Publié le 29 mars, 2009 à 09:50 par Jonathan Bolduc
L’UQÀM en suspend!
Les enseignants de l’Université du Québec À Montréal (UQÀM) ont voté à 91% vendredi pour la poursuite de la grève sur 10 autres jours.
Il est important de comprendre ce qui motive ces actions de la part du SPUQ (Syndicat des Professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal)(1) et de confronter ses demandes aux offres actuelles de l’institution d’enseignement.
Tout d’abord, les 980 professeurs de l’UQÀM sont sans contrat de travail depuis mai 2007. Ils réclament l’embauche de 300 professeurs afin d’améliorer la qualité des services d’enseignement offerts aux étudiants et un rattrapage salarial de 11,6 % sur trois ans.
L’UQÀM avait présenté aux syndiqués une offre finale. Celle-ci comportait une hausse de salaire de 4% et l’embauche de seulement 25 nouveaux enseignants.
L’écart est donc immense et les conflits, bien présents.
La grogne commence à règner au sein de la communauté étudiante alors que plusieurs personnes se demandent si tout cela est réellement nécessaire. De plus en plus d’étudiants craignent de perde leur session ou d’être retardés dans leur dîplomation.
L’UQÀM se fait très nébuleuse sur les solutions envisagées afin de palier à la problématique de la reprise des cours.
C’est d’ailleurs sur ce point, que l’institution d’enseignement supérieure tient son rapport de force, puisqu’elle déterminera comment les cours annulés seront rattrapés lorsque la grève sera terminée.
En plongeant les étudiants dans l’incertitude et la peur, le SPUQ pourrait se voir perdre rapidement plusieurs de ses appuis, notament par les nombreuses associations étudiantes de l’UQÀM qui, au nombre de 13 000 étudiants, ont eux aussi emboîté le pas afin d’exercer plus de pression sur les dirigeants.
Le 25 mars dernier, la Cour supérieure à émis une ordonnance d’injonction provisoire demandant au SPUQ de s’assurer que les lignes de piquetage permettent aux étudiants et au personnel d’avoir accès librement et en toute sécurité aux locaux et batiments de l’UQÀM.(2).
Chaque mouvement de grève demande son lot de sacrifices. Il est impératif cependant que l’UQÀM reconsidère le travail des enseignants et surtout le nombre d’entre eux afin d’assurer une optimisation des services offerts aux étudiants et étudiantes.
Notes relatives au texte
- Consulter le site officiel du SPUQ (Syndicat des Professeurs et professeures de l’Université du Québec À Montréal) à l’adresse suivante: http://www.spuq.uqam.ca/ [↩]
- Document officiel de l’UQÀM disponible sur internet. http://www.uqam.ca/divers/ordonnance.htm [↩]
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Mots clés: Association étudiantes • Grève des enseignants • SPUQ • UQAM
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Comme a chaque grève à l’UQAM on agite l’épouvantail de l’annulation de la session. Je vous rappelle qu’en 4 sessions les étudiants de l’UQAM on fait 3 fois la grève et que jamais on n’a annulé de session. Je suis lassé également qu’on accuse les étudiants et les profs – cette fois-ci – d’agir en irresponsable envers la communauté uqamienne. Je vous rappelle que ce sont les administrateurs de l’université qui ont provoqué cette crise et que c’est le gouvernement du Québec qui refuse de soutenir financièrement son propre réseau universitaire. Les frais de scolarité ont augmenté considérablement et les services offerts aux étudiant se sont dégradés. Ce contexte de crise rend tout à fait légitime la grève des professeurs et des étudiants, et je désire qu’une chose, une nouvelle élection pour chasser de Québec le PLQ et son hypocrite meneur.
Je suis pleinement en accord avec vous mon texte fait justement état de la situation.
Je mentionne que le rapport de force de l’UQAM est la menace de l’annulation de la session sans mentionner être en accord avec cela.
Je pense que la grève est parfaitement justifiée et que l’UQAM dois absolument injecter les sous les ressources exigées.