querelles sans importances n’ayant aucune conséquence sur l’unité de tous les Canadiens. L’union des prolétaires devenant donc impossible, la bourgeoisie a donc la belle vie. Diviser pour régner!

    Mais le système a ses imperfections. Les bourgeois des nations dominantes en sont bien heureux. Les bourgeois qui ont des intérêts sur l’ensemble du territoire du Canada le sont tout autant, peu importe de quelle nation ils sont originaires. Mais dans certains secteurs du monde des affaires, les bourgeoisies des nations oppressées peuvent y être désavantagées. Les bourgeois de l’industrie du disque francophone ne veulent pas se faire manger tout cru par ceux de la musique anglophone. Quebecor fera tout pour protéger “Star Académie” de “American Idole”. L’oppression nationale peut menacer les marchés acquis par des bourgeoisies nationales francophones. Cela mène donc aussi à des disputes entre les diverses bourgeoisies.

    Par contre, ces dernières ne remettent pas en question pour autant le système en place. Elles y sont bien en général, elles ne veulent que le réformer. L’autonomie provinciale leur suffirait parfaitement. La bourgeoisie nationale québécoise veut bien sûr protéger ses marchés dans l’industrie culturelle, mais n’a aucun problème à se livrer à une compétition impérialiste avec les bourgeois des autres nations du Canada dans d’autres domaines. Ces bourgeois sont représentés politiquement par le Parti québécois.

    Mais pour réformer le système, les bourgeoisies nationales des nations oppressées doivent travailler selon les règles de ce dernier. Elles doivent utiliser le système parlementaire canadien et montrer qu’elles ont un soutien solide de leur classe ouvrière respective. De ce fait, les bourgeois nationaux doivent mobiliser les travailleurs de leur nation derrière eux avec de fausses promesses, questions d’obtenir ce qu’ils souhaitent. C’est là que le jeu commence à devenir risqué. Car pour mobiliser les travailleurs à un projet, il faut le faire leur. Mais les intérêts de classe étant contradictoires, la bourgeoisie marche sur des oeufs.

    De plus, les bourgeois des nations opprimés ne pourront jamais obtenir quoi que ce soit sans menacer d’une sanction leurs collègues s’ils n’obtiennent pas gains de cause. Les menaces de sécessions deviennent donc la stratégie. Ces menaces son creuses, mais cela reste leur unique salut. Il se joue donc, entre les bourgeois réclamant l’autonomie provinciale et les bourgeois voulant le statu quo, un jeu de chantage continuel. Mais pour la bourgeoisie nationale, ce chantage doit avoir l’air d’un projet réel et ils doivent donc mobiliser leur classe ouvrière respective sur la base de cette menace et toujours en démontrant à cette dernière que tout cela est à l’avantage de ces même travailleurs même si les intérêts de classe sont contradictoires. Le jeu commence donc à être vraiment dangereux, et de ce fait, peu rapidement faire paniquer les bourgeois partisans du statu quo.

    Et les travailleurs dans tout cela?

    Les bourgeois jouent avec le feu, car les travailleurs prenant cette cause à coeur en font la leur. Ces derniers y voient une possibilité d’améliorer leurs conditions et d’avoir de l’influence dans la société. Les travailleurs finissent donc par désirer réellement le projet que les bourgeois nationaux utilisent pourtant comme un leurre.

    Car au Québec, l’indépendance nationale n’a jamais eu réellement d’impact tant et aussi longtemps quelle ne fût pas aussi un projet de société. Le projet indépendantiste a été grandement popularisé par René Lévesque; un bourgeois issu du Parti libéral du Québec. Mais quel homme était René Lévesque avant de devenir le symbole du mouvement indépendantiste? René Lévesque avait premièrement été animateur d’une émission du nom de “Point de mire” où il se faisait pédagogue sur divers sujets politiques. Il avait été un des principaux meneurs de la grève contre Radio-Canada. En tant que ministre libéral, il avait été le père d’Hydro-Québec. Lors de la victoire de l’Union nationale, on l’avait même accusé d’avoir “fait peur à l’électorat avec ses mesures socialistes”! Lévesque était donc un symbole de mesures sociales et des sociétés d’État avant de se déclarer pour la souveraineté-association. Pour les travailleurs québécois, l’indépendance du Québec devenait donc un espoir réel pour la réalisation de nombreuses autres “Hydro-Québec” lorsque le mouvement avait pour chef René Lévesque.

    Il est facile aussi de remarquer comment l’idée de l’indépendance du Québec a toujours connu ses pires reculs dans les sondages lors de mesures de type néo-libérales, appliquées par le Parti québécois. D’autre part, les mesures de type social du Parti québécois ont toujours moussé la popularité du projet indépendantiste. On est donc en droit de constater que c’est bel et bien pour ses intérêts de classe propre que les travailleurs québécois veulent faire l’indépendance et non pas par simples ferveurs nationalistes.

    Mais pourquoi l’indépendance nationale est-il un projet révolutionnaire?

    Tout cela est très intéressant, mais en quoi l’indépendance du Québec est-il un projet révolutionnaire? La raison est simple. La sécession du Québec provoque le démantèlement de l’état fédéral canadien : donc de l’État bourgeois canadien. Car si l’indépendance nationale québécoise se fait, plusieurs autres nations opprimées du Canada chercheront elles aussi à en faire de même. Les Acadiens n’auront aucune autre alternative que l’indépendance nationale pour ne pas subir l’assimilation totale. Les nations autochtones verront l’opportunité de réclamer leurs terres ancestrales pour en avoir le contrôle total réel. Il se peut même que certaines nations anglo-saxonnes du Canada finissent par elles-mêmes vouloir briser le carcan fédéral pour ne plus s’en laisser montrer par Ottawa. Cela créera un éclatement du territoire Canadien qui mettra les bourgeois “cul par-dessus tête”.

    La machine qui protège les bourgeois du Canada, peu importe de quelle nation ils sont originaires, se retrouvera donc brisée. L’indépendance du Québec devient l’opportunité rêvée de désarmer la bourgeoisie du Canada. C’est pourquoi les bourgeois du Québec, regroupés dans le Parti québécois, ne cherchent pas à faire réellement l’indépendance. Eux aussi ils se retrouveront sans défense. Ils ne leur reste donc qu’une opportunité: le parti indépendantiste unique. De cette manière, ils peuvent s’assurer de ne pas voir le mouvement indépendantiste sortir des limites qu’ils lui ont attribuées.

    Québec solidaire : un danger indépendantiste pour le PQ

    Mais un problème se pose pour la bourgeoisie péquiste : Québec solidaire. Ce parti de gauche, dont la bourgeoisie est absente, s’est déclaré indépendantiste. Le Parti québécois voit donc un danger à son hégémonie, et la bourgeoisie québécoise partisane de l’autonomie provinciale voit un danger pour les limites qu’elle a imposées au mouvement indépendantiste : le simple chantage.

    Québec solidaire est donc vu comme un danger par les bourgeois québécois, car les “cinglés de gauchistes” pourraient peut-être avoir dans l’idée de réellement faire l’indépendance!! Sans compter que si le mouvement syndical et les travailleurs s’organisent sur leur propre base pour faire eux-mêmes l’indépendance nationale, il n’y a qu’un pas pour qu’ils s’organisent sur leur propre base pour exercer le pouvoir!! Rien d’étonnant dans ce cas que le PQ bourgeois autonomiste soit aussi agressif envers Québec solidaire, parti de travailleurs indépendantistes!

    La stratégie et les tâches des communistes québécois.

    Québec solidaire est donc un danger pour la bourgeoisie québécoise, car ce parti remet entre les mains des travailleurs le mouvement indépendantiste québécois. Permettant aux travailleurs québécois de construire eux-mêmes leur propre mouvement indépendantiste avec leur propre projet de société, Québec solidaire met en danger la collaboration de classe qui autorise les bourgeois à conserver le statu quo général.

    Il est clair que c’est exactement ce que les communistes recherchent : l’indépendance de classe des travailleurs et la paralysie de l’État fédéral canadien!! Le Parti communiste du Québec doit donc à tout prix s’assurer que Québec solidaire continue dans la voie d’un mouvement indépendantiste des travailleurs. Un mouvement indépendantiste qui sur ses propres bases s’assure que l’indépendance nationale soit menée jusqu’au bout sans donner un seul instant l’opportunité à la bourgeoisie québécoise de saboter la marche vers l’indépendance du Québec et donc de la décomposition politique de l’État fédéral bourgeois canadien.

    Il faut donc s’assurer que Québec solidaire ne se laisse pas tenter par une alliance avec le Parti québécois qui dans les faits serait, de redonner à ce dernier parti le leadership dans la lutte de libération nationale, lutte que ce dernier ne veut de toute façon pas mener. Bien sûr, si le Parti québécois enclenche un référendum, il sera essentiel de voter Oui. Une victoire d’un référendum péquiste mettrait le Parti québécois dans une situation très problématique pour se dernier, car il devra jongler avec des travailleurs marchant vers l’indépendance nationale et dont on ne pourra peut-être pas freiner la détermination. Mais notre dévouement à la victoire du “Oui” à un référendum péquiste devra se faire sur une base indépendante du Parti québécois et sur nos propres positions. Et nous devrons continuer de prévenir les travailleurs qu’une victoire du “Oui” à un référendum péquiste ne doit pas signifier que ce sera de leur part, donner carte blanche au Parti québécois durant le processus de sécession.

    Sans référendum péquiste, comment faire l’indépendance?

    Mais le référendum péquiste est-il la meilleure solution? Les deux échecs démontrent clairement que non. Premièrement, faire un référendum autour d’une indépendance nationale qui n’a aucun projet clair, fait peur à la majorité des Québécois et Québécoises. Il apparaît que les stratèges péquistes refusent obstinément de mettre un projet de société clair sur la table. La stratégie gagnante est donc de mettre carte sur table et présenter un projet de pays qui rassemblera les travailleurs.

    La seule manière possible de le faire est donc de faire une constituante, où les travailleurs pourront construire eux-mêmes collectivement le projet de constitution Québécoise. De cette manière, ce qui sera soumis au référendum sera le reflet du projet d’indépendance qui proviendra de la constituante. Il serait très surprenant que les travailleurs votent contre un projet qu’ils auront construit eux-mêmes. De plus, y étant attachés dur comme fer, ils seront prêts le défendre jusqu’au bout et donc de mener l’indépendance nationale jusqu’à la victoire. Il est donc essentiel pour les communistes québécois de faire valoir comme stratégie, celle de la constituante pour réaliser l’indépendance nationale; sans compter que la constituante réduit à néant toute hégémonie péquiste sur le processus post-référendaire.

    Pour conclure.

    Donc le Parti Communiste du Québec fait valoir l’indépendance du Québec pour mener à bien l’effondrement politique et structurel de l’État fédéral canadien. Mais est ce que ce processus s’arrêtera aux frontières du Québec ou du Canada? Rien n’est moins sûr. Si les Mohawks décident de faire de leur territoire un pays, ils remettent ainsi en cause les frontières des États-Unis!! Ils ne sont pas la seule nation autochtone du Canada dans cette situation. Plusieurs États américains ont aussi des partis indépendantistes (au Vermont entre autres). Les États-Unis d’Amérique sont également un État fédéré basé sur l’oppression nationale, et ce dernier pourrait en être ébranlé et même plus. Il faut se rappeler qu’en 1995, les États du Sud croyaient pouvoir voter des lois pour faire de l’anglais leur langue officielle, car ils craignaient que les hispanophones, devenus majoritaires, se décident à faire l’indépendance!! Les états-uniens n’ont-ils pas de toute façon, fait eux-mêmes le coup au Mexique au XIXe siècle en s’installant au Texas? L’indépendance nationale des Québécois et des autres nations opprimées du Canada pourrait mettre en péril l’État fédéral américain. Et si l’État fédéral américain est en péril, c’est tout le système Économique impérialiste mondiale qui l’est. Qu’attendons-nous donc pour faire l’indépendance!!

    … …
    Québec, 28 août 2006 »

  8. Le fond de la question, c’est que la majorité des Québécois ne veulent pas l’indépendance.

    Comme une majorité des Québécois ne veulent pas d’un gouvernement de gauche

    La voie démocratique est de les convaincre, ce qui commence par l’éducation et prendra une génération

    En attendant on fait autre chose ou on continue à parler pour rien ?

    j’ai déjà proposé une souveraineté qui apportera le maximum à la fierté nationale sans aggraver la brisure ethnique au sein du Québec même.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/11/157-le-dernier-referendum/

    Pierre JC Allard

  9. Sylvain Guillemette dit :

    Monsieur Allard, qui êtes-vous pour «décider» que les québécois n’en veulent pas de la souveraineté? Quant à la gauche, nous sommes le territoire le plus à gauche de l’Amérique du nord, alors encore là, je crois que vous ne parlez qu’en votre nom.

    Les médias capitalistes dictent au peuple ce qu’il veut, comme nous l’avons vu pour la question du privé en santé. Sinon, ce sont des gens comme vous, que d’autres lisent et prennent pour un saint, suivant ses paroles comme si c’était le cas.

    Les québécois, quand on leur demande leurs priorités, répondent souvent que la santé les préoccupe, entre autre. Alors comment faire croire au lectorat de politicoblogue que les québécois ne sont pas à gauche? Puisque de fait, notre système de santé, chois par les québécois, est salement à gauche, non?

    Monsieur Allard, auriez-vous fait un sondage secret, pendant la nuit dernière, qui vous donnerait ce droit de parler au nom des québécois? Sinon un référendum?

    Quant à l’indépendance, sans cracher sur l’immigration, entendons-nous qu’en ajoutant près de 50 000 personnes par année, il y a des chances pour que ce soit difficile de vendre notre projet, lequel il faut expliquer à chaque année, aux nouveaux arrivants…

    Que penseraient les sud-africains qu’un belge ou un australien vienne voter pour le retour de l’Appartheid?

    Les québécois sont indécis, ils se plient, et nous l’avons vu avec le privé en santé, aux dires des médias. Les médias, avant l’élection 2007, avait martelé que la solution à nos maux dans le système de santé, serait de privatiser en partie. Au début, un an avant l’élection, les gens étaient majoritairement contres, pour devenir intéressé par la suite. Les médias, que vous soyez d’accord ou non, jouent un grand rôle dans la conscientisation des travailleurs.

    Ils ne sont pas à droite, ni fédéralistes non plus…, pas ceux que je connais en tout cas.

    Alors ne généralisons pas, et ne tombons pas dans le panneau, en demandant le moindre mal, sinon même, le pire. L’ADQ, ses idées et tout ce qui entoure le capitalisme, c’est de la merde. Ça n’a rien donné de bon aux humains, et ça continue de creuser les écarts entre les riches et les pauvres, tout en constituant plusieurs classes de citoyens.

    Alors non, ne parlons pas pour rien dire, cessons de présenter des idées capitalistes qui ne favorisent que la minorité parasitaire bourgeoise. Et non, ne parlons plus pour rien dire, conscientisons les travailleurs, apprenons leur qu’il existe des classes et qu’ils font eux, partie de celle des exploités, exploités par la minorité bourgeoise parasitaire.

    Les québécois ont besoin d’un véritable projet de société, pas d’une copie conforme de ce qui se passe ailleurs. Se faire exploiter par des québécois, au lieu de chinois, d’anglais ou d’autres bourgeois, c’est du pareil au même. Tant qu’à faire l’indépendance, faisons la pour une bonne raison, pour une raison révolutionnaire.

  10. bleuquebec dit :

    @ Sylvain Guillemette, « Monsieur Allard, qui êtes-vous pour “décider” que les Québécois n’en veulent pas de la souveraineté? » Mais ce n’est pas monsieur Allard qui en décide, ce sont les Québécois eux-mêmes qui l’ont décidé, par deux fois en plus.

    Mais pour quelqu’un qui n’a que Cuba en bouche, c’est difficile d’accepter :
    1) que l’on consulte le peuple;
    2) que le peuple ait un choix;
    3) que ce choix soit à l’opposé de celui du gouvernement qui le consulte.

  11. @bleuquebec – M. Pierre Morin (alias bleuquebec), les Québécois ont voté OUI en 1995. Il y a eu une fraude répertoriée qui a privé le camp en faveur de l’indépendance des votes qui auraient consacré la victoire. Avant d’affirmer que les Québécois ne veulent pas de la souveraineté, vous feriez peut-être mieux de chercher à comprendre pourquoi les Québécois ne veulent pas de l’ADQ et pourquoi vous en êtes rendus à bloguer anonymement au lieu d’être confortablement assis dans un bureau de l’Assemblée nationale.

  12. A SG + LP

    Je suis de gauche et j’ai toujours voté oui. Je voterai encore oui la prochaine fois. Cela dit, les Québécois votent non et ils votent a droite. Qu’on ait volé quelques votes est bien possible, mais le probleme est qu’il ‘y a pas un soutien MASSIF pour l’independance. Je ne vois pas l’interet de vivre dans un pays dont 55, 50 ou meme 45 % des gens ne veulent pas… Alos éduquons et creons un consensus

    Pierre JC Allard

  13. bleuquebec dit :

    @Préfontaine: 1) je ne blogue pas anonymement, t’as pas vu ma photo, et c’est très clair sur mon blogue.

    2) je ne blogue pas confortablement assis dans un bureau de l’Assemblée nationale. Mais si tu veux partager la théorie du complot du speachwriter de Pauline, grand bien te fasse.

    3) tes calomnies à mon endroit me prouvent que j’ai raison. En passant, les Québécois ont dit NON en 1995 et il semble bien que le Pq sait qu’ils diront NON de nouveau. Suffit de lire la dernière entourloupette de Pauline pour s’en convaincre.

    La liste de Jean-Luc Autret démontre que la stratégie péquiste est outrageante pour l’intelligence des Québécois. 40 ans de tromperies, d’astuces, de grand jeu, de cage à homard pis ça veut construire un pays avec ça. Pffft!

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