Publié le 22 avril, 2009 à 19:16 par Jonathan Valois

Prendre conscience de ses responsabilités citoyennes

 

Logo, Jour de la Terre, Canada

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Certains lecteurs ont laissé des commentaires sur mon billet précédent, faisant le lien entre la survie de l’industrie forestière et l’environnement. Ça me fait penser à l’exposition Bouleaux et Buildings de Raôul Duguay, qui explorait le lien entre culture et nature. En fait, tout est lié à l’environnement, non? Voilà pourquoi on a fini par comprendre que le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de développement ».

 

Dire que notre modèle économique est à revoir, surtout en cette période de crise économique, est un euphémisme. Comme c’est le plus souvent dans le malheur que les humains cherchent à améliorer leur sort, peut-être reverrons-nous effectivement notre modèle économique dans cette perspective. Comme le New Deal de Roosevelt a nécessité la crise de 1929…

Toute cette réflexion ne pouvait pas mieux tomber, car aujourd’hui (22 avril 2009) est le Jour de la Terre.

Le Jour de la Terre

Connaissez-vous l’origine et la signification de cette journée annuelle de sensibilisation internationale?

J’étais surpris d’apprendre que la première édition du Jour de la Terre a eu lieu aux États-Unis, en 1970, à l’initiative du sénateur Gaylord Neslon. Ce dernier souhaitait attirer l’attention sur cet enjeu préoccupant aux yeux du public, mais occulté du pouvoir politique. L’idée d’un coup d’éclat a commencé à germer dans son esprit en 1962. Il aura fallu huit ans et une multitude de rencontres politiques au sommet pour que son projet se concrétise. Huit ans!

Le Jour de la Terre est devenu international en 1980. Au Québec, le premier Jour de la Terre remonte à 1995. Partout, et depuis la toute première édition, la clé du succès est simple : des actions locales. Comme l’écrit lui-même M. Nelson,

Earth Day worked because of the spontaneous response at the grassroots level. We had neither the time nor resources to organize 20 million demonstrators and the thousands of schools and local communities that participated. That was the remarkable thing about Earth Day. It organized itsel.

Au Québec, cette année, le Jour de la Terre confirme la tendance à l’action locale dans une perspective globale. En effet, le thème de cette année pour le Québec est Écomunicipalités.

Les municipalités constituent l’un des piliers de l’organisation sociale québécoise, leur implication s’avère primordiale dans la mise en application du développement durable. Bien outillées pour intervenir concrètement sur leur environnement et inciter leurs citoyens à faire de même, elles doivent se positionner dès maintenant en tant qu’écomunicipalités.

D’ailleurs, hier et aujourd’hui, les maires du Québec étaient réunis à l’UQÀM (malgré la grève…) pour discuter du rôle environnemental des municipalités. En cette année d’élections municipales, cela n’est certainement pas anodin…

Sur le site, vous trouverez plus de 250 d’activités, partout au Québec, dont la programmation s’étend jusqu’à la fin du mois de mai. Encouragez aussi tous les jeunes que vous connaissez à participer au concours « Imagine tes transports », jusqu’au 8 mai!

Vous pouvez aussi visionner de très intéressantes capsules enregistrées entre autres avec Yves-François Blanchet, administrateur du Jour de la Terre de 2000 à 2006 et président du CA de 2006 à 2008, Frederick Back, génie derrière L’Homme qui plantait des arbres, et Jacques Langirand, porte-parole du Jour de la Terre Québec.

Être maîtres chez nous au 21e siècle

Dans le même ordre d’idées, je souhaite porter à votre attention le travail d’un collectif québécois qui souhaite rendre le Québec indépendant des énergies fossiles. Le gouvernement de René Lévesque ayant créé le ministère de l’Environnement en 1979, je ne suis pas indifférent à cette initiative.

Maîtres chez nous – 21e siècle est « inspiré du fameux projet Maîtres chez nous de nationalisation de l’électricité initié en 1944 par Adélard Godbout et qui a pris son envol grâce à Jean Lesage et René Lévesque en 1962. MCN 21 constitue, en quelque sorte, la phase 2 de ce grand projet de société. »

D’ailleurs, le collectif partira bientôt en tournée du Québec. À suivre!

La souveraineté du Québec passera entre autres par sa souveraineté énergétique – et vice-versa!

 

Ce texte à été préalablement publié sur le site http://blogues.pq.org/jvalois

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Commentaires (4)

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  1. Louis Marais dit :

    En fait M. Valois, je crois que le modèle économique est en effet à revoir.

    Dans la société actuelle, n’importe quel salarié au minimum peut obtenir ce qu’il veut par le biais du crédit.

    La gouvernance de l’État est appliquée de même manière. Le Québec, un très petit joueur sur la mappe monde se prétend important en regard de suprapays tels que les USA.

    À vouloir être plus que ce que l’on peut devenir, on aspire uniquement à la défaite et à la déception.

    C’est unilatéralement ce que le québec et ses québécois vivent et fonds depuis trop longtemps.

  2. En fait Monsieur Marais, je n’ai jamais lu autant d’insanités en aussi peu de mots.

    Suivons votre raisonnement : « Dans la société actuelle, n’importe quel salarié au minimum peut obtenir ce qu’il veut par le biais du crédit. » C’est certain. Je me demandais aussi pourquoi tous les Québécois payés au salaire minimum avaient une maison déjà payée. Merci d’avoir éclairé ma lanterne.

    « La gouvernance de l’État est appliquée de même manière. Le Québec, un très petit joueur sur la mappe monde se prétend important en regard de supra pays tels que les USA. » Si je vous comprends bien, tous les pays du monde devraient s’écraser devant les USA, adopter la monnaie américaine, la culture américaine et n’acheter que des produits américains. Heureusement que les Japonais, entre autres, ne pensaient pas comme vous quand ils ont initié leur industrie automobile, il y a plusieurs décennies.

    « À vouloir être plus que ce que l’on peut devenir, on aspire uniquement à la défaite et à la déception. » À s’obstiner à ne même pas considérer ce que l’on est et ce qu’on devrait être, on se retrouve, frustrés, démunis et amers.

    « C’est unilatéralement ce que le québec et ses québécois vivent et fonds depuis trop longtemps. » Vous êtes vraiment l’incarnation de votre perception du Québec et des Québécois que vous écrivez avec des minuscules.

    Vous êtes petit, petit, petit.

  3. Je ne comprend réellement pas comment on peut se cloître en face du reste du monde, et entretenir un propos aussi… aussi… aussi vide et négatif!

    Monsieur Marais, vos propos sont ceux de nos aïeux qui ont été massacré dans leurs idéaux d’innovation.

    Vous entretenez aujourd’hui, en 2009, alors que l’on connais la puissance d’une nation comme le Québec, la mentalité d’un peuple et ses individus nés pour un petit pain.

    Le Québec est train de connaître une période difficile. Les États-Unis aussi. La majorité des pays du monde également.

    En quoi le pays d’Abraham Lincoln est-il meilleur que le nôtre?

    En quoi le rêve de René Lévesque n’est pas réalisable?

    En quoi, en somme, les Québécois sont si petits qu’ils ne peuvent pas aspirer à un État que celui s’être serviteur d’une « race » supérieure?

    En quoi, Monsieur Marais, le Québec est-il si pourris?

  4. Louis Marais dit :

    Je suis petit? D’accord.

    Il faut comprendre ce que l’on est et ce que l’on n’est pas.

    Comprendre que le pouvoir et la puissance économique des État-Unis et de la Chine n’est pas comparable avec celui du québec est beaucoup plus réaliste que de croire, bêtement, que le québec et les québécois sont capable de rivaliser avec ses pays.

    Nous somme 7 millions. Nous perdons 40 Milliards et c’est la fin du monde, la chute de la nation. Regardez ses USA, même s’il sont interdit et bannis.

    Combien dépenses-t-il chaque année, mois et jour pour l’armée? Combien le gouvernement défrais-t-il d’argent pour entretenir ses bases économiques?

    Ce sont des milliard, des billions et des trillions….

    Nous, nous capotons avec 40 milliard.

    Je ne crois pas que le québec n’est rien. Mais il n’est certainement pas une puissance économique.

    @ Michel Laurence:
    « En fait Monsieur Marais, je n’ai jamais lu autant d’insanités en aussi peu de mots. »
    C’est possible. Mais ce que vous qualifier d’insanités, je le mentionne comme une vérité.

    « Si je vous comprends bien, tous les pays du monde devraient s’écraser devant les USA, adopter la monnaie américaine, la culture américaine et n’acheter que des produits américains. Heureusement que les Japonais, entre autres, ne pensaient pas comme vous quand ils ont initié leur industrie automobile, il y a plusieurs décennies. »
    Pas s’écraser, mais plutôt comprendre ce que nous somme en face d’eux. Le québec ne sera jamais un allié économique des USA. Quel serais leur avantage de s’allie a un aussi petit coin du monde.
    Les japonais avait les moyens et les ressources de perçer le monde économique.

    @ Jonathan Bolduc
    « Monsieur Marais, vos propos sont ceux de nos aïeux qui ont été massacré dans leurs idéaux d’innovation. »
    J’aime mieux être archaïque que gogauche et pro-pelleteur-de-nuage

    « En quoi le pays d’Abraham Lincoln est-il meilleur que le nôtre? »
    Il est installé, libre, démocratique, et le nombre d’habitant et l’évolution démographique et économique est importante.

    « En quoi le rêve de René Lévesque n’est pas réalisable? »
    Il l’aurais peut être été, quand les québécois avait du coeur pour travailler. Aujourd’hui on vis dans un monde de sans coeur qui ne veulent que leur propre profit. Comment tenter de faire un pays dans ce contexte là?

    « En quoi, en somme, les Québécois sont si petits qu’ils ne peuvent pas aspirer à un État que celui s’être serviteur d’une “race” supérieure? »
    Il ne faut pas exagérer non plus. Je n’est pas mentionner que les québécois étaient des esclaves ou des serviteurs. Je dit simplement que la nation québécois n’as pas les moyens de ces ambitions politiques.

    « En quoi, Monsieur Marais, le Québec est-il si pourris? »
    Pourris non! Pas du tout! Le québec n’est pas pourris. Il est diminué dans ses moyens sociaux et économique (Pas de démographie, économie médiocre, taux de chômage augmenté, personne sans projet, pas de projet de société, pas de leader)

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Jonathan Valois
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Président du conseil exécutif national du Parti Québécois, Jonathan Valois a été député de la circonscription de Joliette de 2003 à 2007.