Publié le 2 avril, 2010 à 09:26 par Sylvain Guillemette
Un budget capitaliste

Chers camarades laborieux, chers prolétaires,
je ne ferai qu’une courte analyse du budget «Bachand», sachant très bien que la bloguosphère sera inondée de tels essais. Je serai donc bref, mais tenterai de panser cette perte par une précision plus rude sur les intérêts derrière chaque mesure «simplement impopulaire» que comporte ce budget. Et certes, je viserai seulement les effets néfastes de ce budget capitaliste et démontrerai que ces dits aspects, ne sont en fait, comme ailleurs dans toute société capitaliste, que le reflet des intérêts du parti au pouvoir, soit ceux en réalité, de la bourgeoisie.
D’abord, pour commencer, notons que l’ensemble des fonctions publiques est touché, même si certains de ses secteurs nous frappent de stupeur plus que d’autres. Le gouvernement a annoncé qu’un seul employé de l’État sur deux serait remplacé à son départ, ce qui nous amène à croire que le manque de personnel au sein de notre système de santé prendra de l’ampleur, permettant ainsi encore, d’avantage d’usage du privé comme pansement aux demandes populaires.
Ce constat fait, passons aux analyses.
Nous devrons désormais, peu importe le rapport entre nos différences salariales, nous acquitter d’une facture de 25 dollars per capita pour payer notre système de santé. L’année suivant, 100 dollars. Puis 200 dollars pour la troisième. D’abord, j’aimerais préciser que nous payons déjà notre système de santé, puisque que lorsque l’État nous dit qu’elle paie un montant tel sur celui-ci, il faut savoir que les caisses de l’État, c’est le fruit de nos efforts collectifs, de nos impôts, de nos apports à ces caisses. L’État, c’est nous. SA caisse est la nôtre.
Cela dit, cela n’empêche pas ce dernier de servir d’autres intérêts que les nôtres, puisque l’État représente dans les faits, les intérêts du parti au pouvoir. Ici, un parti bourgeois précisément. Nous allons donc payer deux fois, mais la différence ici, c’est que l’impôt progressif n’est pas la règle. Tout le monde paie le même montant. Moi, je veux bien, s’il le faut, payer plus pour mon système de santé, mais à hauteur égale de ce que paie le riche, en proportion. Si ça joue sur nos budgets de «pauvres» ou de «classe moyenne», ça doit jouer sur celui du riche du riche bourgeois, qui vit soit dit en passant, de la force de travail de ceux qui en arracheront ces prochaines années. Mais encore, le gouvernement fiche en l’air tout débat quant aux endroits où l’on pouvait piger tant de milliards. Et cela se nomme, Totalitarisme.
On pourrait par exemple, fonder une Société d’État, fabricant des médicaments. Ainsi, entrant en compétition avec le secteur privé –Ce sont les arguments de la droite, rappelez-vous! La concurrence!-, nous pourrions aisément jouer un rôle décisif sur le prix des médicaments en question. Cela coûte cher aux contribuables, aux travailleurs, ainsi donc, aux prolétaires, qui vendent leur force de travail à ces parasites bourgeois qui se la couleront douce pendant que nous croupirons sous nos dettes multiples. Cela serait bénéfique, mais les libéraux ont d’autres intérêts.
Ensuite, il y a ce fameux ticket modérateur, qu’ils ne nomment pas ainsi afin de légaliser leur «audace», ou leur «courage» disent les «lucides». Ce ticket coûterait aux patients, 25 dollars, qui ne seraient pas perçus su le champ, mais lors des impôts. Qu’importe le fait que vous soyez malheureusement plus malade que votre voisin en santé, vous devrez assumer ce fait désormais. Plus vous irez à l’hôpital, plus vous paierez pour vos malheurs. C’est l’utilisateur payeur, et le vrai visage de Jean Charest. Certes, ce ticket viderait les urgences, parce que simplement, les malades n’iraient plus se faire soigner, faute de moyens. Fallait-il être lucide pour s’apercevoir que l’égoïsme menait à l’enrichissement individuel?
Le gouvernement nous dit qu’il fera des efforts à hauteur de 62%, que nous en ferons à hauteur de 31% et que les grandes et riches entreprises en feront elles, à hauteur de 7%. Mais rappelez-vous, l’État, c’est nous tous. Alors ici, on paie deux fois. Et puisque l’État actuel abaisse sans cesse le fardeau fiscal des entreprises québécoises, les moins perçues à travers l’Amérique du Nord, l’effort de l’État est encore le nôtre en majorité. Et les entreprises se gargarisent encore sur notre labeur.
Hausser le tarif patrimonial…., encore là, s’il ne fallait pas payer pour toutes les ambitions injustifiées du gouvernement du Québec actuel (la Romaine), bref, ses erreurs, ce ne serait pas envisageable, et de se plier aux conditions du capitalisme, qui ne cumule que ratées sur ratées, cela n’a rien de sérieux, de viable et d’intéressant à mon avis. Le dogme a assez duré. Il n’y a pas de place pour tous les États du monde, sur le sommet d’une pyramide. Il faut revoir la structure, il faut revoir le capitalisme et l’abolir, tenter autre chose, quelque chose d’audacieux et de courageux.
Maintenant, pour terminer, puisque je disais bref…
Tout ce que cela prend ensuite pour faire avancer la cause bourgeoise, c’est l’appui inconditionnel des médias, cela comprenant notre Société d’État Radio-Canada, que nous finançons. Quand un prétendu journaliste dit de haute voix «tout le monde le sait que ça peut pu fonctionner», parlant du système de santé, on ne peut pas vanter l’impartialité de celui-là (Michel C. Auger -Radio-Canada-). (Le «spécialiste» Vézina, lui, disait qu’il fallait consentir au ticket modérateur. Ce que c’est impartial!) Et quand un ministre dit «si on a des jobs dans la vie, c’est parce qu’on a des coopératives et des entreprises..» (Ministre Bachand), je m’excuse, mais c’est tout à fait le contraire. C’est la demande, celle des travailleurs, qui donne aux bourgeois l’occasion de jouer l’intermédiaire entre la demande et l’offre, de par leur possession initiale et préalable, de capitaux pour ce faire. Sans les bourgeois et leurs capitaux, la demande existerait tout de même. Le bourgeois ne crée pas la richesse, il fait faire sa besogne par le prolétaire, qui lui vend sa force de travail. On l’appelle ici, au Québec, le salarié. Le propriétaire de l’entreprise a le beau jeu. Il n’a qu’à attendre que le prolétaire lui fabrique la valeur ajoutée, avec les outils qu’il a pu acheter avec ses capitaux, et donner au prolétaire ce dont il a besoin, jusqu’à la semaine suivante. Donc monsieur Bachand a tort de dire que les bourgeois créent la richesse. Nous ne sommes pas dupes en 2010. Nous savons très bien que nous créons la richesse, et que nous payons avec ce gouvernement Libéral, pour les intérêts de la bourgeoisie.
Ce budget, c’est un budget bourgeois, pour la classe bourgeoise, et faite par un parti bourgeois. Ces choix audacieux n’en sont pas. Il n’y a pas eu de courage, mais de la lâcheté. On a eu peur de demander plus à la bourgeoisie, de peur qu’elle aille investir ailleurs, ses «chers capitaux».
Le système capitaliste est désuet, et cela se manifeste lorsque votre économie devient plus importante que votre santé, alors que tous les États de la planète souffrent du capitalisme etr de ses ratées multiples. Il n’y a jamais eu de partage de richesse, et on nous demande une fois de plus de la créer un siècle de temps, pour payer les prochaines anomalies du système parasitaire bourgeois, nommé capitaliste. Passons à autre chose.
Ne soutenez pas ce budget et venez manifester avec nous.
Mots clés: Budget 2010 • Jean Charest • parti libéral du québec • Raymond Bachand
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Je ne sais pas si sylvain sait de quoi il parle, mais ce budget est tout sauf capitaliste. Un budget capitaliste aurait été dans une tout autre direction. Il aurait, pour assurer un retour à des finances équilibrées, sabré dans les dépenses publiques en mettant fin à des programmes comme l’assurance-médicament, l’assurance-parentale pour ne nommer que ceux-là. Il aurait coupé dans le nombre de fonctionnaires ainsi qu’annoncé si ce n’est une réduction des salaires tout au moin un gel de la masse salariale. Il aurait haussé les droits de scolarité. Il aurait sabré dans les subventions aux entreprises ainsi que dans les subventions aux artistes. Il aurait fixé un délais dans le temps pour la prestation de l’aide social aux personnnes aptes au travail. Il aurait fermé radio-québec. Mais il a préféré faire ce que font tout les gouvernement qui manque de courage, de peur de s’aliéner les lobbys, tel que le CPQ, les Syndicats ou les lobbys du BS. Désolé, mais sylvain tu es dans le champ, ce budget est tout sauf un budget bourgeois, c’est un budget de quelqu’un qui a peur d’agir. Car un bourgeois, puisque tu les appeles ainsi, ne désire qu’une chose, que le gouvernement ne se mêle pas de leurs affaires. La hausse de la TVQ est un appel à la fraude.
Il aurait fait, exactement tout ce que Normand dit… Quand même, ce n’est certainement pas un budget socialiste! Qui paie la note déjà? Ah oui! Les mêmes que toujours! Les prolétaires! Comme pour la crise de Wall Street! Et comme pour tous les autres échecs capitalistes dans ce foutu bordel qu’est le monde depuis l’existence du capitalisme.
Et mon cher Normand, ils ont sabré dans les programmes sociaux, informez-vous! Seulement en santé, ils ont coupé leur budget alloué de quelques points de pourcentage, ce qui signifie le milliard. Et qui paiera? Nous, avec le ticket modérateur, et les sommes additionnelles que l’on paiera dès cette année, qui augmentera l’année suivante, puis l’autre également, utilisant l’idéologie extrémiste de droite, de l’utilisateur payeur, de la taxe sur la maladie. Désormais, vous êtes responsable d’être malade, et y a de ces gens qui croient réellement que les pauvres ont cherché leurs maladies! J’ai entendu des idéalistes de votre sauce, clamer que les pauvres n’avaient qu’à se tenir en forme, comme les riches, «qui sont plus soignants de leur personne!» et quoi encore?!? T’es malade? Paie! Comme si nous ne payions pas déjà suffisamment pour nos soins! Le problème, il est capitaliste! Quand un modèle économique te suggère de mettre de côté ta santé, pose-toi des questions. Les médicaments coûtent une beurrée, parce que des bourgeois nous les vendent une beurrée! Le matériel coûte une beurrée, parce que les vendeurs de matériel nous le vendent une beurrée! Alors fabriquons nous même notre matériel, fabriquons nous même nos médicaments et débarrassons-nous de ces foutus parasites de merde que sont les bourgeois, qui sont de toute façon inutiles à notre évolution humaine.
Et oui, le gouvernement a sabré dans les programmes sociaux, mais pas assez à votre goût pour que cela se nomme du capitalisme pur et dur. Mais pourquoi ne l’ont-ils pas fait extrêmement, comme vous le souhaitiez? Parce qu’il doit maintenir un effet soupape, pour éviter la grogne populaire. Vos saletés de gouvernements capitalistes sont seulement plus futées que vous en fait! Vous nous mèneriez tout droit à la révolution avec vos maladroites affirmations. Ce qui ne serait pas si mal après tout!
Et de plus en plus, on note des médicaments «d’exception», qui sortent du cadre assuré du Québec. Quant aux fonctionnaires, le gouvernement promet de ne remplacer qu’un de ceux-là sur deux… Si cela n’est pas couper dans «les fonctionnaires», je me demande ce que c’est! Ma femme travaille dans le domaine de la santé, et plusieurs programmes ne seront pas renouvelés, ils seront obligés de s’autofinancer, comme si les malades avaient en plus, besoin de quémander de l’aide, de faire pitié dans des soupers bénéfices à 500$ le couvert! C’est-ti pas beau le capitalisme! C’est de la merde ce système!
Le gouvernement a de plus, refusé de négocier avec les syndiqués quant aux ententes avec la fonction publique. Ils n’ont plus de contrat de travail, et le gouvernement demeure campé sur ses positions. Ce n’est pas de la négociation, c’est de l’imposition. Alors je crois qu’on peut dire qu’ils exaucent vos souhaits.
Le dégel des frais de scolarité, lui, est annoncé également. Alors vous êtes encore dans l’erreur. Et pour les assistés sociaux, il existe déjà des programmes, inefficaces, qui portent à couper des assistés sociaux, après maintes et maintes tentatives de les mettre ou remettre sur le marché du travail. Que voulez-vous de plus? Qu’on les foute à la rue? J’aimerais vous y voir… Commencez donc par votre oncle, s’il est encore en vie…
Ce gouvernement a fait comme tous les autres gouvernements capitalistes de la planète, il a utilisé à leur maximum, les programmes capitalistes, sans toutefois mener la population à la grogne, et ce pourquoi? C’est simple! Parce que votre idéologie, si elle crée une vague de grogne, reculera de quelques années. Dans notre jargon à nous, on nomme les communistes qui agissent de la sorte, des contrerévolutionnaires. Par leurs vaines tentatives, ils ont parfois fait reculer leur mouvement de quelques décennies auprès de l’impression populaire. Vos actions, si elles étaient mises en place au Québec, mettraient en péril l’existence même du capitalisme en notre sol, déjà qu’il n’est pas adoré ce modèle à la con…
Ensuite, l’appel à la fraude n’est que dans votre tête, c’est vous qui légitimez la fraude, parce qu’il existe sur notre terre, un État qui intervient. Aussi, c’est un budget bourgeois, parce qu’ils sont avantagés par celui-ci, qu’ils sont encore les petits chouchous du gouvernement. D’ailleurs, la Chambre de Commerce a applaudi et félicité le budget Bachand! Alors c’est drôle, mais même les bourgeois m’accordent raison!
Et je m’excuse mon cher Normand, mais le bourgeois est content en titi d’avoir la police pour casser du manifestant, quand il fait chier ses travailleurs! Le bourgeois est content en titi de savoir que l’État défend ses droits de propriété privée, sur ses moyens de production entre autre! Vous vous trompez donc encore, et démontrez qu’ici, c’est vous qui êtes manifestement dans le champ!
C’est un budget d’extrême droite économique. Sur la seule question de l’utilisateur payeur en santé, c’est purement idéologique! Et ce n’est même pas visant le renflouement des coffres de l’État pour ce programme! Non! Car ils ont coupé en santé! Nos tickets modérateurs remplaceront ce qui nous été enlevé, tout simplement.
Quand on se donne un système de santé, on se donne les outils pour qu’il fonctionne. Et clairement, le gouvernement libéral n’a pas l’intention de développer des programmes pour remplacer notre personnel soignant sortant, car ce n’est pas de ses priorités! Ce n’est pas aussi pressant par exemple, que lorsque l’État fédéral veut renflouer sa chair à canon! Là, on fait de la publicité partout, sur internet, sur la radio, à la TV, dans les écoles, etc.. On ne chôme pas pour sacrifier la jeunesse canadienne, et on paie pour cette propagande. Mais au Québec, la santé n’est pas une priorité libérale, ni conservatrice d’ailleurs.
Et le ministre Bachand l’a dit, «on ne fera pas payer les riches, ce sont les moteurs de notre économie!», ce qui était de la foutaise soit dit en passant! C’est le peuple québécois le moteur de l’économie, c’est lui qui bosse dur, c’est lui qui vend sa force de travail, et c’est aussi lui qui répond de fait, à la demande, et qui crée celle-ci également.
Et la seule façon d’imposer les malades, à hauteur égale, même si l’un est millionnaire, et si l’autre est dans la classe moyenne. N’importe quoi…
On le paie ce système de santé, et il serait fonctionnel, si autant de moyens avaient été mis que sur l’entreprise privée du Québec.
Quand on décide d’avoir un système de santé, c’est comme de s’acheter une maison ou une voiture. si vous ne faites jamais vos changements d’huile, votre voiture se brisera, comme par exemple votre maison se détériorera si vous ne l’entretenez pas. C’est logique, non?
Partout sur Terre, le système capitaliste fait des perdants, et des gagnants, et drôlement, on observe que les perdants sont majoritaires. Tous les pays ne peuvent pas gagner au jeu, c’est un fait. Alors à quoi bon jouer à un jeu dont nous savons que les dés sont truqués, et dont nous savons que seule une minorité s’en tirera avantagée?
Et quand ce système économique vient suggérer de laisser tomber le peuple quant aux soins de santé, pour se concentrer à instaurer un modèle égoïste et individualiste, qui modélise et conditionne ce peuple à se foutre éperdument de la condition de son prochain, je crois qu’il y a un problème.
Nous sommes tous pris sur ce caillou, et j’ai bien l’impression que vous nous proposez le modèle «singe», le vieux modèle archaïque où le plus fort, règne et domine sur la meute.
Je propose autre chose moi, comme le partage des richesses, la gestion de moyens de production, qui deviennent notre propriété commune. Je propose que l’on vive sur le même caillou, tout en se respectant… Mais d’exploiter mon salaire, ce n’est pas me respecter en partant. Ensuite, d’imposer l’idéologie de la minorité qui possède le plus de capitaux, ça n’a rien de respectueux non plus. Quant aux invasions afin d’imposer une idéologie de la sorte, ais-je besoin de dire ce que j’en pense -D’ailleurs, si vous légitimez l’invasion de l’Irak par les États-Unis d’Amérique, je propose qu’on envahisse les États-Unis d’Amérique, pour que l’on se «porte mieux sans Washington»-?
Dans les années 60, le Québec n’avait rien et il sortait de la Grande Noirceur. Il se paye le système de santé publique « un utilisateur payeur », plusieurs autres programmes sociaux et ça fonctionnent bien.
Années 80, les néolibérales disent « le capitalisme plus pur crée la richesse ». Aujourd’hui, le système de santé « un utilisateur payeur » prend le bord, on coupe dans les programmes sociaux, mais on donne de gros bonis aux hauts cadres de la plupart des sociétés d’État et aux employés en plus des deux plus grosses (en plus de leur salaire).
Ben oui, parce qu’un salaire c’est pas assez pour eux, car, selon leurs dires, eux ils sont compétents.
Elle est où « la richesse » tant vantée par les néolibérales si on se compare au Québec d’il y a 30 ou 40 ans ?
Faut dire une chose, au sujet des bonus des employés d’Hydro-Québec, pour se limiter à ceux-ci.
D’abord, ils sont 19,400 à profiter desdits bonus. À ce nombre, il ne s’agit sûrement pas tous de cadres supérieurs. Quand j’étais gamin, les pubs d’H-Q disaient « On est 12,012, à votre service« . J’imagine donc que les effectifs ont augmenté de façon à suivre les besoins, et ainsi, il s’agirait donc de l’ensemble des employés de la société d’état. Parmi ceux-ci, les installateurs de matériel, les releveurs de compteur, etc. Ils ne sont pas de la classe moyenne, ceux-là?
Une entreprise qui obtient de bons résultats, grâce à ses employés, donne parfois un boni à ceux-ci. Il n’y a rien d’anormal là-dedans; je l’ai d’ailleurs moi-même vécu. Évidemment, le fait que ce boni survienne alors que le gouvernement du Québec, propriétaire de l’entreprise, soit en déficit, rend le tout discutable, aux yeux du public. Mais dites-moi, parmi les employés d’H-Q, combien ont remis leur bonus à leur employeur, en demandant qu’il soit versé dans les coffres du gouvernement? Combien ont déclaré qu’ils ne méritaient pas ce boni, compte tenu de l’état actuel des finances du Québec? Combien ont pris les médias d’assaut pour réclamer que ces sommes soient plutôt versées dans le système de santé?
J’attends le décompte.
Point accessoire :
Il ne s’agissait que d’un slogan. Il y avait déjà à l’époque entre 15 et 16000 employés.
Pourquoi ne pas avoir dit 15 015 ? Ça, faudrait demander aux génies du marketing.
Cela dit, je suis d’accord que la présence des bonis n’est qu’un élément accessoire dans la «révolution culturelle» du budget Bachand.
Le passage d’un financement progressif des services publics à un financement régressif est pour moi l’essentiel de l’oeuvre de destruction en cours. Il ne faudrait pas lâcher la proie pour l’ombre.
Cela rend effectivement très très très discutable au sein du public parce que justement cette entreprise n’est pas privé et elle appartient très très très au public justement. Et c’est là toute la question !
Ah, en passant, l’entreprise appartient aux Québécois et non au gouvernement. De la manière que vous le dites, ça suggère que ce n’est pas une entreprise nationale, mais une quelconque entreprise privée dont le gouvernement est le patron. Je fais la remarque puisque je sais que vous êtes un propatronat et que vous pourriez penser ainsi.
« Chers camarades laborieux, chers prolétaires, »
Je me suis arrêté à cette phrase vu que cela n’avait pas l’air de me concerner. Dommage.
Vous ne créez pas la richesse? Ah bon, c’est correct Dujardin. Moi, je fais partie de ceux qui vendent leur force de travail. Je fais partie de cette majorité. Et oui.
Sinon, y a le texte de Richard, qui vise «tous les Québécois», comme dit l’auteur(e). Vous me connaissez je crois, et vous savez très bien que contrairement au Parti Québécois, je ne suis pas pour la conciliation de classes, et que je peux aisément démontrer l’existence de classes, et de leurs intérêts propres.
L’entrepreneur, pour moi, a sa place dans la collectivité, mais il n’a pas à détenir des droits d’exploitation du labeur d’autrui, bien désolé. Il s’agit de toute façon, d’un conditionnement capitaliste que de percevoir ce divin droit, il faut y croire, tout simplement.
il ne possède pas un droit sur le labeur, il le loue contre rémunération. Nuance. Posséder un droit sur le labeur mon cher sylvain, c’est de l’esclavage.
Posséder un droit d’exploiter le prolétaire mon cher Normand, c’est une réalité du capitalisme. Ce qui change ici, de l’esclavage, c’est que le bourgeois ne possède pas ses travailleurs. Il y a entente entre les deux parties, mais spécifions! Il y a une entente d’exploitation entre les deux parties!
Alors oui, le bourgeois, en ce monde capitaliste, modelé pour ses intérêts, possède un droit d’exploitation du labeur d’autrui, tant que cet autrui consent à vendre sa force de travail à ce bourgeois.
va voir la définition juridique de droit sylvain et tu y verras une différence. Quand j’emplois quelqu’un pour faire ma peinture, je loue ses services, il ne m’appartient pas…
Mais vous l’exploitez tout de même, si celui-ci crée un profit à votre entreprise, si petite soit-il ce profit. Ne vous en déplaise, employer les services d’autrui, promet une exploitation d’autrui. Enlevez l’image que vous avez de l’exploitation, on ne parle pas ici, de coups de fouets, mais de profit fait sur le labeur d’autrui.
Et quand le rapport entre salariés et employeur est constant, que l’employé est sous contrat, c’est encore plus vrai. Puisqu’il amassera pour sûr, plus de capital que celui qui fait un travail bref, plus de profit pour être plus précis.
Et sans profit, aucune entreprise privée peut survivre. Donc, s’il y a profit, il y a exploitation. C’est tout à fait logique!
tu fais quoi zvec toutes les PME Sylvain, tu vas spolier tout ces gens de leurs entreprises???
On nationalise de toute façon, ce que l’«ON» a bâti! Le bourgeois? Il aura toujours le choix de travailler, et de faire sa part comme tout le monde finalement!
Le bourgeois n’est pas la raison de l’existence des moyens de production, mais seulement, l’intermédiaire entre la demande et l’offre, parce qu’il détient au préalable, les capitaux nécessaires pour exercer ce rôle d’intermédiaire!
Le bourgeois n’est donc pas la source de nos usines, ou de nos moyens de production divers. Le rôle du privé, ici, n’est possible que dans le système capitaliste, où la minorité parasitaire bourgeoise détient les capitaux nécessaires pour jouer quelconque rôle! Point final!
Il faut prendre possession de nos moyens de production, et abolir ce système de classes! Que fera le bourgeois ensuite? Demandez-lui!
je préferais mettre le feu à mon commerce plutôt que de laisser des excités comme toi mettre la main dessus gratis…