Publié le 24 octobre, 2009 à 06:00 par Jean-Pierre Plourde

Pour les voitures, les batteries ne sont pas la solution

source: leaaptpe.l.e.pic.centerblog.net

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Pour les voitures, les batteries ne sont pas la solution :

Oui à la voiture électrique, mais pas dans la direction des batteries.
Les batteries présentent d’énormes problèmes de recyclage et elles vont entraîner des inconvénients majeurs. Par grands froids les réactions chimiques sont sensiblement réduites donc votre rayon d’action le sera aussi, nous sommes au Québec, pas en Floride.

Vous traversez le parc des Laurentides ou celui de La Vérendry, vous tombez en panne à 100 kilomètres dans le bois, il n’est pas question d’aller chercher un gallon de kilowatts et de revenir faire le plein de la batterie. Un petit moteur de tondeuse dans le coffre couplé à une petite génératrice serait plus utile, alors un petit bozo futé va patenter cela, ce petit moteur va tourner jour et nuit, même quand la voiture est arrêtée, pour recharger ce qui manque à la batterie au lieu de faire l’effort de brancher la voiture. Nous revenons au point de départ avec un petit moteur plus polluant que le gros.

Que faut-il penser de l’autre bozo qui a oublié de brancher sa batterie la veille et qui pense être capable de se rendre au bureau! Selon le principe de Peter, « Si ça peut arriver, ça va arriver », il va tomber en panne sur le pont Jacques-Cartier aux heures de pointe, oups, aurait-on oublié quelque chose?

Non, pour moi, il faut l’énergie qui fait fonctionner l’univers, les étoiles et qui est inépuisable, l’hydrogène, 99 % de l’univers en est constitué et nous ne risquerons jamais d’en manquer, pas à notre échelle en tout cas, 70 % des océans en est constitué. Le plus beau, c’est que lorsque nous l’avons consommé, nous la retournons à l’océan par nos égouts pluviaux, et nous recommençons, nous fermons la bouche.

La recherche sur les batteries c’est génial pour les ordinateurs, les cellulaires ou autres accessoires. Oubliez cela pour les voitures sans une autre invention encore en développement, mais très avancée, la pile à combustible. Là, nous pourrons parler de voitures électriques véritablement rechargeables comme pour la voiture actuelle, nous pourrons faire le plein en moins d’une minute, avec ou sans moteur parce que l’électricité pourra être produite chimiquement ou au moyen d’un moteur fonctionnant à l’hydrogène et sans pollution couplée à une génératrice, en fonction des usages.

Vous l’aurez compris, la pile à combustible marche à l’hydrogène, son résidu c’est de l’eau pure que nous pouvons boire. Si tu tombes en panne, tu peux aller chercher 20 livres d’hydrogène au dépanneur, comme nous le faisons pour le propane, tu mets cela dans ton réservoir et tu rentres chez toi comme tu l’aurais fait avec un bidon d’essence sur ta voiture actuelle.

L’hydrogène peut se produire par l’électrolyse de l’eau, on produit deux parties d’hydrogène pour une partie d’oxygène, l’oxygène on la laisse s’évaporer dans l’air, c’est ce qui nous fait respirer, c’est donc très utile et écologique, elle sera récupérée plus loin par la combustion inverse de l’hydrogène dans la pile et le résidu sera de l’eau pure, celle que nous aurons électrolysée à l’origine. Par contre, c’est vrai que de l’eau pure sur la chaussée à -30 degrés Celsius, ça peut devenir glissant, mais nous pourrons faire couler l’eau dans un moule et quand le moule est plein d’un beau gros glaçon de deux pieds par quatre pieds, nous pourrions nous en défaire à la prochaine station d’hydrogène en même temps que nous faisons le plein, la glace pourrait même être mise dans des sacs et revendue pour les glacières pour garder la bière au froid. Il y a d’autres solutions, mais il faut bien garder du travail pour d’autres… Ha Ha.

Si l’énergie pour produire l’électricité provient de l’hydro-électricité ou de l’éolien, l’équation de la pollution est proche du zéro.

Parlons-en de l’éolien, que voila le bon produit pour produire l’hydrogène!

Nous nous nous évertuons à rendre l’énergie éolienne compatible avec nos lignes de transmissions, WO les moteurs, tout ce que nous avons besoin pour l’électrolyse de l’eau et produire l’hydrogène, c’est du courant continu, un pont diode avec condensateurs c’est suffisant, sans égard a la tension générée, plus il y a de vent, plus nous produisons de l’hydrogène, comme il y a toujours du vent quelque part, la toundra c’est le couloir des vents… et c’est grand, très grand, pas besoin de survolteurs pour alimenter les lignes de transmission, produisons l’hydrogène sur place et transportons là par pipeline. Nous aurons la sécurité de deux sources d’approvisionnement en énergie au lieu d’une. Une grande sécurité qui deviendra de plus en plus essentielle.

Contrairement au pétrole de l’Alaska qu’il faut chauffer pour le transporter par pipeline, l’hydrogène reste liquide même à très basse température.

Pour se rendre jusque-là, il nous faudrait penser comme un peuple uni dans des projets communs et qui a de l’ambition comme dans les années 60 sous René Lévesque. Pour savoir ce que je veux dire par « avoir de l’ambition », voir mon texte Les crimes économiques, sur saglacweb.blogspot.com.

Un parc de milliers d’éoliennes dans la toundra pourrait produire l’hydrogène nécessaire pour alimenter une bonne partie des besoins de l’Amérique en hydrogène, le pipeline pourrait être séparé des lignes de transmission de l’Hydro pour éviter tout incident, comme des pylônes qui pourraient tomber sur le pipeline, par exemple, ou la rupture d’un pipeline en feu qui ferait fondre un pylône. Nous conservons la structure économique de distribution et nous sauvons des centaines de milliers d’emplois. Si nous abandonnons le pétrole, nous devrions revenir à ce genre de distribution pour l’hydrogène lorsque nous aurons constaté notre erreur.

Québec peut devenir la pompe à essence de l’Amérique, à la condition de se réveiller. Les redevances feraient en sorte que les citoyens du Québec seraient exempts d’impôt provincial comme en Alberta.

La pile à combustible dans votre maison pourrait produire toute l’énergie que vous consommez chez vous sans être branché à l’Hydro-Québec. Vos panneaux solaires sur le toit peuvent produire l’hydrogène l’été que vous consommerez l’hiver venu, de plus, la petite éolienne en produira d’autre lors de grands vents. Votre maison aura besoin principalement des égouts, l’eau potable produite par la pile pourra servir pour l’alimentation. Fini la dépendance à cause du verglas et aux lignes de transmission cassées. Plus de fils ni de poteaux dans la cour… Il pourrait même être possible de faire le plein d’hydrogène de votre voiture à la maison et dans certains cas, de vendre de l’énergie à l’Hydro.

L’hiver, à – 30 degrés, et par grands vents, votre petite éolienne pourrait fournir directement son électricité vers des radiateurs spéciaux pour ménager la pile à combustible, ce qui serait plus brillant que d’en faire de l’hydrogène dans ce cas. Fini le poêle au granule et les poussières des poêles au bois. Cette même éolienne produirait l’été de l’hydrogène, nous assumons une sécurité d’approvisionnement par la double fonction d’un même appareil.

Tout cela, ce n’est pas de la science-fiction, ça existe déjà, mais il faut de l’ambition et de l’énergie mentale autant que physique pour réaliser tout cela… C’est à la mesure des Québécois.

Jean-Pierre Plourde, Bsa, UQAC73
Directeur Général, Tecno-Kébec, Jonquière, Québec.
saglac@gmail.com

A Propos de l'Auteur

Jean-Pierre Plourde à publié 13 articles sur ce site.

Je m'intéresse à la politique et j'écris beaucoup sur ce sujet. Saglacweb.blogspot.com y est dédié. Vous retrouverez de mes écrits sur différents cites comme: ameriquebec.net et vigile.net Je peux vous approvisionner occasionnellement de nouveaux texte, sans obligation de votre part de l'inscrire ou non sur le votre. J'aurais d'ailleurs un premier texte à vous soumettre. Jean-Pierre Plourde.



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Commentaires (2)

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  1. Richard3 dit :

    Par contre, il faudra maintenir le format VUS, même avec des véhicules à hydrogène, parce que les rues de Montréal, et le réseau routier du Québec en général, sont tellement remplis de nids-de-poule qu’il faudra toujours un 4×4 pour y circuler sans tout briser.

    Excellent exposé, dans l’ensemble, monsieur Plourde, merci.

  2. Réponse à Richard:

    Pour ne pas être en reste, je vous joins un document que j’ai déniché sur internet qui démontre bien l’avenir de cette avenue.

    Tiré du site suivant et d’octobre 2009, donc, très récent:

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/...

    « Le Ion Tiger, un drone à hydrogène, vole durant près de 24 heures :

    L’intérêt du Ion Tiger est qu’il fonctionne à l’énergie électrique, fournie par une pile à combustible, une technique prometteuse aussi dans le domaine civil, en aviation mais aussi dans bien d’autres secteurs. Ce record mérite donc une certaine attention.

    Dans une pile à combustible, de l’hydrogène provenant d’un réservoir est combiné, à travers un électrolyte, à de l’oxygène prélevé dans l’air ambiant. Le résultat est une production d’électricité et d’eau, unique polluant direct…
    Purement militaire, cet engin affiche des performances de bon augure pour des applications civiles et est même représentatif d’une idée folle : l’avion électrique.

    Le record de durée de vol d’un avion sans pilote vient sans doute d’être battu par un appareil à hélice tirant son énergie – électrique – d’une pile à combustible.

    L’avion a décollé d’Aberdeen (Maryland, Etats-Unis) le 9 octobre et s’y est posé le lendemain après un vol de 23 heures et 17 minutes, établissant probablement un record…

    Les performances indiquées montrent les possibilités de ce genre de formule. La puissance disponible serait de 550 watts, soit, nous dit-on, quatre fois mieux qu’un classique moteur à pistons de taille comparable et sept fois plus qu’une batterie de même poids.
    On ne dispose que de quelques communiqués, des photos et une vidéo… »
    ___________
    Voir le site pour la suite.

    J’en conclu:

    En 1960, personne ne croyait que le Québec réussirait à construire des lignes de transport de 735KV, pourtant on l’a réussi et, si cela n’a pas changé, on retrouve aujourd’hui, le plus important centre de recherche en énergie au monde à Varenne près de Montréal. Le moteur roue y a d’ailleurs été développé par M. Couture, ce moteur est aujourd’hui la base de développement de la voiture électrique, un autre produit qu’on a pas eu le courage de développer nous-même par pression extérieure sans doute…

    Toujours dans les années 60, un certain John Kennedy, à décrété que les USA iraient sur la lune avant la fin de la décennie, le défi à relevé était gigantesque, et ça s’est fait.

    Un peuple respire par ses projets. Lorsque les projets d’avenir ne sont plus la, la corruption s’installe. C’est ce que l’on vit présentement, le retour aux méthodes de Duplessi.

    Voici donc la suite de mon exposé:

    Il y aurait la pour le Québec un beau défi à relevé. L’un des problèmes de l’Hydro, c’est d’entreposer l’énergie non consommée et perdue par le trop plein des réservoirs par exemples. Pour relever un tel défi, il faut cependant se réveiller et protéger nos biens collectifs et nos droits d’être considéré comme un citoyen Canadien ayant les mêmes droits qu’un autre ou à défaut, de librement se retirer.

    L’Hydro-Québec est en processus d’être transféré en propriété aux intérêts canadiens et non plus Québécois, même si nous en avons défrayé tous les coûts de construction. Pour comprendre les techniques, lire Normand Lester.

    Il ne s’agit plus là d’une supposition mais d’événements vérifiables.
    Comme pour la caisse de dépôt, ce sont des centaines de milliards qui sont en jeux. Un appauvrissement général de nos communautés est en jeu.

    Seul les Québécois peuvent y faire quelque chose et je veux leur faire savoir.

    Comme disait Laurence d’Arabie dans le film, rien n’est écrit.

    Il est faut de prétendre que l’on est né pour un petit pain. C’est ce que l’on veut nous faire croire malgré qu’on a prouvé le contraire avec l’Hydro-Québec.

    La politique, l’économie et le social, ça s’entrecoupe et la science en fait parti parce qu’elle résulte de la collaboration du politique et de l’économique. C’était le propos de cet article, en apparence sans rapport.

    Pour en savoir plus, voir Vivre libre ou disparaitre, sur saglacweb.com

    Les Américains ne se seraient jamais rendus sur la lune sans un consensus général.

    Merci M. Richard de votre implication.

    Jean-Pierre Plourde

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