Publié le 4 avril, 2010 à 19:23 par Richard3

Un gros problème de confiance (par Valère Audy, de La Voix de l’Est).

J’aurais bien voulu écrire un texte sur le dernier budget du ministre des finances du Québec, Raymond Bachand, pour dire que s’il est impopulaire, il demeurait toutefois nécessaire, compte tenu de la situation actuelle du Québec, situation pour laquelle le gouvernement libéral de Jean Charest n’est pas le seul responsable.  Mais Valère Audy, du quotidien La Voix de l’Est, à Granby, a publié, ce samedi 3 avril, un texte qui résume fort bien ma position.  Aussi, je le reproduis ici, tel quel.  L’article original se trouve ici.

Bonne lecture.

******************************************************************

Le premier ministre Jean Charest et son ministre des Finances Raymond Bachand défendent avec vigueur sur toutes les tribunes le budget-choc déposé mardi à l’Assemblée nationale du Québec. Un document qui met tout le monde à contribution, qui veut imposer un virage significatif en santé et qui, s’il semble bien accueilli par le monde des affaires, indispose la classe moyenne qui écopera sur tous les fronts et choque carrément les groupes populaires et les centrales syndicales.

Mais le gouvernement, n’en déplaise aux mécontents, ne peut reculer. Tout au plus peut-il apporter des ajustements. Parce que la carte de crédit est pleine, pour reprendre une expression populaire, et que le temps est venu de passer à la caisse. Pas pour éponger les dépenses d’étrangers, mais celles des Québécois qui ne cessent de demander et auxquelles les gouvernements, en quête de capital politique, n’ont pas su dire non lorsqu’ils auraient dû le faire. Des Québécois qui en veulent même encore plus et qui, pour éviter la facture, se disent dans certains cas prêts à sortir dans la rue.

Ces critiques oublient que plus ils repoussent la pilule, plus celle-ci sera grosse et amère. Droits et tarifs de toutes sortes auraient dû croître au rythme de l’inflation. L’heure est au redressement. Et au défi posé s’en ajoutent d’autres, dont les coûts du vieillissement de la population qui obligent à explorer de nouvelles voies de financement et l’inévitable hausse des taux d’intérêt qui aura un impact significatif sur le budget du Québec étant donné l’énormité de sa dette. Viser les riches, les entreprises, taxer l’eau, etc., c’est correct, mais cela ne suffira pas. Tous les Québécois devront faire leur part.

Mais pour cela, il faudrait que les Québécois aient davantage confiance en leurs élus. Or les histoires de corruption et collusion dans la construction, le refus du gouvernement de tenir une enquête, les problèmes d’éthique soulevés, le laxisme et le dossier des garderies pour se limiter à ces exemples n’avantagent pas l’équipe Charest. Les électeurs sont méfiants. Et puis, les adversaires tirent à boulets rouges sur le premier ministre et ses ministres. Des adversaires qui ne sont pas exempts de responsabilité et qui, à sa place, devraient imposer les mêmes mesures d’austérité.

Il faut ici rappeler que le Parti québécois s’oppose depuis des années à la hausse des droits de scolarité, des tarifs d’Hydro-Québec et des garderies. Peut-être qu’il devra là-dessus revoir sa position. Mais on doute qu’il aille dans le même sens que les libéraux en matière de santé. Car son discours en santé, en éducation et en garderie se résume à ceci: de plus en plus d’État. Quant à l’ADQ, qui veut depuis longtemps sabrer partout, son nouveau chef est difficile à suivre puisqu’il condamne aujourd’hui ce que son parti prônait hier.

Chez les adversaires de Jean Charest, aucun ne formule de réponses précises, à part quelques clichés, les mêmes que d’habitude, quand on leur demande, en réaction au budget Charest, ce qu’ils feraient à sa place. Ils sont plus intéressés à condamner le gouvernement avec l’espoir de marquer des points qu’à avancer des solutions. Parce qu’ils n’ont rien à proposer et qu’ils sont eux aussi en partie responsables de la situation actuelle, comment leur faire davantage confiance qu’au gouvernement en place pour nous sortir du pétrin?

Le défi à relever est tel qu’il devrait inciter tout le monde à reconnaître que nous vivons au-dessus de nos moyens, que chacun doit faire sa part et que nos élus, au lieu de s’amuser à se démolir, devraient tous tirer dans la même direction pour servir les meilleurs intérêts des Québécois. Bref, il y a un gros problème de confiance entre politiciens eux-mêmes d’une part ainsi qu’entre les citoyens et les élus d’autre part, et inverserait-on les rôles à l’Assemblée nationale que la situation resterait la même. Dès lors, tout projet de redressement, quel qu’en soit l’initiateur, devient très difficile à vendre.

******************************************************************

A Propos de l'Auteur

Richard3 à publié 8 articles sur ce site.

Livreur de produits alimentaires, pour une entreprise de la couronne nord de Montréal, Richard3 aime bien descendre de son camion pour prendre quelques photos, mais surtout pour jeter un oeil à la politique en général, provinciale en particulier, et mettre son commentaire. Membre d'aucun parti, il recherche constamment l'honnêteté, autant en politique que sur d'autres sujets. Il écrit Le blogue de Richard3.



  • Share/Bookmark

Mots clés:

Articles reliés



Commentaires (25)

Abonnez vous au flux RSS des commentaires de ce billet

 

  1. Sylvain Guillemette dit :

    D’abord mon cher Richard, s’il est «nécessaire, compte tenu de la situation actuelle du Québec», il ne l’est qu’à vos yeux ne permettant que de voir, compte tenu du système en place, soit celui du capitalisme. À vos yeux totalitaires, et c’est bien le cas ici, il faut vite rejoindre le groupe de moutons qui copient, chacun leur tour, les ratées du système capitaliste, tels de véritables orthodoxes.

    Si ailleurs on a pu constater les ratées du modèle économique présent, nous avons également pu constater que les dogmes capitalistes nous amèneront, inévitablement, vers un modèle présentant une facette des plus égoïstes et individualistes que la Terre ait jamais connu. Nous tous, prolétaires, créons la richesse de notre labeur, et quelques fortunés profitent allègrement de ce dernier.

    Selon la logique des capitalistes, il faut mériter sa santé, même si ce système permet, justement, des mérites qui n’ont pas lieu d’être. Par exemple? Celui d’exploiter le labeur d’autrui.

    Je le répète, si ce virement de droite est nécessaire, il ne l’est qu’aux yeux des croyants du système capitaliste, qui veulent adhérer aux dogmes et aux ratées répétées ailleurs, même si ces dogmes poussent à l’enrichissement personnel d’une minorité parasitant le labeur d’autrui, et même si la majorité -exploitée par la minorité- laborieuse se rebute à quémander la richesse qu’elle crée elle-même!

    En fait, il n’y a pas plus ridicule que votre position sectaire et dogmatique! Votre système capitaliste est un échec, passons à autre chose! À différence de votre système pourri, qui n’a rien d’humanitaire, le communisme, lui, n’a jamais eu sa chance.

  2. Sylvain Guillemette dit :

    «Viser les riches, les entreprises, taxer l’eau, etc., c’est correct, mais cela ne suffira pas. Tous les Québécois devront faire leur part.»

    Mhhh…. Le Budget Bachand ne vise aucunement les riches. Si au moins cela avait été fait. Tous les québécois doivent faire leur part, c’est un fait. Mais certains ont plus de moyens que d’autres pour le faire, et une imposition progressistes aurait été préférable ici. Ensuite, le ticket modérateur n’a rien d’un argent neuf, puisqu’il remplace de fait, ce qui a été coupé par le Parti Libéral, lors du même budget! On ne fait que rendre nulle, l’équation, mais aux frais des contribuables, et aux mêmes frais, même s’ils n’ont pas les mêmes moyens! Comme duperie cette année, il sera difficile de trouver pire et mieux!

  3. Sylvain Guillemette dit :

    «Chez les adversaires de Jean Charest, aucun ne formule de réponses précises, à part quelques clichés, les mêmes que d’habitude, quand on leur demande, en réaction au budget Charest, ce qu’ils feraient à sa place.»

    Aucune tribune n’invite Québec-solidaire, et pour cause! Car Q-s a justement ces autres idées, que cherche ici l’auteur désespérément! Mais ses lunettes capitalistes et dogmatiques l’empêchent de regarder de ce côté. C’est aussi ça, le totalitarisme!

    Q-s a proposé de nombreuses alternatives aux idées régressives et teintées de l’idéologie capitaliste. Par exemple, en santé, nous avons proposée de fermer les agences privées d’infirmières, ce qui les obligeraient à travailler au public, et ainsi, à réduire nos coûts collectifs. Aussi, Q-s a proposé Pharma-Québec, une société d’État qui créerait elle-même les médicaments, afin ainsi, d’entrer en compétition –la fameuse concurrence dont les capitalistes sont fiers de nous parler, quand il s’agit d’implanter une compétitivité privée!- avec l’entreprise privée –En Nouvelle-Zélande, cette mesure a permis au pays de faire baisser le coût des médicaments de 70%-. Etc..

    Aussi, les riches se disent prêts à payer d’avantage pour leurs services, alors imposons-les d’avantage! Tout le monde sera content!

  4. Sylvain Guillemette dit :

    «Le défi à relever est tel qu’il devrait inciter tout le monde à reconnaître que nous vivons au-dessus de nos moyens, que chacun doit faire sa part et que nos élus, au lieu de s’amuser à se démolir, devraient tous tirer dans la même direction pour servir les meilleurs intérêts des Québécois.»

    Autrement dit, l’auteur appelle à ce que l’on nomme nous (les socialistes), la conciliation de classe! Il appelle tous les partis à vivre pleinement, et conjointement, une aventure capitaliste de concert! Et l’auteur ajoute, de plus, «pour servir les meilleurs intérêts des Québécois»! N’importe quoi!

    Rien dans le budget Bachand ne suppose qu’il y ait là, des intérêts Québécois de tout acabit, mais aucunement! Tout au contraire, le budget est teinté d’intérêts capitalistes, bourgeois même, car lorsqu’on parle de minceur d’État, on parle de d’avantage de terrain pour la bourgeoisie. Et alors, en quoi le Québécois aurait-il intérêt, par exemple, à payer d’avantage pour ses soins, et à se réduire l’accessibilité de ceux-ci? Franchement, l’auteur devrait envoyer son C.V. au National Post! Il a des chances!

    Ensuite, nous ne vivons jamais au-dessus de nos moyens, si l’on parle par exemple de santé. Il faut être carrément aliéné, ou malsain, pour tenter de faire croire cela au peuple Québécois! Ou même, avoir quelques amis hâtifs de partir leur clinique privée! De plus, la minceur de l’État suggère plus de privé, or, en santé, plus de privé signifie plus de coûts! Qu’on se branche ici! La cohérence n’est pas la spécialité de l’auteur!

    Il est vrai, de dire que certains vivent au-dessus de leurs moyens, et je prendrais pour exemple premier, les bourgeois! Qui a réellement besoin d’une maison à 14 toilettes? Qui a besoin d’un Hummer? Qui a besoin de changer ses seins 3 ou 4 fois, pour le simple plaisir esthétique? Qui a besoin de voiture de luxe? Qui a besoin de télévision dans chacune des pièces de sa maison trop gigantesque pour qu’il la nettoie tout seul –et il engage alors, une bonne!-? Etc.. Je pourrais ainsi, énumérer des tas d’exemples ou les abus sont multiples, quant aux moyens, etc.. Et je parle des bourgeois, parce que je considère leurs moyens, comme les nôtre en vérité! Quand un bourgeois se paie la grosse cabane, c’est avec votre sueur qu’il se la permet! Avec vos blessures, et même parfois, avec votre mort!

    Certes, il faut couper dans les dépenses! Cessons d’utiliser le privé en santé et tous les Québécois en auront plus dans leurs poches! Imposons d’avantage les riches et privons de leur divin droit d’exploiter leur prochain, les bourgeois minoritaires de cette Terre, qui de plus, possèdent à eux seuls, la majorité des capitaux!

  5. Sylvain Guillemette dit :

    En gros mon cher Richard, ce texte est pourri et ne fait pas l’objet de consensus au Québec, malheureusement pour vous. il est également teinté de votre idéologie, soit celle du capitalisme.

    Et par ailleurs, le capitalisme ne fonctionne pas quant à ses promesses. Il ne partage pas les richesses, que créent pour lui-même, le prolétariat. C’est le bourgeois qui encaisse tout, et qui donne des miettes à sa guise.

    L’auteur est dans l’erreur lorsqu’il nous appelle à réduire nos demandes, telles que la santé, ou l’éducation. C’est son aveuglement idéologique, tel que le vôtre, qui le pousse à ne voir que certaines mesures, et à nier l’existence d’alternatives.

    C’est ce que l’on nomme, du totalitarisme mon cher Richard!

  6. Richard3 dit :

    Voici ce que dit le Robert de poche, édition 2010, pour le mot totalitaire:

    totalitaire adj. * 1 Régime totalitaire : régime à parti unique, dictatorial, n’admettant aucune opposition organisée. ->n. m. totalitarisme 2 didact. Qui englobe la totalité des éléments (d’un ensemble).

    À la lecture de cette définition, il me semble que le totalitarisme définit beaucoup plus ce qui se passe à Cuba que ce qui se passe dans les cercles capitalistes.

    Ah oui, le Robert de poche a sûrement été écrit et édité par ces sales capitalistes, n’est-ce pas, mon cher ami Guillemette?

    • Sylvain Guillemette dit :

      Au contraire, c’est très bien applicable au régime capitaliste, duquel les capitalistes refusent de voir les alternatives à son économie. Et voilà!

      Quand on propose un éventail de solutions, mais que cet éventail ne recueille que les idées d’une seule des parties, c’est bel et bien de totalitarisme dont on parle mon cher Richard.

      Aux États-Unis, quand le président dit: «Le capitalisme est le meilleur système au monde!», il fait fi des autres systèmes qui n’ont soit pas encore été testés, ou qui furent mis de côté du revers de la main par ses chiens de garde, par des «Richard» et des Normand.

      Quand on se refuse un débat, on se positionne seul, dans cette position inconfortable qu’est le totalitarisme. Par exemple, quand vous refusez de débattre du mérite ou des risques pris par la bourgeoisie, alors que je soulève pourtant un débat intéressant aux yeux des créateurs de richesses, vous faites dans le totalitarisme. Le totalitarisme n’est pas d’obligation d’État. On peut glisser du totalitarisme dans une simple conversation, comme la nôtre sur le mérite et les risques par exemple.

      Quant au lexique que vous utilisez, il n’a certes pas été écrit par des matérialistes et je ne crois pas que la définition aille de pair avec l’utilisation du terme, lorsqu’il fut inventé dans son époque, un peu comme finalement, on utilise le terme «fasciste» à tout vent.

  7. Serge Gagnon dit :

    C’est pas le PQ ni l’ADQ qui ont fait le budget. Même si l’auteur de l’article « dit » que ces partis n’ont rien d’autre à proposer de mieux « selon lui », il conclue un peu vite de dire que finalement c’est un bon budget parce que le PQ ne ferait pas mieux et qu’on doit se serrer la ceinture tous.

    Pour dire « comme l’autre », ça prend pas un universitaire pour se rendre compte que c’est de la propagande.

  8. Richard3 dit :

    Je mentionne, en préambule, que ce texte « résume fort bien ma position ». Il faut que je précise que « fort bien » ne veut pas nécessairement dire « à 100% ». Ceci étant dit, on peut interpréter les propos de l’auteur comme on le veut, il n’en demeure pas moins que ni le PQ, ni l’ADQ, n’ont avancé quoi que ce soit de moindrement précis, à appliquer à la place des mesures contenues dans le budget. En fait, pour ma part, je trouve le budget de Raymond Bachand un peu trop timide.

    Ça fait des années que je dis que le Québec s’en va dans le mur, et ce budget représente un coup de volant pour éviter le mur, certes, mais il aurait pu être encore plus convaincant. Oui, ça fait mal, je suis le premier à l’avouer, mais vous connaissez le dicton (ou le proverbe, je ne saurais dire), « Quand on se regarde, on se désole, mais quand on se compare, on se console ». Ceux qui trouvent que 200$ par adulte, annuellement (ce que l’on paiera à compter de 2012), c’est cher, pour la santé, devraient comparer avec l’Ontario; là-bas, ce sera 330$! Ceci n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres, qui montre qu’au Québec, on se plaint le ventre plein!

    J’ai lu différents articles, différentes chroniques, qui traitent du budget, et les plaignards sont toujours les mêmes, à savoir les groupes de pression subventionnés, les syndicats, et al. Il faut bien comprendre qu’on ne peut continuellement avoir le beurre, l’argent du beurre, et se faire la crémière en plus. À force de tout avoir, et de ne rien payer, un jour ou l’autre, la carte est loadée, et il faut faire face au gérant de banque.

    Comme disait RBO, « c’est là qu’on est rendus ».

    • Sylvain Guillemette dit :

      Le problème mon cher Richard, c’est que la majorité des pays, sous le capitalisme, iront dans le mur, car dans un système pyramidal, la place est restreinte au sommet.
      C’est votre logique comptable qui fait défaut, dommage pour le reste de l’équipage!

      Ensuite mon cher Richard, le capitalisme lui-même se dirige à toute vitesse dans le mur. Sur la simple consommation des ressources par exemple, votre modèle est un synonyme de suicide collectif. Il n’y a pas de ressources suffisantes, pour répondre à la demande internationale. Quand les chinois voudront seulement la moitié de ce que nous possédons comme simples travailleurs, le tout s’emballera. Pour globaliser le modèle nord-américain, il nous faudrait avoir plusieurs planètes Terre de rechange, alors le mur il est là, mais vous ne l’avez pas encore vu!

    • Serge Gagnon dit :

      Ceci étant dit, on peut interpréter les propos de l’auteur comme on le veut[...]

      D’habitude, quand on a une idée claire et cohérente de ce que l’on veut transmettre et qu’on utilise un plan, il n’y a pas 56 manières d’interpréter.

      Quand on veut « fourrer » le monde et qu’on utilise des sophismes, c’est sûr que là ça devient pas très clair et qu’on peut interpréter n’importe comment.

  9. Sylvain Guillemette dit :

    « Quand on se regarde, on se désole, mais quand on se compare, on se console ».»

    C’en est de même quand on regarde notre dette nette. C’en est également de même quand on regarde les actifs que l’on possède, comme notre réseau hydro-électrique. C’en est également de même en regardant par exemple, Cuba vis-à-vis la République dominicaine! C’en est aussi de même quand on compare notre système de santé, ses coûts et son accessibilité, à celui des états-uniens!

    Ensuite, le problème n’est pas de payer 200$, mais bien que ce 200$ sera le même, pour le millionnaire, que pour le paumé qui buche dur, mais qui ne dépasse pas les 30 000 annuels. Aussi, on ne fait pas l’économie en se basant sur les autres ailleurs mon «p’tit Bouchard». Les autres sont les autres… S’ils mangent de la vitre, vous serez heureux de manger du sable? Foutez-nous la paix avec les Ontariens. Et on ne se plaint pas le ventre plein, on se l’ai payé ce système de santé, mais l’État, lui, n’a pas fait sa part. Il devait entretenir notre système, mais il l’a laissé tomber, délibérément! C’est un sabordage! Le PQ en est également responsable.

    Également, vous refaites dans le totalitarisme, en présentant par exemple, une seule version des faits, soit que nous avons une carte «loadée», sans spécifier que la classe bourgeoise a eu la patte longue, et qu’elle s’est également servie de notre carte de crédit. Par cet exemple frappant de totalitarisme, vous démontrez que vous avez l’esprit fermé, mais ouvert à vos seules idées préconçues.

    Or, ailleurs, le capitalisme ne fonctionne pas, surtout si l’on tient compte de ses dites missions!

    Comme disait si bien Micheal Morre dans son dernier chef d’oeuvre «Capitalism: A love story», le capitalisme, c’est l’incarnation du Mal.

    • Richard3 dit :

      Oh, oui, ce cher Michael Moore! Les films qu’il produit, et qu’il vend, dans lesquels il dit, entre autres, que le capitalisme, c’est l’incarnation du Mal, avec un grand M, bien sûr. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt?

      Michael Moore, voyez-vous, ne se nourrit pas de l’air du temps; il vend son film, et il reçoit du fric, en retour. Pour produire son film, il engage des acteurs, pour la plupart des « no-name », parce que ça coûte moins cher que des vedettes. Il embauche aussi du personnel; caméramen, éclairagistes, preneurs de son, monteurs, etc. Il doit aussi faire affaire avec une boîte de distribution, s’il veut que ses films soient projetés dans les salles de cinéma, et après quelques mois, sur DVD.

      Alors, selon vous, Michael Moore est-il un prolétaire, ou un bourgeois?

      À le voir aller, le capitalisme semble très bien fonctionner, pour Michael Moore!

      • Sylvain Guillemette dit :

        Ça n’empêche pas le contenu de son dernier film d’être vrai. Le capitalisme à l’états-unienne a fait des morts partout sur Terre. Que ce soit en constatant les guerres impérialistes, que ce soit en regardant la pauvreté créée par ce même système, le capitalisme, inévitablement, déborde d’injustices, qui causent la mort parfois.

        À eux seuls, les États-Unis ont fait plus de 5 ou 6 millions de morts dans le monde, en dedans d’un demi-siècle! Autant chez eux qu’ailleurs, le capitalisme tue.

        Je ne commencerai pas à débattre du rôle de Moore, je vais me concentrer sur le message de ce dernier, plutôt qu’au messager. Et que vous aimiez l’idée ou non, le capitalisme a fait plus de morts que le stalinisme ou le maoïsme, parce qu’il faut ajouter au capitalisme, l’anticommunisme, donc, l’impérialisme de Washington et de ses sbires.

        Et là, vous n’avez rien d’intelligent à dire…

        Faites donc avec les faits monsieur Richard, le capitalisme tue et n’est pas efficace en ce qui concerne le partage des richesses. Passons à autre chose…

  10. Sylvain Guillemette dit :

    «Etymologie : mot dérivé de total.

    Le totalitarisme désigne un mode de gouvernement, un régime politique dans lequel un parti unique détient la totalité des pouvoirs et ne tolère aucune opposition (monopartisme), exigeant le rassemblement de tous les citoyens en un bloc unique derrière l’Etat.

    Le totalitarisme est un mode de fonctionnement de l’Etat dans lequel celui-ci prétend gérer, outre la vie publique, la vie privée des individus (régime policier, encadrement de la jeunesse et des relations professionnelles…).

    Le totalitarisme est une des formes de despotisme apparue au XXe siècle. Historiquement, le totalitarisme est issu du fascisme. Mussolini fut le premier à parler d’ »Etat totalitaire » et à le revendiquer. Dans « l’Etat total », l’individu n’existe que par rapport au collectif, peuple ou nation. L’Etat devient un absolu, objet d’un véritable culte. Il est militarisé pour assurer la terreur et asseoir sa domination sur les individus.

    Exemple de régimes totalitaires :
    # Le fascisme italien
    # Le national-socialisme allemand
    # Le régime stalinien»

    Ouf mon cher Richard! Cuba n’a pas sa place, sauf du fait qu’elle possède encore un État! le communisme suggère une vie sans État, et parfaitement démocratique, avec des conseils populaires dont les élus sont révocables en tout temps! Changez de disque!

    Le capitalisme est un régime totalitaire, qui, avec son État, impose une seule et unique façon de voir les choses, de faire sa comptabilité, etc.. Faites avec les faits! D’ailleurs, relisez vite les exemples de «totalitarisme»! Cuba n’y est pas répertoriée! Mais la Russie du staliniste Staline, y est, elle! Quant aux deux autres régimes, les bourgeois furent partie prenante de ceux-là dans ces pays!

    Refaites vos devoirs!

    • Richard3 dit :

      La Russie du staliniste Staline!

      C’est comme la révolution du guillemettiste Guillemette, ça?

      …elle était trop facile; pourquoi me gênerais-je?

      • Sylvain Guillemette dit :

        Elle était surtout plate!

        Quand au richardisme, il n’existe pas. Ce pauvre petit prolétaire préfère de loin se faire exploiter, sans l’admettre, que de s’émanciper avec sa classe exploitée et oppressée.

        À chacun son trip et ses priorités!

    • Serge Gagnon dit :

      Le capitalisme n’est pas un régime totalitaire, il est un mode de production et, on pourrait dire, un mode de vie pour la plupart des pays occidentaux.
      Ces pays sont pour la plupart des régimes dits démocratie libérale. En pratique, ce sont des régimes libéraux et les gouvernements en place sont légitimés par le mode de scrutin et c’est à peu près pour cette seule raison qu’on les catégorise, en pratique et non philosophiquement, de démocratie libérale.

      Or, à l’époque, il y a au moins un des trois modèles de base qui s’est instaurée d’une manière qu’ont peut qualifié de « totalitaire ». Si on fait exception de détails, par exemple, qu’ils ont apparu au début du XX siècle et en opposition au capitalisme, qu’ils font grand emploi de technologie de pointe de l’époque (radio, cinéma) pour faire sa propagande, le régime français de l’après-Révolution était un régime totalitaire.

      Pour faire la révolution, on a fait quand même grand emploi de la technologie et des moyens de l’époque pour diffuser la propagande antimonarchique pour le compte de la bourgeoisie. On a fait table rase de la monarchie pour instaurer le régime libéral. L’État s’est immiscé dans les foyers, car ce fût une révolution autant idéologique que politique et cela a affecté toutes les structures de la société française de l’époque. On visait la reconstruction morale et sociale de toutes les institutions de la société. Et on ne tolère pas d’opposition.

      Tous les corps intermédiaires entre les individus et l’État sont abolis et on considère illégal le droit d’association. L’État prend en charge l’éducation. Contre les « dissidents » on instaure la terreur (C’est d’ailleurs de là que vient le mot « terrorisme »).

      Bref, je ne ferai pas un cours d’histoire, mais le libéralisme et son corolaire, en particulier le libéralisme économique (ou les deux révolutions industrielles et le capitalisme) s’est effectivement propagé à partir d’un régime totalitaire. Ceux qui voudront bien s’enfarger dans les fleurs du tapis vont bien sûr dire qu’il manque « les détails », mais dans l’essence, ça reste un mouvement fort totalitaire puisqu’il a changé autant les sociétés que les politiques.

      • Sylvain Guillemette dit :

        Et voilà!

        Mais regardant les médias, les discours du gouvernement, ou les chances que l’on a de s’en sortir en sortant du cadre capitaliste, je trouve que le totalitarisme est encore bien présent.

        Aucun parti politique par exemple, n’est permis de faire une révolution. Il pourra tout au mieux, en parler, mais se fera barrer la route par le système lui même, par sa dictature bourgeoise. Voyons par exemple, le Chili, qui eut la chance d’élire un socialiste avoué, mais qui du coup, eu droit à des coups bas. Sabotage, propagande mensongère, assassinats, etc..

        Dès lors qu’on désire mettre de véritables changements en place, dans ce régime totalitaire qu’est le capitalisme, on y voit là, son vrai visage de totalitarisme. On goûte à sa dictature. Et on se rend vite compte que, si on dit le contraire de ce que veut entendre la bourgeoisie, notre gouvernement n’a pas grand chance de faire long feu.

        Tous les essais démocratiques du socialisme, ont mené aux Coup d’État orchestrés par la bourgeoisie, avec l’aide de Washington bien sûr. Il n’était donc pas possible de faire quelconque avancée véritable, ça n’était que des leurres. le régime ne permet pas les alternatives, que l’on y croit ou non. Et c’est ce qui attendrait un gouvernement de Québec-solidaire ici également.

        Ensuite, quand les seuls spécialises qu’on puisse entendre dans nos médias publics sont manifestement de droite, et qu’ils sont tous le même message entre guillemets, je crois là encore, qu’on peut parler de totalitarisme.

        Et la définition du terme, sur Wiki, parle bien d’un régime qui gouverne avec absence de débat. Quand un État impose ses idées, sans prendre le pouls de la population, ce n’est certainement pas un évènement ultra démocratique.

        • Serge Gagnon dit :

          Et la définition du terme, sur Wiki, parle bien d’un régime qui gouverne avec absence de débat. Quand un État impose ses idées, sans prendre le pouls de la population, ce n’est certainement pas un évènement ultra démocratique.

          Il manque quand même certaines choses qui ne sont pas des « détails » ici. Mais bon, on ne s’enfargera pas dans les fleurs du tapis dirait-on ;-)

          La différence ici c’est que ce n’est pas seulement l’État qui participe au maintien du système capitaliste dans toutes les sphères de la société. C’est toute la société maintenant qui le fait. Ce n’est pas un complot, mais une convergence d’intérêts. Effectivement, ces intérêts nous viennent directement de notre culture et il y a fort longtemps qu’elle a pris la couleur de l’argent. C’est la même chose que pensaient ceux qui ont fait la Révo. de 1918, qu’après x générations, il n’y aurait plus besoin de gouvernement parce que la culture capitaliste aurait cédé le pas au communisme.

          On peut donc dire que nous sommes dans la phase de succès de l’implantation du capitalisme en Amérique du Nord. On analyse « Le Monde » selon nos yeux capitalistes et le jugeons selon les mêmes critères.

          Pour le reste de ton bout de phrase que j’ai cité, ben, ça fait longtemps qu’on parle partout du déficit de démocratie dans les démocraties… Comme je l’ai déjà dit, on est plus « libéral » que « démocratie ». On a commencé par être libéral et la démocratie s’est amené « un peu » par la suite. Point !

          • Sylvain Guillemette dit :

            Effectivement. La démocratie s’amène…, et c’est ainsi que le communisme prend de l’importance en intérêts futurs.

            Mais revenons quand même sur la convergence des intérêts Serge. Cela n’est autre, que le résultat d’un conditionnement, encore une fois. Ce que je veux dire, c’est que l’état totalitaire des débats par exemple, ne propose pas grand chose de différent comme idée, et laisse place au conditionnement tel qu’il est actuellement.

            S’il y a absence de débat, on crée préalablement, un convecteur qui nous amène à croire tout ce que l’on entend, des «spécialistes économistes». Il y a donc totalitarisme, quand, à RDI, on me cite comme experts; que des économistes de droite, qui ne voient même pas les alternatives à leur modèle unique.

            • Serge Gagnon dit :

              Les médias sont d’abord et avant tout des entreprises privées à but lucratif. Ils vont d’abord faire passer des images et des messages qui plairont à ceux qui les font vivre — les publicitaires — et ensuite les abonnées vont s’en abreuver, pensant dès lors par faute d’autre modèle comparatif que c’est le monde tel qu’il est.

              Les médias font de l’argent, les publicitaires font de l’argent. C’est une convergence d’intérêt.

              Bon, ce n’est pas si simple, il y a aussi les forces politiques qui s’occupent de faire passer leur propagande dans les médias. Ils y parviennent assez facilement, car les journalistes deviennent en position de dépendance devant eux : dépendance face à « la source » d’information qui contrôle trop facilement les messages et images qui passeront dans les médias grâce à leurs spins doctor et spécialistes en communication.

              Politiciens et propriétaires de médias sont des gens de la haute qui se connaissent et se côtoient. Ils n’ont aucune raison de vouloir se nuire et plein de raisons de vouloir coopérer ensemble.

              Bref, c’est une clique…

              • Sylvain Guillemette dit :

                Mais ne sont-ils pas surtout, conditionnés eux-mêmes? Je veux dire, prenons notre société d’État, Radio-Canada…

                Quand le commentateur parle de la Chine communiste, est-il au courant que celle-ci n’a jamais été communiste, ou patauge t-on ici, dans l’ignorance la plus crasse? Et quand Michel C Auger dit que «tout le monde le sait que ça pouvait pu fonctionner», parlant de notre système de santé, est-il au courant que c’est strictement dans le capitalisme que cela ne fonctionne pas, et sait-il que le privé coûte encore plus cher au contribuable, ou fait-il exprès, et serait-il de connivence?

                Bon, à part juste la clique, je crois qu’il y a des intérêts, surtout des intérêts à ce que le système survive. Comme Serge le dit, certains y trouvent leur compte, par opportunisme souvent, puisque cela se fait au détriment d’autrui.

                Et encore, une chose est certaine, la neutralité n’existe pas en ce qui concerne, quelconque média.

  11. Sylvain Guillemette dit :

    Le capitalisme est donc, malheureusement, un évènement totalitaire, puisqu’il fait totalement fi des débats qui pourraient avoir lieu sur par exemple, l’exploitation du labeur d’autrui, le mérite, les risques, etc.. Et si par la suite, des décisions sont prises sans s’être donné la peine de faire des débats sur ces enjeux importants, je crois bien qu’on puisse parler de totalitarisme Serge.

    Toutes et tous au Canada, aux États-Unis, etc.., n’ont jamais voté pour le capitalisme, ils n’y ont pas adhéré, et n’en ont pas débattu. C’est un fait. D’ailleurs, le capitalisme exprime tout le contraire des propos tenus dans la Constitution états-unienne. Il fait donc fi des idées conçues par le peuple, pour le peuple, et mets en place, des idées conçues par la bourgeoisie, pour la bourgeoisie.

    • Serge Gagnon dit :

      C’est un fait. D’ailleurs, le capitalisme exprime tout le contraire des propos tenus dans la Constitution états-unienne. Il fait donc fi des idées conçues par le peuple, pour le peuple, et mets en place, des idées conçues par la bourgeoisie, pour la bourgeoisie.

      Quand on étudie l’histoire américaine, on a parfois des surprises. Par exemple, les idées qui ont tenu de sources à la Constitution américaine ne sont pas du peuple, mais d’une minorité de celui-ci. Brièvement, c’était des gens dans la quarantaine passé, beaucoup d’éducation et assez riche pour l’époque qui ont participé à l’écriture de la constitution.
      Autre chose : on a tendance à analyser le contenue de cette Constitution avec nos yeux contemporains et conclure un peu trop rapidement que les Pères fondateurs ont voulu en arriver au résultat actuel, soit une démocratie libérale et tout ce qui vient avec comme la liberté de presse et tout le tralala. C’est comme si ces Pères fondateurs étaient des visionnaires presque. Mais il n’en était rien : aucun devin parmi eux. On a même failli bâillonner totalement les journaux de l’époque. Finalement, la presse de l’époque a eu le droit « de vivre » à condition de ne rien dire de mal contre les gens au pouvoir.

      La constitution américaine a été écrite par l’élite bourgeoise de l’époque.

      Bref, pour en savoir plus : CORBO Claude, 2007, « Les États-Unis d’Amérique : Les institutions politiques« , Septentrion, Ste-Foy : 445 pages

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.