Publié le 21 avril, 2009 à 10:36 par Serge Gagnon
Quelles sont les chances de voir un gouvernement démocratique et stable émerger en Afghanistan ainsi qu’un rapatriement rapide des forces occupantes ?
Quelles sont les chances de voir un gouvernement démocratique et stable émerger en Afghanistan ainsi qu’un rapatriement rapide des forces occupantes ?
Avant de répondre à cette question, il faut connaître un peu le passé de l’Afghanistan face aux puissances étrangères, car cela permet de mieux comprendre, en partie, la situation de l’occupation actuelle.
Les États-Unis sont effectivement motivés par un désir d’en finir avec la résistance en Afghanistan et de mettre la main sur Oussama Bin Laden. Cependant, cela n’est pas la seule motivation des forces occupantes en Afghanistan : le pétrole du Turkménistan en serait une peut-être plus cohérente et rationnelle. Vue sous cet angle, on découvre la complexité de l’opération, en particulier comment les acteurs régionaux, eux aussi intéressés par le Turkménistan, sont un facteur important des insuccès et des délais imposés de la mission.
1 Historique de l’Afghanistan
L’Afghanistan est situé en Asie Central. Ce pays a connu certaines périodes de tranquillités ainsi qu’un certain nombre de tentatives d’invasions, qui ont échoué pour la plupart(1), en partie à cause de la géographie du pays ainsi que par son expérience face à ses envahisseurs. Le grand Genghis Khan lui-même dut se plier à des négociations très difficile avec les Afghans nous dit Bearden(2).
Au cours du 19e siècle, les Britanniques et les Russes ont tenté d’occuper l’Afghanistan(3). C’est ce que l’on a appelé the Great Game(KHAN, 1998, p.489). Il est important de souligné que, ni les Russes, ni les Britanniques n’ont réussi à mater les Afghans. En ce qui concerne les Britanniques, les raisons de leur échec, selon Bearden(4), ressemble étrangement à ce que l’on peut voir aujourd’hui avec l’opération Enduring Freedom. Les Russes ont aussi retenté le coup en 1979, mais pour d’autres raisons(GIBBS, 2006). Cette occupation dura presque dix ans(5) et, au milieu des années 80, l’Afghanistan pouvait déjà compter un million de morts(6), mais ne capitulait pas.
Après le retrait des troupes soviétiques, leur tolérance vis-à-vis les interférences étrangères s’amoindrissait comme le prétend Bearden : « [...] If anyone is to replace an emir in Afghanistan, it will have to be the people of Afghanistan themselves. Any doubters should ask the British and the Russians. »(7) On peut dès lors s’interroger à propos de la présente occupation militaire américaine en Afghanistan et ses chances de réussite là où peu y sont parvenu.
2 L’occupation américaine en 2001
En 2001, après l’attaque des deux tours du World Trade Center, les États-Unis se lancèrent dans l’opération Enduring Freedom, leur cibles sont Ousama Ben Laden, son réseau terroriste Al-Quaïda, ainsi que les taliban(8) et faisant de lui un héros. Il avait cependant une grande haine contre les États-Unis et cela n’allait qu’en grandissant(9).
Les grandes perturbations causées par l’occupation soviétique ayant laissé l’Afghanistan une terre fertile pour les fondamentalistes(10), les taliban s’y implantèrent. Le Pakistan les supporta jusqu’en 2001(11) après l’attaque du World Trade Center perpétré par Al-Quaïda. Cependant, les taliban déçurent plusieurs fois Islamabad(12) qui leur demandait de remettre Ousama entre les mains des Américains. À mesure que le temps passait, les relations entre Al-Quaïda et les talibans se renforçaient et mettaient le Pakistan en mauvaise posture devant les États-Unis(13). Islamabad finit donc par les laisser tomber au moment où l’opération Enduring Freedom débutait.
2.2 Operation Enduring Freedom
La stratégie initiale de l’occupation américaine était basée sur le light footprint(14), probablement inspirée par l’expérience d’officiers britannique comme le Général Robert : « I say that the less the Afghans see of us, the less they dislike us. Should the Russians attempt to conquer Afghanistan we should have a better chance of attracting the Afghans to our interests if we avoid all interference with them. »(15). Cependant, cette stratégie aura laissé le beau jeu aux seigneurs de la guerre et causa l’insécurité dans le pays selon Goodson(16).
Après un changement de stratégie, et l’arrivée d’Hamid Karzai dans le palais présidentiel, la situation politique n’était guère mieux en 2003 : l’influence du gouvernement ne s’étendait guère plus loin que Kaboul. Malgré tous ces efforts, 13 provinces sur 32 étaient jugées trop insécure pour le personnel de l’ONU et des ONG qui y travaillait(17) et la situation s’empira jusqu’en 2004(18).
À partir de ce moment, les États-Unis durent changer encore de stratégie et laissé tomber les opérations de peacekeeping et de nationbuilding pour se mettre davantage à la poursuite d’Al-Quaïda et Oussama Bin Laden(19). Cependant, il semble que la situation continuait de leur échapper de plus en plus.(20)
Même à ce moment, l’opération Enduring Freedom coutait déjà des sommes astronomiques(21). On peut alors se demander, à partir du principe de fongibilité des États, comment les forces occupantes en Afghanistan comptait rentabiliser l’opération militaire.
3 Le pétrole de l’Asie Central, les pipelines et les principaux acteurs régionaux
Afin de comprendre pourquoi le pétrole en Asie Central est le grand enjeu de la présente crise en Afghanistan, il faut d’abord savoir qu’il n’y a pas si longtemps, avant l’occupation soviétique, les États-Unis ne se souciaient guère du sort des Afghans(22), ni de l’Afghanistan(23) :
For the United States, Afghanistan has at the present limited direct interest ; it is not an important trading partner, it is not an access route for US trade with others ; it is not presently as far as is known a source of oil or scarce metals nor it appears likely that it will become so ; there are no treaty ties or defence commitments ; and Afghanistan does not provide us with significant defence, intelligence, or scientific facilities.
3.1 Pétrole
La région de l’Asie Central — le Turkménistan en particulier — a toujours été connu comme une zone hautement pétrolifère. Elle n’était cependant pas accessible avant l’effondrement de l’URSS. Vers la fin des années 90, la région devint soudainement intéressante pour certaines compagnies pétrolières et John Maresca, Vice président d’UNOCAL, vint présenter leur projet devant le Congrès américain(24). Dans son allocution, Maresca explique devant le Congrès le potentiel(25) de production de la région Caspienne. Un des problèmes majeurs que rencontre le consortium est que la région est complètement isolée et qu’il faudrait bâtir plusieurs pipelines(26) pour fournir l’Europe et l’Asie du sud. Il y aurait, entre autres, au moins un pipeline en direction de l’océan Indien(27). Pour ce dernier, l’option la plus économique serait de passer par l’Iran, mais c’est à oublier en raison des sanctions économiques américaines envers ce pays. Il restait donc, comme seule option, de faire passer le pipeline par l’Afghanistan.
Cette solution soulève le problème suivant : l’Afghanistan est contrôlé par les talibans et ces derniers ne sont pas reconnus internationalement comme le gouvernement de l’Afghanistan(28). « As with the proposed Central Asia Oil Pipeline, CentGas cannot begin construction until an internationally recognized Afghanistan government is in place. For the project to advance, it must have international financing, government-to-gernment-to-consortium agreements.(29) » Voilà donc une bonne raison de vouloir imposer à tout prix — et quel prix — un gouvernement démocratique et stable en Afghanistan. Néanmoins, « The risks are high, but so are the rewards.(30) »
Depuis la fin des années 90, plusieurs projets de pipelines(31))(32) — ainsi que de ports(33)(34) reliés aux pipelines — ont été proposé pour sortir le pétrole et le gaz naturel de l’Asie Central vers les Indes. Deux des projets les plus soutenus par les pays représentants les forces occupantes en Afghanistan sont le Turkémistan-Afghan-Pakistan (TAP) et/ou le Turkémistan-Afghan-Pakistan-Iran (TAPI)((WIRSING, Robert G. 2007. « In India’s Lengthening Shadow : The U.S.-Pakistan Strategic Alliance and the War in Afghanistan. », Asian Affairs, an American Review 34(3) : p.154)). Un autre projet, très controversé, serait aussi le Iran-Pakistan-Indes (IPI). Les Américains sont fortement contre la construction de ce dernier, car selon eux, le IPI « contribute to the development of nuclear weapons » et il est clair qu’il doit être stoppé(35).
D’autres projets ont été proposés, mais il serait difficile de comprendre pourquoi ils sont si nombreux sans parler des principaux acteurs dans la région de l’Asie Central.
3.3 Les acteurs principaux de l’Asie Central
Bien qu’on entend souvent parler des taliban et Al-Quaïda comme facteurs d’interférence à la mission en Afghanistan, ce ne sont pas les seuls. Plusieurs grands acteurs régionaux font partie du problème, à commencer par l’Iran et l’Inde. En ce qui concerne l’Iran, elle est frappée de sanctions économiques par les États-Unis, est en très mauvais terme avec le Pakistan depuis qu’il est l’allié des Américains(36) et est en compétition — l’Inde est son allié dans ce projet — pour un pipeline et un port dont les Américains ne veulent pas. L’Inde aussi déteste le Pakistan depuis longtemps(37) et tente aussi d’influencer en sa faveur les Afghans(38) pour tirer profit du pétrole ; ce qui provoque plusieurs conflits en Afghanistan.
Le Pakistan, principal allié des États-Unis dans ce conflit, a d’abord et avant tout supporté plusieurs factions rebelles en Afghanistan dans les années 90 pour ensuite supporté les taliban et Oussama Bin Laden(39). En raison de ses conflits avec plusieurs États régionaux et de ses pulsions hégémoniques, plusieurs experts considèrent le Pakistan comme source d’instabilité globale dans la région(40)(41). « Indeed, since 2005 analysts increasingly believe that Pakistan is passively – if not actively – supporting anti-government elements in Afghanistan, which is not welcome news to its near and distant neighbors(42) »
On peut dès lors comprendre en partie pourquoi le conflit s’étend en longueur. Cependant, d’autres acteurs régionaux vont, à l’inverse, imposer une durée plutôt limitée à la présence étrangère en Afghanistan.
3.3.1 Les républiques de l’ancienne URSS et les bases américaines
Les Américains ont établi des bases militaires au Kirghizistan et en Uzbékistan pour sa mission en Afghanistan(43). Ces républiques de l’ancienne URSS ne sont pas très pro-démocratique en raison de leurs passés communistes et cela pose de grands problèmes(44). Depuis le début de l’opération Enduring Freedom, ces républiques ont eu tendance à se tourner vers la Russie qui elle aussi tente de se réimposer dans la région(45). À cause de cette influence, elles penchent fortement vers un autoritarisme, ce qui est en complète contradiction avec les valeurs officielles de la mission. Ces différends ont conduit à la fermeture des bases américaines en Uzbékistan(46) et il ne reste plus que la base de Manas au Kirghizistan. Il faut dire que la situation politique au Kirghizistan n’est pas tellement meilleure. Les négociations à propos du maintien de la base à Manas coûtent de plus en plus chères aux Américains(47) et les contrats actuels arrivent à terme. « The political dilemmas associated with base politics in Central Asia will persist for the foreseeable future. Even if the United States does not expand at Manas, it must manage what will be a tough negotiation to extend its presence after 2010.(48) » C’est donc en partant de ces raisons, de la situation politique globale de la région et des insuccès militaires de la présente mission en Afghanistan qu’on peu répondre en partie à la question de l’intitulé concernant le rapatriement des forces occupante en Afghanistan. On peut donc raisonnablement penser à un rapatriement rapide — probablement vers 2011 au plus tard comme l’annonce le Canada — des forces d’occupation, peu importe le succès de la mission. Concernant le succès de cette mission, nous n’avons pas encore parlé de l’Afghanistan et des Afghans eux-mêmes concernant les projets politiques étrangers qui leur sont imposés.
4 Organisation sociopolitique et sociale de l’Afghanistan et gouvernement central
Malgré les tentatives étrangères pour mettre en place un gouvernement central fort en Afghanistan(49)(50), le gouvernement actuel peine à étendre son influence en dehors de Kaboul et la plupart des régions sont encore contrôlées par les seigneurs de la guerre. « Ces nouveaux chefs tirent leur pouvoir de la guerre, au sens où les biens [en Afghanistan] cesseraient de circuler si la guerre s’arrêtait.(51) » Il faut aussi souligner que ces chefs sont grandement influencés par la plupart des États voisins de l’Afghanistan, qui ont des intérêts pour la plupart divergeant comme nous l’avons vue, et qui contribue au facteur d’insécurité persistent dans le pays(52).
Le peuple afghan est un mélange hétérogène composé de plusieurs ethnies parlant plusieurs dialectes(53) :
[...] toute la société afghane connaît l’existence de groupes d’appartenance, ou groupes de solidarité, appelés qawm [...]rassemblant un groupe humain autour de la figure d’un khan. Ces groupes déterminent les réseaux d’allégeance et l’identité première de tout Afghan. [...] Un chef (khan) est d’abord celui qui est parvenu à la tête d’un qawm conçu comme réseau de parentèle et de clientélisme[et] son pouvoir n’est ni héréditaire ni donné une fois pour toutes. Il doit s’affirmer d’une part en combattant ses rivaux[...] Le khan est donc toujours à la recherche d’un pouvoir qui est en permanence remis en cause car il doit se prouver à tout moment, et ce facteur est [...] un élément important dans la pérennisation de la guerre.
Ces preuves de bravoure sont cependant très limité et ne vise pas la destruction des rivaux ni de leurs biens(54). Cette guerre indéfinie entretient donc l’équilibre entre les groupes en Afghanistan poursuit Roy. Il n’y a donc pas de lieu de pouvoir central suprême en Afghanistan parce qu’il est maintenu vide.
On peut donc raisonnablement pensé qu’un gouvernement central — qu’il soit démocratique ou autre — sera alors perçu par les chefs comme un rival qui devient trop puissant. Menaçant alors leur position et l’équilibre entre eux, ils s’uniront contre lui — c’est ce à quoi on assiste présentement — pour assuré la longévité de leur statut.
Partant de ces dernières constatations, on peut raisonnablement répondre à la première partie de la question de l’intitulé en disant qu’il n’y a donc pas beaucoup de chance de voir émerger un gouvernement central assez fort pour que son autorité soit reconnue en Afghanistan — et probablement encore moins — s’il est imposé par des forces étrangères lointaines dont un de leurs buts principaux est de signer des engagements avec ce gouvernement afin de faire passer des tuyaux sur son territoire souverain.
Depuis des siècles, les Afghans ont presque toujours réussi à se défendre contre l’envahisseur, qu’il soit beaucoup plus puissant qu’eux ou non. L’Histoire l’a déjà prouvé à maintes reprises. L’opération Enduring Freedom dure déjà depuis beaucoup de temps et coûte des sommes énormes pour tous les pays engagés dans cette mission. Il semble qu’à cause des contrats passés avec les anciennes républiques de l’URSS, la mission devra se finir très bientôt et on pourrait même prévoir une intensification des engagements militaires dans la région(55). Les multiples projets de pipelines, les rivalités entre différents États de la région et l’organisation de la société afghane sont autant de facteurs d’insuccès de l’opération Enduring Freedom. Tout porte donc à croire qu’aucun gouvernement reconnu en Afghanistan ne pourra signer d’engagement avec les différents consortiums qui désirent faire de l’Afghanistan « a new silk road ». En ce qui concerne Oussama Bin Laden, il est dit qu’il se cacherait probablement au Pakistan, un des principaux alliés des Américains dans cette mission. Peut-on compter cela comme une malchance, car tant qu’il n’est pas pris, cela pourrait donner une chance aux forces étrangères de garder l’oeil sur leurs intérêts ?
Cet article a d’abord paru dans le MAGESPUL
Notes relatives au texte
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) :17– 30. [↩]
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6): p.17 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2): p.489-490 [↩]
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) : p.18 [↩]
- SUHRKE, Astri. 1990. « Afghanistan : Retribalisation of the War. », Journal of Peace Research 27(3) : p.241 [↩]
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) : p.21 [↩]
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) : p.30 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2)
).
2.1 Taliban et Ousama
Vers la fin de l’occupation soviétique de l’Afghanistan, un homme dénommé Ousama Bin Laden a versé plusieurs millions de dollars en aide à la résistance. Il a aussi contribué militairement à certaines grandes batailles décisives contre les Soviétiques ((BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) : p.24-25 [↩]
- BEARDEN, Milton. 2001. « Afghanistan, graveyard of empires. », Foreign Affaires 80(6) : p.27 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2) : p.500 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) : p.204 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) : p.204 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) : p.205 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2005. « Afghanistan in 2004 : electoral progress and an opium boom. », Asian Survey 45(1) : p.89 [↩]
- PAYIND, Alam. 1993. « Evolving alternative views on the furure of Afghanistan. », Asian Survey 33(9) : p.924-925 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2005. « Afghanistan in 2004 : electoral progress and an opium boom. », Asian Survey 45(1) : p.89 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2004. « Afghanistan in 2003 : The Taliban Resurface and a New Constitution Is Born. », Asian Survey 44(1) : p.15 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2005. « Afghanistan in 2004 : electoral progress and an opium boom. », Asian Survey 45(1) : p.89 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2004. « Afghanistan in 2003 : The Taliban Resurface and a New Constitution Is Born. », Asian Survey 44(1) : p.15 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2005. « Afghanistan in 2004 : electoral progress and an opium boom. », Asian Survey 45(1) : p.90, 91, 94 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2004. « Afghanistan in 2003 : The Taliban Resurface and a New Constitution Is Born. », Asian Survey 44(1) : p.18 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2) : p.493 [↩]
- BRADSHER, Henry S. 1985. Afghanistan and the Soviet Union. Durham : , Duke University Press: p.52 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.28 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.29 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.29-30 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.32 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.32-33 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.34-35 [↩]
- MARESCA, John J. 2001. « A new silk road : Proposed Petroleum Pipeline in Afghanistan. », Monthly Review 53(7) : p.29 [↩]
- MAGNUS, Ralph H. 1997. « Afghanistan in 1997 : the war moves north. », Asian Survey 38(2 [↩]
- WIRSING, Robert G. 2007. « In India’s Lengthening Shadow : The U.S.-Pakistan Strategic Alliance and the War in Afghanistan. », Asian Affairs, an American Review 34(3) : p.113-114 & p.154 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) [↩]
- WIRSING, Robert G. 2007. « In India’s Lengthening Shadow : The U.S.-Pakistan Strategic Alliance and the War in Afghanistan. », Asian Affairs, an American Review 34(3) : p.220 & p.157 [↩]
- WIRSING, Robert G. 2007. « In India’s Lengthening Shadow : The U.S.-Pakistan Strategic Alliance and the War in Afghanistan. », Asian Affairs, an American Review 34(3) : p.156 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) : p.220 [↩]
- WIRSING, Robert G. 2007. « In India’s Lengthening Shadow : The U.S.-Pakistan Strategic Alliance and the War in Afghanistan. », Asian Affairs, an American Review 34(3) : 152 [↩]
- ZAMAN, Aly. 2003. « India’s Increased Involvement in Afghanistan and Central Asia : Implications for Pakistan. », IPRI Journal (Summer 2003) . [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) : p.203-204 [↩]
- FAIR, Christine C. 2008. « Pakistan’s Relations with Central Asia : Is Past Prologue ? », Journal of Strategic Studies 31(2) :p.201 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2) : p.489 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2) : p.201 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) : p.1174-1175 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) : p.1174 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) : p.1183 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) : p.1175-1177 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) : p.1177 [↩]
- COOLEY, Alexander. 2008. « Principles in the pipeline : managing transatlantic values and interests in Central Asia. », International Affairs 84(6) :p.1180 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2004. « Afghanistan in 2003 : The Taliban Resurface and a New Constitution Is Born. », Asian Survey 44(1) : p.19, p.20 [↩]
- GOODSON, Larry P. 2005. « Afghanistan in 2004 : electoral progress and an opium boom. », Asian Survey 45(1) : p.93 [↩]
- ROY, Olivier. 91. « Afghanistan : les raisons d’un conflit interminable. », Cultures et conflits 1 :13–23. [↩]
- GOODSON, Larry P. 2004. « Afghanistan in 2003 : The Taliban Resurface and a New Constitution Is Born. », Asian Survey 44(1) : p.24 [↩]
- KHAN, Ijaz. 1998. « Afghanistan : a geopolitical study. », Central Asian Survey 17(2)
). En ce qui concerne l’identité sociologique afghane, Roy nous renseigne assez bien en nous disant que ((ROY, Olivier. 91. « Afghanistan : les raisons d’un conflit interminable. », Cultures et conflits 1 :13–23. [↩] - ROY, Olivier. 1986. Islam and Resistance in Afghanistan. Cambridge : , Cambridge University Press. [↩]
- Au moment où j’écrivais ces lignes, dans un article de Matt Speltanick lue dans le quotidien québécois LeDevoir du 23 mars 2009 en page A8, on pouvait y lire une annonce du président américain qui s’engageait à retirer des troupes de l’Iraq pour les envoyer en Afghanistan. [↩]
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