Publié le 7 janvier, 2010 à 10:44 par Denis Blondin
Les Verts fossoyeurs de l’altermondialisme
Il peut sembler injuste de vouloir rendre notre nouvelle ferveur environnementaliste responsable de cette inertie mais c’est pourtant sa part de responsabilité que je voudrais cerner ici. C’est parce qu’elle constitue un rouage essentiel de notre conscience collective et qu’elle pourrait jouer un rôle différent.
Mon constat, c’est que la vague écologiste a étouffé la vague altermondialiste. Elle a déplacé sur un plan strictement matériel une réflexion qui portait au départ sur la société. Nos yeux sont maintenant braqués sur des cirques ternes comme celui de Copenhague pendant que les forums sociaux mondiaux se font de plus en plus timides, égarés et sans conséquences. Ce joli coup de barre a requis la collaboration de tous, aussi bien des grands manitous que des petits militants plus ou moins verts que nous sommes presque tous devenus.
Verts militants et grands récupérateurs
À la base, il y a les citoyens de bonne volonté, qui votent de plus en plus vert. Mais les Partis Verts n’ont qu’un seul et unique programme : c’est la verdure. Comme les questions sociales, économiques et politiques sont trop compliquées, ils évitent de s’en mêler pour ne pas perdre de votes. Le pire, c’est qu’ils ont l’impression d’être bien partis, sous prétexte qu’ils recueillent un pourcentage croissant de votes parmi les mécontents des vieux partis. En fait, ils réussissent surtout à freiner l’essor des véritables partis alternatifs.
L’éveil d’une conscience environnementaliste ne semble susciter que des ajustements mineurs dans le choix des gadgets à consommer. Ceux qui en ont les moyens se pavanent avec des autos hybrides, les autres se contentent des petits gestes du recyclage quotidien. Le problème des petits gestes, ce n’est pas tellement qu’ils risquent de prendre la place des grands, c’est qu’ils peuvent déplacer notre champ de conscience vers la mauvaise cible. La foi a besoin d’être alimentée par des rituels mais les rituels peuvent aussi devenir des soporifiques aussi efficaces que le chapelet ou l’aumône: ils créent de la bonne conscience à peu de frais et confortent le système social dominant sans le contester. Je préfère encore la mauvaise conscience.
Les citoyens de bonne volonté ne sont pas les seuls à vouloir préserver notre culture matérialiste si enivrante. Ils emboîtent le pas aux grands manitous de la nouvelle économie verte, ceux qui font fortune en convainquant les gouvernements de subventionner la destruction des vieux chars pour pouvoir en vendre plus vite des nouveaux. Ces écologistes-là sont les chouchous des gouvernements, du moins ceux qui ne vivent pas du sable bitumineux.
La progression des idéaux verts se nourrit de leur récupération comme instruments de marketing. Le vert est rapidement devenu un simple logo facilitant la vente ou le vote, tout comme le bio ou l’équitable, si bien que le consommateur finit par oublier la différence entre les trois pour ne retenir que le signe « plus » : ce sont de bons produits.
Pendant ce temps, nous laissons les riches dormir en paix. Ils ne sont pas les seuls responsables mais leur position aux commandes des institutions leur confère une plus grande responsabilité. Il reste qu’acheter pour $49 des lecteurs DVD qu’on jettera au bout d’un an est aussi scandaleux qu’empocher des primes faramineuses pour s’acheter des jets privés, et cela en vertu de l’empreinte sociale, pas seulement de l’empreinte écologique. Ce qui importe, c’est de cibler le système même qui est en cause : celui qui définit le bonheur comme un niveau de consommation et l’être humain comme une créature animée de besoins illimités et vouée à l’irresponsabilité puisque tout finit avec sa mort individuelle et matérielle.
Les vrais enjeux
Faut-il sauver la planète ou les humains ? Comme ce sont des humains qui choisissent, la réponse semble évidente. Mais quels humains ? Il peut très bien arriver que le choix soit fait par les riches seulement et vise seulement leur propre préservation, comme d’habitude. Ce qui est nouveau dans l’histoire, c’est que cette option n’est plus envisageable parce qu’on ne peut plus construire des murs ou des frontières pour séparer l’air ou l’eau des pauvres de ceux des riches, même si ces derniers préfèrent l’ignorer. Il faut à tout prix les – c’est-à-dire nous – forcer à regarder cette réalité en face.
Personne ne peut fournir les plans détaillés de la nécessaire révolution. Seuls des grands objectifs peuvent être définis. On peut les ramener à deux cibles essentielles : la transformation des institutions politiques, économiques et sociales, et l’émergence d’une nouvelle culture. C’est précisément ce à quoi s’était attaqué spontanément le mouvement altermondialiste au moment où il a émergé, au tournant du millénaire. On pourrait penser que ce mouvement, après que les médias aient réussi à le rendre synonyme de cagoulards casse-pieds, s’est simplement essoufflé mais en réalité, il a plutôt été dévié. Les idéaux qui l’ont inspiré n’ont pas disparu, ils ont simplement été noyés dans un discours écologiste plus tapageur et plus subventionné.
Au-delà de la boulimie de surconsommation et de la misère imposée à des continents entiers, il y a une culture, il y a une société avec son système économique et ses institutions. Ce sont des constructions humaines et il est donc possible de les changer car rien de tout cela n’est irrémédiablement inscrit dans notre nature humaine. Cette nature a, pendant très longtemps, produit des économies durables et des cultures axées sur l’être humain, où la liberté signifiait l’absence de contraintes plutôt que la multiplicité des choix entre nos 78 modèles de 4X4, où l’on pouvait chercher à être une richesse plutôt qu’à être riche. Puis est arrivé le « développement », qui a fini par inverser les priorités et définir la consommation des biens matériels comme une fin en soi. Nous ne pouvons pas revenir en arrière mais nous pouvons saisir l’occasion que nous donne la conscience écologique pour remettre notre société mondialisée sur une trajectoire historique plus prometteuse.
Mots clés: Action sociale • Altermondialisme • Alternatif • capitalisme • Conscience sociale • écologie • Économie • environnement • idéologie • Mouvements sociaux • politique • Recyclage • Vert
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Seule solution, révolution.
Une solution? pfff… la cadence est ainsi, c’est plus facile de réunir les gens autour de l’environnement qu’autour de la désafiliation au capitalisme. De toute façon, s’il devait y avoir révolution contre le capitalisme il faudrait que cela se passe aux États-Unis et en Europe (royaume-Uni, france) d’abord. La révolution n’est pas pour demain et je privilégirais plus le changement progressif.
Sur tous les continents, sauf en Afrique, et nous savons pourquoi, les peuples se sont enrichis. Pas grâce à l’altermondialisation, et encore moins grâce aux écolos! Si la presque totalité du monde s’est enrichie, c’est grâce au capitalisme.
Si vous utilisez votre ordinateur personnel, afin de lire, ou de commenter ceci, c’est grâce au capitalisme. Si vous avez le choix de ce que vous voulez manger, à chacun des repas de votre journée, c’est aussi grâce au capitalisme. Or, au lieu de vouloir rejeter tout cela du revers de la main, et ainsi « mordre la main qui vous donne à manger », pourquoi ne pas faire les efforts requis pour que les peuples qui ne profitent pas déjà des bienfaits du capitalisme puissent le faire le plus tôt possible?
Les échanges entre individus, entre compagnies, et entre pays, ont fait plus pour améliorer la situation mondiale que tous les mouvements communistes et socialistes, ainsi que toutes les oeuvres de charité réunis. L’avancement du monde vers une situation meilleure pour tous ne passe pas par la fermeture des pays, ni par l’élimination des riches, mais par l’ouverture des pays sur le monde, et l’accroissement des échanges locaux, nationaux et internationaux.
L’une des principales façons d’y arriver est de réduire, à défaut d’abolir, les barrières tarifaires qui briment trop souvent les pays pauvres de débouchés pour leur production. Tous les pays qui profitent du commerce mondial améliorent leur situation; à preuve, les pays dont les systèmes économiques s’apparentent au socialisme, et au communisme, et qui se sont ouverts au commerce mondial, vivent présentement une croissance quasi-exponentielle. Pensons à la Chine, par exemple, ou encore à Cuba, qui malgré l’effort soutenu des frères Castro pour maintenir l’intégrité du régime, voyait 22,5% de ses emplois dépendre du secteur privé, selon les données de l’an 2000 (source: Wikipédia).
Tout ceci pour dire que si le capitalisme « sauvage » peut engendrer des laissés pour compte, le capitalisme pratiqué avec un tant-soit-peu de compassion peut définitivement améliorer la situation mondiale, et ce davantage que les mouvements altermondialistes et/ou écologistes..
seule solution, révolution… wow…
@ Richard3
«Sur tous les continents, sauf en Afrique, et nous savons pourquoi, les peuples se sont enrichis. Pas grâce à l’altermondialisation, et encore moins grâce aux écolos! Si la presque totalité du monde s’est enrichie, c’est grâce au capitalisme.»
N’importe quoi Richard3, ces pays d’Afrique sont tous en proie à la misère, et c’est entre autre grâce au capitalisme. Au Ghana, ils ont tout privatisé. C’est la misère noire. La Côte d’Ivoire…Le Congo est aux prises avec des conflits que les minières canadiennes entretiennent. L’Angola de même. Les milices d’enfants soldats sont entretenues par les minières occidentales.
Dans l’art de dire n’importe quoi, vous excellez! En Amérique latine, tous les pays ont goûté, de force, au capitalisme, via des dictatures installées par Washington. Le Nicaragua, le Salvador, etc., furent tous des bains de sang, aussi provoqués par Washington, et son intention de taire toutes alternatives au capitalisme.
Le capitalisme a créé des cartels, a fait concentrer des richesses sur des minorités. Cette semaine encore, Kraft tentait d’acheter Cadbury. Nous avons vu Rio Tinto acheter ses valets, ainsi de suite. Croire au capitalisme, c’est une chose, et en observer les effets réels, c’en est une autre.
Karl Marx avait vu juste, son argumentaire demeure réalité. Nous sommes exploités à travers notre labeur, en tant que prolétaires. Le bourgeois, n’ayant comme mérite que le capital qu’il détient, achète notre force de travail, avec laquelle il obtient la valeur ajoutée.
Il y a désormais 10 000 000 de millionnaires sur Terre, soit 0.15% de la population mondiale. Peut-on véritablement parler de partage des richesses? Non.
«Si vous utilisez votre ordinateur personnel, afin de lire, ou de commenter ceci, c’est grâce au capitalisme.»
N’importe quoi, cet ordinateur fut inventé par le génie humain, et le travail de celui-ci. Le système économique n’a ici rien à voir.
«Si vous avez le choix de ce que vous voulez manger, à chacun des repas de votre journée, c’est aussi grâce au capitalisme.»
Encore faux, c’est parce que diverses personnes, créent diverses choses, ce qui serait possible dans un système socialiste. Ben non! Les travailleurs décideraient de manger du pâté chinois selon Richard3…., et ce, tous les jours, à tous les repas de la journée!
«Or, au lieu de vouloir rejeter tout cela du revers de la main, et ainsi « mordre la main qui vous donne à manger », pourquoi ne pas faire les efforts requis pour que les peuples qui ne profitent pas déjà des bienfaits du capitalisme puissent le faire le plus tôt possible?»
Parce que c’est un mythe. Le capitalisme ne partage pas les richesses, il les concentre chez une minorité de gens, les moins méritants en fait. Les bourgeois. Le bourgeois n’a d’autre mérite que celui de posséder le capital nécessaire à la participation économique. Quand on est pauvre, on ne peut pas partir d’entreprise, ça va de soi… Pas fort, pas fort…
Et le plus tôt possible, l’Amérique latine semble vouloir sortir de ce capitalisme que vous décrivez si frauduleusement.
«Les échanges entre individus, entre compagnies, et entre pays, ont fait plus pour améliorer la situation mondiale que tous les mouvements communistes et socialistes, ainsi que toutes les oeuvres de charité réunis.»
Encore n’importe quoi, c’est le labeur humain qui l’a permis. Sans le labeur des prolétaires, ces bourgeois n’auraient rien fait du tout, sauf ce qu’ils font déjà, se pogner le cul et profiter des autres.
Il y a eu des gouvernements socialistes à travers le monde, mais de là dire qu’ils étaient communistes…, et encore. Le stalinisme a fait mal au mouvement, et n’a rien, concrètement, de la théorie communiste. Seule Cuba a tenté de quoi de semblable aux idéologies dont on parle ici. Et elle est isolée, n’a pratiquement pas de ressources à revendre, etc.. Si Washington était isolée sur Cuba, une île, elle n’en vaudrait pas mieux.
Et encore, si les capitalistes n’avaient pas si souvent mis des bâtons dans les roues des socialistes, nous n’en serions pas là. Partout où le socialisme a transpiré, la CIA n’était pas loin, ses coups pendables non plus. Mais selon Richard3, cela n’a rien à voir…
«L’avancement du monde vers une situation meilleure pour tous ne passe pas par la fermeture des pays, ni par l’élimination des riches, mais par l’ouverture des pays sur le monde, et l’accroissement des échanges locaux, nationaux et internationaux.»
Encore n’importe quoi, il y a une limite. Un bout. De toute façon, nous y sommes déjà. Les États-Unis, plus forts, sont devenus Empire. Ils ne respectent plus les règles, font du protectionnisme, des crimes de guerre, des guerres illégales donc, des crimes contre l’humanité, possèdent des ADM, et j’en passe… C’est le stade final du capitalisme, l’impérialisme. Tout ça achève, heureusement.
«L’une des principales façons d’y arriver est de réduire, à défaut d’abolir, les barrières tarifaires qui briment trop souvent les pays pauvres de débouchés pour leur production. Tous les pays qui profitent du commerce mondial améliorent leur situation; à preuve, les pays dont les systèmes économiques s’apparentent au socialisme, et au communisme, et qui se sont ouverts au commerce mondial, vivent présentement une croissance quasi-exponentielle.»
Au détriment des droits humains, et des travailleurs en particulier. Les chinois n’ont surtout pas améliorées les conditions des travailleurs. La mondialisation, ou Bouchard, nous demandera bientôt d’être accommodants, et de nous plier aux conditions chinoises… Nommez-moi ces pays dont vous parlez, et faisons le tour de la question… Allons Richard3…
Le Ghana? C’est devenu un paradis fiscal. Les riches ne paient pas d’impôts, les pauvres s’en accommodent. La pauvreté grandit, à des rythmes incroyables. L’Argentine a suivi les conseils du FMI, à la lettre, elle a fait faillite. D’autres?
Les États-Unis d’Amérique laissent en plan 49 millions d’états-uniens quant au droit de manger trois repas par jour, et en laissent 55 millions d’autres sur le plan médical.
Bravo capitalisme!
«Pensons à la Chine, par exemple, ou encore à Cuba, qui malgré l’effort soutenu des frères Castro pour maintenir l’intégrité du régime, voyait 22,5% de ses emplois dépendre du secteur privé, selon les données de l’an 2000 (source: Wikipédia).»
Prenez donc les sources du pays, ce sera plus fiable. C’est de toute façon, contrôlé par les instances internationales, qui vérifient sur le terrain. Cuba n’a jamais fermées ses portes aux observateurs étrangers. Et la Chine, ouf!
«Tout ceci pour dire que si le capitalisme « sauvage » peut engendrer des laissés pour compte, le capitalisme pratiqué avec un tant-soit-peu de compassion peut définitivement améliorer la situation mondiale, et ce davantage que les mouvements altermondialistes et/ou écologistes..»
N’importe quoi Richard3. Votre secte fait banque route aux 3-40 ans, aux frais des contribuables. Changez de disque…
D’Apres Richard3 le capitalisme c’est l’evolution. Heureusement que ca existe sinon on ne pourrait pas avoir un ordinateur à la maison, ni internet. Ha ha ha ! Cet homme est vraiment une perle d’humour.
Quant à l’article, j’aime bien, oui les verts sont une arme à double tranchant. L’environnement servi à toutes les sauces est une des plus grosses anarques du 21eme siecle et a bien ete repris par à peu pres tous les courants politiques, meme le PCC se targue d’avoir une politique environnementale … les verts ne font pas mieux à leur facon en recuperant une cause qui n’est pas leur.
Comme certains autres groupes communautaires, ils n’auraient jamais du se politiser et rester uniquement des groupes de pression apolitique (dans le sens d’appartenance à un parti). Ils avaient enormement de pouvoir, de force, maintenant ils ne representent qu’un parti insignifiant ayant de peine et de misere 3% des votes. Pour essayer de percer ils sont prets à raconter n’importe quoi et minimiser d’autres problemes pour faire valoir leur discour de peur, qui n’est pas forcement plus honnete qu’un autre discour de peur.
L’environnement, comme le social, comme l’economie, ca n’appartient pas à un parti. Tout devrait etre traité globalement. Les verts ont effectivement amoindri le courant altermondialiste, une voix de moins, une richesse de moins dans ce monde politique … qui est malheureusement entrain de faire une fuite en avant, ne pouvant concevoir autre chose que l,expansion economique et le populationisme comme solution à nos problemes … tandis que c’est justement le contraire de ce qu’on devrait faire !
tu racontes n’importe quoi Sylvain, les chinois ont amélioré leur condition de vie en s’ouvrant au capitalisme, ils vivaient pratiquement en esclave sous Mao,m maintenant leur niveau de vie s’est amélioré. Arrête de dire des conneries et quant à tes fameux 55 millions d’américains sans couverture sociale, cela a été prouvé que tu es dans le champ. si tu veux je peux te fournir l’étude de l’institut molinari. Quand tu dis que Cuba n’a jamais fermé ses portes aux observateurs étrangers, tu oublis qu’amnesty international est déclaré persona non grata. surement une filiale de la CIA…
@ Richard3
«Sur tous les continents, sauf en Afrique, et nous savons pourquoi, les peuples se sont enrichis. Pas grâce à l’altermondialisation, et encore moins grâce aux écolos! Si la presque totalité du monde s’est enrichie, c’est grâce au capitalisme.»
Bon, reprenons depuis le début. Hier, je n’avais pas le temps qui aurait dû m’être alloué pour répondre à Richard3.
D’abord, on pourrait observer un semblant de «mieux être» sous le capitalisme. Pourquoi? Parce qu’avec ce système, nous accédons aux capitaux des bourgeois, qui les mettent en valeur dans des moyens de production. En fait, c’est ce qu’observe Richard3. Il voit les moyens de production s’élever, mais ne prends aucune minute pour observer ce fait, le fait que, dans le système capitaliste, on valorise les capitaux des bourgeois, sans se poser la question, «mais comment les a-t-il eu, et quels facteurs lui permettaient, qui n’existaient pas chez tous les autres êtres humains». Richard3 n’a que faire des explications, des processus, bref, des écarts sociaux, provoqués par les écarts économiques.
Le capitalisme ne fait que cela, mettre en valeur les capitaux des bourgeois, sans se soucier de savoir si, ces bourgeois étaient méritants, ou si ce petit mérite de pacotille qu’est la possession de capitaux, leur vaut le droit d’exploiter le labeur d’autrui. Son observation est stérile d’argumentaire, il n’observe que les faits de surface. Richard3, comme ses comparses, ne remettra jamais ce système en question, car il semble donner des richesses, et leur partage, leur passe par-dessus la tête, s’ils se sont accommodés, eux. En parfaits égoïstes qu’ils sont, la situation de Pierre, Jean ou Jacques leur est étrangère, ils s’en fichent.
Or, certes, le capitalisme a créé des richesses, mais des fossés également. Des fossés entre les riches et les pauvres, car le système capitaliste crée évidemment, sans que Richard3 ne puisse l’infirmer, des cartels. Des monopoles. Les gros mangent les petits, ainsi de suite. On assiste ensuite à des mains mise sur le pouvoir, etc.., l’écart, le fossé si vous voulez, continue de se creuser, comme c’est le cas aux États-Unis d’Amérique.
Bref, l’observation de Richard3 est un totalitarisme, car il ne s’attarde pas aux processus, aux effets secondaires, etc.., mais surtout, parce que Richartd3 n’observe que le transfert des capitaux, sans se soucier d’en savoir la provenance préalable. Il voit des riches s’investir, point final. C’est son observation. Les voyant investir, il leur donne tout le mérite qu’ils désirent, mais il y a un historique, derrière ces capitaux. Un historique explicable. Il n’y a pas que «des riches et des pauvres, mais des riches et des pauvres, parce que X, Y, Z, etc..
L’observation de Richard3, est quasiment juste, mais il n’aborde pas les monopoles, les écarts grandissants entre les riches et les pauvres, et surtout, et le plus cher à mes yeux de prolétaire, le processus par lequel ces riches bourgeois s’enrichissent, soit en exploitant le labeur d’autrui, du prolétariat en l’occurrence.
Je ne m’attends pas à ce que Richard3 me dise quelque chose d’intelligent en guise de réponse, il continuera de répondre que la Chine, la Russie, et les autres, «étant socialistes ou communistes», n’ont rien fait de mieux.
Je pourrais lui arguer que la Russie est allée dans l’Espace avant les États-Unis d’Amérique, qu’elle a traversé une destruction totale lors de la 2e guerre mondiale, alors que les États-Unis, épargnés, ont pu, durant ce temps, faire avancer leurs moyens de production, mais il n’en sera rien, je n’ai rien à défendre en Russie dite soviétique, qui n’affichait pas ce soviétisme dans les faits. Encore moins je ne défendrai la nationaliste Chine de Mao. Quant à Pol-pot, il fut l’allié incontestable des États-Unis d’Amérique, je ne m’y sens pas attaché.
Cuba, elle, est différente. Elle se débrouille, mais elle est isolée. Et Richard3 ne peut aucunement me prouver que, isolé, le capitalisme serait ce qu’il est aujourd’hui.
Mais encore, l’an dernier, le capitalisme est mort. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est sa suite, ils ont pesé sur RESET. Imaginez un instant que nous aurions écouté ces libertariens, et que nous n’ayons aucunement donné aux banques, les capitaux qu’on refuse aux prolétaires en faillite! Imaginez un instant, ces millions d’investisseurs états-uniens, qui du jour au lendemain, se retrouvent avec quedal dans les poches, pour nourrir leur famille, pour payer l’hypothèque, pour amener à manger, etc.. C’était la fin de ce système.
Bref, aux 30-40 ans, ce système s’effondre, mais se pardonne à lui-même, et recommence. Le capitalisme est un échec patent, il n’a pas su partager les richesses, n’a pas su taire les guerres au nom de ces richesses, n’a pas su éviter l’exploitation des travailleurs, n’a pas su sauvegarder la planète, etc.. Il n’y a alors aucune raison, aujourd’hui, de continuer avec ce système, ou de respecter la bourgeoisie parasitaire, et minoritaire surtout, qui exploite notre labeur pour s’enrichir d’avantage, au détriment ce, de la majorité laborieuse, le prolétariat. Le prolétariat a depuis longtemps le devoir et le droit de revendiquer le pouvoir. Il est temps que nous nationalisions tous les moyens de production, et qu’on élimine le droit d’exploiter le labeur d’autrui. Le capitalisme a eu sa chance, ou ses chances, il les a épuisées. Passons à autre chose.
Le système capitaliste excuse l’existence des parasites, se servant de leurs capitaux pour leur donner du mérite. Il n’en n’est rien. Ces gens n’ont pas travaillé «plus fort» que les autres. Ils n’ont pas pris «plus de risques» non plus. Je peux le démontrer aisément. Je l’ai d’ailleurs déjà fait à outrance.
je crois en effet qu’une des dérives des luttes environnementales est de se cantonner dans les solutions individuelles qui comme les guignolées permettent de donner bonne conscience et ne changent rien au système qui se nourrit d’inégalités sociales et de gaspillage des ressources. Maintenant à nous de réagir et de batailler pour des politiques publiques qui encadrent les entreprises et les États : je souhaite mettre les droits humains dans les enjeux environnementaux et il faut que l’environnement se préoccupe des graves conséquences sociales. À côté de l’ours polaire à la dérive sur son bout de glace, il faut une paysanne sur le sable.