Publié le 9 août, 2009 à 17:25 par David Chrétien
Remplissons les coffres de l’État mais …
Étouffons les citoyens, mais gardons la même gestion gouvernementale en place
Les jeunes libéraux provinciaux en congrès ce week-end à Ste-Thérèse.
Le président de la comission jeunesse du PLQ, Julien Gagnon, a présenté quelques propositions qui seront débattues par les jeunes présents. Ce matin, par la presse électronique de Gesca, nous apprenons que les jeunes, ceux qui pour la plupart ne payent pas encore toutes les taxes et tous les impôts qui existent au Québec, veulent hausser les tarifs de l’utilisation des infrastructures routières. Ils proposent donc de hausser les taxes sur les carburants et un retour des postes de péages sur les autoroutes.
Payer pour rentrer à Montréal
Les jeunes du PLQ désirent que les travailleurs, les visiteurs et les touristes payent pour les Montréalais. Je suis contre cette proposition, dû moins dans le but qu’elle ne serve qu’aux montréalais. Je ne compte pas payer pour des services que je n’utilise pas. Si je vais à Montréal en voiture signifie que j’ai nullement l’intention de prendre le métro ou l’autobus. De plus, nous déboursons pas mal déjà tous pour la Métropole via les transferts gouvernementaux de nos taxes et impôts. Je me demande quelle serait la réaction pour les montréalais qui transigent par la 40 pour se rendre à Québec si Trois-Rivières exigerait un péage routier…
Hausser les taxes sur le carburant
Allo! Les taxes sur les produits pétroliers pour le transport sont déjà assez élevées. Chaque hausse de taxes sur le litre l’essence et diesel nuit à l’économie, puisque les frais de transports haussent et cela se répercute sur les prix à la consommation. Donc, moins de gens qui se déplacent et qui consomment, donc des pertes d’emplois dans plusieurs secteurs. Quand l’économie est au ralentit, ce que nous vivons présentement, les coffres du gouvernement se vident par les demandes de chômage, plus de gens sur l’aide sociale, des compensations ici et là et de moins en moins de travailleurs qui payent des impôts et des consommateurs plus prudents qui payent moins de taxes.
Je suis en accord qu’il faut trouver des moyens pour garnir les coffres de l’État afin de pouvoir offrir plus de services et accentuer la qualité de ceux-ci, mais les jeunes libéraux, dans ces propositions, ne traitent en rien des méthodes de gestions gouvernementales qui devraient être revues.
Je doute que ces propositions fassent fureur dans la population déjà surtaxée ici et là. Les gens veulent des services, oui, mais veulent aussi que le gouvernement fasse sa part et veulent une saine gestion des fonds publics.
La CDJ-PLQ a les mains liés face à leur parti qui n’ose faire le ménage dans sa fonction publique afin de ne pas couper de jobs aux petits amis placés en guise de remerciement.
Que les jeunes libéraux retournent à leur esquisses pour nous revenir avec de quoi de concret.
Mots clés: cdj • jeunes libéraux du Québec • parti libéral du québec • politique • Québec • taxation
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@ David Chrétien
« Ils proposent donc de hausser les taxes sur les carburants et un retour des postes de péages sur les autoroutes. »
Votre collègue argue comme vous, que votre opposition, en fait du même côté de la clôture (capitaliste), use de partisannerie politique, or, je vous rappelle que vous, les adéquistes extrémistes crasses, proposez non seulement de faire payer des utilisateurs de services plutôt bénins, voire luxueux, mais également pour les services essentiels, comme la santé par exemple. Or, il a été démontré que le privé augmentait les coûts relatifs à la santé, per capita, et que cette pratique n’était de fait que destinée à ouvrir une nouvelle porte d’exploitation pour la bourgeoisie minoritaire et parasitaire. Alors, que vous vaut-il de dénoncer une extrémité injuste alors que vous en défendez une toute autre, bien pire encore?
Les adéquistes, citant frauduleusement la classe moyenne comme porte-étendard, défend de fait les intérêts de la bourgeoisie, car ce sont des partis populistes crasses comme l’ADQ qui passent de nouvelles lois -ou des juges à leur solde, Le jugement Chaouli- qui donnent à un bourgeois, la légitimité imaginaire d’exploiter le malheur d’autrui, tout comme ce fut ce genre de parti qui amena, certes, le salariat.
En présentant le salariat, on pouvait dire au travailleur, qu’il pouvait désormais manger, boire et avoir un toit. Or, il n’était pas dit qu’une minorité bourgeoise jouerait l’intermédiaire entre l’offre et la demande dans tout ce charabia. Et aujourd’hui, qu’en t-il? Les aliénés travailleurs jugent pratiquement normal de se faire exploiter, souvent défendant, même, leur propre exploitation. Citant ici le «risque» ou là, le «mérite» comme légitimation de l’exploitation du labeur d’autrui. Mais en réalité, nous savons qu’il y a d’autres processus sociaux, qui découlent eux, du système économique en place. Et le «mérite» et le «risque» s’expliquent ensuite sous d’autres formes, comme la chance, l’égoïsme, l’héritage, et bien d’avantage, qui lui, n’est qu’un conditionnement, lui aussi entretenu par le capitalisme lui-même.
« Je suis contre cette proposition, dû moins dans le but qu’elle ne serve qu’aux montréalais. Je ne compte pas payer pour des services que je n’utilise pas. Si je vais à Montréal en voiture signifie que j’ai nullement l’intention de prendre le métro ou l’autobus. »
Les mouvements écologistes sont donc à des années lumières de la position de David Chrétien en ce qui concerne les changements climatiques et les mesures à prendre. Au plus sacrant, les libéraux, les péquistes et les adéquistes, devraient adopter des positions plus claires et réalistes en ce qui concerne cet aspect. Par exemple, nous pourrions interdire les voitures en ville, et exiger l’utilisation des services collectifs. C’est très efficace et plusieurs grandes villes de pays industrialisés l’ont mis en place, et d’autres envisagent le faire. Cela coûte non seulement moins cher per capita, mais de plus, facilite l’entretient des chaussées.
Parce que suivant la logique des capitalistes, avant longtemps seraient bannies les «taco fumants» du trafic, et seraient exigées de belles et neuves voitures. Ainsi seraient écartées des mêmes droits, d’autres travailleurs, moins nantis, de circuler comme bon lui plaît, etc.. Les capitalistes ont une logique individualiste, et si les québécois ont bien répété des plaintes ces dernières années, c’est bien l’individualisme qui m’est venu, à moi, en tête de liste. Et au fond, n’est-ce pas exactement ce que vient de me dire David Chrétien? Qu’il se foutait des autres, que lui, s’il ça lui chantait de faire ceci, ou cela, il avait ces droits, s’il en avait les moyens? Oui, c’est exactement ce qu’il a dit, comme les adéquistes me disent, parfois, «M’en fiche, moi, des autres qui n’ont pas les moyens, ils n’ont qu’à bûcher plus dur, ou se trouver un meilleurs emploi». C’est du moins ce qui ressort de leurs inepties.
Bref, les processus historiques, les processus sociaux découlant de l’économie capitaliste leur échappent totalement. Ils sont un peu comme ces scientifiques fous qu’on a chargé de construire la première bombe atomique…, sans la cervelle.
« Je suis en accord qu’il faut trouver des moyens pour garnir les coffres de l’État afin de pouvoir offrir plus de services et accentuer la qualité de ceux-ci »
Nationalisons les ressources naturelles, et leur exploitation. Soit les moyens de production touchant aux grandes demandent –pétrole entre autre- de ce monde. Ensuite, ces capitaux pourront servir de tremplin. Et ne tentez pas de faire comme votre camarade maladroit, et de donner en exemple Exxon Mobile au Venezuela, et les résultats, car votre camarade, a lui, prétendu que Chavez avait dû rembourser le montant de 10 milliards de dollars à Exxon Mobile, alors que de fait, c’est le contraire qui est arrivé. Exxon a perdu en cour, finalement, son combat contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela. D’ailleurs, Exxon, pour préciser sur son historique, est en partie à l’origine, avec le complex-militaro-industriel, de la guerre en Irak et de plusieurs autres conflits concernant Washington.
Nationaliser le pétrole par exemple, nous délivre de l’emprise des pétrolières, gérées elles, par des bourgeois y ayant concentré les capitaux. Aussi, les bénéfices, s’ils sont étonnants vus à la télévision, nous permettent ensuite de certes améliorer les moyens de production, l’enseignement spécialisé, etc.., mais nous permettent également d’investir ailleurs, dans d’autres services publics.
Je ne suis pas pro-pétrole, je désire son abolition. Mais tant qu’à polluer, ne peut-on pas le faire à notre profit, plutôt qu’à celui d’une minorité parasitaire qui exploite non seulement notre labeur, mais notre demande?
« La CDJ-PLQ a les mains liés face à leur parti qui n’ose faire le ménage dans sa fonction publique afin de ne pas couper de jobs aux petits amis placés en guise de remerciement. »
C’est vrai que cela existe, mais cela ne couvre pas la totalité des fonctionnaires et les moyens envisagés par les adéquistes sont drastiques et maladroits, et ne servent en réalité qu’à faire légitimer l’exploitation nouvelle, de tel ou tel secteur, au profit j’assure, des minorités parasitaires bourgeoises.
«Que les jeunes libéraux retournent à leur esquisses pour nous revenir avec de quoi de concret.»
Pareillement, adéquistes…
[...] Remplissons les coffres de l’État mais … [...]
Vaut toujours mieux remplir les coffres de l’État que ceux d’une bourgeoisie minoritaire qui parasite notre labeur.