Publié le 19 mai, 2009 à 09:32 par allpeopleunite
Québec Solidaire veut dépasser le capitalisme?
Sur la fête internationale de travailleurs, Québec Solidaire a dévoilé son nouveau manifeste, titré «Pour sortir de la crise: Dépasser le capitalisme?», mais il n’est pas progressif de la façon dont le titre parait. Contenu dans le manifeste il y a beaucoup de propositions et beaux sentiments, phrases doux qui essaient de critiquer le capitalisme et ses effets, mais en fait le manifeste ne dépassent rien. Il parle de chercher un système alternatif, mais ne propose pas changements fondamentaux pour la société.
La crise du capitalisme est un signe de la nature passée du système, la bourgeoisie n’est qu’une entrave sur le progrès humain. L’impérialisme est rampant, la pauvreté accroît chaque jour pendant que milliers d’enfants meurent chaque nuit à cause de la faim et les maladies évitables. La preuve est claire pour voir, si les yeux sont ouverts.
Les capitalistes exproprient la richesse produite par la classe ouvrière, et nous donnent juste assez pour nous soutenir. Le reste est son propre pour investir, spéculer et s’enrichir. La bien-être de la race humaine est robée par la bourgeoisie internationale. Il suit dans ce chemin seulement avec l’appui, consciemment ou non, de la classe ouvrière. Prenons-nous le pouvoir, et réglons-nous les problèmes qui ravagent l’humanité!
Québec Solidaire a critiqué le système, mais il est bel nécessaire qu’il propose un alternatif concrète, et c’est le socialisme. La planification démocratique de l’économie, une démocratie des travailleurs, l’unification des forces de la production pour la bien-être de toute l’humanité, c’est le seul chemin pour suivre. Le capitalisme n’offre rien que l’oppression et la pauvreté, ce sont les faits. Prenons-nous le pouvoir à nous diriger vers un futur plus brillant!
Mots clés: capitalisme • Crise économique mondiale • impérialisme • Québec Solidaire • socialisme
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Il m’est venu une pensée soudaine en lisant votre article et j’ai envie de la partager. J’espère que ce n’est pas insignifiant, car je ne l’ai vraiment pas méditée :
Le socialisme étant le penchant contraire du capitalisme*, si ce dernier est vraiment devenu obsolète et qu’il faut le dépasser, le socialisme ne sera donc pas sur la voie une fois que nous aurons traversé le capitalisme et n’est donc pas l’alternative selon le point de vue de QS.
*Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire un peu l’histoire du 19e siècle, le socialisme a vraiment pris son essor en même temps que la deuxième vague de la révolution industrielle vers 1860 (si je ne me trompe pas, sinon corrigez-moi) pour essayer de contrer les effets négatifs de cette révolution sur la société, en particulier et surtout la nouvelle classe ouvrière.
@Serge Gagnon – Uhm je comprends pas vraiment qu’es-ce que vous voulez dire. Si vous dites que le capitalisme et branché directement avec le socialisme, je dirais que ceci est la vérité. Les socialisme est fondé sur les forces productifs développés par le capitalisme. Mais à moé, à mon avis, je crois que le socialisme est la seule option pour l’humanité. Je voudrais savoir comment ces changements du système capitaliste proposés par QS vont régler les problèmes de la société.
Vous dites que l’essor du socialisme était pendant la 19eme siècle, mais je crois que c’était juste la naissance du socialisme scientifique, ça veut dire le marxisme. L’essor du socialisme a été la conquêt du pouvoir du peuple russe en Octobre 1917.
@allpeopleunite –
Ah! Ne vous en faites pas, comme je le disais, c’est seulement une réflexion qui m’a traversé l’esprit assez rapidement.
L’imprévisible évolution à travers l’histoire m’a fait avoir cette pensée. Rien n’est immuable; tout est en perpétuel changement. Je voulais juste dire que « peut-être » le socialisme passera pour quelque chose de meilleur que l’évolution aura amené en son temps.
Ne vous en faites pas avec moi, je me sens songeur aujourd’hui
Quand je parlais de « l’essor du socialisme », je voulais dire que le socialisme a vraiment pris son envol à partir ce moment. Mais, comme vous dites, on peut le qualifier de « socialisme triomphant » ou tout simplement dire qu’il a commencé à atteindre son apogée au moment de la révolution bolchévique pour garder le cap jusqu’en 1929.
Mais bon, je ne suis pas spécialiste de la question, vous en savez probablement plus que moi et plus en détail sur le sujet.
Alors comment expliquer, messieurs, que grâce au capitalisme, de plus en plus de pays s’enrichissent, et offrent à leurs citoyens un meilleur niveau de vie?
@Richard3
« Alors comment expliquer, messieurs, que grâce au capitalisme, de plus en plus de pays s’enrichissent, et offrent à leurs citoyens un meilleur niveau de vie? »
Sauf que t’as oublié ou t’as omis de dire que dans ces pays en questions , que c’est toujours qu’une petite élite financière qui ramasse le ca$h !
Et les classes moyennes éxistent de moins en moins et l’écart entre les plus pauvres et les plus riches s’agrandi de plus en plus .
Mais après tout que vaut la populace pour les droitistes à part que la valeurs qu’on pourrais accordé à du bétail sur le dos du quel il faut trouvers les 75 000 astuces pour faire une couple de $$$ ?
Il est vrai qu’à droite les mots « rentabilité » et « profit » ont
préséance sur les mots « dignité humaine » !
@Richard3 –
Le capitalisme, comme le socialisme, ne sont pas mal en soi. Ce sont leur côté extrême qui peut être malsain : le néolibéralisme et le communisme.
D’un autre côté, le capitalisme amène le dépassement de soi et un certain progrès. Le socialisme, une vision moins égocentrique et plus de solidarité.
Selon moi, ils sont indissociables et c’est pourquoi je pense qu’aucun des deux ne triomphera ni ne disparaîtra sans l’autre. Toutefois, la situation actuelle évoluera vers quelque chose d’autre, assurément.
@serge Gagnon
@Richard3 -
Ce sont leur côté extrême qui peut être malsain : le néolibéralisme et le communisme.
Le socialisme, une vision moins égocentrique et plus de solidarité.
Et voilà vous venez indirectement de mettre le doigt sur un point pertinent .
L’un des comportement de cette droite Néo-Libéraliste qui me fait vômir est justement leurs mani de toujours chercher à créer la confusion par une distorsion de la réalité . Cette manie de toujours tenté d’essayer de faire croire à tous et chacun que
socialiste , gauche et sociale-démocratie qu’égalerait automatiquement le communiste .
Alors que tous personnes ayant ne serait-ce qu’une connaissance de base en politique sait que le socialiste est le modéré et le communiste l’extrêmiste .
Ces petits amis de la de-droite devraient apprendre leurs histoire
mondiale . Ils s’auraient que dans plusieurs pays ceux qui s’opposaient au communistes c’était les socialistes, les progressifs les solidaires les sociales-démocrates !
Je vous remercie M.Gagnon de m’avoir donné l’occasion de faire cette mise au point
@Sergio_de_rosemont –
« [...] chercher à créer la confusion par une distorsion de la réalité. » est une partie de la définition de toutes les idéologies. Plus précisément, Marx l’a exprimé en ces termes et certains contemporains s’exprime presque en ces termes aussi aujourd’hui.
Je suis couché dans ma couette présentement, mais demain je la copierai ici plus exactement demain si vous voulez.
@ M. Gagnon: N’en songe pas!
. Je dirais que le marxisme n’est pas une idéologie mais plutôt une méthode d’analyse de la société et un plan d’action qui nous dirige vers un changement fondamental.
@ Richard3: Explique à moé, comment quelques 50 ans après la dominance globale du capitalisme dans les pays développants , 3 milliard vivent encore avec moins de 2,50$ US par jour? (http://www.globalissues.org/article/26/poverty-facts-and-stats)
@ M. de Rosemont: Le communisme n’est pas le côte extrême du socialisme, cela est la continuation naturelle du socialisme, qui est une période transitoire, vers une meilleure société qui existera sans les antagonismes des classes et l’exploitation rampante. Le «communisme», si on veut dire ce mot pour le Stalinisme, ça veut dire bonapartisme prolétaire, est déplorable et une véritable corruption de l’idée de socialisme, qui inclut nécessairement la démocratie des travailleurs, libre et ouvert.
Il faut cesser d’opposer capitalisme et socialisme. Il y a en fait deux (2) oppositions.
La première est a) entre le capital – qui est le passé, ce qui est – et b) l’entreprise, dont le « travail » au sens classique est le volet est le plus important, mais non le seul et qui manifeste l’avenir
http://nouvellesociete.org/A69.html
La seconde est entre a) une base sociétale (socialiste, quand elle est assumée) qui exprime la solidarité correspondant à l’avantage de la complémentarité quand une société permet la dicision du travail, et b)un espace libertaire qui se bâtit sur le socle du premier au rythme de l’abondance croissante qu’apporte cette division du travail
http://nouvellesociete.org /709.html
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com
Jw vien de vous poster un comentaire, Je ne reçois aucune confirmation qu’il a été reçu…
Je preume que mon commentaire precedent est ans lees limbes parce qu’il comporte trois liens. Si c’est le cas, il faudrait le dire..
PJCA
Il faut cesser d’opposer capitalisme et socialisme. Il y a en fait deux (2) oppositions.
La première est a) entre le capital – qui est le passé, ce qui est – et b) l’entreprise, dont le « travail » au sens classique est le volet est le plus important, mais non le seul et qui manifeste l’avenir
http://nouvellesociete.org/A69.html
La seconde est entre a) une base sociétale (socialiste, quand elle est assumée) qui exprime la solidarité correspondant à l’avantage de la complémentarité quand une société permet la dicision du travail, et b)un espace libertaire qui se bâtit sur le socle du premier au rythme de l’abondance croissante qu’apporte cette division du travail
http://nouvellesociete.org /709.html
Pierre JC Allard
Le système automatique du site met les commentaires contenant trois liens ou plus directement en suspend jusqu’au moment ou un administrateur le gère et le « modère ». Cela à pour éviter l’apparition de « spam » implantant des tonnes d’adresse web.
Désolé de ne pas avoir donné une note à ce propos. Votre message sera en ligne prochainement puisque je viens de m’asseoir à ma chaise pour la gestion quotidienne du site et que je suis présentement le seul à le faire.
Merci.
Karl Marx a été accusé d’être un prophète idéaliste et d’utiliser une méthode non scien-
tifique pour en arriver à ses conclusions. La critique ici abordée a été faite par Karl Popper
dans son livre La société ouverte et ses ennemis[1]. Je me suis aussi référé à certaines parties
du travail[2] de Rodolphe Dos Santos Ferreira pour aborder ce sujet.
Marx aurait donc été accusé d’employer une méthode non scientifique pour en arriver à
certaines conclusions[3] de ses travaux. Karl Popper aurait même qualifié son travail relevant
plus du prophétisme que d’une méthode scientifique rigoureuse en allant même accoler l’éti-
quette de « faux prophète » sur Marx puisque les prédictions de ce dernier ne se sont en fait
pas réalisées.
Les méthodes utilisées par Marx pour en arriver à ses conclusions — dans Le Capital par-
ticulièrement — engendrerait une technique de prédictions scientifiques qui l’aurait amené
à croire à la chute du capitalisme et que la solution de rechange résidait dans le socialisme
pur, soit le communisme. Ces techniques de prédiction scientifique seraient expliqués comme
étant l’historicisme : soit une doctrine s’appuyant sur la connaissance historique afin d’expli-
quer l’évolution de la société humaine. Plus précisément, Marx croit l’évolution humaine est
prédéterminé d’avance et que son avenir se trouverait donc contenu dans son passé, qu’on ne
peut rien y faire pour le changer et qu’on peut prédire ces changements si on sait interpréter
le passé.
On pense donc que sa méthode scientifique serait tout empreinte de cette conviction erro-
née reposant sur un déterminisme strict. En effet, Marx aurait sauté trop vite aux conclusions
de l’historicisme en pensant que l’évolution des sociétés était déterminée par certaines causes.
De plus, ses « prophéties » ne pourraient provenir seulement que de prédictions condition-
nelles, et ce, uniquement en cas d’une étude portant sur un système isolé, stationnaire et
récurrent. La société moderne n’étant pas un tel système, ses prédictions ne pouvaient être
que fausses. Selon Popper, l’erreur de Marx tiendrait plus du fait qu’il a tiré des déductions
pratiques de la théorie du déterminisme que de la théorie elle-même.
Quant à ces déductions prophétisant la chute du capitalisme, Popper y voit plutôt la
promotion d’une des idées ma jeures de Marx : le socialisme. L’explication du « socialisme
scientifique » de Marx servirait plutôt à annoncer l’avènement du socialisme lui-même et d’en
accélérer le processus. La philosophie supposément scientifique de Marx ne serait donc que prophétisme contenant une certaine saveur de logique pour lui en donner un certain crédit
scientifique. De plus, les théories de Marx, bien qu’elles se disent scientifiques, se prêtent
assez mal aux tests empiriques et, de ce fait, à la réfutation. Puisque sa théorie serait donc
irréfutable, elle ne serait pas scientifique.
1. Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis, Tome 2, Hegel et Marx, Paris, Seuil, 1979.
2. Rodolphe Dos Santos Ferreira, « Popper, critique de l’historicisme de Marx ». Dans Renée Bou-
veresse et Hervé Barreau, Karl Popper : science et philosophie, Paris, Vrin, 1991
3. En particulier dans Le Capital où il prédit la chute inévitable des profits engendrés par le capitalisme
et la fin de ce système.
Si « régime totalitaire » passant par une longue phase d’autoritarisme n’est pas extrême pour vous, pouvez-vous nous dire qu’est-ce que c’est ?
Staline était un incident de parcours et n’était pas dans les plans de Lenin et encore moins de Trotsky. Néanmoins, les régimes totalitaires ont besoins de ces chefs charismatiques à la poigne de fer rassurante quand tout va mal… Et tout va mal en grande partie à cause d’eux et de leurs décisions dans ces régimes.
@Serge Gagnon –
À propos de Marx:
Vous critiquez Marx pour être tant déterministe en voie de l’histoire, mais en fait Marx a fait clair que l’épreuve pour le socialisme n’était pas un fait accompli, que nous devons lutter. Lénine et les autres nous ont démontré plus clairement comment suivre ce chemin. Ces traditions ensembles font le Marxisme, je dirais.
Plus, chu’ partisane de Marx, mais chu’ pas de l’idolâtrie, donc votre criticisme est bén reçu, je vais en penser si j’ai l’occasion de lire Das Kapital (ça va passera jamais lol!).
À propos du Stalinisme
Je crois que je me suis fait clair que je soutiens pas les régimes totalitaires et que le socialisme n’inclut pas ce mode d’administration politique. Le socialisme a besoin d’une vrai démocratie pour fonctionner, l’économie planifiée nécessite la participation des consommateurs pour être vraiment efficace et répondre aux besoins des citoyens. Les régimes de l’ancienne URSS et l’Europe occidentale n’était que régimes totalitaires avec une économie largement nationalisée, cela n’est pas le socialisme, c’est le bonapartisme-prolétaire.
@pierrejcallard –
Intéressant mais je préfère encore le socialisme
Je comprends pas comment cette système entrepreneuriale va répondre aux besoins de l’humanité et les fournira?
@ allpeopleunite: Vous me demandez: « Explique à moé, comment quelques 50 ans après la dominance globale du capitalisme dans les pays développants , 3 milliard vivent encore avec moins de 2,50$ US par jour? (http://www.globalissues.org/article/26/poverty-facts-and-stats) »
Mon cher, je ferai comme les juifs; je répondrai à votre question par une autre question. Peut-être que 3 milliards de personnes vivent encore avec moins de 2,50$ US par jour, mais où ces personnes vivent-elles, au juste, sinon dans des pays plus souvent qu’autrement dirigés par des dictatures, et où le capitalisme n’est qu’un rêve? En passant, pourquoi il n’y a pas si longtemps, on parlait de ceux qui vivent avec moins de 1$ US par jour, puis en peu de temps, la « norme » est passée à 2$ US, et maintenant à 2,50$ US par jour, sinon pour maintenir les données dans un niveau que l’on pourrait qualifier d’épouvantable?
Il est facile de fronder des chiffres, comme ça, mais encore faut-il les situer dans leur contexte, sinon, c’est de la poudre aux yeux. Je veux dire, si l’on conçoit que ces 3 milliards de personnes représentent plus ou moins la moitié de la population mondiale, quelle était le pourcentage de la population mondiale qui vivait, il y a 50 ans, avec moins de l’équivalent, à l’époque, de ce qu’est 2,50$ US aujourd’hui? Vous seriez peut-être surpris de la réponse, mon cher. Je serais prêt à gager un vieux « trente-sous », pour la forme, que le pourcentage actuel est plus bas que celui de l’époque, et ce de plusieurs points.
À mes yeux, l’avantage du capitalisme est la liberté d’action; quiconque veut se lancer en affaires, et réussir, peut le faire, pour le moins qu’il consente à faire ce qui doit être fait. Combien de ces pays, où les gens vivent, pour la plupart, avec moins de 2,50$ US par jour, permettent-ils à leurs citoyens de s’établir en affaires, et de réussir, sans continuellement leur mettre des bâtons dans les roues? Le lien que vous proposez ne fait pas mention de cela, et n’y répond pas non plus.
@ Sergio_de_rosemont: Quand vous me dites « Et les classes moyennes éxistent de moins en moins et l’écart entre les plus pauvres et les plus riches s’agrandi de plus en plus .« , j’ai envie de vous demander s’il existait bien une classe moyenne, dans les pays où le niveau de vie s’est amélioré. N’est-ce pas d’abord la création de la richesse qui amène, par la suite, la mise en place d’une classe moyenne?
Toujours est-il que le seul continent où le niveau de vie des citoyens régresse, c’est en Afrique, et nous savons tous pourquoi; c’est là qu’est acheminée le plus fort de l’aide internationale, et que cette aide sert surtout à maintenir les dictateurs en place, ce qui rejoint les propos de Dambisa Moyo, dont il est question dans cet article, publié ici-même.
@Richard3 –
Je trouve que de dire que la situation en Afrique régresse à cause de l’aide internationale acheminée sur ce continent est une analyse plutôt rapide. De plus, je crois surtout que c’est un effet et non une cause.
En ce qui concerne l’engraissement des dictateurs, je crois surtout que c’est à cause du fait qu’ils « hijack » l’aide qui y est acheminée.
Si la situation est telle qu’elle est aujourd’hui en Afrique, c’est surtout à cause de ce que les Européens y ont laissé comme héritage et ce qu’ils n’ont pas laissé aussi. Ils ont exporté le pire comme l’esclavagisme (travail forcé) et la religion au sein de l’État par exemple alors qu’eux-même venait de se débarrasser de ce problème. Ils ont aussi laissé l’Afrique une terre complètement déserte avec des frontières qui n’avait absolument aucun bon sens.
Ce qu’ils n’ont pas exporté en Afrique : un système de gouvernement fiable et une situation socio-politique stable. Toutes les anciennes colonies européennes qui ont eu un gouvernement stable avant leur indépendance (Inde et Canada par exemple) s’en sont bien tirées par la suite. Mais, en Afrique cela n’a jamais été le cas.
Voilà pourquoi ça n’a jamais fonctionné en Afrique et pourquoi ça ne fonctionne toujours pas encore aujourd’hui. La situation actuelle découle entièrement de ce problème. L’Afrique n’a jamais eu l’expérience d’une situation socio-politique stable depuis les colonies et ne sait pas vraiment comment y parvenir.
Je ne dis pas que ce qu’ont fait les européens, « au temps béni des colonies », comme le chantait Sardou, était correct sur toute la ligne. Par contre, comment expliquer que les pays qui ont le plus progressé, ces cinquante dernières années, sont effectivement ceux qui n’ont pas reçu d’aide internationale, du moins pas sous la forme de celle expédiée en Afrique?
Que l’aide internationale soit « hijackée » par les dictateurs, ou qu’elle lui soit remise par complaisance, il n’en demeure pas moins qu’elle n’aide personne, sauf le dictateur lui-même. Il en est ainsi depuis une soixantaine d’années, et l’Afrique ne gagne pas de terrain, depuis tout ce temps, en terme de pauvreté de sa population, au contraire. Alors pourquoi ne pas tout refaire sur de nouvelles bases? Au lieu d’envoyer de l’argent, pourquoi ne pas ouvrir nos frontières, et abolir les barrières tarifaires, face à leurs produits? Ils bénéficieraient des bienfaits du commerce, et pourraient se sortir de la pauvreté par eux-mêmes.
Ce serait trop facile?
Il n’en demeure pas moins que le capitalisme constitue le meilleur système économique que le monde connaît. Bien sûr, il n’est pas à l’abri des magouilleurs de toutes sortes, qui tentent leur chance d’en tirer profit de façon illicite, mais il demeure celui qui garantit le mieux la liberté pour tous. Évidemment, il demande de prendre certaines responsabilités, mais les récompenses sont à la hauteur des efforts fournis, et des risques encourus.