Publié le 21 août, 2009 à 09:29 par Jean-Sébastien Vézina-Girard
Les tentions montent entre Chavez et Uribe
Dimanche dernier, soit le 9 août 2009, un autre incident diplomatique venant de la Colombie s’est produit mais cette fois sur le sol vénézuélien. Ainsi la tention en les deux pays, déjà palpable, s’est aggrandit dû à une incursion militaire qui se serait produite à partir du fleuve Orénoque, “Il ne s’agit pas d’une patrouille de soldats qui par erreur serait entrée (en territoire vénézuélien). Non, ils ont traversé le fleuve Orénoque avec une embarcation et ont fait une incursion en territoire vénézuélien. Nous avons des témoins. …il s’agit d’une provocation” a déclaré Hugo Chavez pendant sa diffusion hebdomadaire radio-télévisée, Aló Presidente.”Les Yankees ont commencé à commander les forces militaires colombiennes”, a-t-il ajouté.
Le président vénézuélien a ajouté que le peuple et les forces armées doivent se tenir prêt au combat car la menace contre le peuple vénézuélien grandit. Le Vénézuela a commencé à être sur le pied d’alerte depuis qu’Alvaro Uribe (président de la Colombie soutenu par les États-Unis), a autorisé l’octroie aux forces armées états-uniennes d’utiliser trois bases terrestres, deux bases aériennes et deux bases maritimes en sol colombien et projette d’étendre cette présence étrangère. La présence états-unienne(1), qui est là officiellement pour soit-disant lutter contre les narcotraficants(2) et les terroristes, provoque l’insécurité des pays allentours et ammène donc à une escalade de forces. Depuis ce, Hugo Chavez coupe ses ententes économiques avec la Colombie, à commencer par le gel de nouveau contrat avec l’état colombien depuis fin juillet et qui a annoncé, depuis dimanche, la fin d’une subvention accordée à Bogota sur les ventes de carburant. “Arrêtons la livraison de carburant [subventionné] tout de suite, laissons-les l’acheter au véritable prix. Pourquoi ferions-nous une faveur comme celle-ci au gouvernement d’Uribe ?”, s’est interrogé M. Chavez. Depuis 2008 le Vénézuela vend entre 50 000 et 120 000 litres d’essence par mois à Bogota à un prix avantageux afin de lutter contre la contrebande de carburant. Hugo Chavez avait déjà annoncé la semaine dernière des mesures pour limiter les importations de voitures colombiennes et, dimanche, il a exhorté les entreprises vénézuéliennes à limiter leurs achats de produits colombiens pour se tourner vers des pays amis comme l’Argentine et le Brésil. Il s’est aussi prononcé sur le fait que les relations économiques, estimés supérieur à 7 milliards, allaient bientôt s’effondrer.
Deplus le 10 août dernier se tenait à Quito le sommet des présidents de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), dans lequel Chavez avait invité Uribe à venir s’expliquer, mais ce dernier ne s’est jamais présenté. Chavez à déclarer dans son allocution au sommet “C’est lamentable que le président de Colombie ne prenne pas ses responsabilités en venant (au sommet). Ils essayent de cacher la vérité, les Colombiens disent que ce ne sont pas des bases militaires, c’est quoi des parcs pour enfants ?”.
sources;
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ [...] RSp8lzw
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/i [...] _colo.html
http://www.romandie.com/infos/ats/display2 [...] 00_brf005.xml
http://www.lemonde.fr/amer [...] la-scene-regiona 27137_3222.html
aussi paru sur ; http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/
Notes relatives au texte
- Ce sont ces même États-Unis qui à l’époque allaient chercher des terroristes en Afghanistan et des armes de destructions massive en Irak mais qu’en arrière de tout sa le pétrole était le principal objectif. Maintenant leur objectif est claire ralentir a tout prix que le socialisme du 21e siècle ne se produise avec Chavez et surtout qu’il ne devienne pas une alternative au capitalisme. Aussi les États-Unis on toujours besoin de guerre pour faire rouler leur économie et le complexe-militaro-industriel. [↩]
- Il ne faut pas oublié qu’Alvaro Uribe à déjà participé au cartel de Medellin et était amis intime de Pablo Escobar .
source: U.S. Listed Colombian President Uribe Among « Important Colombian Narco-Traffickers » in [↩]
Mots clés: Alvaro Uribe • Amérique du sud • Bogota • Caracas • Colombie • États-Unis • Hugo Chavez • impérialisme • Ingérence étrangère • Intérêts capitalistes • Militaire • Narco trafic • Provocation • Sanctions économiques • socialisme • Venezuela
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À ce que je vois, Chavez est la principale cible de l’Amérique latine. L’impérialisme états-unien refait des siennes. Je ne dirai pas que je suis davantage informé sur la situation, déficiences médiatiques obligent… mais, ce qui apparaît de prime abord, c’est que la nécessité de la résistance constitue le meilleur rempart possible.
Il est bien loin le temps où un Général de Gaulle faisait son baroud d’honneur face aux puissances impérialistes. De nos jours, ce sont surtout les pays périphériques qui livrent ces combats. Il appert également que Chavez est fustigé dans son sens démocratique passablement élastique, mais nous ne pouvons pas dire que les États-Unis jouissent d’un statut enviable, paradoxalement.
Il est de la plus haute responsabilité sociale que les Québécois-es et les solidaires de ce monde exercent leur devoir de résistance. La prochaine révolution de notre société sera démocratique, ou ne sera point. Et qu’on ne vienne pas me dire que cela adviendra avec cette conception démocratique du « manufacturing consent ».
Plus de démocratie vient parfois avec une conception des actes basés sur le « fait accompli ». C’est une arme à double-tranchants, mais quand le résistant, ou à plus forte raison de nos jours, la résistante, fait en sorte de faire advenir de meilleures conditions d’existence, l’humain en vient à avoir une meilleure lecture de son appréciation de la liberté nouvellement acquise.
Bref, il est possible que plus de démocratie passe par un stade préliminaire d’anarchie et de renégociation de repères sociaux, pour finalement aboutir sur une certaine issue duement négociée par les voies politiques. Que ce soit pour renforcir notre option publique, ou encore les luttes de notre indépendance collective, nous avons encore un bout de chemin à faire.
Ce que j’apprécie chez Chavez, c’est les choix et les risques économiques qu’il assume pleinement dans sa croisade contre les adversaires déclarés. Plus de respect émerge de la part de l’opinion publique quand un opposant vigoureux se commet dans les actes nécessaires. De ces actes nécessaires, peut alors émerger les conditions d’une lutte nouvelle.
Le problème avec la démocratie c’est qu’elle doit venir du peuple et doit être pour le peuple. Ici nous avons la démocratie bourgeoise, pas dans le sens que nous élisons des bourgeois, mais que ces personnes élus servent les intérêts de ceux-ci. Une démocratie pur ne peu qu’être celle des soviets ou conseil populaire, comme il se passe dans plus de mille villes dans le monde en se moment. Quand c’est le peuple qui dicte les besoins et non le gouvernement qui les imposent, la répartition des richesses est bien mieux faite.
Je suis sûr qu’il y aurait un taux de participation beaucoup plus élevé que 59% dans les élections si nous avions une vrai démocratie représentative.
Je suis d’accord avec vous Elie nous devons résister et ne pas fléchir pour le bien et l’avenir de l’humanité, mais cette résistance doit ce faire partout dans le monde. Ceux et celles qui aurons besoins de nôtre soutient dans un proche avenir selon moi seront les état-uniens.
Mais je ne sais pas si cette révolution sera démocratique tel que nous la connaissons en se moment même.
Beaucoup de choses vont se passer dans un proche avenir, nous assisterons probablement à un changement de pôle dans la gouvernance mondial au courant de nos vies.
« Il appert également que Chavez est fustigé dans son sens démocratique passablement élastique, mais nous ne pouvons pas dire que les États-Unis jouissent d’un statut enviable, paradoxalement. »
À quel point élastique? Autant que les mandats de Bush ou de Calderon? Sinon que le coup d’État au Honduras? Ou des antérieurs en Amérique latine, perpétrés par les États-Unis en arrière plan?
C’est que, la réelle démocratie apparaît au Venezuela, les conseils se multiplient. Le socialisme se développe, jusqu’à ce que l’empire intervienne, et ça ne saurait tarder.
« Bref, il est possible que plus de démocratie passe par un stade préliminaire d’anarchie et de renégociation de repères sociaux, pour finalement aboutir sur une certaine issue duement négociée par les voies politiques. Que ce soit pour renforcir notre option publique, ou encore les luttes de notre indépendance collective, nous avons encore un bout de chemin à faire. »
Je ne considère par ces changements comme révolutionnaires. La nationalisation de la totalité des moyens de production par contre, serait d’autant plus révolutionnaire que nous en aurions terminé également de biens antérieurs débats. Je crois également, cela dit, qu’il y aura une forme d’anarchie entre quelconque changement majeur. Certaines personnes n’accepteront pas de perdre la totalité de leurs privilèges, amassés toutefois, sur le dos des autres, sur le labeur des autres en particulier, sinon sur leurs maux –si privatisation de la santé par exemple-.
Mais vous avez raison Elie, Chavez est la nouvelle et principale cible des agents du capitalisme (C’est probablement la C.I.A. qui tente de s’en charger, ou des mercenaires à la solde des bourgeois.). En fait, c’est surtout le socialisme la véritable cible, mais Chavez semble l’incarner, aux yeux des prolétaires et moins nantis du Venezuela et de l’Amérique latine et centrale en général.
Sylvain Guillemette,
« »« Il appert également que Chavez est fustigé dans son sens démocratique passablement élastique, mais nous ne pouvons pas dire que les États-Unis jouissent d’un statut enviable, paradoxalement. »
À quel point élastique? Autant que les mandats de Bush ou de Calderon? Sinon que le coup d’État au Honduras? Ou des antérieurs en Amérique latine, perpétrés par les États-Unis en arrière plan? »
Ça s’appelle l’art de faire parler et susciter les questions et les polémiques par processus de contradiction. Effectivement, tu lèves le silence qui avait entouré mon affirmation précédente.
Pour la nationalisation, comme mode d’action et de décision politique, nécessite une bonne dose d’intervention. Je ne l’écarte sûrement pas d’emblée car si nous lisons de biais du moins l’Aut’Journal, nous pouvons voir une démonstration constante du principe et des avantages de nationaliser la Caisse de Dépôt par exemple.
Actuellement, nous démantelons et morcellons les acquis de la Révolution tranquille dans ce qu’ils eurent de prépositions et d’aspirations révolutionnaires, et on tente de neutraliser le mouvement indépendantiste. Alors, oui, la nationalisation est une solution possible. Ce que je préconise, par exemple, c’est de s’affirmer énergiquement face à la mainmise de la prétendue main invisible de Power Corporation, pour ne nommer qu’une multinationale avide.
Quant à ce que nous devrions nationaliser, c’est une autre question qu’il nous faudrait débattre subséquemment. Ce qui est certain, et qui émane de mon for intérieur, c’est qu’il nous faut révolutionner l’éducation publique.
Jean-Sébastien Vézina-Girard,
Vos propos rejoignent mon assentiment. Il faut une rééducation des moeurs démocratiques. Parfois, la contradiction de ces principes mêmes peut nous inciter à revenir à une pensée révolutionnaire. Il n’y a pas vraiment de révolution dans le fait de revendiquer plus de démocratie, mais le fonctionnement des institutions s’en trouve bouleversé.
Bien sûr, la démocratie se mondialise, fruit de la déreglementation des échanges économiques. L’altermondialisme démontre la nécessité d’intervenir sur tous les fronts et de proposer des changements constructifs, viables et applicables sur la scène mondiale.
Le 11 septembre, les dérives antidémocratiques et de l’obsession sécuritaire aux États-Unis forgent chez moi cette conviction que les États-Unis ne sont pas si invulnérables qu’ils en ont l’air sur le plan démocratique. De même, il nous faut battre un certain sentiment antiaméricain. Par la même occasion, nous devons apprendre à exercer notre capacité de jugement critique face aux agissements, d’où qu’ils viennent.
Pour résumer le tout, Chavez incarne la figure protestataire par excellence de notre époque. Même si nous assistons à un certain messianisme autoritaire de l’Amérique latine, il ne faut pas ignorer non plus que ce messianisme s’exerce à l’endroit des États-Unis même si les manifestations en sont différentes.
Depuis un temps, je crois à l’émergence de la lutte de la condition sourde pour traverser les frontières de nos revendications collectives. Je crois même que notre communauté québécoise peut beaucoup en inculquer à la communauté internationale, d’où l’importance de se regrouper et de s’inspirer des calculs stratégiques de Martin Luther King, qui s’était allié aux mouvements d’opposition à la guerre du Vietnam.