Publié le 8 novembre, 2009 à 15:00 par Luc Archambault
Lettre ouverte au prince Charles Philip Arthur George Mountbatten-Windsor
Québec, 2009 11 02
Monsieur le prince héritier désigné de la Couronne canado-britannique,
Les autorités du Canada vous accueillent aujourd’hui sur leur territoire national du Canada en tant que prince héritier désigné de la Couronne canado-britannique qui règne sur l’État illégitime du Canada jamais nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec sur son territoire national du Québec. Le 10 novembre prochain ces autorités usurpatrices canadians ont prévu contre votre gré peut-être, faire en sorte que vous fouliez à ce titre le sol national du peuple démocratique et pacifique du Québec. Nous, au nom du peuple souverain du Québec, nous vous invitons à renoncer à cette visite qui n’est pas bienvenue.
En tant que représentant et héritier du trône de votre mère, Élizabeth II, reine d’Angleterre et du Commonwealth, reine du Canada, envers qui nous entretenons un respect profond en tant que Souverain d’un peuple étranger, nous pourrions vous accueillir les bras ouverts comme nous le ferions pour tout noble et digne invité de marque d’un État voisin ou lointain. Cependant, vous êtes aussi représentant et héritier d’une Couronne qui depuis la Conquête et en vertu d’une Autorité usurpatrice tutélaire a fait de votre lignée souveraine les représentants du sort funeste qu’elle a réservé au peuple du Québec depuis 1759, politique d’assimilation, colonialisme politique et économique qui n’a pu être contré que récemment à la faveur de la Révolution tranquille dans les années 1960. De plus, cette lignée dont votre mère est l’héritière a accepté peut-être malgré elle, par la voix du Parlement britannique, que l’État du Canada et sa Couronne imposent aux Québécois un État du Canada qu’il répudie majoritairement, notamment par la voix de sa députation siégeant à l’Assemblée nationale du Québec. Aujourd’hui, une majorité de la députation du peuple souverain du Québec siégeant à Québec et à Ottawa majoritairement dénonce la validité et la légitimité de l’État du Canada et de sa Couronne canado-britannique que vous représentez.
Nous ne contestons pas la légitimité de la Couronne de votre mère sur le territoire national du peuple canadian, nous ne nous opposons pas à ce que vous soyez accueilli en tant que futur Souverain de ce peuple et de son État du Canada. Mais nous contestons avec fermeté et dignité la légitimité et la validité de l’État du Canada et de sa Couronne canado-britannique sur notre territoire national du Québec que votre seule présence permet de manifester ici la fallacieuse effectivité, contre notre volonté de peuple souverain. Si nos députations on prêté serment d’allégeance à la Couronne dont vous êtes l’héritier, nous le peuple, nous n’avons jamais été appelés à le faire et nous ne sommes pas lié à ce serment qui ne peut être délégué.
Delegatus non potest delegare
Notre députation n’engage qu’elle et non notre voix de peuple démocratique et souverain quand elle prêtre serment d’allégeance à votre future Couronne canado-britannique. Elle ne peut déléguer notre pouvoir politique et étatique d’action à l’Autorité supposée supérieure de la Couronne canado-britannique de votre lignée Souveraine.
Le fait que vous teniez à pénétrer notre territoire national à titre de prince héritier de cette autocratique et abusive Couronne canado-britannique est un acte significatif qui tient à affirmer que vous tenez pour vôtre ce territoire national du Québec qui est pourtant nôtre et qui ne saurait en aucun cas être tenu pour légitimement vôtre, ni celui de la Couronne canadianisatrice que vous porterez un jour. Cela, nous le disons en vertu de la démocratique volonté du peuple souverain du Québec. En effet, jamais cet État unilatéral du Canada, pas plus que la Couronne de votre famille Souveraine n’a obtenu le OUI réciproque qui pourrait valider votre prétention Souveraine à notre noble et digne égard de peuple démocratique, pacifiste et souverain. Cette prétention souveraine qui vous ferait visiter votre futur Royaume en foulant le sol du Québec, comme pour confirmer votre prétention à son égard. Cette prétention est inacceptable.
Telle Couronne n’a jamais été nommément reconnue comme valide par les Québécois. Aucune expression des voix libres et souveraines de ce peuple démocratique et souverain du Québec ne pourrait permettre d’en convenir, et ce, de la Conquête britannique à nos jours. Du jour où les Armées de votre aïeul George III a pris possession par la force de la Nouvelle-France, de ses territoires et populations. L’Acte de Cession unilatéral et illégal signé par Louis XV n’a pu davantage faire de votre lignée Souveraine l’incarnation personnelle et charnelle de notre souveraineté de peuple distinct de tout autre, un peuple sans Souverain depuis que Louis XV, Souverain du peuple de France auquel nous appartenions a, par son indigne abandon, abdiqué de fait son devoir premier de Souverain. Celui qui consiste à protéger son peuple des assauts et de la morsure de l’envahisseur. Un peuple ne saurait être objet de quelque propriété que ce soit, et par conséquent de quelque Cession que ce soit. À moins que ce soit là encore votre prétention et celle de votre lignée souveraine.
En conséquence de quoi, votre lignée souveraine doit prendre acte et abdiquer sa prétention à incarner à travers l’État unilatéral du Canada – illégitime sur notre territoire national et répudié par les Québécois – l’irréductible et inaliénable souveraineté du peuple démocratique et souverain du Québec.
Cette abdication explicite de la Monarchie britannique à notre égard souverain, par votre voix, pourrait seule permettre de vous accueillir généreusement comme prince étranger dans le Québec d’aujourd’hui en tant qu’Altesse respectueuse de l’Autorité démocratique suprême du peuple démocratique et souverain du Québec sur son territoire national du Québec, une lignée qui par vous renoncerait à son autocratique et fallacieuse Autorité monarchique sur nous et sur notre territoire national du Québec, une Autorité usurpatrice jamais validée nommément par nos voix libres, démocratiques et souveraines.
Nous vous prions avec tout le respect qui convient à votre haut rang Souverain, de vous abstenir de fouler de vos pieds princiers notre sol national, cela, tant et aussi longtemps que vous-même, au nom de votre lignée Souveraine, n’abdiquerez pas de votre qualité de Souverain du peuple démocratique, républicain et souverain du Québec, seule autorité valide et légitime de l’État du Québec à laquelle vous devez subordonner votre noble respect et amicale allégeance, sur notre territoire national du Québec.
Dans cette absence, ce sera à regret que nous devrons considérer votre Altesse Royale comme persona non grata au Québec. Rien d’autre que votre voix exprimant l’abdication de votre noble lignée de Rois et de Reines à notre égard souverain ne pourrait libérer votre personne de l’autorité et des titres que votre royal sang prétend avoir sur nous et sur notre libre destin de peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec, ce, par la seule présence de votre personne sur notre territoire national du Québec.
Si vous persistiez à vous présenter au Québec en l’état, si vous persistiez à vous présenter ici comme le représentant de la Couronne canadian jamais nommément soumise à nos voix libres et souveraines, la dignité de notre statut de peuple démocratique et souverain ne saurait souffrir sans réplique, l’affront que vous nous feriez en venant ici réaffirmer l’Autorité tutélaire Souveraine que votre famille a sur nous sans rupture depuis 250 ans cette année 2009.
Dont Acte
Nous protestons contre votre venue au Québec le 10 novembre 2009 prochain, année anniversaire de l’occupation militaire de Québec par les armées de votre ancêtre George III dont vous portez le nom, non sans avoir blessé et déporté les neufrancien(ne)s d’Acadie, après avoir saccagé, violé, incendié, assassiné les côtes du Saint-Laurent et ses habitants, après avoir bombardé Québec éhontément et méchamment. Une occupation militaire de nos enceintes qui sans discontinué s’est imposé dès les lendemains de la bataille du 13 septembre 1759, une occupation qui se poursuit aujourd’hui encore sur 40% du territoire de la capitale nationale du Québec sans rupture depuis, et qui se prolonge dans un État du Canada illégitime n’ayant jamais obtenu le OUI qui le validerait sur notre territoire national du Québec, un État dont vous êtes l’indigne représentant et héritier par le biais de la Couronne usurpatrice de votre mère.
Veuillez accepter malgré tout l’expression de notre considération distinguée en tant que personne citoyenne d’un État étranger, en même temps que nos souhaits d’une longue et heureuse vie.
Luc Archambault
Citoyen d’un futur État valide et légitime du peuple souverain du Québec… libre !
Articles Reliés
Mots clés: Canada • monarchie • prince Charles • Québec • Souveraineté • visite du prince Charles
561 visite(s)

Abonnez vous au flux RSS des commentaires de ce billet








Voilà exactement ce dont je parlais, monsieur Archambault, quand je faisais état de grands mots, et de grands sparages.
Je présume que c’est probablement la raison pour laquelle plusieurs auteurs et commentateurs de ce blogue me regardent de haut; parce que je ne suis pas suffisamment théorique. Au lieu de tenter de définir « un être vivant du règne animal, de la famille des félidés, de style quatre pattes peigné par en-arrière », je préfère appeler un chat « un chat ». Au lieu de demander de quel droit Ottawa oserait défier la volonté d’un peuple alors qu’il n’est pas issu lui-même de la volonté populaire, je m’en tiens à dire ce que je crois qu’il fera, et ce à la lumière des expériences passées.
Bref, je garde les deux pieds sur le plancher des vaches.
Parce que la légitimité d’un peuple, et l’illégitimité d’un autre, tout cela n’est, au fond, qu’une question de point de vue. L’état du Canada, que vous voyez comme illégitime, est pourtant reconnu à travers la planète. Lorsque vous mentionnez que « Le Canada ne passe pas au Québec, il a beau user de la carotte ou du bâton, il ne passe pas. La détermination des Québécois est le mur sur lequel se fracassent les activistes canadianisateurs qui ne parviennent pas quoiqu’ils fassent à obtenir l’adhésion libre des Québécois.« , je vous ferai remarquer que 50,6% des québécois ont adhéré librement au Canada, de par leur NON au référendum de 1995. À moins que tous ces gens aient voté avec un couteau sous la gorge, ce qui n’a jamais été prouvé. Vous allez sûrement me répliquer que le Canada nous l’a volé, comme d’aucuns le font, mais cela viendra illustrer, encore une fois, que tout n’est que perception.
Ce que je disais, en fait, c’est que le fédéral n’en a rien à foutre, des lois provinciales, quand vient le temps de « sauver le Canada », comme l’a dit Jean Chrétien devant la commission Gomery. Ils vont passer par-dessus les lois, vont évoquer l’état d’urgence (choisissez la définition que vous voulez) et ce tout simplement parce qu’ils ne se sont pas privés de le faire par le passé. Encore une fois, ce que j’avance est basé sur l’expérience, et non pas sur la théorie.
Mais vous êtes libre de ne pas croire ce que je vous dis; c’est même votre droit le plus strict.
Vous commencez toujours vos répliques par un argument sophistique qui vous permet d’installer fallacieusement une prétention qui vous semble en mesure de discréditer et disqualifier ex-cathedra, arbitrairement, vos contradicteurs.
Ici, tout ce que je dis, la manière de le dire y passe, ce ne sont que « sparages ». Or, ce ne sont pas des « sparages » ce sont des arguments.
Je ne suis pas un habitué de ce forum, donc, ce que vous dites ne s’applique pas. Je ne vous regarde pas de haut, je discute avec vous. Et je vous trouve bien assez théorique. Votre théorie, c’est que la théorie est trop théorique et que la réalité s’oppose à la théorie. C’est une théorie tout aussi théorique que ce que vous voulez contredire en prétendant que vous n’êtes pas théorique et que les autres le sont trop.
Comme si je ne tenais pas compte de la réalité. Et, si je considère le droit, c’est que le droit est partie de la réalité politique dont il faut tenir compte, « s’en tenir » à observer la réalité sans considérer la réalité du droit ne tient pas la route, d’autant que la réalité que vous décrivez se réclame du droit pour agir, du droit canadian en l’occurrence.
La réalité politique obéit au droit au Canada. Le problème c’est que le droit du Canada bien que légal, n’est pas légitime, du moins je peux prétendre qu’il ne l’est pas tant et aussi longtemps que le peuple souverain n’aura pas été appelé à trancher. Le Canada peut donc se prétendre son droit légitime dans cette absence. Et il s’abstiendra d’appeler le peuple à trancher la question tant et aussi longtemps que ce peuple sera majoritairement opposé à la primauté de SON droit sur notre territoire national.
Le Canada nous enferme dans SON droit, il agit selon SON droit. Comme quoi le droit est crucial dans la réalité politique qui est la nôtre. Et, vous avez raison d’observer qu’il faut considérer ce que le Canada a fait et fait en fonction de SON droit et qu’il nous faut nous gouverner « à la lumière des expériences passées ».
Je ne fais pas autre chose.
Je garde tout autant que vous les deux pieds sur terre.
Tout à fait. ET, quand la légitimité de l’un prévaut sur la légitimité de l’autre rien ne peut les départager sauf l’appel aux voix du peuple souverain. Ce qui n’est pas le cas actuellement.
La fallacieuse légitimité du Canada tient et est reconnue par la communauté internationale, parce qu’il s’est bien gardé d’appeler le peuple à trancher. Il n’a jamais obtenu de OUI qui le validerait, mais il n’a pas non plus reçu de NON. Et, c’est ce qu’il faut changer… Il faut appeler ce peuple à exprimer le fait qu’il répudie l’actuel État du Canada et qu’il dit NON à son actuelle constitution.
Ce qui ne fonde pas l’État souverain du Québec, mais qui oblige le Canada à obtenir un OUI clair à une Constitution autre, capable d’emporter l’adhésion du peuple souverain du Québec pour que l’État du Canada soit un État démocratique valide et légitime.
Tout à fait et je considère ce fait. Il est considéré comme légitime parce qu’il s’est à ce jour opportunément abstenu d’en appeler aux voix du peuple. Ainsi, tout ce qu’on peut dire n’est que prétention d’un côté comme de l’autre. Le Canada se prétend légitime, mais il ne l’est pas, et je dis qu’il est illégitime, mais ce n’est qu’une prétention opposée. La seule façon de départager la validité de ces prétentions c’est d’en appeler aux voix du peuple démocratique et souverain sur son territoire national. Ce que le Canada se garde bien de faire, et ce que les souverainistes n’ont pas fait.
Je dis, il faut cesser de vivre dans les suppositions, il faut appeler le peuple du Québec à se prononcer. Il adhère ou pas au Canada actuel. Le Canada obtient ou pas le OUI qui le validerait démocratiquement.
Et NON. En 1995, les Québécois n’ont pas librement adhéré au Canada. Ils ont librement refusé d’adhérer très majoritairement à l’État souverain du Québec.
Un NON à l’État souverain du Québec n’est qu’un NON à l’État souverain du Québec, et non pas un OUI à l’État du Canada.
Comme un NON à Charlottetown, n’était ni un OUI à l’État souverain, ni un OUI à la Constitution actuelle. Ni un NON à l’État souverain, ni un NON à la Consitution du Canada, à telle enseigne qu’un article de la question mentionnait clairement qu’un NON à Charlottetown ne voulait pas dire un NON à la Constitution du Canada.
Vous faites dire n’importe quoi à une question référendaire. Ce qui est clairement contre le droit. Or, le Canada est à cheval sur le droit. C’est lui qui se garde bien d’en appeler au voix du peuple, car il sait bien ce que le droit ne peut qu’engendrer. Notamment au regard de la communauté internationale.
Vous vous trompez d’interlocuteur… je n’invoque pas les malversations référendaires pour invalider le résultat référendaire…
Je dis que si c’est bien là la validation de l’État du Canada, où est la question claire et la majorité claire en sa faveur tel que l’exige SA loi dite de la « clarté » ???
Ce n’est pas la réalité ça, c’est de la théorie. Vous supposez que le Canada a violé ces propres lois, alors que plus haut vous dites que ce n’est pas prouvé la théorie du vol référendaire… Faudrait savoir !?
Il a été ou pas volé le référendum, les canadianisateurs ont ou pas violé leurs propres lois. Une fois vous dites que non et ensuite vous dites que OUI et qu’il faut en déduire que cela ne pourra que se reproduire.
Et, vous nous enfermez dans cette théorie du n’importe quoi et son contraire sous prétexte que vous n’êtes pas théoriques. N’importe quoi !?
D’un côté vous dites que la légalité du Canada est légitime puisqu’un NON est un OUI à l’adhésion à un Canada légitime, avec seulement 50,6% alors qu’il exige la « clarté ». Et de l’autre vous prétendez qu’il faut se fier à l’expérience passée qui ferait que le Canada est prêt à contredire la légalité supposée légitime pour faire fi du droit, fi de SON propre droit pour nous barrer la route et obliger à renoncer à fonder un État légitime.
Le moins qu’on puisse dire c’est que votre théorie présentée comme un supposé réalisme politique manque de logique et de congruence. Vous avec besoin de remettre sur le métier votre ouvrage le temps de mettre tout ça au point. Pour l’heure, vous vous contredisez vous-même.
Je comprends qu’il vous faille faire peur aux Québécois en prétendant que la détermination du Canada ne manquera pas d’outrepasser sa propre légalité, mais il ne faut pas invoquer un réalisme fondé sur l’expérience passée qui démontre à vous entendre que le Canada s’est bien comporté en 1995.
S’il s’est bien comporté, si le Canada respecte sa légalité, tout indique donc qu’il respectera quelle qu’elle soit la VOLONTÉ libre du peuple souverain du Québec sur son territoire national lorsqu’il aura été appelé à se prononcer sur la validité de la légalité illégitime d’un État qui n’a jamais réciproquement obtenu un clair OUI à sa Constitution.
Si l’expérience passée est à l’effet qu’il ne s’est pas bien comporté et que tout porte à croire qu’il se comportera de pareille façon, c’est qu’il n’a pas respecté ses propres règles et qu’il est illégal au regard même de sa propre légalité. Nous sommes donc dans une situation non pas de libre adhésion mais de malversation et d’État truand, illégitime donc.
Cela dit, oui, le Canada « n’en a rien à foutre, des lois provinciales ». Nous sommes d’accord. Le Canada impose un État qui subordonne l’État du peuple souverain du Québec à la volonté de sa Couronne canado-britannique contrôlé par le seul Parlement d’Ottawa contrôlé lui, par Bay Street à Toronto. Ce que ce peuple souverain du Québec répudie sur son territoire national. Les Québécois ne veulent pas d’un tel État subordonné à un autre État.
La détermination de ce peuple est sans faille, même s’il n’a pas les moyens de s’y opposer ni par les armes, ni par la violence, ni par la révolte. Nous vivons au coeur de l’Empire et n’avons pas d’alliés proches. Cela ne nous a pas empêché de survivre à l’assimilation programmée qui aurait réglé le problème du Canada.
La détermination de ce peuple souverain lui a permis de survivre et d’aujourd’hui prétendre à la liberté et à un État valide qui émane de ses voix libres et souveraines sur son territoire national du Québec.
Le Canada ne pourra pas impunément contrer une décision claire qui permettrait au peuple souverain du Québec de trancher et d’affirmer que l’actuelle Constitution du Canada et sa légalité abusive est illégitime tant et aussi longtemps qu’elles n’auront pas obtenu le OUI qui les validerait démocratiquement sur son territoire national du Québec. Ne serait-ce que pour protéger les apparences de droit qui permettent à la communauté internationale de lui accorder son appui.
Cette communauté internationale ne pourra pas ne pas considérer la validité du rejet de l’actuelle Constitution du Québec par les Québécois. Cela ne fonde pas pour autant l’État souverain du Québec mais détruit la légitimité du Canada actuel. Il ne pourra plus se cantonner dans un statu quo de blocage impunément. Il ne pourra plus exiger la « clarté », en s’abstenant lui-même de la pratiquer. Il ne pourra plus se contenter de proférer des menaces de représailles pour fédérer sur la peur les NON à l’État souverain du Québec. Il devra concevoir une Constitution qui ne subordonne plus l’Assemblée nationale à son unilatéral désaveux.
Nous en appellerons aux Nations-Unies pour surveiller le déroulement des référendums si la LOI du Canada ne permet pas l’équité et le respect des règles de justice référendaire qui limitent également les dépenses référendaires. Nous ne sommes pas à la merci du Canada. Et si nous le sommes, nous avons des moyens pour nous extirper des griffes d’un État abuseur. Et cest moyens ne sont pas ce que vous dites, plonger le Québec dans la grande noirceur afin que le peuple se révolte. Il y a de très nombreuses autres avenues. Dont, celle qui situe le débat au niveau de la primauté démocratique de la Volonté libre du peuple démocratique et souverain du Québec qui est la seule Autorité démocratique suprême sur son territoire nationale. Aucune autre Autorité impériale, autocratique, coloniale ou autre, ne peut impunément et éternellement nier ce fait en déployant tout ses moyens contre elle, ni faire comme si elle devait s’imposer de sa seule force sans tenir compte du droit et des principes démocratiques qui président à nos destinées dans le concert des Nations-Unies.
Nous avons le pouvoir de décider ce qui nous convient ou pas. Le Canada tel qu’il est ne nous convient pas. Il faut donc que ce peuple soit appelé à se prononcer à cet égard. Ensuite, un État valide, quel qu’il soit, pourra émerger de cette prise de décision primordiale. Il sera autre que le Canada actuel que les Québécois répudient. Il sera toujours un Canada dont serait librement partie les Québécois, parce que ce nouvel État aura accepté de se soumettre sur notre sol national à notre volonté de peuple démocratique et souverain. Et, si le Canada n’accepte pas ça, surgira la République démocratique du peuple souverain du Québec.
Vive le peuple souverain du Québec… LIBRE !
Nous ne parlons définitivement pas le même langage, monsieur Archambault. Alors je refuse de vous suivre plus avant dans cette discussion.
Merci quand même, pour l’effort.
Une discussion, Richard3 ? C’est plutôt un (très) long monologue où M. Archambault se plaît à se relire ! Une discussion est ainsi impossible à tenir puisqu’il décortique chacun de nos mots afin leurs donner le sens qu’il veut pour ainsi mieux servir ses « arguments ».
C’est à toi, Richard3, que je félicite les efforts !
Monsieur Archambault n’est pas le seul à utiliser cette tactique pour détourner les sujets, et retourner des propos contre leurs auteurs. Il y a le communiste de service, qui fait pareil.
C’est triste, mais bon, il faut de tout pour faire un monde, à ce qu’il paraît.
Nancy, comme argumentation sophistique on ne fait pas mieux…
Si je décortique les affirmation de la personne avec qui je discute, comment cela peut-il être un monologue ? Si je décortique c’est bien parce que je suis dans une discussion, et pas autre chose. Une discussion consiste à discuter les arguments de l’interlocuteur, je n’ai pas fait autre chose. Je ne donne pas de sens indu à ce qu’a invoqué Richard 3, je contredis ces arguments, simplement, comme on le fait dans une discussion et c’est ce qu’il a fait lui aussi, il a contredit les miens. Quel est le problème ?
Quant à Richard 3, il discute et quand il ne trouve pas prise pour poursuivre, il invente un détournement de sujet qui n’existe pas et prétend que je m’attaque à lui, ce qui n’est pas le cas. Je n’ai ni détourné le sujet, et je me suis attaqué aux idées et non pas à la personne avec qui je discutais.
Communiste maintenant ! Le sophisme de l’amalgame par excellence. On aura tout vu ! Triste, non pas, simplement des attaques personnelles qui tentent de discréditer son contradicteur. N’importe quoi ! En guise de baroud d’honneur parce qu’on est incapable de contredire valablement les arguments invoqués.
Monsieur Archambault,
Je suis sympathique à votre lettre ouverte, j’approuve votre droit de vous exprimer de cette manière au nom de tous ceux qui pensent comme vous. Je ne suis pas allé sur votre site web pour une seule et unique raison : Je ne crois pas que de s’attaquer à la couronne puisse réellement amener une société souveraine, canadienne ou québécoise qui amènerait de réel changements dans notre société. Je suis en accord sur le fond pas sur la forme.
La non signature du Québec sur la constitution est en effet un réel problème. Cependant, le lac Meech datant de 1982 et la participation du Québec dans la Confédération Canadienne datant de 1867, je peux comprendre l’argument pouvant aisément se résumer en : « ça change quoi? » puisque depuis cet évènement, dans la vie des citoyens, les choses ont continués. La réponse à cette question est, selon ma propre opinion : « pas grand-chose » et c’est ce que je vais tenter de démontrer.
Premièrement, la manière dont se déroule le débat donne l’impression que le Québec appartient au Canada. C’est en réalité faux. Le Canada a vu sa création en une alliance de provinces (au départ 4) qui a créée une force gouvernementale fédérale. Les provinces et le fédéral ont vu le jour en même temps, Aucun des deux ne possède l’autre, ils existent ensemble et ne sont plus, lorsque séparé. Le Canada n’est pas un État unitaire comme la France. Je tenais à éclaircir ce point qui semblait flou depuis le début du débat.
Le gouve-rnement Canadien fonctionne depuis sa création sur des bases britanniques. Certains diront impérialisme, d’autre diront influence. Le fait est que ce qui prime dans ce genre de système n’est pas écrit. Ce sont les conventions qui gouvernent et ce sont ces mêmes conventions qui ont le dernier mot. Oui, la « chef d’État » du Canada est notre bienaimé reine d’Angleterre (insérer tous ses autres titres ici) mais ce n’est pas le cas selon les conventions. La dernière fois qu’un ou une gouverneur/e général (Intervenant au nom de la couronne) est intervenu dans les affaires de l’état est l’affaire king / Byng qui date de 1926 et le résultat a été une réélection de Makensy King en protestation de l’ingérence de la couronne. L’influence américaine veut que l’on s’en remette à ce qui est écrit pour décider. Notre culture politique n’est pas et ne devrait pas être semblable. Oui, par écrit nous vivons dans un état autocratique mais cet État est gouverné par les conventions. Le gouverneur général est « proposé » (pour ne pas dire choisi) par le premier ministre qui choisi également ses ministres (Alors que ce devrait être le Gouverneur) et la dissolution de la chambre (Rôle du chef d’État) ne se fait que lorsque le premier ministre rencontre le gouverneur général pour lui demander. Nous élisons nos députés et ministres qui eux ont le champ libre pour gouverner par la suite (Et ce avec le bienfait des conventions). Il ne faut pas souestimer le pouvoir des conventions. Je crois qu’il existe une crise de la démocratie, je ne crois simplement pas que cette crise s’exprime par la présence de la couronne Britannique dans notre système ni par l’exclusion du Québec de la constitution qui s’applique tout de même en son territoire. La présence du Québec dans une Confédération date de bien avant le Lac Meech. Le « marriage » ne date pas de là.
Vous dites :
Aux États-Unis, le peuple souverain ne conteste pas la Constitution des États-Unis. Aucun État des États-Unis n’a été ou n’est gouverné par un gouvernement qui conteste la Constitution des États-Unis. La dernière fois que c’est arrivé, il y a eu guerre civile et à l’époque c’est par la guerre que ça c’est réglé…
Le peuple conteste la constitution tous les jours. Je ne crois pas en quelque chose d’unanimement « acquiesable ». Certains Américains vont écrire des lettres ouvertes parlant au nom du peuple Américain sur des désaccords touchant leur propre constitution (Exemple : la séparation de l’église et de l’état, certains droits de la personne comme le port d’arme). C’est bien pourtant le peuple Américain qui a décidé de cette constitution. Pourquoi alors ne s’y rallient pas tous? Parce que les désaccords sont monnaie courante dans une société humaine. Les sociétés changent monsieur Archambault, mais pas les gens. Il est tellement plus facile de résister au changement que de l’accepter. Un non au changement n’implique rien, il signifie le statu quo alors qu’un oui amène un changement, un imprévu, etc. Ce n’est pas étonnant que le différent sur la constitution américaine ait mené à une guerre civile, le fait est que s’il faut attendre l’accord de toute une communauté pour effectuer une modification au mode de vie, il faut attendre une éternité. Avant la guerre, ils ont essayé de modifier de manière pacifique mais ils se s’ont vite rendu compte que c’était impossible. Les gens sont comme du verre monsieur Archambault, il faut énormément d’énergie (lire chaleur) pour modifier leur forme sans les casser.
Sur ce même point, vous dites que le peuple québécois se bat depuis 250 ans pour combattre l’assimilation. Est-ce que vous vous reconnaissez dans la société québécoise d’il y a 250 ans? Moi pas. Pour la simple et unique raison qu’elle s’est énormément modifié depuis. Nous ne sommes plus les québécois d’il y a 250 ans, combattant l’assimilation pour pouvoir garder notre belle religion catholique et notre mode de vie rural. Les gens changent, les conventions changent, pas les constitutions.
Dernier point monsieur Archambault, vous parler beaucoup de la légitimité d’un État. Du fait que sans l’accord du peuple, une force étatique ne peut être légitime. Il est vrai qu’un état se base sur un contrat entre tous les membres de sa population. Ce contrat, cependant, n’est pas formel. Personne ne le signe, personne ne le lit, il n’existe pas concrètement. Certains pays ont tenté de le mettre par écrit et c’est ce qui pourrait être vu comme une constitution. Laissez-moi vous démontrer mon point de vue. Il ne faut pas un OUI pour légitimer un État, il faut ne faut simplement pas un grand et clair NON. J’explique. La force de nos gouvernements se base peut-être sur son peuple mais il n’en est pas toujours le cas dans l’histoire et dans le monde. Est-ce que l’État de la France monarchique n’était pas légitime? Je crois qu’il l’était tout autant. On peut arguer sur le fait que le peuple n’a pas choisi son roi (ce qui n’en fait pas un État démocratique) ma la légitimation de son pouvoir était présente et visible. Le peuple français de l’époque payait des impôts, respectait les lois. Il acceptait donc une limitation de sa liberté individuelle fait par autrui, c’est-à-dire, l’état monarchique. Si on lui avait posé la question, le peuple aurait peut-être dit qu’il veut une démocratie à 60%. Est-ce que ça aurait délégitimer le pouvoir du roi? Non. Il aurait toujours pu faire des lois qui auraient été respectés. On parle de quelqu’un qui n’a plus de légitimité lorsqu’on questionne sa capacité à exercer son pouvoir selon son mandat. Capacité et mandat son des termes très large qui englobent beaucoup de choses. Une révolution ou un putsch enlève la légitimité, pas le simple mécontentement. L’état Canadien est légitime.
En conclusion, bien que je sois d’accord sur bien des points que vous soulevé, je ne crois pas que l’existence de la couronne britannique rende illégitime l’État Canadien. J’ai plus confiance au pouvoir des conventions qu’au pouvoir des écrits pour représenter le peuple souverain Canadien ou Québécois. Je suis pour un combat vers un Québec plus libre, plus souverain et plus légitime. Je considère la présence britannique comme une honnête reconnaissance de notre histoire et considère son entretient de la même manière qu’on entretient un bâtiment du patrimoine Canadien.
Votre,
Samuel
Samuel,
J’apprécie le ton mesuré de votre commentaire à mon initiative.
Je dirais plutôt que vous postulez que les changements dans notre société peuvent se faire ou pas, et que le fait que l’État du Canada soit un État monarchique ne change pas grand chose. Je ne suis bien évidemment pas d’accord.
Nous sommes d’accord et vous passez un peu vite sur ce « réel problème »
Il y a une raison à cela, c’est que l’État du Canada n’a pas changé. Il est en pratique le même. Il n’y a pas eu de rupture. Simplement la reconnaissance par ce qui restait de l’Empire britannique, d’une indépendance de fait qui rendait le lien avec le Royaume-Uni caduque. Des députés de Londres en appris avec grand étonnement que ce lien de tutelle existait toujours, ils croyaient qu’il avait été rompu depuis longtemps. Le rapatriement de la Constitution, en fait, le fait de rédiger une Constitution, puisqu’il n’y en avait pas, étant donné, comme vous le remarquez, le Royaume-Uni n’a pas comme tel de Constitution, mais obéit à un ensemble d’usages jamais réunis dans un texte constitutif. Et, il y a une raison à cela, c’est que cet État est monarchique.
C’est à dire que le pouvoir suprême est celui de la Couronne qui ne tient pas son pouvoir du peuple, mais de Dieu. Par contre, la Couronne ne fait plus que régner, elle ne gouverne plus l’État, elle est l’État. Elle est l’incarnation d’un État qui par sa Couronne de droit divin, se place en tant que Couronne, au dessus du peuple.
Et, comme Trudeau était pressé de passer à l’Histoire, comme il ne pouvait pas changer l’État monarchique, faute de consensus, il s’est contenté de rédiger une Constitution monarchique qui ne changeait rien à l’État en tant qu’État.
Ainsi, c’est tout à fait normal que vous n’y trouviez pas de changement dans les faits. Or, il y en a plusieurs mais plus subtils. Nous somme passé d’un État monarchique à un État de SA cour suprême qui est garante du respect de la Constitution et de la Charte des droits multiculturels de Trudeau. Mais rien n’a changé, c’est toujours la Couronne, contrôlée cette fois non plus de Londres mais d’Ottawa, qui nous impose un État jamais nommément soumis à nos voix libres et souveraines.
Voilà une affirmation qui ne tient pas compte du fait que ce que vous invoquez qui serait l’alliance entre deux peuples fondateurs du Canada n’est encore qu’un faux semblant de changement qui ne fait encore que perpétuer sans rupture le pouvoir d’une Couronne qui n’émane pas du peuple démocratique et souverain qui n’a jamais été consulté nommément. Une Couronne contrôlée par la majorité canadian qui impose SA volonté aux minorités, donc au Québec. Qui n’est pas reconnu comme peuple dans les Actes qui ont fondé cet État auquel succède toujours sans rupture l’État du Canada de 1982.
Vous faites bien de faire la distinction. Mais cet État n’est pas unitaire qu’en apparence. En fait, il l’est tout autant que la France. De un parce que la Constitution ne reconnaît pas l’existence du peuple du Québec, ce qui est un minimum pour prétendre qu’il s’agit d’une alliance librement consentie entre deux peuples ( Premières nations en sus ). N’existent que des provinces d’un État central contrôlé par son Parlement où le peuple du Québec n’existe pas en tant que tel et ne contrôle pas un État à part entière puisqu’il est subordonné au désaveu du Parlement d’Ottawa.
Ce qui nous ramène au « problème » dont vous parliez et qui fait de la non-adhésion du Québec par la voix de son Assemblée nationale, une décision qui n’a pas d’effet, parce que désavouée dans les faits par le Parlement du fédéral. Il n’y a pas de désaveu formel, mais c’est tout comme puisque l’Assemblée nationale, subordonnée au Parlement fédéral, est ignorée. Tout simplement ignorée, comme si elle n’existait pas.
On ne demande pas l’avis de ses objets personnels quand on change de maison. Le peuple souverain du Québec n’existe pas en tant que peuple n’est que l’objet de propriété du Canada. Les provinces ne sont que des entités de cet État et non des entités propres, souveraines, libre de consentir ou de refuser de consentir. Elles ne consentent pas… ? Pas de problème… elle n’ont pas voix au chapitre, c’est aussi simple que ça.
« Influence » !?
Vous voulez rire… Et ce n’est pas drôle, les Patriotes pendus ou exilés ne la trouvent pas drôle…
Vous confondez les fonctions de Chef d’État et de Chef de gouvernement. Dans la République, généralement, le Chef du gouvernement agit en plus comme chef d’État. Ici, ces fonctions sont distinctes. Pour assurer la pérennité de la monarchie et de ses souverains qui sont la personnelle et charnelle incarnation de l’État. Une manière d’assurer la stabilité de l’État en tant qu’État qui transcende le gouvernement de l’État, ils peuvent changer, mais l’État demeure.
D’où cette idée qui nous incite à penser que rien ne change et rien ne peut changer. Comme quoi le formule est efficace. Vous avez intériorisé le fait que quoiqu’il arrive, rien ne change ou ne peut changer, y compris le fait de « s’attaquer » à la Couronne canado-britannique. Paradoxalement, comme elle ne gouverne pas, on peut penser que son existence n’a pas d’effet tangible sur nos vies. Or, elle a un effet certain. Celui qui consiste à faire de l’État un état de fait qui n’a pas de fin, qui est immuable, quoiqu’on fasse, quel que soit le gouvernement qu’on élit.
Elle ne l’est pas mais pourquoi donc ne devrait-elle pas être semblable ?
Plus maintenant, notre gouvernement aujourd’hui se gouverne en vertu de la Constitution de 1982
Certes, cet État autocratique nous a à l’arraché accordé un gouvernement, puis un gouvernement responsable, puis le droit de l’élire, mais jamais le Peuple qui élit ses gouvernement, n’a pu avoir l’occasion de concevoir et surtout de nommément approuver ce qui gouverne les gouvernement qu’on élit, à savoir les Actes constitutifs et la Constitution de l’État et de sa Couronne, puisqu’elle est de droit divin. Elle n’émane pas du peuple. Contrairement à la République. Qui elle, n’émane pas de Dieu, mais du peuple.
Bien sûr. Mais quel est le rapport !?
Et, de mariage, il n’y a jamais eu, puisque s’il est question de « marier » valablement deux peuples, le peuple lui n’a jamais dit OUI, à tel « mariage ». Ni à la Conquête, lors de la Confédération de 1867, ni en 1982.
Ensuite vous me parlez des États-Unis où la Constitution serait contestée. Or, elle ne l’est pas, elle est révérée, sacrée. Chaque amendement a valeur d’exception et ne remet pas en cause la primauté de l’acte fondateur.
Si elle est contestée, elle ne l’est pas de manière tangible, organisée, aucun grand parti ne la conteste, aucun État n’a été gouverné par un gouvernement qui la contesterait. Vous parlez de contestation qui n’est que groupusculaire et qui ne conteste pas la validité, la légitimité de l’ensemble même si à la rigueur, quelques éléments sont contesté.
Et, non ! La Constitution des États-Unis n’a jamais nommément été soumise à l’approbation du peuple. MAsi elle a été très largement appuyée par le peuple, elle l’est toujours.
Et, oui ! Les Constitutions aussi changent, bien sûr et heureusement, plus lentement, moins souvent que les modes vestimentaires, les us et coutumes, et comportements, mais elles changent.
Depuis la Conquête, de nombreux État et Actes constitutifs ont changé. Les colonies britanniques d’Amériques se sont scindées, les États-Unis ont été créés, la France a fait la Révolution, la Restauration lui a succédé, et elle en est à sa Ve République… L’Europe change, a changé depuis le Marché commun de l’après guerre.
Ce n’est pas un contrat. C’est une Constitution ou une monarchie ou n’importe quel forme d’État qui s’impose d’Autorité, de force, ou par un libre adhésion, formelle ou informelle. Il n’est pas question de signer un contrat. En démocratie, l’unanimité n’est pas la règle, c’est la majorité qui s’exprime par un vote qui fait fait de tout.
En vertu de quel principe ? Parce que c’est la réalité politique que nous avons vécu depuis la Conquête et qu’on ne connait rien d’autre qui obéisse à des principes autres qu’autocratiques imposé d’Autorité par une Couronne et son État, pas ses gouvernements qui contrôlent cette Couronne d’Ottawa qu’élisent la majorité canadian ? Et, ça ne peut être changé parce qu’on n’a pu fonder l’État souverain du Québec.
Ainsi, parce que c’est une réalité, ce serait donc d’office un principe ? Et, si c’est un principe de quel ordre est-il ? D’ordre autocratique ou démocratique ?
Voilà bien une affirmation qui ne répond qu’au principe de force majeure, et cette force est une force exercée par un État abusif qui érige en principe une réalité qu’il impose de force. Deux fois plutôt qu’une parce que cet État dit exactement le contraire. Par sa LOI dite de la « clarté » cet État déclare au contraire qu’il faut bel et bien un OUI pour fonder l’État souverain du Québec. Pour fonder la République démocratique du peuple souverain du Québec. Et, rien d’autre !
Par contre, cet État, lui, n’applique pas la même règle et prétend comme vous le faites… qu’il…
Admettons !
Suffit donc que ce peuple souverain du Québec soit appelé à se prononcer pour affirmer que TOUS les États, quels qu’ils soient, doivent désormais soumettre les Actes qui les fondent, constituent et qui gouverne les gouvernements qui le gouverne, à sa directe et expresse approbation, pour que le principe démocratique reconnu par le Canada par la loi dite de la « clarté » s’impose comme une réalité politique qui change la réalité politique de cet État et de SA Couronne autocratique et tutélaire.
C’est ce que je propose. Ainsi, nous ferions en sorte de subordonner l’Autorité abusive de l’État du Canada à l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain du Québec, du moins sur son territoire national du Québec. Ce qui dans cette absence lui permet de ne rien changer à cet État de subordination du Québec et des Québécois depuis la Conquête et que vous tenez pour inchangeable.
La question ne se posait pas à l’époque. Du moins pas dans ces termes là. La Couronne de France était le résultat d’une entente entre Souverain et vassaux librement consentie. Les vassaux, les nobles, acceptaient de reconnaître comme Souverain tel Roi, qui devenait l’incarnation personnelle et charnelle de l’État national et de la souveraineté du peuple face à la souveraineté d’autres peuples, au gré des alliances ou des conquêtes. Le Souverain en contrepartie devait respecter ses vassaux, son peuple, le défendre contre l’envahisseur etc. Il s’agissait d’un État de droit, du moins depuis la fin du Moyen-âge. Le Roi ne pouvait faire à lui seul ce qu’il voulait, ses lois devaient passer par un série impressionnante d’étapes légales, etc, et du moins en France.
Mais, si rétrospectivement nous la posions aujourd’hui, nous pourrions dire que oui, tant et aussi longtemps que le peuple et ses vassaux, sa noblesse, sa société civile, reconnaissait dans la Couronne, le fait qu’elle soit la valide expression de la souveraineté du peuple. Et, cela n’a plus été le cas à la Révolution française.
Il est légitime au Canada. Pas sur le territoire national du Québec. Il est légal, mais il n’est pas légitime sur ce territoire national du peuple démocratique et souverain du Québec, et ce, même d’après sa propre loi dite de la « clarté », qui impose des règles claires quant à la validité de la légalité de l’État démocratique légitime devant s’imposer sur ce territoire national du Québec. Il est illégitime parce que cet État et sa Couronne usurpatrice ne se soumettent pas réciproquement à la même règle. Il est illégitime parce que l’une de ses composantes par la voie de l’Assemblée nationale a refusé d’y adhérer. Il est illégitime en vertu du principe démocratique qui fait du peuple souverain l’Autorité démocratique suprême sur son territoire national. Et le serment d’allégeance que sont obligé de prêter notre députation, porte allégeance à la Souveraine de l’État en tant qu’autorité suprême, ce qui va à l’encontre du principe démocratique.
Voilà pourquoi s’attaquer à la Couronne est partie de l’émancipation de ce peuple, parce qu’on s’attaque par le fait même à la légitimité de la légalité de l’État du Canada sur notre territoire national du Québec. La preuve, vous vous objectez en vous écriant au contraire…
En conclusion, bien que je sois d’accord sur bien des points que vous soulevez, je ne crois pas que l’existence de la couronne britannique rende illégitime l’État Canadien.
J’ai bien compris que vous ne soyez pas d’accord. Et, vous avez raison sur un point. Vous dites qu’il l’est, je dis qu’il ne l’est pas légitime. Or, seul l’appel aux voix du peuple souverain du Québec serait en mesure de trancher entre nos deux avis. ET, je ne dis pas autre chose, il faut donc appeler ce peuple à se prononcer à cet égard. Veut-il oui un non un État valide et légitime qui émane nommément de ses voix libres et souveraines, quel qu’il soit, Québec partie libre d’un Canada remodelé, ou Québec souverain. Étant exclu l’État actuel de la Couronne canado-britannique majoritairement répudié par les Québécois, et jamais nommément soumis aux voix du peuple ?
Les Québécois veulent décider de la Constitution de leur État. Ils contestent, répudient l’actuel statu quo constitutionnel canadian. Cet État, son partage des pouvoirs, son pouvoir de désaveux, sa primauté via SA Cour suprême capable d’invalider nos lois, notamment nos lois linguistiques, est répudié par les Québécois qui ne veulent pas de cet État là et qui s’impose sur la seule base de la fédération des NON à l’État souverain du Québec, menaces de représailles économique, politiques, sociétales et culturelles à la clé.
Cela n’a rien à voir puisque depuis 1982, le Canada fonctionne justement selon ce que dicte la Constitution. Un écrit, tout ce qu’il y a d’écrit et qui impose à ses gouvernements, via la Cour suprême, de se gouverner en conséquence. ET, ce pouvoir de l’écrit représente donc ce qui s’impose contre le gré des Québécois sur leur territoire national. Au point où près de 50% on choisi de fonder une République en lieu et place de cet État autocratique monarchique illégitime.
C’est dire à quel point ce pouvoir abusif est contesté.
Pourquoi ? Le Canada est légitime mais le Québec aurait besoin de l’être « plus » ?
« Plus libre », veut dire qu’on ne l’est pas totalement. Comment cela se peut-il admettre ? On est libre ou on ne l’est pas, on n’est pas un peu libre. On l’est totalement ou on ne l’est pas. ET, on ne l’est pas parce que nous vivons sous l’emprise d’un État auquel nous n’avons pas librement adhéré. Et on ses soumis aux menaces de représailles si nous voulons fonder sur notre territoire national une libre République démocratique.
Tiens donc ! L’argument catholique. Le crucifix n’est plus supposément un symbole religieux, c’est un artefact patrimonial, historique… on ne saurait le décrocher de l’Assemblée nationale. Or, si c’est du patrimoine, sa place est au Musée.
Voilà ce que vous nous dites. La « présence britannique » ayant été partie de notre histoire, elle devrait s’imposer pour l’éternité, intacte et toujours se posant en tant qu’Autorité autocratique suprême, à laquelle DOIT être toujours subordonnée l’Autorité démocratique suprême du peuple souverain, jusqu’à la tête de son État.
Rien d’autre ne peut être admis. Pas question de reléguer au Musée cet État d’un autre âge auquel n’adhèrent pas les Québécois.
Fonder la République démocratique du peuple souverain du Québec, n’oblitère pas notre patrimoine, notre histoire, cette fondation fait l’Histoire, ferait l’Histoire, comme la Conquête a fait l’Histoire de ce continent après 10 ans de Régime français au Québec.
En vertu du principe patrimonial que vous invoquez, la Conquête n’aurait pas dû avoir lieu. Rien donc de l’histoire de l’Humanité n’aurait pu se produire. Or, ce n’est pas ça l’Histoire, l’héritage humain, qu’il soit politique, culturel, civilisationnel. Et, nous pouvon l’écrire notre Histoire, sans tenir pour immuable et sacré un héritage imposé de force par les armes de la Conquête et qui se prolonge indument sur notre territoire national contre notre libre gré et bon plaisir.
Cela commence par contester la légitimité d’une Couronne canado-britannique qui n’est pas la nôtre, commence par contester la légitimité de son État du Canada qui n’a pas fait la rupture d’avec cet État impérial qui s’impose et s’impose à notre députation, à nos gouvernements, sans qu’ils aient prise sur cet État et sa Couronne qui est contrôlée à Ottawa.
Reste à appeler le peuple souverain à trancher. Comme les partisans du Canada, comme vous, ne le feront pas, cela parce qu’ils savent qu’il serait répudié et qu’il n’obtiendraient pas la OUI, en prétendant que la légalité abusive de l’État du statu quo de blocage qu’ils mettent de l’avant est légitime que seul un NON pourrait l’invalider, c’est donc aux souverainiste de le faire. ET, c’est ce que je propose.
Merci pour votre très généreuse attention. Luc A.
Monsieur archambault, ne dîtes pas que les québécois n’adhère pas au Canada, vous n’êtes pas qualifier pour parler en mon nom, car moi j’ya adhère au Canada. Vous n’y adhérer pas, c’est votre choix le plus légitime mais cessez de parler au nom des québécois vous n’avez aucune légitimité pour le faire. Vous voulez représenter des québécois, mettez votre face sur une pancarte et faîtes-vous élire. Vous dîtes, reste à appeler le peuple souverain à trancher, les québécois ont voté deux fois et deux fois non, ce n’est pas un quatre de sept. pourquoi un référendum, le québec fait partie du Canada. On ne légitime pas un statut qui est déja.
Normand,
Je peux tout autant que vous exprimer mes vues sans avoir à me faire élire. Vous adhérez au Canada tel qu’il est mais cela ne fait pas du Canada actuel un État qui a obtenu le OUI qui le validerait. Vous ne pouvez prétendre que la majorité des Québécois endosse ne Canada actuel puisque ce peuple souverain n’a jamais été consulté et n’a jamais dit OUI.
Les Québécois ont voté NON à l’État souverain. Ce qui ne les fait pas avoir voté OUI pour le Canada. Et si c’est comme vous le prétendez une OUI au Canada, il n’est pas clair, et la majorité obtenu est ridiculement basse. Pourquoi, parce que le Canada actuel est répudié par la majorité des Québécois. Ce pourquoi le Canada n’a jamais appelé ce peuple à lui dire un clair OUI. Il perdrait ce référendum.
Les Québécois répudient majoritairement le Canada actuel, des fédéralistes rénovateurs aux souverainistes en passant par les autonomistes, qui reste-t-il ? Quelques activistes comme vous qui prétendent que les Québécois approuve la Constitution actuelle ? Ce qui n’est pas le cas.
Prouvez clairement que votre prétention est valide. Appelez le peuple souverain du Québec, à voter OUI en faveur de la Constitution actuelle du Canada. Quand vous l’aurez fait, et que vous aurez obtenu ce OUI, vous pourrez prétendre à bon droits que j’ai eu tort de prétendre que ce n’était pas le cas. En attendant… J’ai le droit de le prétendre et cela appuyé par votre abstinence. En effet, le fait que le Canada s’y soit refusé prouve qu’il n’obtient pas la majorité des voix. Sinon qu’il tire parti de notre division. En effet, ce ou OUI règlerait la question. Or le Canada ne peut la régler la question… Pourquoi ? Parce qu’il est incapable d’obtenir en l’état, une OUI clair et majoritaire. POINT.