Publié le 23 septembre, 2009 à 06:59 par Commission des jeunes - ADQ

Le Québec sous diktat

Jean Charest à l'Assemblée Nationale

Jean Charest à l'Assemblée Nationale

C’est avec une immense déception que nous constatons l’imposition du bâillon à l’Assemblée nationale pour forcer l’adoption du projet de loi 40. Malgré la main tendue par l’ADQ pour scinder le projet de loi et adopter rapidement les principes de la réforme comptable tels que proposés par le vérificateur général, le gouvernement libéral a choisi d’agir de façon autoritaire et antidémocratique.

L’impact de cette décision déraisonnable pour l’avenir de ma génération sera catastrophique. Non seulement les multiples invitations lancées au cours de l’été pour forcer le gouvernement à consulter les groupes jeunes n’ont pas été entendues, mais le premier ministre n’a absolument rien changé quant au diktat que constitue le projet de loi 40. De plus, alors que Jean Charest annonçait en grandes pompes à la fin du mois d’août son intention de tenir une vaste consultation sur les finances publiques, il démontre maintenant que tout cela n’était qu’une supercherie et une question d’image.

L’aile jeunesse du Parti libéral, qui prétendait défendre corps et âme l’équité intergénérationnelle au cours des derniers mois, nous confirme aujourd’hui l’absence totale d’influence au sein de son parti. En endossant l’adoption du projet de loi 40, l’action des jeunes libéraux va à contresens de leur discours et démontre la faiblesse de leurs convictions. Pour eux, la partisannerie est définitivement plus importante que l’avenir des jeunes du Québec.

Non seulement le Québec est aujourd’hui la province la plus endettée par personne au Canada, mais le projet de loi 40 alourdira encore plus le poids de cette dette sur les épaules des générations futures. En payant uniquement les intérêts sur cette dette, le Québec ampute 9,4 milliards de dollars annuellement à son budget. Malgré cela, le gouvernement Charest n’a toujours pas l’intention d’aller de l’avant avec une réingénierie de l’État et une révision majeure des dépenses publiques. Nous devons tous, et surtout les jeunes, dénoncer vivement ce comportement inacceptable qui hypothèque notre avenir.

J’invite donc les jeunes libéraux déçus de l’inaction de leur aile jeunesse et de la décision irresponsable de Jean Charest à écouter le discours de la Commission des jeunes de l’ADQ, qui a démontré lors de son dernier congrès qu’il fallait agir rapidement pour rembourser la dette. Que ce soit en coupant dans les dépenses superflues de l’État, en «complémentant» le privé dans les domaines où l’État est en situation de monopole ou en réformant l’État québécois, nous avons adopté des positions courageuses dans l’intérêt des jeunes québécois.

Il faut que la classe politique arrête de s’occuper uniquement de la colonne des revenus et révise la colonne des dépenses. Le gouvernement met déjà assez la main dans les poches des contribuables comme c’est le cas présentement. Il est maintenant clair que la Commission des jeunes de l’ADQ est le seul et véritable défenseur de l’équité entre les générations.

Martin-Karl Bourbonnais
L’auteur est Président de la Commission des Jeunes de l’ADQ

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Commission des jeunes - ADQ à publié 7 articles sur ce site.



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Commentaires (1)

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  1. Sylvain Guillemette dit :

    «L’impact de cette décision déraisonnable pour l’avenir de ma génération sera catastrophique.»

    L’impact des idées adéquistes serait catastrophique pour ma génération, pour les moins nantis, pour les assistés sociaux, pour les travailleurs et j’en passe…

    «Malgré cela, le gouvernement Charest n’a toujours pas l’intention d’aller de l’avant avec une réingénierie de l’État et une révision majeure des dépenses publiques. Nous devons tous, et surtout les jeunes, dénoncer vivement ce comportement inacceptable qui hypothèque notre avenir.»

    Et une réforme à l’adéquisme, serait, elle, inacceptable et pour les «vieux», et pour les jeunes du Québec. La réforme adéquiste, avec la privatisation du marché, des services, etc.., rendrait le coût per capita encore plus haut! Le privé en santé par exemple, coûte plus cher per capita que le système public ne lui coûte. Et il ne couvre plus tout le monde, mais une branche qui se retrouve privilégiée, tout en laissant en plan l’autre tranche de la population, dont l’ADQ se fiche éperdument. L’ADQ n’a pas les intérêts des québécois à coeur, elle les intérêts de la bourgeoisie et des mieux nantis à coeur. Jouez donc franc jeu au moins!

    «J’invite donc les jeunes libéraux déçus de l’inaction de leur aile jeunesse et de la décision irresponsable de Jean Charest à écouter le discours de la Commission des jeunes de l’ADQ, qui a démontré lors de son dernier congrès qu’il fallait agir rapidement pour rembourser la dette.»

    Les pays qui imposent aux autres joueurs du capitalisme, ne paient même pas leur propre dette, mais l’efface avec l’imprimerie de billets de banque, que paieront plus tard, les mêmes que toujours, les travailleurs!

    Et les banques privées? N’avaient-elles pas à payer leur dette? Ce sont pourtant les prolétaires, qui s’en sont occupés, en plus de s’occuper de leurs propres dettes…

    Le capitalisme, c’est n’importe quoi, n’importe quoi pour défendre les intérêts des mieux nantis et des bourgeois surtout!

    Vos positions ne sont pas courageuses, elles sont lâches, puis ne défendent en rien les travailleurs du Québec, mais plutôt, la haute bourgeoisie du Québec, car en privatisant nos services, vous ouvrez une porte de profit de plus pour les parasites bourgeois qui possèdent assez de capitaux pour se partir soit des cliniques privées, soit des écoles privées, etc.. C’est lâche et honteux. Une vraie honte pour les travailleurs du Québec, que vous prenez pour des cons soit dit en passant.

    Ce texte est un autre torchon par excellence, signé ADQ. Toutes vos idées n’ont rien de neuves, elles ont toutes été essayées dans les régimes dictatoriaux d’Amérique latine, où Washington a imposé le capitalisme par les armes. Ça n’a pas fonctionné et aujourd’hui, ces mêmes pays, vous défient en prônant le socialisme. Vous êtes dans le champ, dans le champ de patates.

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