Publié le 18 septembre, 2009 à 12:31 par Françoise David

Une rentrée politique intéressante au Québec

Assemblée Nationale

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Pendant que les yeux des médias étaient tournés vers Ottawa où on s’attendait à un déclenchement rapide des élections fédérales, pour la première fois cette année, les députés du Québec rentraient à l’Assemblée nationale aussi tôt que le 15 septembre. Et Québec solidaire annonçait son congrès d’orientation les 20, 21 et 22 novembre.

Comment ça va à Québec solidaire ? Pas mal du tout, merci. Nous nous maintenons à 5000 membres. C’est bien même si nous aimerions en compter beaucoup plus parmi tous ces gens qui nous disent : »Beau travail, ne lâchez pas ! » On dirait qu’il est difficile, de nos jours, de passer de l’appui à un parti politique à l’adhésion entière. Découragement devant ce qui s’est passé avec d’autres partis dans lesquels on avait cru ?

Nos membres sont regroupés pour la plupart au sein de 60 associations locales. Celles-ci travaillent dans leur comté pour faire connaître Québec solidaire. Ces temps-ci, elles préparent des assemblées de discussion en préparation de notre tout premier congrès dans la démarche d’élaboration d’un programme pour QS. La différence entre un programme et les plate-forme électorales que nous avons adoptées jusqu’ici ? Une plate-forme fait des propositions circonscrites dans le temps. C’est pour ici et maintenant. Un programme développe une vision à plus long terme sur de grands pans de la vie en société.

Sur quoi portera le congrès ? Sur la question nationale, l’intégration des personnes immigrantes et le choix de nos institutions démocratiques. Un gros menu !!! Nous voulons en effet qualifier le projet souverainiste que nous portons, nous entendre sur des stratégies, raffiner les liens avec notre projet de société, débattre de laïcité, de mode de scrutin. Les membres de QS y sont invités mais aussi toute personne qui veut venir débattre de ces sujets.

Vous vous doutez bien qu’outre ce gros événement, nous serons actifs sur la scène publique. Déjà Amir Khadir a marqué à sa façon sa rentrée parlementaire en dévoilant l’utilisation de ses budgets de député, une demande de la Tribune de la presse. Il a invité tous ses collègues à en faire autant dans une optique de transparence. Il semble que le PQ n’y serait plus opposé, tiens donc ! Amir a bien l’intention d’intervenir aussi sur les projets de loi qui sont sur la table, dont certains impliquent lourdement la fondation Chagnon. Il reviendra sur les minières pour exiger une refonte de la loi afin que le peuple québécois profite de cette ressource et non seulement les multinationales. Il fera partie des discussions afin que l’Assemblée nationale se dote d’un véritable code d’éthique.

Beaucoup de pain sur la planche, comme d’habitude pour Amir, pour moi, pour tous-tes les membres et associations de Québec solidaire. Nous tenons bon car nous sommes portés par toutes les personnes qui nous demandent d’être là pour parler au nom des laissés pour compte, des régions malmenées par la crise, des travailleuses et travailleurs précaires, des personnes immigrantes sans emploi, etc. Parler inlassablement dUne vision écologiste et juste de l’avenir du Québec.

Serez-vous des nôtres ?

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Commentaires (5)

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  1. Normand dit :

    nous connaissons les demandes de QS, taxer et imposer les riches car même si 42% des québécois ne paient pas d’impôts, il y atellement plus de riches qu’ailleurs que de l’argent ont en trouvera dans les poches finalement de la classe moyenne… qui est déja suffisament pressé comme un citron… Mais quand entendrons-nous de la part de ces gens les mots responsabilités face aux dépenses, aux conventions collectives trops strictes négociés par des politiciens sans colonne. Quand parleront-ils de la responsabilité du citoyens… Jamais, il est plus facile de blâmer le riche… il en a tellement au Québec…

  2. Sylvain Guillemette dit :

    Normand est fâché, on s’en prend à ses copains les riches… Snif… Vous allez nous faire pleurer.

    Les riches du Québec, ce sont des privilégiés.

    -Ils sont propriétaires de moyens de production, donc exploitent le labeur d’autrui pour devenir riches.

    -Ils sont chanceux, et gagnent parfois à la loterie.

    -Ils sont chanceux, ils héritent du labeur de leurs parents, qui eux, avaient exploité le labeur d’autrui, ou gagné à la loterie.

    -etc..

  3. Normand dit :

    Dis-mpi Sylvain, as-tu déja essayé de démarrer une entreprise? Connaîs-tu les saccrifices que cela demande ou tu es juste une de ces personnes qui pense que c’est facile et qu’il suffit de s’enregistrer et que l’on va faire de l’argent comme de l,eau en exploitant les autres. Ma belle-mère a un casse-croute à Québec avec deux employés et travaille plus de 60 heures par semaine et tu vas me dire qu’elle exploite les autres? tu fais quoi dans la vie pour diffamer autant de gens. Qu’as-tu accomplit dans ta vie pour de mettre au-dessus des gens comme ça? Sort de ton monde abstrait Sylvain.

  4. Sylvain Guillemette dit :

    Normand, je ne me suis pas démarré d’entreprise, parce que je n’ai pas les capitaux pour le faire. Ensuite, les travailleurs également font des sacrifices, mais pour enrichir les autres, les bourgeois en l’occurrence. Connaissez-vous un seul bourgeois blessé au travail et militant pour ses droits contre les mages du Bureau d’Évaluation Médicale? Connaissez-vous beaucoup de bourgeois qui meurent en se blessant au travail? Au Québec, c’est en moyenne 180 prolétaires qui donnent leur vie, pour qu’un bourgeois s’enrichisse de leur labeur. Et les blessés se calculent, eux, par milliers.

    Ensuite mon cher Normand, dès lors qu’il y a profit au bout du tunnel, en embauchant des travailleurs, ou des employés comme vous dites, il y a exploitation, puisqu’il y a gain de profits sur le labeur d’autrui. Et si c’est le cas, c’est effectivement, une preuve d’exploitation indéniable! A t-on besoin de se sentir exploité pour l’être? Non.

    Alors non, je ne diffames pas. Si un propriétaire des moyens de production fait un profit, en engageant un travailleur pour combler la demande par une offre, il y a exploitation. Ne vous en déplaise.

  5. Sylvain Guillemette dit :

    Sortez donc, vous, de votre monde idéaliste et mettez de côté vos croyances.

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Françoise David
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http://www.francoisedavid.com
Françoise David est née à Montréal et est titulaire d'un baccalauréat en service social de l'Université de Montréal en organisation communautaire. De 1972 à 1977, elle travaille pour l'agence de service social du quartier centre-sud de Montréal et participe à la fondation du Centre de rencontre et d'information Centre-Sud. De 1977 à 1980, elle est personne-ressource au Carrefour des familles monoparentales du Québec (CSSMM). Elle contribuera activement à la restructuration de cette association. De 1982 à 1987, elle devient agente d'information pour le CSSMM en même temps qu'elle occupe la fonction de présidente de son syndicat. En 1987, elle devient coordonnatrice du Regroupement des Centres des femmes où elle découvre toute l'ampleur du mouvement féministe. En 1994, elle devient présidente de la Fédération des femmes du Québec. Ses plus grandes réalisations sont la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» de même que la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence, à l'automne 2000. À travers ces actions sociales, elle milite pour l'augmentation du salaire minimum, une amélioration de la loi sur les pensions alimentaires, la rétroactivité de la réduction du temps de parrainage pour les immigrantes et une meilleure accessibilité pour les femmes à de la formation professionnelle et à des logements sociaux avec soutien communautaire. En 2004, elle devient porte-parole du mouvement féministe et altermondialiste Option citoyenne. Elle devient porte parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006 et brigue les suffrages pour la première fois le 26 mars 2007. Elle termine en 2ème place avec 7910 voix soit plus de 26 % du vote exprimé dans la circonscription de Gouin. Aux élections de décembre 2008, elle termine bonne deuxième à nouveau et améliore ses résultats en remportant cette-fois-ci près de 32 % des suffrages exprimées. Nous sommes confiants que la prochaine fois sera la bonne !