Publié le 30 avril, 2009 à 15:55 par Jean-Luc Autret
L’éthique, le sujet de l’heure
Depuis plusieurs semaines, la question de l’éthique est particulièrement d’actualité.
Tout d’abord, le choix de Michael Sabia semble être un exemple de manque d’éthique. Le simple fait d’avoir un seul candidat en entrevue pour le poste de PDG de la Caisse de dépôt laisse présager que le choix était déjà fait.
Un cas important aussi à été celui de la FTQ et ses nombreux liens avec Tony Accurso qui ont été récemment coupés après 18 ans et des investissements de 115 millions. Le Fonds de solidarité fait encore la manchette avec un investissement de 2,5 million avec un sympathisant des Hells Angels.
Puis, il y a eu l’histoire interminable des compteurs d’eau de Montréal. Suite à cette situation embarrasante, Gérald Tremblay a commandé la mise sur pied d’un code d’éthique et d’une ligne téléphonique de dénonciation.
Hier, le vérificateur général de la ville de Montréal à référé deux dossiers de la SHDM à la police pour qu’il y est enquête. Le maire Tremblay se dit offusqué du comportement de son ancien chef de cabinet, Martial Fillion, et il affirme n’avoir été au courant de rien.
Pourtant c’est la ville qui a vendu le terrain du Faubourg Contrecoeur à la SHDM pour un montant de 1,6 million, puis la SHDM à vendu le même terrain à Catania pour 4,3 millions alors que ce terrain est évalué à 23,5 millions.
Au niveau provincial, il y a eu l’embauche au privé de Philippe Couillard avant son retrait de la vie publique.
La situation conflictuelle de Pierre Corbeil a fait aussi les manchettes. Après avoir été ministre des ressources naturelles de 2005 à 2007, il est devenu après sa défaite conseiller d’une compagnie minière et membre du CA d’une autre compagnie minière. Maintenant, il est ministre responsable de l’Abitibi et du Nord du Québec.
De plus, la situation du candidat libéral pour la partielle prochaine de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour, qui a fait du lobbyisme sans être inscrit au registre, est présentement sous enquête par le commissaire au lobbyisme.
Maintenant, on apprend que Jean Charest a modifié les règles d’éthique pour son cabinet ministériel pour permettre à l’un de ses ministres de continuer à être actionnaire d’une entreprise qui a des contrats avec un ministère , une société d’État ou un organisme public.
On ignore pour l’instant le ou la ministre qui est visé par ce changement, mais il y a bel et bien un ministre qui pourrait éventuellement voir son ministère signer un contrat avec sa propre entreprise.
Mon analyse : Les parlementaire québécois ont récemment adopté une réforme parlementaire, mais l’ajout d’un commissaire à l’éthique à été laissé de côté.
Après six ans de discussion, il faudra attendre l’établissement d’un code de déontologie avant l’arrivée d’un commissaire. Jean-Jacques Samson et bien d’autres se posent la question pourquoi ce poste n’est toujours pas créé.
Le premier ministre lui-même est dans une situation bien particulière. Il a fait parvenir plusieurs mises en demeures suite à la publication d’articles concernant la valeur (plus de deux millions) des deux résidences qu’il habite à Westmount et à North Harthley. Encore aujourd’hui, il serait locataire de ces deux résidences.
Personnellement, je crois qu’un ministre a le devoir d’éviter une quelconque apparence de conflit d’intérêt. Un ministre ce doit de vendre ses actifs ou de les confier à une fiducie sans droit de regard pour la durée de sa vie politique.
La population est déjà amplement cynique par rapport aux politiciens. Il me semble que, puisque le Québec est la seule province au Canada à ne pas avoir encore de commissaire à l’éthique, les règles devrait devenir plus dure au lieu de s’assouplir.
Ce texte à été préalablement publié sur le site http://montrealaisorigine.wordpress.com
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