Publié le 8 avril, 2009 à 15:10 par David Chrétien
On demande des écoles plus autonomes
La diminution du décrochage scolaire passe par un régime minceur à la bureaucratie.
Après l’ADQ, nous avons maintenant des experts dans le domaine qui évoquent que la diminution du taux du décrochage scolaire n’est pas une question de budgets octroyés, mais bien plus une question de mode de gestion:
«Pour lutter contre le décrochage scolaire, un collectif formé de six «sages» du monde de l’éducation dont l’ex-sous-ministre Robert Bisaillon et Paul Inchauspé, connus comme les pères de la réforme ne réclame pas des millions. Leur proposition? Donner aux écoles le pouvoir de se prendre en main et de trouver leurs propres solutions, au lieu de les paralyser avec des décisions venues d’en haut. Un cri du coeur qui va faire grincer des dents.»(1)
Bref, des écoles plus autonomes!
«Ça va mal dans le système scolaire: les écoles étouffent, victimes de la bureaucratie et de la technocratie, selon un collectif de six sages du monde de l’éducation, qui lancent aujourd’hui L’école comme établissement d’enseignement et la réussite, obtenu par La Presse.»
«Actuellement, «il n’y a pas de possibilité d’être créatifs et inventifs et de s’adapter aux besoins du moment», a dénoncé Serge Morin, ex-président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), l’un des auteurs.»(2)
Proposition adéquiste, automne 2006
Lors du congrès des membres adéquistes en novembre 2006, les membres ont voté en faveur de l’abolition des commissions scolaires, alors jugées trop lourdes bureaucratiquement dans le système gouvernemental. Plusieurs ont sursauté à savoir pourquoi l’Action démocratique du Québec souhaitait une telle réforme dans le monde de la gouvernance scolaire. D’autres, ont pratiquement tiré des pierres sur la proposition adéquiste en mentionnant que le parti de centre-droit voulait affaiblir le niveau de la qualité d’enseignement au Québec. Les citations négatives à l’endroit de cette idée instiguée par militants de l’ADQ sont innombrables…
Pourtant, à la lecture de l’article de La Presse dont je fais mention dans ce billet, les experts en question semblent aller au même endroit où Mario Dumont voulait aller à l’époque avec l’abolition de CS. Le parti n’a pas encore changé d’avis sur cette proposition faisant partie encore tabou.
La solution libérale $$
«La ministre Michelle Courchesne l’a répété: le gouvernement dépense 841 millions par an pour prévenir le décrochage. Pourtant, un jeune sur trois n’a pas de diplôme du secondaire à 20 ans, un taux qui ne s’améliore pas depuis 20 ans. »
Rien de nouveau, on injecte de l’argent, plus facile de même rien à toucher, juste au coffre du Conseil du trésor. Aucune initiative de la part du gouvernement, de peur de déranger le système qu’il maîtrise très bien, de ne pas froisser certains amis placés ici et là, pour ne pas avoir les syndicats sur le dos… rien juste de l’argent lancé par les fenêtres qui ne donne rien de concret selon moi.
La solution péquiste
ZZzzZZz (Absence)
«Le porte-parole de l’ADQ en matière d’éducation, M. Gérard Deltell, s’est désolé de l’absence de Pauline Marois, qui a dirigé une réforme désastreuse, lors de l’interpellation aujourd’hui à l’Assemblée nationale sur le décrochage scolaire au Québec.»(3)
Préalablement publié sur http://davidchretien.blogspot.com
Notes relatives au texte
- http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200904/07/01-844194-plus-de-latitude-aux-ecoles-reclament-des-experts.php [↩]
- http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200904/07/01-844194-plus-de-latitude-aux-ecoles-reclament-des-experts.php [↩]
- http://www.adq.qc.ca/index.php?id=57&tx_ttnews[tt_news]=849&tx_ttnews[backPid]=56&cHash=33b5d4d877 [↩]
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Mots clés: ADQ • éducation • Gérard Deltell • Michelle Courchesne • Pauline Marois
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