Publié le 30 janvier, 2010 à 00:40 par Pierre Morin
Quand Gérald Larose se sert d’Haïti
Dans une lettre surréaliste publiée dans les médias, le kamarade Gérald Larose, qui n’a d’autre tribune que la coquille vide du conseil pour la souveraineté, rêve éveillé sur ce que le Québec aurait fait à la conférence de Montréal sur Haïti s’il avait été séparé du Canada.
C’est pourtant un Québécois, Lawrence Cannon, qui préside cette importante conférence internationale, mais ça, le kamarade Larose ne peut l’admettre, Cannon est un maudit fédéraliste, pire un conservateur!
« Le Québec serait souverain qu’il serait, dans le cadre de la Conférence internationale sur Haïti à Montréal, l’artisan de la mobilisation de toutes les disponibilités et des volontés internationales de participer à la relance d’Haïti. Il le serait avec l’extraordinaire expertise que ses concitoyens d’origine haïtienne ont développée ici. Il le serait avec toutes les sensibilités que 70 ans de compagnonnage lui ont permis de développer. »
Du grand n’importe quoi!
Le Québec y est puisque nous faisons partie du pacte fédératif canadien. Quand le Canada intervient sur la scène internationale, comme il le fait à Haïti avec un leadership et une rapidité reconnu par tous, même Gilles Duceppe, tous les Québécois, même les séparatistes, y sont associés et ont raison d’en être fiers.
L’expertise québécoise est largement mise à contribution par les autorités fédérales, non pas pour s’en servir comme d’un marche pied, comme l’écrit l’ignorant Larose. Quant à la sensibilité, personne à Haïti ne se plaindra de la façon dont le Canada, y compris le Québec, a répondu présent quand c’était important d’être aux côtés des Haïtiens.
Je trouve honteux et même humiliant que le président du conseil pour la souveraineté se serve du malheur des Haïtiens pour mousser son option politique. Quand on en est rendu là, on donne raison à Jean Chrétien qui résumait ce genre de « bataille » à une histoire de flag sur le hood.
Franchement Gérald, tu fais simple pas à peu près!
***
Publié initialement sur ÉCRAN RADAR
Mots clés: aide humanitaire • Canada • Gérald Larose • Haïti • propagande • Québec • Séparatisme
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C’est intéressant cette collusion idéologique entre certains soit-disant nationalistes comme Gérald Larose et l’immigrationnisme.
Si Larose avait un peu plus de rigueur patriotique, il ne se ferait pas le porte-parole de l’immigration massive en provenance d’Haïti et du Magrheb. Le Québec reçoit trop d’immigrants :
http://louisprefontaine.com/2009/11/10/quebec-trop-immigrants
Comme le souligne le ministre péquiste Pierre Curzi, proportionnellement à la population totale, le Québec reçoit trois fois plus d’immigrants que la France et deux fois plus que les États-Unis.
Au rythme de 55 000 nouveaux arrivants par année, c’est plus d’un million d’autres étrangers dans les deux prochaines décennies, et 2 millions deux cent mille immigrants en plus d’ici le milieu du siècle. De quoi changer la face du Québec à jamais.
@Durandal
L’auteur, dans le lien que vous suggéré, a juste oublié de calculer que 80% des immigrés qui s’établissent au Quebec partent dans l’Ouest après deux ans maximum. Faut donc savoir plus que compter; il faut savoir ce que l’on calcule.
Des articles comme ceux-là ne font que relancer la ferveur des indépendantistes, si l’intention était contraire, c’est raté. Personne, du mouvement indépendantiste, ne regarde Cannon comme un québécois. [Dernière phrase retirée : Langage inapproprié]
@ Serge Gagnon
On lit toutes sortes de chiffres sur le départ des immigrants : avez-vous une source fiable pour oarler de 80 % ?
@Darwin –
Dans un de mes cours de socio, photocopie de données démographiques compilées par le gouvernement fédéral.
Je vais les rechercher, je les ai sûrement encore, et vous donner la provenance exacte de la source.
J’attends toujours… Soit dit entre nous, je ne crois pas qu’une telle source existe. Il faudrait que 100 % des personnes qui migrent du Québec vers les autres provinces et 0 % de ceux qui reviennent soient immigrants.
J’ai du travail en masse, quand je mettrai la main dessus, je la présenterai, mais ça ne sera pas priorisé avant mes travaux et examens.
En cherchant tout autre chose, j’ai mis la main sur une étude qui porte justement sur le migrations des immigrants qui arrivent au Québec : «Présence en 2009 des immigrants admis au Québec de 1998 à 2007», au http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Presence-Quebec-2009-immigrants-admis1998-2007.pdf .
On peut y trouver plein d’information, dont :
- «Sur l’ensemble des 381 000 immigrants admis entre 1998 et 2007, 305 000 étaient présents au Québec au début de 2009, ce qui correspond à un taux de présence de 80,2 %»
Donc, il en est parti moins de 20 %, et en bien plus de 2 ans (entre 2 et 11 ans). C’est quand même quatre fois moins que votre affirmation, et sur laps de temps beaucoup plus long. Cela a quand même passablement d’importance, car : «Le taux de présence a tendance à diminuer en fonction de la durée de présence. Les immigrants admis en 2007 ont un taux de présence de 80,8 %, alors que ceux admis en 1998 ont un taux de présence de 72,8 %».
Je vais le lire, je ne sais pas quand (probablement à la fin de ma session d’école), mais je vais y jeter un oeil c’est sûr.
Merci pour le lien.
@Durandal: Le « ministre » Pierre Curzi? Même Pauline n’y songe pas, si jamais elle devait être en mesure d,en nommer.
@Lénine d’opérette: Vraiment aucune surprise dans ton ramassis d’insultes.
C’est le problème de plusieurs indépendantistes, selon moi; ils peinent tellement à trouver des arguments convaincants, pour faire avancer leur cause, qu’ils sautent sur tout ce qui bouge, du moment que le Canada prend un tant-soit-peu de leadership.
Le meeting de Montréal n’a finalement rien établi de concret, à part la promesse de laisser les haïtiens maîtres chez eux. La présence d’un représentant du Québec n’y aurait rien changé. Le « vrai » meeting aura lieu en mars, à New York. Là, on parlera de choses sérieuses; organisation de la reconstruction sur le terrain, options à privilégier, etc. Peut-être abordera-t-on aussi la réforme du gouvernement haïtien; plusieurs voix s’élèvent contre le fait de laisser des milliards$ à un gouvernement contesté et corrompu, au sein duquel bien peu de choses fonctionnent. <a href="http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/282127/un-etat-sinistre?utm_source=liste-complete&utm_medium=email&utm_content=infolettre-du%282010-01-30%29&utm_campaign=infolettre%2Bquotidienne"
Portrait de la situation, par Guillaume Bourgault-Côté, dans le Devoir d’aujourd’hui.
Pendant ce temps, certains souverainistes continueront de se comporter de façon pathétique, comme Gérald Larose vient, encore une fois, de le démontrer. Rien pour redorer la crédibilité de son discours.
Bon, je remets le lien de l’article:
Lien
@ Morin, ou chose qui porte ce pseudonyme
«Vraiment aucune surprise dans ton ramassis d’insultes.»
Aucune surprise non plus dans ce ramassis de conneries qu’est votre texte.
@ Richard3
«Là, on parlera de choses sérieuses; organisation de la reconstruction sur le terrain, options à privilégier, etc. »
Voyons voir les options; privé, privé, privé…. Je me trompe? Avec un peu de chance, certaines compagnies vont obtenir des contrats, comme en Irak, sans même faire d’appel d’offres! Hallburton avait été grande gagnante à ce jeu, alors que le vice-président Cheney, y avait encore des parts.
«Peut-être abordera-t-on aussi la réforme du gouvernement haïtien; plusieurs voix s’élèvent contre le fait de laisser des milliards$ à un gouvernement contesté et corrompu, au sein duquel bien peu de choses fonctionnent.»
Ces gouvernements ont été installés de force par le Canada, les États-Unis et la France en 1994, vous ne vous en rappelez pas? Aristide fut évincé par les forces organisées par le Canada (en République dominicaine), puis ramené à Haïti, sous la tutelle des bourgeois internationaux, mais surtout, canadiens, états-uniens et français.
La corruption, comme le crime organisé à Haïti, est de source étrangère. Ce n’est pas, comme quelque chose qui coule dans leur sang, mais plus comme quelque chose qui est intimement relié au capitalisme, ou à l’impérialisme dans ce cas précis.
L’ignorant qui a ecrit ce billet ne sait-il pas que le canada c’est servi du Quebec comme tremplin, comme marche-pied et aussi comme caution pour son appartenance à la francophonie (pour ce qui reste dans le ROC de francophone et vu la facon dont on les traite !)
Larose, meme si son article etait maladroit, a mis le doigt sur quelque chose de vrai.
Je trouve honteux et même humiliant que le 1er ministre du canada se serve du malheur des Haïtiens pour mousser son option politique. Quand on en est rendu là, on donne raison à Larose qui résumait ce genre de « bataille » à une histoire de flag sur le hood. Sinon pourquoi Cannon aurait-il banni Charest et par la meme occasion humilié la nation quebecoise toute entiere (ce qui veut dire toute, sauf ceux qui se sentent canadien et non quebecois).
Franchement Steven, tu fais simple pas à peu près ! Autant que l’auteur de ce billet.
… données démographiques compilées par le gouvernement fédéral… une source sure !
80%, bon sang, ca veut dire qu’on en recoit au moins 50% de plus que l’on croit vu ce qui reste encore ici !
Deja si l’immigration etait gérée à 100% par le Quebec, on n’aurait moins de probleme et ce meme pour recevoir nos amis haitiens. En plus ils sauraient alors dans quelle nation ils debarquent sans ambiguité. Fini la feuille d’erable sur les formulaires, la reception par des canadiens qui vous font jurer serment à la reine et le discours de propagande pro-canadien qui va avec.
Non Larose a raison, il est plus que temps que le Quebec gere lui-meme tout le volet international, ca nous prend un pays plus que jamais, deja pour etre sur la map.