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	<title>Politicoblogue &#187; SPUQ</title>
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		<title>La grève à l’UQAM. La communauté retrouvée</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 20:23:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>spuqengreve</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Grève des enseignants]]></category>
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Si une grève syndicale est une voie de contestation et de revendication, il n’en reste pas moins qu’elle construit un espace symbolique qui renforce les liens dans la communauté et accroît la puissance d’agir de chacun de ses membres. La grève devient parfois une alternative à une forme de vie qui s’impose. Des exemples aussi [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<p> </p>
<div id="attachment_1579" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/pavillon_pk_statue.jpg"><img class="size-medium wp-image-1579" title="UQÀM - Photo: Cirget" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/pavillon_pk_statue-300x225.jpg" alt="UQÀM - Photo: Cirget" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">UQÀM - Photo: Cirget</p></div>
<p>Si une grève syndicale est une voie de contestation et de revendication, il n’en reste pas moins qu’elle construit un espace symbolique qui renforce les liens dans la communauté et accroît la puissance d’agir de chacun de ses membres. La grève devient parfois une alternative à une forme de vie qui s’impose. Des exemples aussi célèbres que les grèves d’Asbestos de 1949 et des réalisateurs de Radio-Canada de 1958-1959 nous viennent évidemment à l’esprit.<span id="more-1577"></span></p>
<p><strong>La confiance préalable</strong></p>
<p>L’expérience de la grève exige une confiance préalable: une confiance fondée sur soi et dans le monde; une confiance dans l’avenir que rendent possible les valeurs auxquelles croient les profs qui débrayent. Or, comment savoir ce que sera l’avenir? La grève n’est pas sans risques, puisque cet avenir reste grandement indéterminé (surgissement dans l’actualité d’événements naturels, sociaux et politiques, essoufflement du mouvement, loi spéciale, etc.). Mais parce qu’elles sont partagées, les valeurs auxquelles nous croyons évoquent et convoquent des possibles qui dépassent les limites du réel.</p>
<p>C’est dans le partage de ces valeurs que l’action devient possible. Cette dernière prend son sens dans l’augmentation des puissances individuelles d’agir. Et c’est la raison pour laquelle, avant tout règlement (au moment de la signature d’une nouvelle convention collective), il y a une première convention qui nous réunit, celle par laquelle se forme la communauté d’interprétation et d’action capable de transformer le réel &#8211; d’abord autour de soi, puis très vite à l’échelle de l’université, et bientôt à la grandeur de toute la société. Mais quelles sont ces valeurs auxquelles nous croyons? Quelles sont celles auxquelles nous faisons confiance et qui augmentent notre puissance d’agir? La première s’énonce dans ces termes: ce ne sont pas les individus qui sont premiers, mais les rapports qui les réunissent. La grève rappelle que pour changer les choses, s’inventer une nouvelle vie, il faut agir à plusieurs. Comme le disait notre collègue de science politique, Mark-David Mandel, «pour être autonome individuellement, il faut d’abord que nous soyons une force collective». Les autres valeurs se regroupent autour de la mission à l’origine de notre université: démocratisation et ouverture.</p>
<p><strong>La ligne de piquetage</strong></p>
<p>L’écharpe orange est rapidement devenue le signe distinctif et d’appartenance qui symbolise le mouvement de revendication. Plus encore, il y eut et il y a toujours, malgré l’injonction qui en limite la portée, le rôle de la ligne de piquetage. Sur les lignes de piquetage, on remarque d’abord que la pensée et son expression publique s’avèrent d’authentiques exercices de liberté. Lieu unique où l’autonomie individuelle n’est plus garante de la pensée, mais simple condition de l’expérimentation. La ligne de piquetage circonscrit l’espace à l’intérieur duquel l’université s’active et les profs accomplissent leurs tâches. Depuis l’injonction, c’est à l’extérieur de cette ligne que l’UQAM est pensée, qu’un retour critique sur elle devient possible.</p>
<p>Certes, la ligne est (ou devrait être) un lieu difficile de passage, mais il est aussi celui des rencontres, des échanges, de la négociation et de la communication («tu n’as pas le droit de m’empêcher d’aller à mon cours»; «grâce à votre appui, nous pourrons régler rapidement»). C’est dans la rencontre que les identités se refont. Non plus: «moi prof» et «toi étudiant», mais «nous l’UQAM». La ligne devient le lieu d’expérimentation des limites, où profs et étudiants ne sont plus là pour les cours, mais pour revoir/rappeler la mission de l’université. À partir de l’injonction, le cercle s’est élargi, la communauté est sortie de ses gonds.</p>
<p>Que de lieux, autrement oubliés et instrumentalisés, deviennent symboliques pour l’ensemble de la communauté. L’UQAM retrouvée devient le cœur du nouvel espace public où s’expriment tour à tour la colère, l’espoir et la détermination. Un espace qui ne se limite plus aux murs de l’institution. Les portes de l’établissement, le square Berri, la place Pasteur, le clocher, la rue, le théâtre Saint-Denis, les cafés et les restos du quartier, de même que le Web, tous ces espaces prennent des proportions énormes où résonnent les paroles et le cri strident des sifflets et le vacarme des trompettes.</p>
<p><strong>Un nouvel espace public</strong></p>
<p>Sous l’apparence du désordre institutionnel, la grève des professeurs à l’UQAM s’inscrit dans une formidable organisation qui s’invente chaque jour et s’inscrit dans un nouvel espace symbolique.  Le moment de la grève a été fixé en fonction du calendrier universitaire et d’un scenario optimiste sur les chances de voir progresser les négociations avec la direction de l’université pour ne pas compromettre le semestre d’hiver. Le tempo de la grève a été rythmé par les grandes séquences de la reconduction de la grève: un premier prolongement pour obtenir une offre patronale, un deuxième pour rejeter l’offre prétendument finale, une troisième pour mettre de la pression sur la direction et passer enfin au plan politique.</p>
<p>Que les profs n’enseignent pas pendant la grève, ne les empêche pas &#8211; loin s’en faut &#8211; d’investir plus que jamais dans les services à la collectivité. Du reste, c’est là une des dimensions spécifiques à notre université. Chaque jour de grève a été marqué en effet par de multiples activités collectives se déroulant de 8 h à 18 h. Des règles et des codes se sont rapidement mis en place et les membres de la communauté universitaire ont vite fait de les apprendre et de les respecter: les heures et les endroits de piquetage, le port de l’écharpe orange comme signe d’appartenance symbolique au groupe, les promenades bruyantes avec les sifflets et les trompettes, les rassemblements et les «virées syndicales».</p>
<p>Chaque membre de la communauté a développé et adapté un engagement qui rend cohérentes l’action collective et les interactions avec «l’autre partie». Par les gestes, les paroles et les actes, les membres de la communauté ont adopté un comportement de grève qui est un comportement d’occasion, dont la fonction principale est de signifier au patronat l’engagement collectif dans la lutte. Si tous les participants ont manifesté leur engagement dans la grève, tout un répertoire de rôles a été initié et endossé par les membres, en fonction de leur propre inspiration et de leurs compétences dans une telle situation. Ce répertoire varie selon qu’on joue le rôle d’organisateur syndical, de responsable d’un comité, de président d’assemblée, de négociateur, d’interlocuteur, de conférencier, de modérateur ou tout simplement de participant avisé.</p>
<p>La mobilisation générale s’est faite autour de mots d’ordre tels que «la refondation de l’UQAM», «le retour à la mission critique de l’université». Le sous-financement chronique de l’université a été un élément rassembleur pour l’ensemble de la communauté. La grève des professeurs et professeurs de l’UQAM a été l’occasion d’évoquer les grands moments de l’histoire de cette université.</p>
<p><strong>La tradition et la mission de l’UQAM renforcées</strong></p>
<p>Les professeurs sont sortis de leur «enclave départementale», dans laquelle se déroule habituellement leur vie professionnelle quotidienne, pour se côtoyer et vivre ensemble cette grève. La grève est rapidement devenue un lieu véritable d’intégration à la communauté, un lien d’appartenance et d’inscription dans une tradition, un recentrement sur sa mission. Cette mission de l’UQAM est celle que les fondateurs ont donné à leur université, il y a quarante ans, dans un contexte de Révolution tranquille et de réforme des institutions. Une mission qui reste celle de la démocratisation des études supérieures et de l’ouverture aux changements sociaux.</p>
<p>Cette grève régénère l’institution, qui gagne davantage en popularité au sein de la communauté des membres et dans la cité. La grève assure ainsi la pérennité et la consolidation d’un important sentiment d’appartenance à une université unique dans son genre. Par là même, la grève régénère la profession. L’appartenance professionnelle n’est-elle pas une condition de survie sociale, capable de protéger la vie des membres et de perpétuer les valeurs propre au groupe ? La grève en cours prodigue justement à ses membres ce sentiment de reconnaissance qui faisait défaut dans les circonstances de marchandisation du savoir et de «réingénierie de l’État», d’autant plus que l’institution est menacée.</p>
<p><em>L’UQAM, c’est nous</em></p>
<p>On sait que depuis plusieurs années, on s’inquiète des pressions faites sur les universités: prééminence de la recherche en groupe au détriment de la recherche individuelle, rapprochements risqués avec le secteur privé, valorisation accrue de la recherche orientée et obsédée par les retombées économiques. À cet égard, la grève a été dès le départ et continue d’être l’occasion de se poser ces questions et de mesurer l’urgence d’y répondre. Elle permet de répondre collectivement et de lutter concrètement contre l’angoisse que provoque l’exercice de notre profession dans le contexte de réduction du monde à sa seule dimension économique.</p>
<p>L’UQAM, c’est nous dit le slogan. Cet emblème pour la grève s’est avéré une opération symbolique de taille, puisque c’est l’ensemble de la communauté uqamienne &#8211; profs, chargés de cours, étudiants et personnel de soutien  &#8211; qui s’y retrouve. L’expression renvoie aux rêves de solidarité et d’unité autour desquels s’est construite l’UQAM. S’identifier collectivement à un tel slogan constitue à lui seul un geste fédérateur et sympathisant de relance. Qu’il se rattache à un enjeu stratégique ou à une vision métaphorique, ce geste répond à une attente collective.</p>
<p>Si la fonction principale de la grève est de faire avancer une cause, elle ressemble aussi à un double rituel de renforcement du lien social et de convivialité. Pour le dire autrement, la grève favorise une synergie collective et l’émergence d’une communauté émotionnelle (au sens du partage des affects) faite de proximité et de solidarité. Les échanges de type convivial revêtent dans ce contexte un caractère plutôt informel, mais le sentiment de communion d’ordre tribal n’engendre pas moins une forme d’harmonie intergénérationnelle. La puissance du lien social qui intègre et impose ses normes à la communauté professionnelle en question se voit renforcée par cet état de communion, dont le rôle principal est d’entretenir la synergie et le vitalisme collectif, si essentiel en période de crise et d’angoisse collective.</p>
<p> </p>
<p><em>Les auteurs, Charles Perraton et Gina Stoiciu, sont professeurs au département de communication sociale et publique de l&#8217;UQAM.</em></p>
<p><em>Ce texte à été préalablement publié sur le site <a href="http://spuqengreve.wordpress.com/">http://spuqengreve.wordpress.com</a></em>
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		<title>L&#8217;UQÀM et la culture de la grève</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 19:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Commission des jeunes - ADQ</dc:creator>
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La grève des professeurs de l’UQÀM entame aujourd’hui sa quatrième semaine. Depuis le 16 mars, les étudiants se sont vus empêcher l’accès à leurs salles de cours, à la bibliothèque et à d’autres services de l’université. Les confrontations entre les étudiants qui veulent accéder aux différents locaux de l’université et les différentes factions pro-grève prendraient [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<div id="attachment_890" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/greve-du-spuq-a-luqam-c2a9-francis-bourgouin-flickr.jpg"><img class="size-medium wp-image-890" title="Grève du SPUQ à l'UQAM © Francis Bourgouin (Flickr)" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/greve-du-spuq-a-luqam-c2a9-francis-bourgouin-flickr-300x199.jpg" alt="Grève du SPUQ à l'UQAM © Francis Bourgouin (Flickr)" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Grève du SPUQ à l&#39;UQAM © Francis Bourgouin (Flickr)</p></div>
<p>La grève des professeurs de l’UQÀM entame aujourd’hui sa quatrième semaine. Depuis le 16 mars, les étudiants se sont vus empêcher l’accès à leurs salles de cours, à la bibliothèque et à d’autres services de l’université. Les confrontations entre les étudiants qui veulent accéder aux différents locaux de l’université et les différentes factions pro-grève prendraient souvent une tournure dramatique, comme le rapporte un étudiant contre la grève dans cette <a href="http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/183651.mp3" target="_blank">entrevue</a> au 98,5 FM.<span id="more-1254"></span></p>
<p>Ce qui me fascine le plus dans cette histoire, c’est à quel point elle laisse tout le monde indifférent à l’extérieur de ce campus situé au centre-ville de Montréal. Pourtant, les revendications des professeurs ne sont pas totalement dépourvues de sens; j’ajouterais même qu’elles sont tout à fait légitimes et qu’ils ont le droit de faire ces demandes. Cependant, ce qu’ils n’ont pas l’air de se rendre compte, c’est à quel point le moyen de pression qu’ils utilisent ruine leurs chances d’obtenir gain de cause.</p>
<p class="MsoNormal">Il y a tellement souvent de grèves à l’UQÀM que c’en est rendu banal. En fait, il y a probablement un plus grand étonnement dans la population lorsqu’il n’y a pas de grève à l’UQÀM. Certains étudiants, professeurs et chargés de cours sont tellement obnubilés à l’idée de faire des grèves que ces dernières font désormais partie de la culture de l’institution.</p>
<p class="MsoNormal">Récemment, deux jeunes adéquistes ont créé l’Alliance des Étudiantes et étudiants contre la Grève de l’UQÀM (<a title="http://www.aecg-uqam.com/" href="http://www.aecg-uqam.com/" target="_blank">AECG-UQÀM</a>). Cette association compte aujourd’hui plus de 400 membres. Je ne peux que souligner le courage qu’ils démontrent dans toute cette aventure. J’ai vécu la grève de 2005 à l’UQÀM et je sais très bien à quoi ils font face : des gens endoctrinés par une sorte de sentiment généralisé qu’ils sont en train de changer la face du Québec parce qu’ils font une grève, dans lequel ils perçoivent systématiquement toutes les opinions adverses comme étant dangereuses et où tous les coups leurs sont permis.</p>
<p class="MsoNormal">Bref, je souhaite bonne chance à Raphaël Melançon et Benjamin Brodeur-Poupart pour la poursuite de cette entreprise. Peut-être que c’est grâce à des initiatives comme celle-là qu’un jour la communauté universitaire de l’UQÀM va se rendre compte que la culture de la grève à tout prix, ça cause plus de maux que de bénéfices.</p>
<p> </p>
<p><em>L&#8217;auteur du texte (Guillaume S. Leduc) est directeur des communications pour la commission des jeunes de l&#8217;ADQ.<br />
Ce texte publié à l&#8217;origine le 6 avril 2009 sur </em><a href="http://www.cdj-adq.com/"><span style="text-decoration: none;"><em>http://www.cdj-adq.com</em></span></a>
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		<title>Nos gouvernements savent-ils encore ce qu’est une université?</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 14:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>spuqengreve</dc:creator>
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		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[GRÈVE]]></category>
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Tant la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, que certains polémistes, tentent actuellement de dépeindre les professeurs d’université comme des privilégiés ne travaillant que six heures par semaine pour des salaires pharamineux. Cette vision non seulement réductionniste mais méprisante pourrait bien sûr n’être qu’une stratégie de la part du gouvernement Charest pour éviter [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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</p>
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<div id="attachment_419" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/03/j0399787.jpg"><img class="size-medium wp-image-419" title="Salle de classe, cours, école, université" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/03/j0399787-300x199.jpg" alt="© Microsoft Online Clipart" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">© Microsoft Online Clipart</p></div>
<p>Tant la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, que certains polémistes, tentent actuellement de dépeindre les professeurs d’université comme des privilégiés ne travaillant que six heures par semaine pour des salaires pharamineux. Cette vision non seulement réductionniste mais méprisante pourrait bien sûr n’être qu’une stratégie de la part du gouvernement Charest pour éviter de verser à l’UQAM les montants nécessaires à sa mission au sein de la société québécoise. Cependant, le malaise est plus grand, car il se pourrait bien que ces propos d’allure pamphlétaire soient le reflet de la véritable conception gouvernementale des universités, de toutes les universités québécoises.<span id="more-1291"></span></p>
<p>Il est triste de constater à quel point le gouvernement Charest fait preuve d’une ignorance dangereuse du rôle fondamental des universités dans toute société occidentale progressiste. Par conséquent il en vient à combler le vide laissé par son absence de vision par une conception purement économique et marchande de l’éducation supérieure. Pour nous en convaincre, examinons les trois éléments suivants: la nature et la mission des universités;  le rôle et la tâche des professeurs d’universités; la marchandisation de l’éducation.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’une université et quelle est sa mission?</strong></p>
<p>Qu’il s’agisse d’une université québécoise, américaine ou européenne, qu’il s’agisse d’une «université à distance» d’une université de centre-ville ou d’une université située à flanc de montagne, la mission d’une université se décrit simplement. Il s’agit d’un regroupement d’experts ayant pour objectifs communs l’avancement des connaissances, la sauvegarde des connaissances et la transmission des connaissances. La transmission des connaissances ne vise pas à strictement parler à former des individus en fonction du marché du travail mais plutôt à transmettre des savoirs dans un but d’autonomie du sujet. Elle forme donc des individus qui seront capables non seulement d’appliquer ce savoir, mais qui seront surtout capables d’avoir une pensée critique sur le savoir, et qui pourront eux-mêmes faire progresser la société et le groupe dont ils font partie.</p>
<p>Cette définition sommaire montre bien la différence entre une formation purement utilitaire mise au profit des employeurs, que certaines écoles professionnelles peuvent très bien faire, et la formation universitaire. Elle montre aussi clairement que le travail fait à l’université ne peut se réduire à la simple tâche d’enseignement des professeurs ou des chargés de cours, bien que cette tâche soit bien entendu au cœur même de l’existence des universités.</p>
<p>Ce qui démarque le rôle de l’université d’autres types d’institutions d’enseignement c’est l’arrimage absolument nécessaire et indissociable entre l’avancement du savoir, sa préservation et sa transmission. Le discours démagogique néo-libéral quant à lui réduit par ignorance ou par calcul le rôle des universités à la simple transmission des connaissances. Pourtant l’enseignement formel (donner un cours de 3 heures devant des étudiants dans une classe) n’est que la pointe de l’iceberg de la transmission des connaissances qui n’est, quant à elle, qu’une seule partie de la mission d’une université. Si l’on accepte qu’on ne peut dissocier transmission et avancement des connaissances, si l’on accepte que les connaissances  transmises doivent être à l’avant-garde des disciplines enseignées, il faut immanquablement que les experts, c’est-à-dire les professeurs, aient une activité de recherche importante. La véritable nature de l’enseignement universitaire tient dans ce mariage fructueux entre l’enseignement et la recherche. Les professeurs doivent donc être des chercheurs pour faire bénéficier les étudiants des enseignements critiques les plus poussés.</p>
<p>Réduire la fonction universitaire à un enseignement désincarné comme nos gouvernements se plaisent à le faire est donc signe d’une méconnaissance profonde du rôle des universités et de la tâche des professeurs. Car s’il est vrai qu’un professeur ne fait peut-être que six heures par semaine de présence formelle dans une salle de classe, l’ensemble de ses activités professorales font qu’en moyenne au Québec, selon une recherche récente, ils travaillent en réalité plus de 50,5 heures par semaine. Que font-ils durant des 44 autres heures? Ils font des recherches, rédigent des articles et des livres qui sont publiés et qui leur valent dans certains cas une réputation internationale. Ils forment des étudiants de maîtrise et de doctorat à la recherche, encadrent leurs travaux et les aident à publier le résultat de leurs recherches. Ils organisent des congrès nationaux et internationaux et ils préparent des conférences. Ils sont consultés par les grandes institutions publiques et sont membres de commissions d’enquêtes et de commissions d’experts. Ils effectuent de nombreuses tâches administratives sur des comités d’éthique, des commissions d’enseignement, ils révisent des programmes, mettent sur pied de nouveaux cours, préparent des documents audio-visuels de formation ou de vulgarisation. Ils le font aussi les soirs et les fins de semaines. Ce sont là toutes des tâches peu connues du public, bien entendu, mais superbement ignorées des dirigeants politiques qui préfèrent ne se rappeler que les heures d’enseignement direct pour pouvoir mieux les mépriser publiquement.</p>
<p><strong>Qui sont donc les professeurs d’université?</strong></p>
<p>Outre le fait que les professeurs d’université soient des gens qui ont effectué de 8 à 10 ans d’études universitaires, qui ont ensuite effectué des études post-doctorales dans leurs disciplines, qui sont donc les professeurs d’université?</p>
<p>La réponse est simple: ils sont les experts de leur domaine. Ils sont des experts que l’on consulte sur toutes les grandes questions de société: sur le décrochage scolaire, sur la violence, sur le crime et la rééducation des jeunes délinquants, sur l’intégration des immigrants, sur le cancer, sur la violence faite aux femmes, sur les changements climatiques, sur la crise économique, sur la guerre en Irak, sur les droits de l’homme. Ce sont eux qui trouvent des médicaments contre le cancer. Ce sont eux qui mettent au point les vaccins et les nouvelles procédures de chirurgie ayant moins d’effets secondaires. Ce sont eux qui soignent les dépressions des enfants et qui mettent au point des psychothérapies plus efficaces. Ce sont eux qui sont invités à la télé pour expliquer les phénomènes complexes auxquels nous sommes tous confrontés.</p>
<p>Les professeurs d’université sont les Charles-Philippe David et Sami Aoun qui nous expliquent la complexité des enjeux dans les conflits moyen-orientaux et qui nous permettent de mieux comprendre la planète. Les professeurs d’université sont aussi les Richard Béliveau qui nous montrent comment l’alimentation peut aider à prévenir le cancer. C’est Guy Rocher, membre de la Commission Parent, qui est à l’origine de la naissance des CEGEPs. C’est Pierre Fortin qui nous explique les complexités de la crise économique actuelle. C’est Brian Mishara, autorité internationale dans la prévention du suicide. C’est le Dr Rafick Sekaly qui a découvert la protéine qui permet d’espérer un vaccin contre le VIH. C’est Yves Gingras qui démystifie la science toutes les semaines à Radio-Canada.</p>
<p>La liste pourrait s’allonger indéfiniment pour démontrer ceci: les professeurs d’université ne sont pas des intellectuels déconnectés de la société, cachés confortablement dans leur tour d’ivoire. Ce sont des experts qui transmettent leurs connaissances de toutes les façons possibles, des experts dont aucune société évoluée ne peut se passer au risque du retour à la grande noirceur. Les professeurs d’université, parce qu’ils sont des experts, apportent quotidiennement à la société dont il font partie des bénéfices directs par leurs découvertes et leurs travaux et de façon tout aussi directe par la transmission de leurs connaissances à l’ensemble de la société et non pas seulement aux étudiants assis dans les salles de classe.</p>
<p><strong>La marchandisation de l’éducation</strong></p>
<p>En 2000 Ricardo Petrella avait dit qu’une des plus grandes menaces pesant sur l’éducation supérieure était la marchandisation de celle-ci. Sans reprendre tout son argumentaire, il faut bien reconnaître que le péril est aujourd’hui plus grand que jamais et que cette vision marchande de l’éducation imprègne déjà le discours de nos ministres de l’éducation.</p>
<p>À défaut d’avoir une véritable vision de l’éducation, à défaut de comprendre la mission d’avancement des connaissances de l’université et à défaut de reconnaître le rôle social des intellectuels et des professeurs, c’est une vision marchande de l’éducation qui tient lieu de programme politique pour nos gouvernements actuels.</p>
<p>Visiblement, nos politiciens n’arrivent pas à concevoir l’université autrement que comme une «entreprise» qui vend des cours. À défaut de comprendre les trois fonctions de l’université, la classe politique actuelle interprète le rôle de celle-ci en termes de «marché» et discute de sa «rentabilité»; il conçoit les cours offerts comme des «marchandises» et conçoit les étudiants comme des «consommateurs». En conséquence les professeurs sont logiquement réduits au simple rôle de producteurs de cours. Quelle importance alors de discuter du besoin d’embaucher de nouveaux professeurs? Des dispensateurs de cours feront tout aussi bien l’affaire.</p>
<p>Il ne s’agit plus pour nos gouvernements d’amener des générations de jeunes à acquérir une formation qui en fera des citoyens conscients, cultivés, lucides et autonomes. Il s’agit de consommateurs à qui un certain nombre de cours seront dispensés, à la suite de quoi un diplôme est émis en échange d’une somme d’argent convenue. Les professeurs ne sont plus des experts dont le rôle est de favoriser l’accroissement des connaissance ou de faire des découvertes scientifiques menant au mieux être de la population mais ils deviennent des dispensateurs de cours, de certificats et de diplômes.</p>
<p>Ce n’est pas que l’UQAM qui est malade, victime d’un sous-financement chronique depuis sa création. L’UQAM n’est qu’un symptôme d’une absence de complète de vision et d’une ignorance désastreuse de la fonction des universités par nos politiciens. Nos politiciens ne méprisent pas seulement l’UQAM, ils méprisent les universitaires, les universités et les intellectuels. Ils sont capables de trouver 305 millions de dollars pour rénover le Casino tout en fixant sérieusement la caméra pour dire qu’il n’y a plus d’argent pour l’éducation supérieure au Québec.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>L&#8217;auteur de ce texte est Louis Brunet, professeur et directeur du département de psychologie, UQAM.<br />
Ce texte à préalablement été publier sur le site </em><a href="http://spuqengreve.wordpress.com/"><em>http://spuqengreve.wordpress.com</em></a>
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</p>
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		<title>L’UQAM, un viaduc gravement fissuré</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 01:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>spuqengreve</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
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L’UQAM est le fruit de la Révolution tranquille. Elle permet à des milliers de Québécoises et de Québécois de franchir plus aisément les multiples obstacles à l’éducation supérieure. Depuis sa création en 1969, ce sont des milliers de citoyens issus de milieux populaires ou en situation d’emploi ou dont le parcours n’est pas celui qui [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<p> </p>
<div id="attachment_1310" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/image_uqam.jpg"><img class="size-medium wp-image-1310" title="UQAM" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/image_uqam-300x225.jpg" alt="UQAM" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">UQAM</p></div>
<p>L’UQAM est le fruit de la Révolution tranquille. Elle permet à des milliers de Québécoises et de Québécois de franchir plus aisément les multiples obstacles à l’éducation supérieure. Depuis sa création en 1969, ce sont des milliers de citoyens issus de milieux populaires ou en situation d’emploi ou dont le parcours n’est pas celui qui permet l’accès à l’université traditionnelle qui ont emprunté ce viaduc.<span id="more-1309"></span> Ils ont ainsi pu améliorer leur condition de vie et par là même celle du Québec tout entier. Ce viaduc a permis à la société québécoise de se peupler de personnes plus instruites, plus cultivées, d’artistes, de gestionnaires, de penseurs, de scientifiques, de personnes plus critiques et mieux outillées pour agir, décider et accéder à des postes clés.</p>
<p>À partir de ses 11 professeurs fondateurs, le Département des sciences biologiques s’est construit au cours de ces quarante ans pour devenir ce qu’il est aujourd’hui: un leader québécois en recherche et en enseignement de la biologie. Il a formé des milliers de Québécois et Québécoises par ses programmes de certificats, de baccalauréat, de maîtrise, de doctorat. Ses finissants travaillent en tant que consultants, chercheurs et directeurs dans le monde de la conservation et la gestion durable des ressources naturelles, dans les organismes gouvernementaux, dans des compagnies nationales et internationales dans le domaine de la pharmaceutique et des biotechnologies. Aujourd’hui ses professeurs exercent un leadership au Québec dans plusieurs domaines des sciences de la vie. Ses experts regroupés dans des centres de recherche dont le Centre d’Étude sur la Forêt (CEF), le groupe de recherche interuniversitaire en limnologie (GRIL), le centre en toxicologie de l’environnement (TOXEN) et le centre de recherches biomédicales (BIOMED) rayonnent tant au Québec qu’à l’étranger. Leurs expertises uniques profitent à l’ensemble de la société québécoise. Le département est celui qui à l’UQAM obtient le plus de subventions de recherche, près de 8,5 millions $ en 2007, ce qui le classe parmi les plus subventionnés du Québec. Il illustre à sa manière le chemin parcouru par l’ensemble des départements de l’UQAM depuis 40 ans. Mais aujourd’hui il faut savoir que le viaduc UQAM souffre de sous-investissement et son effritement s’accentue. Une fissure béante menace maintenant sa survie.</p>
<p><span><strong>D’où vient cet effritement?</strong></span></p>
<p>Selon une étude d’un comité de sages formé par le recteur de l’UQAM, son sous-financement chronique provient essentiellement de la formule utilisée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour calculer la subvention qu’il alloue à chaque université. Cette formule, fondée essentiellement sur le nombre d’étudiants à temps complet, sous-estime le coût réel des étudiants à temps partiel. C’est précisément à l’UQAM, de par sa mission particulière, qu’on en retrouve la plus haute proportion au Québec.</p>
<p><span><strong>Quelles sont les conséquences de ce sous-financement?</strong></span></p>
<p>Le rapport d’une firme indépendante commanditée par la direction de l’UQAM, le rapport AON, établit que les professeurs de l’UQAM gagnent en moyenne 10% de moins que ceux des autres universités au Québec. Quelle relève professorale peut-on anticiper pour une université qui embauche avec des salaires 10% moins élevés qu’ailleurs? De plus, le rapport entre le nombre d’étudiants par professeur à l’UQAM est le plus élevé du Québec. Il faudrait ajouter des centaines de postes simplement pour arriver à un niveau comparable à celui des autres universités. C’est la disponibilité même de l’encadrement aux cycles supérieurs, à la maîtrise et au doctorat, et l’amélioration de notre capacité d’offrir des programmes de qualité au premier cycle qui pâtissent du manque de professeurs à l’UQAM.</p>
<p><span><strong>«Mais soyons réaliste, c’est la crise»…</strong></span></p>
<p>À ces demandes de justice le gouvernement répond qu’il n’a pas d’argent. Ses coffres sont vides. En ces temps de crise l’argent est plus rare soit, mais il en existe tout de même. S’il en manque pour réinvestir dans l’UQAM, c’est qu’on choisit plutôt d’investir des milliards dans les infrastructures et le casino. Ces dépenses sont certes utiles, quelquefois nécessaires, mais n’est-il pas aussi générateur de richesse d’investir dans la connaissance, l’intelligence et le savoir? Ne sommes-nous pas de plus en plus dans une société du savoir? Nous avons tous le devoir de préserver l’UQAM afin de lui permettre de servir de viaduc aux milliers de québécois qui viendront après nous.</p>
<p>Le temps presse. Négliger l’UQAM maintenant, c’est accepter son effondrement progressif et l’affaiblissement à coup sûr de la nation québécoise.</p>
<p><em>L&#8217;auteur de ce texte est Luc-Alain Giraldeau, directeur, département des sciences biologiques, UQAM, et les professeures et professeurs; Diana Averill, Benoît Barbeau,Yves Bergeron, David Bird, Louise Brissette, Normand Chevrier, Pierre Drapeau, Daniel Gagnon, Jean-François Giroux, Sami Haddad, Mario Houde, Catherine Jumarie, Yves Mauffette, Julie Lafond, Sylvie Laliberté, Monique Lortie, Christian Messier, Catherine Mounier, François Ouellet, Pedro Peres-Neto, Nicolas Pilon, Dolors Planas, Yves Prairie, Denis Réale, Roland Savard, Tatiana Scorza, Wanda Smoragiewicz, William Vickery, Tim Work.</em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em>Ce texte à été préalablement publié sur le site <a href="http://spuqengreve.wordpress.com/">http://spuqengreve.wordpress.com/</a></em>
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		<title>Pourquoi les profs de l’UQAM sont-ils en grève ?</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 18:54:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>spuqengreve</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Grève des enseignants]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Beaucoup de choses se disent au sujet de la grève des profs de l’UQAM. Rétablissons la vérité sur ces affirmations que l’on entend à droite et à gauche:
 
Les professeures, professeurs et maîtres de langues de l’UQAM sont en grève pour que la direction de l’UQAM négocie de bonne foi le renouvellement de leur convention collective [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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</p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<div id="attachment_1280" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/w-spuq.jpg"><img class="size-medium wp-image-1280" title="Bureaux du SPUQ" src="http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/w-spuq-300x200.jpg" alt="Bureaux du SPUQ" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Bureaux du SPUQ</p></div>
<p>Beaucoup de choses se disent au sujet de la grève des profs de l’UQAM. Rétablissons la vérité sur ces affirmations que l’on entend à droite et à gauche:</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Les professeures, professeurs et maîtres de langues de l’UQAM sont en grève pour que la direction de l’UQAM négocie de bonne foi le renouvellement de leur convention collective échue depuis fin mai 2007.</span></strong><span id="more-1279"></span></p>
<p><strong>La direction de l’UQAM</strong> :</p>
<ul style="text-align:justify;">
<li><strong>refuse</strong> de négocier sérieusement les termes d’une nouvelle convention collective ;</li>
<li><strong>n’a pas révélé</strong> ses intentions concernant les points les plus importants de nos conditions de travail, en particulier concernant la tâche d’enseignement;</li>
<li><strong>n’a fait aucun effort</strong> pour gagner la confiance des profs sur ses intentions, bien au contraire : le soi-disant projet final du 20 mars 2009 n’en était pas un;</li>
<li><strong>peut à tout moment </strong>nous proposer un projet patronal et nous forcer à l’accepter  sous peine de nous mettre en lock-out (i.e. de fermeture de l’université sans salaire).</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">En d’autres termes, l’administration peut nous imposer des conditions de travail qui nous empêcheraient d’accomplir correctement notre mission d’enseignement,  de recherche / création et de services à la collectivité.</p>
<p> </p>
<p><strong>Les profs et maîtres de langues en grève de l’UQAM </strong>demandent à la direction de l’UQAM<strong> :</strong></p>
<ul>
<li><strong>de négocier de bonne foi</strong> leur projet de convention collective déposé le 25 avril 2007;</li>
<li><strong>de tenir compte</strong> de l’étude de la firme AON, commandée par la direction, dont les conclusions  confirment clairement la légitimité des revendications du  projet de convention collective des professeures et professeurs;</li>
<li><strong>de cesser de commander</strong> des études très coûteuses à des firmes externes, études qui de plus appuient nos revendications;</li>
<li><strong>de débattre des demandes syndicales </strong>relatives au projet de convention collective, quitte à les refuser ou à les accepter. L’important est de débattre !</li>
</ul>
<p>En d’autres termes, et dans le but de rétablir un climat de confiance favorable à notre mission d’enseignants-chercheurs, les profs demandent à la direction de l’UQAM de débattre sérieusement <strong>à la table de négociation</strong><em><span style="font-style: normal;"> du projet de convention collective déposé voilà près de</span></em></p>
<p><em>Ce texte à été préalablement publié sur le site <a href="http://spuqengreve.wordpress.com" target="_blank">http://spuqengreve.wordpress.com</a></em>
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		<title>L&#8217;UQÀM en suspend!</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 13:50:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan Bolduc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Association étudiantes]]></category>
		<category><![CDATA[Grève des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[SPUQ]]></category>
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Les enseignants de l&#8217;Université du Québec À Montréal (UQÀM) ont voté à 91% vendredi pour la poursuite de la grève sur 10 autres jours.
Il est important de comprendre ce qui motive ces actions de la part du SPUQ (Syndicat des Professeurs et professeures de l&#8217;Université du Québec à Montréal) et de confronter ses demandes aux [...]<p><a href="http://www.politicoblogue.com">Politicoblogue - Parce que la politique est partout...</a>

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<p>Les enseignants de l&#8217;Université du Québec À Montréal (UQÀM) ont voté à 91% vendredi pour la poursuite de la grève sur 10 autres jours.</p>
<p>Il est important de comprendre ce qui motive ces actions de la part du SPUQ (Syndicat des Professeurs et professeures de l&#8217;Université du Québec à Montréal) et de confronter ses demandes aux offres actuelles de l&#8217;institution d&#8217;enseignement.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, les 980 professeurs de l&#8217;UQÀM sont sans contrat de travail depuis mai 2007. Ils réclament l&#8217;embauche de 300 professeurs afin d&#8217;améliorer la qualité des services d&#8217;enseignement offerts aux étudiants et un rattrapage salarial de 11,6 % sur trois ans.<span id="more-763"></span></p>
<p>L&#8217;UQÀM avait présenté aux syndiqués une offre finale. Celle-ci comportait une hausse de salaire de 4% et l’embauche de seulement 25 nouveaux enseignants.</p>
<p>L&#8217;écart est donc immense et les conflits, bien présents.</p>
<p>La grogne commence à règner au sein de la communauté étudiante alors que plusieurs personnes se demandent si tout cela est réellement nécessaire. De plus en plus d&#8217;étudiants craignent de perde leur session ou d&#8217;être retardés dans leur dîplomation.</p>
<p>L&#8217;UQÀM se fait très nébuleuse sur les solutions envisagées afin de palier à la problématique de la reprise des cours.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs sur ce point, que l&#8217;institution d&#8217;enseignement supérieure tient son rapport de force, puisqu&#8217;elle déterminera comment les cours annulés seront rattrapés lorsque la grève sera terminée.</p>
<p>En plongeant les étudiants dans l&#8217;incertitude et la peur, le SPUQ pourrait se voir perdre rapidement plusieurs de ses appuis, notament par les nombreuses associations étudiantes de l&#8217;UQÀM qui, au nombre de 13 000 étudiants, ont eux aussi emboîté le pas afin d&#8217;exercer plus de pression sur les dirigeants.</p>
<p>Le 25 mars dernier, la Cour supérieure à émis une ordonnance d&#8217;injonction provisoire demandant au SPUQ de s’assurer que les lignes de piquetage permettent aux étudiants et au personnel d’avoir accès librement et en toute sécurité aux locaux et batiments de l&#8217;UQÀM..</p>
<p>Chaque mouvement de grève demande son lot de sacrifices. Il est impératif cependant que l&#8217;UQÀM reconsidère le travail des enseignants et surtout le nombre d&#8217;entre eux afin d&#8217;assurer une optimisation des services offerts aux étudiants et étudiantes.
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