Publié le 24 août, 2009 à 15:53 par Caroline Moreno
Raisin sec

source: jcpoiret.com
Bien que ce soit la saison des petits fruits, le supermarché Métro fait la promotion des fraises, des bleuets et des framboises de la Colombie-Britannique et de la Californie. Les fraises du Québec sont dissimulées à l’abri des regards. Même si, selon le gérant du Métro E. Bourdon et fils, les fruits qui voyagent n’ont plus de saveur, les produits de la circulaire doivent avoir la vedette. C’est le bureau chef qui décide. Le slogan « Nous servons le Québec » ne signifie pas « Nous servons du Québec » dans votre assiette. Le gérant précise : « On est dans un quartier pauvre ici. Les gens achètent ce qu’il y a de moins cher. »
En plus de ne pas trop promouvoir ses produits, le Québec fournit. Il fournit son électricité, son bois, son eau, ses minerais, ses politiciens. Il fournit sa main-d’œuvre. Il forme ainsi des médecins qu’il incite à aller pratiquer en Ontario. L’État québécois finance la formation médicale ontarienne et étatsunienne. Pour se donner bonne conscience, il s’offre deux méga-hôpitaux, de plus d’un milliard de dollars chacun, situés à quelques kilomètres l’un de l’autre. Puisqu’il y aura pénurie de personnel médical, les Québécois iront se faire soigner au Canada. Les centres universitaires de santé pourront être convertis en copropriétés. On comprend mieux l’acharnement des politiciens souverainistes qui souhaitent la maîtrise de l’anglais pour les Québécois. Il faut pouvoir se faire examiner, traiter, opérer, dans une langue que l’on connaît.
Les Québécois paient pour s’appauvrir. Ils n’ont pas fini de manger des fruits qui ont le goût de l’eau.
Mots clés: fruits • langue • Langue Francaise • politique • Québec • ressources naturelles • santé • Souveraineté • supermarché Métro • universités
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Une chose est certaine madame Moreno, le libre-marché se fiche éperdument de la pollution!
Mais comment se fait-il que les fraises de la Colombie Britannique, et de la Californie, malgré les coûts de transport, parviennent tout de même à être moins chères que les fraises du Québec?
Vous pouvez me le dire?
Quant à la langue, est-ce que les souverainistes québécois auraient enfin compris que le peuple devrait comprendre « la langue de l’ennemi », afin de mieux le combattre?
Richard, quel ennemi?
Tu sais comme moi que pour les souverainistes, « l’anglais » est un ennemi à abattre.
c’est vrai que les pays communistes ont pris soin de l’environnement… allez visiter le royaume du paradis du prolétariat de Fidel, vous verrez ce que je veux dire….
Richard, je ne sais pas d’où vous vient votre conception du mouvement souverainiste, mais elle est loin de correspondre à la réalité.
Pour l’écrasante majorité des souverainistes, les Anglais ne sont pas des «ennemi[s] à abattre», mais des partenaires potentiels avec lesquels il sera avantageux et profitable de traiter dans le respect et la bonne entente le jour où les Québécois seront véritablement maîtres de leur destinée.
Nous ne luttons pas contre les Anglais, mais pour le Québec, ce qui est profondément différent.